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Pierre Jovanovic – Les effets dévastateurs de la planche à billets

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Tags : Histoire Guerre Monnaie Finance Pierre Jovanovic




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2 réactions à cet article    


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    JL 6 février 14:44

    « ... nous vivons une de ces époques historiques de surendettement généralisé – et passons sur le fait que ce surendettement de tous les agents (ménages, institutions financières, États) est le produit même du néolibéralisme… – : les ménages se surendettent sous l’effet de la compression salariale ; les banques se surendettent pour tirer, par « effet de levier », le meilleur parti des opportunités de profit de la déréglementation financière ; les États se surendettent par abandon de recettes fiscales sous le dogme de la réduction des impôts (pour les plus riches).
     
    « De cet énorme stock de dette, il va bien falloir se débarrasser. Or la chose ne peut se faire que selon deux options : soit en préservant les droits des créanciers – l’austérité jusqu’à l’acquittement du dernier sou –, soit en allégeant le fardeau des débiteurs – par l’inflation ou le défaut. Nous vivons à l’évidence en une époque qui a choisi de tout accorder aux créanciers. Que pour leur donner satisfaction il faille mettre des populations entières à genoux, la chose leur est indifférente.
     
    « C’est à cette époque qu’il faut mettre un terme. Changer d’époque suppose en premier lieu d’affirmer le droit des « débiteurs » à vivre dignement contre celui des créanciers à l’exaction sans limite. Seuls les fétichistes du droit des créanciers pourront s’insurger qu’on y attente, en tout cas qu’on lui en oppose un autre, pas moins légitime, et même beaucoup plus si l’on se souvient des origines de la dette. Où le parti pris acharné des créanciers nous conduit, nous ne le savons maintenant que trop.
     
    « L’alternative est donc simplissime : ou bien nous poursuivons dans cette voie, par ailleurs exposée à la perspective d’un échec macroéconomique très probable, ou bien nous choisissons le parti inverse, celui des corps sociaux. …
     
    « Il faut avoir soit l’idéologie monétariste, soit l’insuffisance conceptuelle, chevillées au corps pour soutenir qu’une banque centrale puisse faire faillite, et même doive être recapitalisée, thèse parfaitement inepte qui témoigne d’une incompréhension profonde de ce qu’est vraiment cette institution, absolument dérogatoire du droit économique commun.
     
    « Créatrice souveraine et ex nihilo de la base monétaire – la forme supérieure de la monnaie – adossée à son pouvoir entièrement symbolique de faire accepter son signe, la banque centrale peut faire des pertes comptables mais sans aucune incidence au regard de sa propre économie institutionnelle puisqu’elle peut tout simplement monétiser ses pertes et s’auto-recapitaliser par création monétaire.
     
    « Bien sûr il en résulte une augmentation de la masse monétaire puisque les dettes correspondantes, annulées, ne passeront pas par le moment de destruction monétaire de leur remboursement. Et alors ? Contrairement à ce que croient les illuminés du monétarisme, la création monétaire, même très importante, n’est nullement vouée à dégénérer par essence en inflation …
     
    « C’est le propre de la domination que le désastre est le plus souvent la meilleure chance des dominés. La fenêtre de ce désastre bancaire-là, à l’inverse de celle de 2008, il ne faudra pas la manquer. Une fois de plus il faut rappeler les effrayés à la conséquence. En situation de surendettement historique, il n’y a de choix qu’entre l’ajustement structurel au service des créanciers et une forme ou une autre de leur ruine. A chacun de choisir son camp et de dire clairement pour laquelle des deux options il penche.
     
    « A tous ceux qui n’auront pas pris le parti des rentiers mais que la perspective de la convulsion continue d’inquiéter, il faut redire qu’on n’a jamais vu un ordre de domination, a fortiori quand il est aussi puissant que le néolibéralisme, « rendre les clés » de son mouvement spontané. C’est dans le monde des rêves social-démocrates qu’on se plait à imaginer des gentils puissants, qui d’eux-mêmes trouveraient les voies de la décence et de l’auto-limitation.
     
    « Sauf hypothèse de sainteté, on ne voit pas bien par quel improbable mouvement de l’âme les dominants pourraient consentir de leur propre gré à la transformation d’un monde qui leur fait la vie si belle et auquel tous leurs intérêts, patrimoniaux aussi bien qu’existentiels, ont intimement partie liée. Au prix sans doute d’attrister le Parti de la Concorde Universelle, il faut donc rappeler qu’un ordre de domination ne cède que renversé de vive force. »(Lordon : « En sortir » LMD, 26/9/12)


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      JL 6 février 14:54

      Le lien entre l’ancien Régime et notre dette est intéressant et mérite qu’on s’y attarde : il me paraît clair que cette répulsion vis-à-vis de la planche à billets, si elle est récente pour les Allemands, remonte à l’Ancien Régime en France et affecte plus particulièrement les nantis. Le Roi étant de la même classe sociale que les riches qui lui prêtaient, il ne pouvait pas recourir à un procédé inflationniste qui aurait trahi sa base.
       
      En revanche, le recours à la planche à billet par un État démocratique est la hantise des riches d’aujourd’hui en ce qu’il constitue une redistribution parfois nécessaire pour éviter précisément de nouveaux désordres liés à de trop grandes injustices et trop de sacrifices demandés aux populations.
       
      La parade toute récente que les riches ont trouvée pour contourner cette menace inflationniste a été de déposséder l’État démocratique de la possibilité de recourir à cette possibilité : avec ce droit de créer eux-mêmes la monnaie, ils possèdent le poison et l’antidote, l’arme et la carapace. Et l’État démocratique est ruiné dans les deux sens du terme : dans son pouvoir régulateur et dans ses caisses.
       
      Les "premiers de cordée" ont la chose et son contraire, les "sherpas "ont la double peine.
       
      Il faut dire et redire que, dans ce qui permet la plus-value réalisée par les entreprises, il y a l’utilisation de l’infrastructure dont elles profitent et qu’elles ne paient pas autrement que par les prélèvements. Imaginez vous une entreprise dans le désert, devant elle même créer ces infrastructures, gérer le capital humain qu’elle emploie, de la naissance à la mort. Faites les comptes !
       
      Le pillage du Trésor public organisé par les vautours capitalistes est favorisé par les politiques félons qui empruntent sans compter pour alimenter cette curée obscène et criminelle. Comble dans l’ordure, cercle vicieux de chez vicieux, ils prennent prétexte de l’endettement des États qu’ils ont provoqué, pour ruiner toute velléité de protection sociale et de politique à long terme.
       
      Après avoir pourri la moitié de l’État par la redistribution à l’envers dénoncée déjà en son temps par Michel Rocard, gabegie qui mène au chaos, ils ont entrepris d’en jeter la partie saine, à savoir la redistribution porteuse de progrès. Mais ceux-là n’ont que faire de la France et des Français.



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