Je comprends votre enthousiasme... Je ne le partage cependant pas. L’apogée était telle qu’on se demande quel est l’intérêt de se reformer dans un contexte où ils n’auront pas la même liberté de ton qu’auparavant, donc de talent humoristique. J’ai suivi de loin les virages des uns et des autres : je dois dire que c’est catastrophique. Légitimus qui devient un de ces humoristes standards interchangeables que je méprise tant, Campan qui se découvre une vocation de dramaturge raté, et Bourdon qui s’en sort, il faut le dire, un peu mieux que les autres. Je lui décernerais une médaille de faible compromission avec l’ordre établi.
La gloire passée ne légitime pas une action présente soit inutile, soit du ressort du pur gâchis sur le plan artistique. J’irai quand même voir leur dernier film.