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"Ambroise Croizat", conférence de Michel Etiévent

Ambroise Croizat est mort le 11 février 1951, seul ouvrier à avoir été ministre du travail. Il disait « Ne parlez pas d’acquis sociaux. Parlez de conquis sociaux. Parce que le patronat ne désarme jamais ».

 

Une conférence de Michel Etiévent avec la participation de la fille d'Ambroise, Eliane Croizat. "Ambroise Croizat" Toute sa vie, son œuvre : un chemin de Dignité.

 

Tags : Politique Solidarité Sécurité Sociale




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4 réactions à cet article    


  • 1 vote
    chantecler 12 février 10:11

    Conférence passionnante , témoignage magnifique !

    Ambroise Croizat, quel personnage !

    Autre monde ... ! Quels reculs !


    • vote
      sls0 sls0 12 février 11:34

      Ma jeunesse c’était un endroit où ton futur pour bosser c’était dans des rubanneries, une fonderie ou à l’énergie.

      L’énergie c’était une centrale électrique, le gaz de coke ou un centre de distribution. L’EDF c’était un poids démographique.

      Le héros c’était Marcel Paul.

      https://youtu.be/JNjZlXIgseA

      C’était peu de temps après la guerre, les résistants avaient un aura.

      Les grandes familles et leurs alliés objectifs de l’extrême droite s’étant trop mouillés coté collaboration on ne les entendait pas trop. 


      • vote
        maQiavel maQiavel 12 février 12:29

        Un grand homme. 


        • 1 vote
          Tchakpoum 12 février 13:36

          Un autre ministre, qui n’avait qu’un CAP est arrivé ministre des affaires sociales : Pierre Bérégovoy. Mais entre les mains de Mitterrand, il n’a pas eu de chance le pauvre, devenu l’exécutant de basses œuvres de la libéralisation des marchés.

           

          Emporté par le plaidoyer d’Ambroise Croizat (qu’il mérite pleinement), Michel Etievent, fusionne son oeuvre avec le programme du CNR. Croizat a bien été l’artisan du régime général de la Sécu et des retraites en tant que ministre en 1945 et c’est considérable. Mais c’était une « commande » du CNR, pas une simple revendication d’un parti politique ou d’un syndical. Et les Français savaient leur retard sur le système bismarckien : assurance généralisée contre les risques maladie en 1883, contre les accidents du travail en 1884 et de vieillesse et d’invalidité en 1889. Ce qui n’enlève pas les rôles joués par les grèves de 1936, les pressions du syndicat CGT et du parti communiste.

           

          " Qui a inventé les CE ? C’est Ambroise Croizat " ;

          Non. C’est Philippe Pétain, avec la loi du 4 octobre 1941.

          https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/Loi_du_4_octobre_1941.pdf

          Les comités d’entreprises (sous le titre « comités sociaux ») étaient obligatoires au-delà de 100 salariés. Les autres pouvaient être regroupés dans la région sous un même comité social de la profession. Ces comités sociaux étaient chaperonnés par des comités sociaux de branche par région et nationalement. Ce qui permettait les négociations dans l’entreprise entre employeurs et salariés, mais aussi les conventions collectives de branche (une nouveauté encore).

          Dans cette même loi, le gouvernement fixe le salaire minimum vital, autre nouveauté.

          Par ailleurs, les tickets restaurants ont été introduits par le régime de Vichy, parmi de nombreuses mesures sociales.

           

          Ce qui a changé a été que Pétain a dissous les syndicats CGT et CFDT en 1940 (qui ont continué sous forme clandestine), car il refusait la lutte des classes. Mais il a établi les syndicats de corporations, présents dans les comités sociaux et représentant les branches professionnelles, en leur refusant toute activité politique en confessionnelle. De fait, Pétain a légitimé la participation des syndicats au fonctionnement de l’entreprise, alors qu’ils étaient encore des associations professionnelles d’ouvriers, depuis la loi Waldeck-Rousseau qui agissaient plutôt comme « lobbies » de classe, que parties prenantes aux activités sociales de l’entreprise.

          Après, ce sont deux philosophies : le syndicat de classe ou le syndicat de corporation, le débat reste ouvert et les deux existent maintenant.

          Et ça n’excuse pas son engagement du pays dans la soumission à l’Allemagne, qui a été son vrai désastre.



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