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Accueil du site > Tribune Libre > Anima 2020 : Sommes-nous dans la pensée unique ?

Anima 2020 : Sommes-nous dans la pensée unique ?

Si on analyse l'affiche du festival Anima-2020 (à Bruxelles du 21/02 au 01/03) d'un point de vue sémiologique et symbolique, on se retrouve bel et bien devant un objet de propagande assez répugnant.

Ce qui saute aux yeux ...saute aux yeux ! Il y a du smartphone dans l’air et tout-le-monde est hypnotisé. Nous avons donc un adulte smartphone-addict (même si on nous retournera que, non non, il projette l’image depuis ses yeux vers sa paume de main ...car c’est magique) et plein de petits enfants, en toute multi-culturalité, rangés dans des poches prévues à cet effet. À bord du vaisseau-smartphone-addict, ils avancent dans la nuit en suivant un film : une romance entre une souris et une chatte quelque peu sur-sexuée). C’est objectivement ce que représente la scène dans un espace publique où la moitié des adultes à la tronche enluminée et plongée dans un petit rectangle électronique.

L’éolienne est là pour nous signifier que tout cela se passe en protégeant, que dis-je, défendant, mais non, en sauvant la planète du détestable CO2. Puis le petit singe qui n’a pas sa place mais qui est quand-même de la partie, avec nous le migrant même si bien à l’écart le SDF. (On voit dans le petit clip que tous les petits viennent squatter le bonhomme et que le petit singe, qui est le premier à l’affût, trouve une place sur l’épaule mais l’affiche raconte sa propre histoire à d’autres yeux.) Et tout ce petit monde avance vers ...un poteau ? ... le bord de la falaise ? ... un 10 tonnes qui les fauche ? ...un futur "peu-importe" ? ...le néant ? À l’arrière plan on peut dormir sur ces deux oreilles, on est de toute façon pas assez membré pour influer sur quoi que ce soit.

La vidéo elle-même, avec sa propre "histoire" de quelques secondes ne fait qu’attiser chez l’enfant une soif technologique avec objectivement un vieux qui racole et embarque les petit/es grâce à son joujou magique, ce qui n’est pas très raccord en prévention d’agression pédophile.

Le festival Anima a été créé en 1982 dans un cadre parascolaire et n’a cessé de modifier ses statuts tout en gonflant considérablement et en gardant à sa tête jusqu’en 2014 un des trois fondateurs. C’est un tremplin incontournable pour l’animation belge et l’occasion de très nombreuses diffusions inédites doublé d’un concours et de nombreux prix chiffrés en milliers d’euros. Il reste principalement dédié aux enfants et ne va pas plus loin que le tout-publique avec les limites assez floues que ça implique. On peut voir qu’ils ont de puissants subsides très officiels et donc leur aval autant dire celui de la franc-maçonnerie, dans la programmation et pour les graphismes. Personne n’attend de ce festival quoi que ce soit d’idéologique ou de tant soit peu engagé voire subversif mais cette affiche va un peu trop loin à l’inverse, dans le cadre actuel où la propagande pour la 5G bât son plein en placardage de nouveaux modèles de smartphones, on dirait un même combat : en marche vers on ne sait trop quoi, guidé par la machine "intelligente". La pensée unique n’est même pas une pensée, elle est l’absence de pensé qui joue en attendant sa feuille de route.

Et si on veut vraiment "chercher la petite bête", il y a aussi moyen de lire "sex" dans les étoiles ( :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_Anima

https://animafestival.be/fr

Tags : Culture Lobby




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1 réactions à cet article    


  • 1 vote
    Conférençovore Conférençovore 28 février 13:34

    "Puis le petit singe qui n’a pas sa place mais qui est quand-même de la partie, avec nous le migrant même si bien à l’écart le SDF."

    ... qui a une moustache tout de même. Un probable MNA de 28 ans...

    Certains des personnages dans la poche sont rayés et multicolores. Ils se sont arrêtés à deux rayures pour ne pas que cela se remarque de trop mais l’idée est là... Il y bien un moustachu, une nana, un cowboy, un Noir et puis de l’émotion sur certains visages, mais pour les autres... nous sommes dans l’indifférenciation. Il y a aussi un serpent et puis des plantes étranges à droite, différentes du reste de la végétation, dont un soleil noir qui dort et des sortes de plantes qui ressemblent à des antennes.

    Les poches sont autant de chambres d’hôtel et effectivement... une place de choix sur le personnage en marche vers le progrès durable et la croissante infinie est accordée au héros du moment. Bref on a là une micro-société inclusive, anti-spéciste, une open society tournée vers des écrans du futurs directement intégrés au corps, soit un transhumanisme-spectacle. Le personnage central inspiré d’Hodor, ne semble être qu’un simple véhicule alimenté par une centrale énergétique. Il n’a pas d’expression, pas de visage. Il porte une salopette, un vêtement de travail... il est un outil au service du divertissement.

    Pour le "sex" dans les étoiles, c’est un brin capillo-tracté... mais au point où on en est, pourquoi pas ?



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