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La connerie - Ses mécanismes psychologiques | Dans la tête d’un con

 

 

Le con, c’est toujours l’autre ! Mais ne le sommes-nous pas tous à nos heures ? Qu’est-ce qui pousse notre cerveau à fonctionner régulièrement à l’inverse du bon sens ? Et pourquoi certains développent-ils une telle personnalité en s’octroyant des droits au mépris de leur entourage ? Y a-t-il des remèdes à la connerie ? Sous un titre un rien provocateur, Dans la tête d’un con explore ces questions en profondeur, grâce à une série d’expériences ludiques et aux avis éclairés de spécialistes du comportement humain.

La connerie n’a jamais été aussi visible qu’aujourd’hui. Elle s’étale sans complexes sur les réseaux sociaux et dans les émissions de téléréalité. Qu’est-ce qui nous fascine dans ce spectacle ? Sans doute le plaisir trouble de nous prouver qu’il y a toujours plus con que nous ? Certains décident de s’affranchir des règles communes pour se comporter comme tel, de manière égoïste et narcissique. Figure de proue de ceux qui font recette avec la connerie humaine, Jean-Marie Bigard témoigne dans l’émission.

D’une transgression à l’autre, l’émission explore les mécanismes qui conduisent à développer ce type de personnalité et les réactions qu’elle suscite chez ses victimes. Car le connard provoque une indignation bien plus forte que les torts souvent limités qu’il nous cause. La preuve avec une séquence où un comédien joue au con au milieu d’innocentes victimes. On découvre aussi que la connerie est contagieuse. Difficile d’y résister par exemple quand on est au volant. Deux conductrices valaisannes ont le courage d’en témoigner ouvertement. Parmi les experts mettant en perspective les différents sujets figure le psychologue Jean-François Marmion, auteur de Psychologie de la Connerie (Editions sciences humaines).

00:00 : C'est quoi, être con ?

13:19 : Expérience sociale

16:40 : Les con.ne.s au volant

24:06 : Le connard aurait-il de bonnes raisons de l'être ?

31:05 : Pourquoi sommes-nous con.ne.s ?

 

SOURCE 

RTS - Radio Télévision Suisse

 

Tags : Psychologie




Réagissez à l'article

22 réactions à cet article    


  • 1 vote
    matounet matounet 2 janvier 09:31

    Sans connerie l’humain n’existerait pas, c’est la base nécessaire pour faire sa vie !

    Au début de sa vie, il étale sa matière fécale aux yeux de tous pour imposer sa personnalité, devenu jeune adolescent, le voilà ; la gueule emplie de boutons à se masturber toute la saint journée à en avoir des callosités dans la main..a l’âge de raison un tournant important pour lui, il s’inscrit au chômage ne trouvant pas de boulot, il vote pour des brèles comme ses parents avant lui, et arrive au mariage sans perspective d’avenir ?

    Très vite vient le temps de sermonner ses enfants qui passent leur temps plongés dans leur smartphone..et pour son entrée en EHPAD, il sait qu’il n’en sortira que les pieds devant, gardant un goût amer d’avoir manquer quelque chose ?


    • 2 votes
      rinbeau rinbeau 2 janvier 09:56

      pour rencontrer du con rien de tel qu’un diner !

      Plus sérieusement, la connerie est tellement multiple que chacun a sa propre vision

      du con et qui n’est pas la même pour tout le monde !


      • 2 votes
        rinbeau rinbeau 2 janvier 10:29

        @rinbeau

        Bigard par exemple ! A se faire passer pour un con, beaucoup le prenne pour un con..


      • 1 vote
        Étirév 2 janvier 10:02

        « Qu’est-ce qui pousse notre cerveau à fonctionner régulièrement à l’inverse du bon sens ? »
        Notre être intime est composé de deux vies individuelles ; l’une qui préside aux fonctions de relations extérieures, ou sociale, par l’intermédiaire du système nerveux encéphalo-rachidien ; l’autre qui préside aux relations sexuelles par l’intermédiaire du grand sympathique.
        Le premier système est double et insexué, sensitif et moteur, action et pensée. Le second est impair et sexué, sensitif et sanguin, mâle ou femelle.
        C’est ainsi que l’élément sensitif étant celui qui entretient les fonctions intellectuelles et en même temps les fonctions génératrices chez l’homme, il établit une balance, chez lui, entre les deux ordres de facultés nourries par cet élément. L’homme qui exerce son esprit exerce peu sa puissance génitale, celui qui donne beaucoup à la sexualité ne donne presque rien à l’intellectualité.
        La valeur intellectuelle des hommes dépend donc de la façon dont ils exercent leurs facultés sensitives ; ils peuvent les exercer dans la vie cérébrale et les faire servir aux fonctions de relations extérieures : ce sont, alors, des hommes « sensitifs », des hommes élevés dans l’ordre moral et doués d’une intelligence active ; ils peuvent les exercer dans la vie sexuelle, et alors leur intelligence décroit. La sensibilité qui diminue en eux laisse une liberté trop grande à l’élément moteur, qui alors se traduit par des actions brusques, violentes, non coordonnées, parce que l’intelligence qui devrait les guider fait défaut. C’est aussi la domination primant la raison.
        Il ne faut donc pas confondre l’action avec l’intelligence, puisque ces deux facultés s’exercent inversement : une vie remplie de mouvements n’est jamais une vie intellectuelle, et la force musculaire est toujours en raison inverse de la force morale.
        Nous n’avançons rien de nouveau en disant que l’acte sexuel est le chemin qui conduit l’homme à l’abrutissement.
        Léonard de Vinci n’a t’il pas dit : « Qui ne réfrène la volupté s’abaisse au rang de la brute. »
        Or, qu’est-ce que l’abrutissement ?
        C’est l’état physiologique et psychique qui rapproche l’homme de l’animal, c’est-à-dire la diminution de ses facultés sensitives et l’augmentation de ses facultés motrices.
        L’instinct, en effet, c’est l’abandon de soi-même aux impulsions de la Nature. Or, depuis le moment où les sexes se séparent, le mâle est poussé par le besoin qu’il ressent d’éliminer l’élément sensitif, à s’enfoncer dans une voie décroissante qui lui donne des caractères physiques qui le rapprochent de l’animal, de l’Anthropoïde. C’est alors qu’il affirme que le singe est son ancêtre, pour justifier cette ressemblance, alors que les hommes ne sont pas plus les fils des singes qu’ils ne sont le vieil Adam des théologiens fait de toutes pièces par un Dieu inconnu.
        Si nous suivons l’évolution sexuelle de l’homme depuis l’enfance, nous voyons que c’est dans la période qui précède l’adolescence que l’esprit prend son plus grand développement ; la multitude d’idées que l’enfant acquiert, en quelques années, demande un travail cérébral qui dépasse de beaucoup l’effort que l’homme adulte pourrait faire.
        Quel est celui qui ne se souvient d’avoir traversé, dans son enfance, cette période de grande lucidité, pendant laquelle il observait la Nature, il cherchait la cause des phénomènes qui se produisaient autour de lui et essayait de résoudre les grands problèmes de la philosophie naturelle ?
        Quelle est la mère qui n’a constaté, chez son enfant, cette grande curiosité de la Nature qui se révèle par d’incessant pourquoi ?
        Suivons-le et voyons-le arriver à l’âge ingrat de la première jeunesse. Ce n’est plus la Nature qui va le préoccuper, c’est la femme. Ses facultés intellectuelles sont amoindries, mais ses sens sont développés ; il a perdu le jugement droit de l’enfant, mais il va le remplacer par l’imagination ; en même temps il acquiert une audace qui lui tient lieu de logique.
        Enfin, allons jusqu’aux derniers degrés de cette évolution.
        Considérons les individus dont la sexualité a complètement éteint l’intellectualité : c’est la dégénérescence.
        Enfin on sait que les hommes qui ont donné leur vie aux travaux de l’esprit et qui, par conséquent, ne se sont pas livrés, aussi librement que d’autres, à la satisfaction de l’instinct sexuel, sont ceux qui ont vécu le plus longtemps.
        M. Büchner dit : « Le nombre des vieillards est incomparablement plus grand parmi les savants. » En même temps nous pourrions montrer que les hommes vicieux ont, toujours, les apparences de la vieillesse avant l’âge.
        Être (con) ou ne pas l’être...


        • 1 vote
          Gollum Gollum 2 janvier 10:16

          @Étirév

          Nous n’avançons rien de nouveau en disant que l’acte sexuel est le chemin qui conduit l’homme à l’abrutissement.

          Ben je dois être un sacré abruti alors...  smiley

          Et j’imagine que vous êtes vierge vous n’avez pas pu commettre cet acte criminel de mener un homme à l’état de bête immonde....  smiley 


        • 9 votes
          rinbeau rinbeau 2 janvier 10:19

          @Étirév

          heureusement que Victor Hugo n’avait pas de vie sexuelle, ni Maupassant, ni Verlaine, ni Georges Brassens, sans quoi nous ne pourrions nous régaler de leurs œuvres !
          Macron lui est un inclassable, sa vie sexuelle intense avec Trogneux, n’a pas l’air de
          le rendre moins con !


        • vote
          ZardoZ ZardoZ 3 janvier 14:13

          @Gollum

          Moi de même, le type est entrain de nous chanter le refrain "Au moins tu baises, au plus tu t’accomplis" il n’a qu’à se faire moine et gouter aux joies de l’enculage féroce entre bon pères.

           smiley

        • vote
          Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 5 janvier 14:42

          @Étirév
          "En même temps nous pourrions montrer que les hommes vicieux ont, toujours, les apparences de la vieillesse avant l’âge."

           smiley

          https://www.laboiteverte.fr/le-livre-sans-titre-1830-dangers-masturbation/


        • 5 votes
          Norman Bates Norman Bates 2 janvier 10:50

          Il y a certaines personnes, que par charité je ne vais pas nommer, dont les interventions sur ce module ne seront pas que de simples commentaires mais de véritables objets d’étude...

          Patience, "ça" va arriver...car "ça" ne pourra pas s’empêcher de venir... smiley


          • 2 votes
            rinbeau rinbeau 2 janvier 11:09

            @Norman Bates

            Certes j’en conviens !


          • 2 votes
            rinbeau rinbeau 2 janvier 11:23

            En aparté, je trouve personnellement que ce sont sur les plateaux tv que la connerie se déploie le plus formidablement, plateaux qui pourtant se veulent symboles de l’intelligence !

             smiley


            • 7 votes
              Norman Bates Norman Bates 2 janvier 14:03

              Au final j’ai la conviction que la connerie mène à tout...à condition d’en être conscient...car il arrive que...

               Norman ?

               Non !! Norman non !! tais-toi !! je dois livrer un raisonnement intelligent sur la connerie...

               Comment est-ce possible, Norman.. ? la "connerie" comme tu dis aurait des vertus.. ?

               Mais bien sûr, Norman...c’est comme le bon et le mauvais cholestérol, il y a la bonne et la mauvaise connerie...

               Je ne comprends pas, Norman...

               Autre exemple, Norman : le moteur d’une bagnole tourne grâce à un mélange entre air et essence...l’air c’est la connerie et l’essence la pleine conscience de cette connerie...dans ce cas la connerie est utile...certaines personnes ne manquent pas d’air et n’ont pas une goutte d’essence...

               Alors elles broutent et elles calent, c’est ça, Norman.. ? mais en quoi la connerie peut-elle être utile.. ?

               Voyons Norman...comment veux-tu comprendre le monde et l’être humain si pour toi la connerie est semblable à une langue étrangère à laquelle tu ne piges que dalle.. ? celui qui est dépourvu d’un taux minimal de connerie est paumé...

               Mais une connerie consciente reste t-elle de la connerie, Norman.. ?

               Mais oui Norman, cela s’appelle "jouer au con"...mais nous avons tous une part innée ou acquise de connerie inconsciente...

               Même moi..toi...bref, nous ?

               Absolument, Norman...d’ailleurs en nos entités plurielles tu es mon con...ce n’est en rien péjoratif, tu m’apportes une grille de lecture qui m’aide à vivre...grâce à toi je ne suis pas moins con qu’un autre...et si d’aventure je devais me glorifier à l’excès d’une intelligence somme toute sommaire tu seras toujours là pour me rappeler à mon statut ordinaire de con ordinaire...

               Je ne comprends pas, Norman...

               Cela ne m’étonne guère, Norman...toi, tu es vraiment con...


              • 5 votes
                Norman Bates Norman Bates 2 janvier 14:25

                La connerie peut aussi être valorisée et apporter la reconnaissance...

                Voyez la dernière fournée des décorés de la légion d’honneur...

                Christophe Castaner, Christian Estrosi, Laurent Nunez...

                Avec un peu de bouteille et une certaine densité de connerie il faut disposer d’un sacré piston pour ne pas recevoir cette breloque... smiley


                • 1 vote
                  rinbeau rinbeau 2 janvier 15:17

                  La connerie n’est-elle pas contagieuse ?

                  Cette étude empirique observée depuis longtemps dans le cadre du football professionnel a trouvé un nouveau champ d’investigation dans l’épisode de la convid 19 puisque celle-ci s’est répendue à la vitesse d’une pandémie dans le monde entier. Une connerie identifiée ne fait pas l’ombre d’un doute et se voit tout de suite qualifiée de la sorte ! Mais une connerie plus sournoise, insidieuse, discrète et pour ainsi dire invisible ne se propage t-elle pas comme raisonnable ?

                  Ce débat doit être tenu, si l’on ne veut pas prendre pour argent content l’adage de Georges Brassens "lorsqu’on est plus de trois on est con !"


                  • 1 vote
                    Djam Djam 2 janvier 16:29

                    Le sujet de cette vidéo est amusante et intéressante, malheureusement elle contient deux erreurs majeures qui discrédite les auteurs de la vidéo :

                    1/ connerie est un mot qui dérive du mot "con", lequel signifie = sexe de la femme... 

                    Ça commence mal, car cela tend à signifier que la bêtise, l’idiotie, voire la crétinerie qualifieraient donc le sexe féminin. On se demande au nom de quoi d’autant que celui de l’homme a indiscutablement une allure assez grotesque en mode repos et particulièrement prétentieux en mode actif !

                    2/ l’intuition n’est pas du tout ce dont parle les interrogés, spécialistes psy (!) de cette petite enquête. L’intuition n’est pas du tout un a priori hasardeux ni une vague impression de premier abord. L’intuition est un état de captation sans aucun jugement qui produit des sensations ou des images qu’emprunte notre cerveau pour indiquer au Sujet qui observe une information qui est quasiment toujours la bonne. 

                    Il est important de savoir que l’intuition ne se manifeste dans sa réelle justesse que, et seulement si, le Sujet est en mode d’observation neutre, esprit flottant, surtout sans aucun réflexion rationnelle. 

                    En vérité, cela requiert pas mal d’entraînement car la difficulté est précisément de neutraliser la fonction rationnelle, mentale, logique de notre cerveau. Lorsque nous sommes dans ce mode rationnel, la plupart du temps on se trompe. L’affaire du Covid en est le plus spectaculaire et conséquent exemple récent !

                    En revanche, un cerveau en mode "flottant", hors influence de son mental rationnel, envoie des informations sensorielles qui sont toujours justes quant à celui ou celle que l’on observe-capte. 

                    Dommage pour le sujet...

                    Un imbécile (un "con") est en général un individu que l’on pourrait qualifié d’ignorant. Les réactions dites "connes", sont le lot de tous les humains  donc y compris ceux qui dénoncent les "cons"  et je vais même jusqu’à affirmer que nous avons tous besoin d’être "cons" de temps en temps. 

                    Cette nécessité à un rôle régulateur ( oui, c’est fatiguant d’être un peu plus intelligent !) du côté de l’économie d’énergie. Rien à voir avec la crétinerie en boucle de beaucoup d’émissions télé qui ont, elles, précisément l’objectif d’entretenir la bêtise ambiante et collective.

                    Une masses d’imbéciles ne risque pas de mettre en péril le régime inique qui le rackette, l’exploite, lui ment en permanence et le manipule....


                    • 5 votes
                      Norman Bates Norman Bates 2 janvier 16:57

                      C’est calme au motel et dans ma tête alors je poursuis mon raisonnement....

                      Il ne serait pas con d’inventer un instrument qui puisse mesurer le taux de connerie...à l’image du QI...oh je sais, à l’instar de l’intelligence il existe des formes multiples de connerie, c’est un champ infini qui dépasse l’horizon...

                      Cet outil de mesure apporterait une évaluation sur l’échelle de Rantanplan...

                      De 0 à 3/10 l’individu jaugé n’est pas un con...avec toutefois une marge d’erreur, celle du spécimen doté d’une intelligence inversée qui lui permet de paraître moins con qu’il n’est réellement...

                      De 4 à 6 le taux de connerie est dans la moyenne du con normal, ou normatif si vous préférez...

                      A partir de 7 les choses se gâtent, nous sommes en présence d’une connerie qui atteint un stade toxique...pour le sujet, bien entendu, mais aussi son entourage...et toute la société...à ce niveau si l’individu demande une carte d’électeur il peut se gratter, il faut lui interdire...pareil pour le permis de procréer (pour lequel je milite depuis des années) puisqu’un con aussi gratiné ne peut engendrer que des cons encore plus gratinés au-dessus du seuil de connerie estampillé EN...et même si le monde est con il n’a pas besoin de s’enfoncer encore davantage dans la connerie...

                      9 et 10/10 nous sommes là sur les échelons ultimes où la connerie fait mal physiquement, le larsen en permanence dans les oreilles, l’alternance entre courants d’air et effets de blast dans la boîte crânienne...elle devient hanounesque et dépasse le stade de l’infirmité...là il faut carrément réfléchir à la création d’un permis de consommer de l’oxygène...



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