@ezechiel C’est pourtant connu (extrait de mon livre noir du catholicisme) :
« Parmi
tous les écrits présents dans l’Index, la Bible avec ses adaptations, ses
commentaires et les études bibliques, est de loin le livre le plus censuré
jusqu’à la suppression de l’Index. Les éditions de la Bible en latin, en grec,
dans les langues vulgaires en tout ou en partie, ainsi que des commentaires
bibliques figurent nombreux dans le premier index roman. L’interdiction,
maintenue pendant deux siècles, d’adapter la Bible en langue vulgaire finit par
assimiler dans l’imaginaire collectif les traductions bibliques aux livres
hérétiques. Plusieurs raisons justifiaient ces interdictions aux yeux des
censeurs, principalement l’existence d’éditions altérées et commentées par des
hérétiques, et la méfiance à l’égard d’une interprétation personnelle du texte
révélé, que seule l’Église pouvait interpréter d’une façon authentique. Le
contact direct avec les sources de la foi pouvait provoquer des remises en
question et altérer la doctrine, la morale, et l’organisation de l’Église. » (2) Gigliola Fragnito, La
Bibbia al rogo, La Censura ecclesiastica e i volgarizzamenti della scrittura,
1471-1605, éd. Il Mulino, 1997, p. 20.