• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > L’Europe, une forteresse assiégée (André Gandillon)

L’Europe, une forteresse assiégée (André Gandillon)



Entretien de la Revue Militant, réalisée le 19 décembre 2019, en compagnie du rédacteur en chef André Gandillon et de Florian Rouanet.

Mots clés : Histoire et politique, population indo-européenne, de l'Antiquité à nos jours, civilisation gréco-romaine, saint Basile de Césarée, helleno-christianisme, vitalisme, Europe carolingienne, Renaissance italienne, menaces islamiques et croisade, guerres et grandes dates, « survivre, exister et conquérir », globalisme contre ordre naturel, militer (!), etc.

http://www.revue-militant.fr/

Tags : Europe Histoire Guerre




Réagissez à l'article

13 réactions à cet article    


  • 3 votes
    quijote 27 décembre 2019 18:34

    L’Europe, une forteresse assiégée (André Gandillon)

    Et attaquée de l’intérieur ( les Lilas, banlieue parisienne, 4 meurtres cette année ; quel rapport ? Devine... ) :

    https://twitter.com/AlexLeroy90/status/1210297064434937856

    Il faut soumettre ces connards. Et pour ça, pas de "droits de l’homme" pour les connards. Pas de droits de l’homme pour les ennemis de la France et des français. Les enculés sur la vidéo, ils sont sans doute français. Déchéance de nationalité ? Déportation en Guyane ? En tout cas, pour les connards, il faut un "droit des connards" qui soit très différent de cette chiasse immonde, appelée "droits de l’homme" qui nous amène au désastre.


    • 1 vote
      Florian 27 décembre 2019 20:39

      @quijote
      Je comprends votre parallèle, monsieur, en effet il a du sens, même si on est loin de la bataille de Lépante. Cela dit, je pense que ce sont ces mêmes "droits de l’homme" et plus généralement la pensée libérale et individualiste qui nous a menés à ce genre de situation délétère et suicidaire pour notre civilisation. Nos contemporains sont trop attachés à des chimères qui leur font tant de mal.
      F. Rouanet.


    • 4 votes
      quijote 27 décembre 2019 18:44

      Pourquoi on envoie l’armée française au Mali ? L’Afrique est ici...


      • 1 vote
        Florian 27 décembre 2019 20:47

        @quijote
        En effet, il y a de l’idée !


      • 1 vote
        microf 31 décembre 2019 15:03

        @quijote

        Quelle question.
        L´armée francaise est au Mali pour protêger les multinationales francaises qui pillent les richesses du Mali á savoir l´Or, l´Uranium et autres métaux précieux, ne le saviez vous pas ?
        Demandez á votre Président que vous avez élu, il vous donnera plus amples informations.


      • 1 vote
        ged252 27 décembre 2019 19:25

        Très bien de remettre l’histoire et le vocabulaire à l’endroit.


        • 1 vote
          Florian 27 décembre 2019 20:47

          @ged252
          C’est une chose primordiale de rétablir le langage pour que les gens pensent à l’endroit, voilà comment l’exprimer de façon littéraire :
          « Quand un peuple tombe en esclavage, tant qu’il tient bien sa langue, c’est comme s’il tenait la clef de sa prison »
          Alphonse Daudet, La dernière leçon dans Les contes du lundi


        • vote
          yoananda2 27 décembre 2019 21:33

          A 5min, l’empire romain qui se "rétablit de sa crise spirituelle grâce au christianisme" ...

          Selon quel critère ?

          "Objectivement" (du point de vue technique / matériel), l’empire Romain d’occident à juste ralentit sa chute, et encore ça se discute.

          Spirituellement le christianisme EST un effondrement. C’est comme si les gens se remettaient à croire au père noël après avoir attrapé Alzheimer, on ne pourrait pas appeler ça un rétablissement. Évidement à l’échelle du civilisation ça se joue sur des siècles et, on peut dire qu’il a fallu 1000 ans environ pour sortir de la théologie du péché, à savoir la fable du paradis perdu, du peuple élu, du sauveur, de la terre promise, du péché originel, du libre arbitre, le diable, le dieu d’Amour.

          1000 ans d’age des ténèbres scientifiques (à quoi bon la science puisqu’on a la bible rrégression dans l’hygiène, pandémies) et spirituel (chasse aux sorcières).

          Grâce à Darwin, Galilée, Kelvin, Pasteur, Crick, Rosenblatt, Sapolsky et d’autres les dogmes de l’église ont été mis à bas (même si ça c’est fait en partie de l’intérieur de l’église puisqu’elle s’était approprié la monopole du savoir, ça c’est fait contre elle et à son détriment).

          On peut dire avec le recul que la civilisation est repartie au fur et à mesure du déclin de l’église.

          Par contre, il est vrai que les institutions actuelles sont encore entachées de la théologie du péché, en version sécularisée, que sont le libéralisme, le socialisme, le communisme, le républicanisme. A chaque fois on retrouve des équivalents du paradis perdu, du peuple élu, de terre promise et le reste, le tout basé sur le mythe de l’homme rationnel et du libre arbitre, aujourd’hui totalement discrédité par la science.

          Il y a encore du boulot pour refonder une véritable civilisation.

          Mais, le christianisme, même la figure christique est très éloignée de celle du pédoprophète, si on devait le remettre dans le contexte païen de l’époque fut simplement l’islam avant l’islam : une religion venu du désert qui s’impose dans les centres urbains chez les "opprimés" (ou perçus comme tel) avant de devenir un outil pour les empereurs qui ont largement participé à la fabrication de cette religion (en repeignant les temples et fêtes païens aux couleurs chrétiennes, exactement comme le fait l’islam sur les terres et civilisations qu’il conquiert).

          Je ne sais pas si je vais écouter la suite.


          • 1 vote
            ezechiel ezechiel 29 décembre 2019 02:08

            @yoananda2 "1000 ans d’age des ténèbres scientifiques (à quoi bon la science puisqu’on a la bible — régression dans l’hygiène, pandémies) et spirituel (chasse aux sorcières)."

            La science moderne telle qu’on la connaît aujourd’hui naît dans les universités catholiques dispersées sur toute l’Europe du Moyen-age.

            Les sciences païennes, si on peut parler de sciences (mésopotamiennes, asiatiques, égyptiennes, grecques, romaines, perses, arabes, mayas, ...) étaient basées sur l’observation de la nature et de leurs Dieux magiques (Dieu du Soleil, de la Lune, de la Terre, du Vent, de la Mer, de la Forêt,..). La déification des phénomènes naturels empêche chez les penseurs la construction d’une méthodologie scientifique rigoureuse pour comprendre les lois de la nature, tout simplement parce que des Dieux ne peuvent être soumis à une quelconque loi physique ou mathématique. Les dogmes formulés restent donc empiriques.
            La science se construit alors sur la magie et l’alchimie. Le monde aristotélicien des philosophes grecs repose essentiellement sur les quatre éléments (feu, terre, eau, air) composant le monde, les trajectoires rectilignes du monde corrompu sublunaire, et parfaitement circulaires dans le monde pur de l’au-delà, la théorie des humeurs en médecine (Galien, Hippocrate). Ces dogmes présentent des incohérences totalement irrationnelles du point de vue de la formulation mathématique et du raisonnement scientifique.
            Plus foncièrement, le paganisme hérite du monisme, les Dieux et la nature ne forment qu’une seule et même entité, qui ne peut donc être soumise à des lois rationnelles et scientifiques.
            Ce paganisme, qui freine le développement scientifique depuis des siècles, va être combattu de manière radicale par l’Église catholique.
            Le 7 mars 1277, l’évêque de Paris, Étienne Tempier, condamne la doctrine d’Aristote en relevant "219 erreurs exécrables que certains étudiants de la faculté des arts ne craignent pas de traiter et de discuter dans les écoles".
            Pour le physicien, chimiste, épistémologue et historien des sciences du début du XXème siècle Pierre Duhem, cette condamnation d’Étienne Tempier promulguée à l’Université de Paris marque le début du rationalisme scientifique :
            "S’il nous fallait assigner une date à la naissance de la science moderne, nous choisirions, sans doute, cette date de 1277...Comprise comme une condamnation du nécéssitarisme grec, elle conduira nombre de théologiens à affirmer comme possibles, en vertu de la toute-puissance du Dieu chrétien, des positions scientifiques et philosophiques traditionnellement jugées impossibles en vertu de l’essence des choses...La notion d’un Dieu théologiquement puissant a libéré les esprits du cadre fini où la pensée grecque avait inclu l’Univers."

            Au moyen-âge, l’Inquisition combat l’hérésie païenne, le druidisme, le paganisme, la sorcellerie et la magie, elle va alors représenter une étape fondamentale pour démystifier les sciences occultes. L’Inquisiteur Bernard Gui au XIII-XIVème siècle explique dans son "Manuel de l’Inquisiteur" que :
            "La peste et erreur des sorciers, devins et invocateurs des démons revêt, en diverses provinces et régions, des formes nombreuses et variées en rapport avec les multiples inventions et les fausses et vaines imaginations de ces gens superstitieux qui prennent en considération les esprits d’erreur et les doctrines démoniaques."

            Les universités catholiques qui dispensent l’enseignement scientifique et se construisent alors sur toute l’Europe occidentale, sont à la charge de théologiens, prêtres, chanoines, abbés, soeurs, ordres catholiques bénédictins, cisterciens, franciscains, dominicains,... dans la hiérarchie du Pape de Rome.
            C’est l’unité catholique de l’Europe qui permet par exemple à un Nicolas Copernic d’étudier dans l’université de Cracovie dans le royaume de Pologne, puis dans celles de Bologne, Rome, Padoue, Ferrare en Italie.
            Ou à un Nicole Oresme, évêque de Lisieux formé au collège de Navarre fondé en 1304 par Jeanne reine de Navarre, d’établir la loi fondamentale du mouvement rectiligne uniformément accéléré, à savoir que si la vitesse à l’instant zéro est nulle, la distance parcourue est proportionnelle au carré du temps.


          • vote
            yoananda2 29 décembre 2019 11:02

            @ezechiel
            la nétiquette implique de poster la source quand on fait un copier collé.
            Sinon c’est généralement considéré comme malhonnête.


          • vote
            ezechiel ezechiel 29 décembre 2019 12:15

            @yoananda2
            C’est vrai, c’était à la base un extrait d’un article que j’avais écrit pour Agoravox.fr, mais qui a été refusé (censure politique oblige), et que j’ai publié par la suite sur un blog.


          • vote
            yoananda2 29 décembre 2019 12:17

            @ezechiel
            ok, merci pour la précision.


          • vote
            Florian 30 décembre 2019 04:22

            @yoananda2 Comme s’il n’y avait plus de chasse aux sorcières aujourd’hui lorsque l’on voit lesdits révisos condamnés à de la prison ferme dans toute l’Europe pour des questions d’histoires sacralisées.

            Bravo ezechiel, je n’aurai pas mieux dit sur la base scientifique européenne qui est chrétienne !



Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Florian


Voir ses articles







Palmarès