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Paris Arche du Temps, documentaire de Jean Phaure

 

« Paris a mon coeur dès mon enfance. Je ne suis français que par cette grande cité. Grande surtout et incomparable en variété. La gloire de la France et l’un des plus nobles ornements du monde ».

Michel de Montaigne

 

 

Paris est plus qu’une ville… Fondée autour de Notre-Dame, l’axis mundi, elle est le symbole de la lutte contre les esprits démoniaques.

La subtilité du monde extérieur dépend intimement et synchroniquement de la subtilité du monde intérieur de l’homme :
l’intériorité humaine qualifie l’extériorité mondaine.

 

La solidification du monde physique est le résultat de la solidification du monde psychique ; la nature est le miroir de la nature humaine.

Les ruines et les vestiges archéologiques sont là pour nous montrer que toute entreprise humaine, fût-elle la plus grandiose, est vouée à une mort certaine et que le fini est strictement nul au regard de l’infini.

Seul un monde morbide et mortifère comme le nôtre a pu concevoir le concept de musée.

L’être humain est un « animal social » normalement plus proche du loup ou de l’éléphant que de la fourmi ou du mouton.

Pour aller en avant, l’homme doit regarder l’avant ; la véritable pensée originale est celle qui se réfère à l’origine : pas de futur possible sans possibilité passée.

Le cours de l’histoire universelle peut être comparé à l’écoulement de l’eau dans un siphon : c’est une suite de cycles s’écoulant de haut en bas de plus en plus vite, bref, une danse macabre.

Le monde extérieur est la projection solide des forces subtiles qui animent l’homme, à l’image d’une peau d’orange retournée.

L’histoire universelle peut être comparée à une chute progressive sur l’échelle des quatre règnes : homme-animal-végétal-minéral ; notre époque est le stade terminal voyant le passage du monde minéral à celui de l’inorganique.
L’histoire universelle est une lente involution qui se déploie à l’inverse du développement de l’embryon observé au microscope : au départ il ressemble à un cristal (minéral), puis à un germe de haricot (végétal), puis à un têtard (animal) et enfin à un être humain.

 

L’enfer et le paradis sont un seul et même lieu, seul le décor change suivant l’état d’être de celui qui s’y trouve.

 

Sources : http://robinmasters.fr/

 

Tags : Paris




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1 réactions à cet article    


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    Gollum Gollum 29 janvier 16:36

    Ah tiens Jean Phaure... ça me rappelle mon jeune temps...

    Je regarderai ça plus tard...



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Shadows

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