Il met le doigt où il faut si vous voulez, mais il a selon moi tendance à jeter le bébé avec l’eau du bain, à évacuer le problème culturel qui prime néanmoins.
Tenez, le 11 janvier dernier, des millions de Français sont descendus dans les rues. On a pu dire que c’était historique. Que défendaient-ils ? La liberté d’expression. Pourquoi ? Parce qu’il leur semblait qu’elle était chevillée au corps de la nation, qu’elle participait de son identité, qu’elle était en quelque sorte dans son ADN. Pensez-vous que l’on pourrait fédérer autant de monde autour de questions socio-économiques ? Je sais bien que l’on peut mobiliser également des millions de gens dont le pouvoir d’achat se rabougrit, mais pourrait-on parler d’union, de communion en l’occurrence ? Vous m’accorderez, je pense, qu’il s’agirait plutôt d’un désarroi en commun, rien de plus.