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Accueil du site > Tribune Libre > Une histoire de censure, épisode 18

Une histoire de censure, épisode 18

Où on parle de liberté d'expression absolue (et aussi d'Alain Soral).

 

Ah ! Les trolls l’attendaient depuis presque 4 mois ! Enfin !, on y arrive ! L’épisode 18 de Une histoire de censure prolonge la partie consacrée à Radio libertaire (voir tribunes libres précédentes). On y parle de Carbone 14, de liberté d’expression absolue, de l’usage (la récupération ?) qu’en fait l’extrême droite et... j’en profite pour effectuer en deuxième partie d’épisode une longue digression sur... (tintintin...) (suspens...) (insoutenable...) mais oui !, gagné ! : Alain Soral !


Alors les trolls de la secte du Grand Gourou Pourfendeur de Youpins  ?, prêts à déferler pour répéter ici ou là (ici encore plus qu’ailleurs j’imagine) avec condescendance à quel point Vaquette n’est rien comparé à la lumière de vos nuits dont l’intelligence et la subversivité n’ont d’égal que sa virilité de sociologue déviant (car la sociologie, comme la boxe, est un sport de combat (dixit le pédé communiste (et donc Juif) Bourdieu), c’est bien la preuve, non ?) ?


Bon, pour ceux qui auraient oublié de réviser avant de venir, je rappelle la base : Vachette avec sa coupe de cheveux ridicule qui le discrédite d’emblée, bouffon insignifiant, total inconnu tout de même récupéré par les médias dominants à la solde d’Israël qui veut se faire de la pub sur le dos d’un vrai subversif est un puceau gauchiste, pédé et un peu (beaucoup ?... ah !, tout s’explique...) Juif qui n’a rien compris à ce qu’était la vraie subversion (ie. : l’antisémitisme) et surtout, au final, c’est le plus important (attention : celui qui oublie l’expression aura une très mauvaise note en trolling) : un idiot utile du système (c’est un jeu, il faut réussir à placer l’expression comme si de rien n’était, d’un air tout à fait naturel dans tous les coms).


Prêts ? Et bien c’est parti, défoulez-vous les trolls ! (Et pour les autres bien sûr, vous pouvez regarder l’épisode comme il doit être vu (et/ou naturellement vous foutre de la gueule des trolls en question, là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir nous rappelle la sagesse populaire)).





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65 réactions à cet article    


  • 12 votes
    ghola ghola 30 juillet 2013 14:57

    Vaquette, tu utilises la technique Jean Robin ... se mettre a parler de Soral pour faire du buzz.

    tu nous diras si ca marche hein ?
     ;)

    • 14 votes
      Vaquette Vaquette 30 juillet 2013 15:11

      C’est faux. Cet entretien de 22 épisodes dure au final plus de six heures. J’y parle d’énormément de personnes dont beaucoup sont extrêmement plus connues que Soral (c’est ce que m’a appris ma dernière tournée, la vanne du spectacle sur le monsieur tombait quasiment toujours à plat et les gens venaient me voir à la fin pour me demander qui c’était : c’est spectaculaire de voir l’abîme qui sépare l’image qu’en ont ses fans de la réalité, hors du petit milieu polémique dans lequel nous évoluons, personne ne sait qui est Soral) et ça n’a pas une seule seconde déclenché une hystérie collective. Tiens ! Sur cet épisode, je parle la moitié du temps d’autre chose (et d’autre chose intéressant qui mériterait vraiment discussion : la liberté d’expression absolue, ça me semble plus profond et plus important que Soral), eh bien !, je te parie ce que tu veux que 99% des coms ne feront référence qu’au Grand Gourou, tu peux tourner le problème dans le sens que tu veux, ce n’est pas moi qui suis responsable de ça.


    • 6 votes
      Rounga Flifuche 30 juillet 2013 15:16

       eh bien !, je te parie ce que tu veux que 99% des coms ne feront référence qu’au Grand Gourou, tu peux tourner le problème dans le sens que tu veux, ce n’est pas moi qui suis responsable de ça.

      Là tu es malhonnête : tu as fait tout un texte pour annoncer que tu allais parler de Soral, et ensuite tu fais l’étonné que ce soit sur ce sujet que les commentateurs rebondissent.


    • 14 votes
      Vaquette Vaquette 30 juillet 2013 15:20

      C’est une façon de voir les choses, l’autre (très recevable aussi), c’est d’imaginer que j’ai pu parier a minima sur l’intelligence et l’auto-dérision des gens pour qu’ils se disent, ça va !, il n’attend que ça, ce n’est pas la peine de rentrer dans ce jeu stérile... Je sais, ce n’est pas gagné.


    • 4 votes
      Vla l'Jean Jean Valjean 30 juillet 2013 19:04

      "c’est ce que m’a appris ma dernière tournée, la vanne du spectacle sur le monsieur tombait quasiment toujours à plat et les gens venaient me voir à la fin pour me demander qui c’était : c’est spectaculaire de voir l’abîme qui sépare l’image qu’en ont ses fans de la réalité, hors du petit milieu polémique dans lequel nous évoluons, personne ne sait qui est Soral"
      -
      Héhé, c’est un peu comme "Le Libre Pisseur" et son score faramineux de 0,8% dans son fief Marseillais...


    • 7 votes
      Caracole Caracole 30 juillet 2013 15:38

      De mieux en mieux tes videos. Au début j’avais beaucoup de mal avec ton personnage, mais quand on dépasse le côté esthétique (de toi comme de ton discours), le fond peut être très intéressant.
      .

      L’argument principal développé dans cette video est que ceux qui se prononcent pour la liberté d’expression sont hypocrites car eux-mêmes, s’ils arrivaient au pouvoir, seraient au moins aussi intolérants. J’ai hâte de lire des contre-arguments ;)


      • 3 votes
        Rounga Flifuche 30 juillet 2013 16:00

        L’argument principal développé dans cette video est que ceux qui se prononcent pour la liberté d’expression sont hypocrites car eux-mêmes, s’ils arrivaient au pouvoir, seraient au moins aussi intolérants


        Bon, moi je l’avoue : si j’étais au pouvoir, je limiterais absolument la liberté d’expression et j’irais sans doute jusqu’à interdire certains organes de presse et certaines chaînes de télé.
        Et pourtant, je suis pour la liberté d’expression totale.
        Alors, il est où le paradoxe ? Ben en fait, il y en a pas, parce que le pouvoir, j’en veux pas. Je ne suis pas atteint par cette maladie mentale qui donne envie de vouloir s’occuper de la vie des autres. J’ai compris que la liberté est l’inverse du pouvoir ("c’est un homme libre : personne ne le sert" Alain (pas Soral)), et que le pouvoir corromprait même le meilleur des hommes. Car si le meilleur des hommes arrivait par accident au pouvoir, il voudrait appliquer la meilleure des politiques, ce qui lui attirerait des inimitiés. Par conséquent, le problème principal qu’il aura à résoudre ne sera pas "quelles sont les mesures les meilleures à prendre ?", mais "comment conserver le pouvoir pour appliquer ces mesures ?". C’est ainsi qu’il se verra forcé d’entrer dans le rapport de force, ce qui implique de limiter l’expression des idées qui pourraient sérieusement lui nuire.
        Par conséquent, il n’est pas raisonnable de dévoiler l’intolérance d’une personne en spéculant sur ce qu’il ferait s’il avait le pouvoir. Ou alors c’est confondre intolérance et désaccord radical.


      • 5 votes
        Vaquette Vaquette 30 juillet 2013 16:16

        Alors je présente mes excuses à tous : ouf !, on est sorti du trolling (à moins que je ne sois trop optimiste sur l’avenir) et on entre dans un débat d’idées nettement plus intéressant. Flifuche, ce que tu dis sur le pouvoir qui pervertit structurellement les hommes et les idées, un anarchiste ne peut qu’être d’accord avec toi. Après, quand tu dis que l’accession au pouvoir "d’un homme de bien" (je vais vite) "implique de limiter l’expression des idées qui pourraient sérieusement lui nuire", c’est spécieux. Je ne suis pas particulièrement un immense défenseur de la "démocratie" telle qu’elle est appliquée en Occident mais je lui reconnais au moins une chose (et qui tient plus de l’État de droit que de la démocratie d’ailleurs), c’est de penser qu’il vaut mieux ne pas pouvoir agir que d’agir de façon autocratique et répressive. C’est un garde-fou précieux. Je ne développe pas plus par manque de temps mais l’essentiel est là.


      • 1 vote
        Rounga Flifuche 30 juillet 2013 16:43

        En fait, le pouvoir est toujours fonction d’un rapport de force. Si le rapport de force est écrasant en ma faveur, on peut dire que j’ai un pouvoir absolu. Si le rapport de force est équilibré entre moi et différentes entités (personnes, partis, lobbies) je n’ai qu’un pouvoir modéré. Et enfin, si le rapport de force me donne perdant à cent contre un, mon pouvoir est pour ainsi dire nul.

        Pour ma part, je souhaite garder un pouvoir nul, car tout l’éventail de pouvoir qui va de "pouvoir un peu plus que nul" à "pouvoir absolu" pose des problèmes, car la question est toujours de conserver son pouvoir et de l’augmenter. En effet, le pouvoir se définit comme la capacité d’appliquer les mesures que l’on a décidées, et le but d’un homme politique véritablement dévoué à sa cause est de mettre en oeuvre son programme. D’autres personnes veulent le pouvoir pour les avantages matériels qu’il rapporte, mais dans ce cas là aussi ils veulentt soit conserver leur pouvoir soit l’augmenter. Si j’ai un pouvoir modéré, alors je suis obligé de faire des concessions, des compromissions, je vais courber l’échine et ramper devant ceux qui ont un peu plus de pouvoir que moi. Si je ne fais pas ça, je jarte en deux secondes. Si j’ai le pouvoir absolu, j’ai conscience que des gens rêvent secrètement de me renverser, et qu’ils profiteront de la moindre perturbation du rapport de force pour le faire. Je dois donc maintenir celui-ci coûte que coûte, ce qui ne peut pas se faire sans répression, aussi subtile soit-elle. C’était dans ce cas de figure que me plaçais hypothétiquement en disant "si j’avais le pouvoir".


      • 3 votes
        Vaquette Vaquette 30 juillet 2013 17:04

        C’est très bizarre ce que tu dis Flifuche parce que tu confonds sans une once de questionnement pouvoir et abus de pouvoir. Même si une fois encore ça ne me dérange pas plus que ça tant je sais que la plupart des personnes qui recherchent le pouvoir, et en particulier le pouvoir politique, ne le recherchent que pour en profiter si ce n’est en abuser, sur le principe, totalement occulter l’éthique, la morale de cette réflexion, ça me semble pour le moins incomplet. Très pratiquement pour que ce que je raconte là n’ait pas des airs de logorrhée prétentieuse et stérile, je vais prendre un exemple très concert. Face à un scarabée et alors que je porte des Dr Martens (bon d’accord, même sans Doc’s), le rapport de force est absolument en ma faveur (ou alors on est dans un film d’horreur très années 50 et il a été irradié par un essai nucléaire, il mesure 5 mètres de haut, il bave un acide hautement toxique et il est très méchant). Personnellement, si ce rapport de force fait que je suis plus tranquille dans mon jardin que s’il était envahit par des énormes alligators, des talibans ou des membres de Troisième Voie, je considère sans le moindre début de doute que ça ne me donne pas le droit d’écraser la pauvre bête et a fortiori encore moins de la torturer par simple plaisir sadique. Je suis bizarre à ce point par rapport à ta vision du monde ou j’ai l’air à peu près normal ?


      • 2 votes
        Zowie elfableo 30 juillet 2013 17:20

        comme chantait OTH , un seul problème c’est le pouvoir !!


      • vote
        Rounga Flifuche 30 juillet 2013 17:29

         tu confonds sans une once de questionnement pouvoir et abus de pouvoir

        Eh bien oui, c’est une chose que je dois à Soral, d’ailleurs : le vrai pouvoir, c’est l’abus de pouvoir. J’ai réfléchi un moment là-dessus et je me suis rendu compte que ce qui m’empêchait de l’accepter était ma conception naïve et angélique de la politique. Enfin bon, ça ne devrait pas déranger un anarchiste puisque c’est là une considération accablante contre le pouvoir.

        Pour répondre sur ton analogie du scarabée : je ne parle que de politique, et donc ce que je dis n’implique pas les rapports de force situés en-dehors de ce champ. Par exemple, le rapport de force père-fils est totalement disproportionné, mais cela ne veut pas dire que le père va en abuser. L’amour, la bienveillance, et la vocation du père, qui est de faire de son fils un successeur, devraient normalement l’interdire. Le pouvoir dont je parle est celui que prend un homme ou un groupe d’homme pour organiser la vie en société.
        Je ne dis pas non plus que celui qui a le pouvoir va se mettre à agir par sadisme. Il peut le faire, effectivement, si sa personnalité est déjà sadique, mais dans la plupart des cas, les abus de pouvoir seront le fruit de calculs froids en vue de la conservation du pouvoir.


      • 4 votes
        Vaquette Vaquette 30 juillet 2013 17:47

        C’est intéressant ce que tu dis sur Soral et le rapport au pouvoir, c’est je crois ce qui m’éloigne le plus de lui par-delà toute considération idéologique. Je ne le connais pas personnellement, je ne suis donc évidemment sûr de rien, mais je sens en lui un sale type, un que je craindrais s’il avait le moindre pouvoir sur ma vie avec ce mélange d’égoïsme, de cynisme et de méchanceté que je trouve dégoûtant : libre à vous de m’appeler naïf.
        Quant à ce que tu racontes sur le pouvoir dans le champ collectif, je m’inscris en faux : demande aux gens qui bossent avec moi ou plutôt pour moi, je ne préoccupe guère de conserver ou d’augmenter mon pouvoir sur eux, juste, qu’on arrive ensemble à un bon résultat en étant tous à la fin satisfaits, et tu vas rire, je ne suis pas bien certain que ça fasse de moi un moins bon "chef" qu’un petit autocrate cynique et méchant - nous y revenons - qui se fera tirer dans le dos à la première occasion.
        Sinon, encore deux choses balancées ici pendant que j’y suis :
        1) Merci à Caracole pour les compliments, j’avais oublié plus haut.
        2) J’ai piscine (c’est vrai en plus), je quitte donc le débat jusqu’à ce soir ou cette nuit. Juste au cas où, pour ceux qui penseraient que j’ai fui...


      • vote
        Rounga Flifuche 30 juillet 2013 18:03

        Je te le répète : je ne parle que du pouvoir politique, c’est-à-dire celui qui vise à l’organisation de la société. A ce que je sache, le but de ton travail n’est pas de devenir dictateur. Par conséquent, ces considérations ne s’appliquent pas à tes relations de travail. Je ne dirais d’ailleurs pas que tu as un pouvoir sur eux, mais que vous êtes liés par un contrat, écrit ou tacite.
        Après, ce que tu dis sur la personne de Soral ne m’intéresse pas. Je n’ai pas envie d’en faire un de mes potes, donc je m’en fous des travers qu’il peut avoir dans le privé. Ce qui m’intéresse, c’est qu’il intervient dans le commentaire de l’actualité en-dehors d’un certain conformisme intellectuel. Par conséquent ce sont les analyses qu’il fait qui m’intéressent.


      • 3 votes
        Vla l'Jean Jean Valjean 30 juillet 2013 19:02

        "mais je sens en lui un sale type, un que je craindrais s’il avait le moindre pouvoir sur ma vie avec ce mélange d’égoïsme, de cynisme et de méchanceté que je trouve dégoûtant : libre à vous de m’appeler naïf."
        -
        Naïf ? Non, juste une bonne lucidité par rapport à certains individus, et des signaux d’alerte en état de fonctionner.


      • 1 vote
        Vaquette Vaquette 31 juillet 2013 01:49

        @Flifuche.

        Décidément, tu as une vision très particulière du monde (qui pousse l’idéologie soralienne jusqu’à la caricature). Ainsi, pour toi, la politique, "l’organisation de la société", hop !, par un glissement très… particulier, ça devient le plus naturellement du monde "devenir dictateur" – j’hésite entre trouver ça risible et terrorisant. Tu vois, pour moi, la politique ça peut aussi (et surtout, j’en conviens) être en lieu et place d’une dictature centralisée quelques personnes libres et responsables qui, en coopération, décident d’organiser leur vie à l’échelle par exemple de leur quartier et alors, tu en conviendras j’espère, mon exemple d’un coup n’est plus du tout à côté de la plaque.

        Et d’ailleurs, si ta vision n’était pas celle en amont de Soral, il ne produirait pas ici et ailleurs par centaines des petits soldats décérébrés (sois rassuré, je ne dis pas du tout ça pour toi (ni pour l’Argentin ni…), tu as l’air de savoir a minima utiliser les outils intellectuel) dressés à défendre leur maître, leur gourou. Et tiens !, même, je te parie que tu ne trouveras pratiquement aucune personne qui connaît et apprécie mon travail qui se comporterait de cette façon (aussi pavlovienne, sectaire et hargneuse) et je suis certain que ce n’est pas un hasard, c’est parce que moi, d’abord je ne suis et ne veux être le maître ni le gourou de personne, que je ne veux aucun soldat obéissant se revendiquant de moi ou de ma pensée et que je tente modestement d’instiller tout le contraire dans la tête de ceux qui s’intéressent à mon travail : de l’intelligence, du doute, un refus de l’obéissance imbécile et une volonté d’affirmation de soi dans l’exigence – on est très loin de Soral…

        Ensuite, je te cite : "ce que tu dis sur la personne de Soral ne m’intéresse pas". Eh bien !, tu as grand tort. Non pas que la personne de Soral possède un intérêt remarquable en soit, non, mais parce que l’humain est infiniment plus intéressant que les généralités idéologiques qui servent essentiellement à meubler le temps sur Internet et se donnant un personnage valorisé de "penseur" (rires !) (c’est d’ailleurs pour ça que j’écris en ce moment un roman plutôt que des pensums comme ton idole, il y a dans le genre romanesque une vérité et une acuité que n’aura jamais la pensée seule sans chair – c’était juste une digression, quoique). Mais plus encore que cela, l’humain est toujours en amont du discours idéologique et les seuls qui ont espéré l’inverse ont donné naissance aux pires barbaries de l’Histoire en voulant créer ex-nihilo un homme nouveau conforme, non pas au produit d’une nature, d’un déterminisme social, de traumas, etc., ce qu’il est, non, mais d’un dogme "parfait" – là je n’hésite plus, ce n’est pas risible, c’est juste terrorisant.

        Alors voilà, j’affirme ici que si Soral au fond de lui n’était pas un individu dévoré par la haine et l’envie, ses prises de positions "politiques" (disons du moins conformes avec ta vision de la politique – voir au-dessus) seraient radicalement différentes exactement de la même façon que si j’avais été un petit garçon comme les autres très heureux d’être avec ses petits camarades et sentant au fond de lui qu’il leur ressemble, je ne défendrais pas une vision du monde où la liberté et la déviance sont à ce point centrales. Ce n’était finalement pas une digression au-dessus, tu vois, ça m’intéresserait mille fois plus (juste parce que, objectivement, ce serait plus intéressant) que Soral ait le courage d’essayer d’être écrivain et qu’il nous raconte ce qu’il a au fond des tripes et qui a ainsi donné naissance à sa haine en général et sa haine des Juifs en particulier, et puis aussi sa mythification de la force et du chef, et puis aussi…, etc., il en aurait des choses à nous dire, comme tout humain qui se livre à nu, voilà, je préférerais qu’il nous ponde un roman d’un magnifique pertinence humaine (par pitié !, ne me dites pas "Chute !" (ou alors pour rire)) plutôt qu’il nous sorte le mois prochain la même vidéo que d’habitude pour dénoncer "le Juif" qui comme chacun sait est partout.

        Pour ma part, c’est ce travail que je poursuis et il convient mieux à mon exigence et mon désir de profondeur. Probablement moins à la demande de tous ceux qui ont envie de consommer leur temps de cerveau utile en matant des vidéos sur le web pour conforter leur haine. Mais ce n’est pas très grave.


      • 1 vote
        Rounga Flifuche 31 juillet 2013 09:36

        Je fais remarquer que dès le début j’ai affirmé ma répugnance envers toute forme de pouvoir. La peinture "terrorisante" que j’en fais (et effectivement elle l’est) explique ce mépris. Par conséquent, si je noircis le tableau un peu trop, ça ne fait que faire de la contre-pub en plus pour le pouvoir, ce qui ne devrait pas déplaire à un anarchiste.
        Tu me cites à juste titre l’exemple de "quelques personnes libres et responsables qui, en coopération, décident d’organiser leur vie à l’échelle par exemple de leur quartier". J’avoue que tu tombes assez juste, car ce type de gestion de l’espace citoyen est par nature égalitaire : personne n’a ni plus ni moins de pouvoir qu’un autre, puisque la coopération implique que chacun participe de bonne volonté, sans forcer quiconque ni être forcé par un autre. Pour en revenir à ce que je disais un peu plus haut, il s’agit là d’un rapport de force parfaitement équilibré, et on peut dire que c’est le meilleur antidote contre les effets pervers du pouvoir dont j’ai fait une peinture accablante. Je crois en fin de compte que tu es plus d’accord avec moi que tu ne l’imagines.

        Je te réponds quand même sur Soral : bon, tu as vu, Soral je l’aime bien. Je trouve que ses points de vue sont pour la plupart intéressants, je trouve qu’il fait preuve d’un certain courage, et la rusticité de son caractère ne me dérange pas. Je dirais même qu’il m’a influencé, en bousculant les préjugés que j’avais sur certains sujets, et en me proposant des points de vue alternatifs sur d’autres. Je lui dois donc un certain nombre de choses, et il ne faut pas compter sur moi pour le renier. En revanche, ça me dérange beaucoup plus quand je vois ses disciples cybernétiques se prendre pour Soral, imiter ses tics de langage, reprendre aveuglément toutes ses lubbies, avec un talent bien inférieur à celui de leur Maître. Ca me fait chier, parce que du coup quand tu défends un peu Soral sur le net, on te confonds avec ces gars-là et il faut faire preuve de patience pour avoir un peu de crédibilité. Soral a-t-il créé consciemment ces inquiétantes émules, ou alors est-ce son magnétisme qui le dépasse (on ne peut lui nier un charisme et un talent oratoire particulièrement développés) et qui produit malgré lui ce genre d’individus ? Je ne saurais dire. Mais à sa décharge je remarque que Soral a toujours engagé ses auditeurs à lire et à se cultiver plutôt qu’à regarder des vidéos. On ne saurait lui reprocher ça.

        Enfin, je veux bien admettre que l’individu est plus important que l’idéologie. Tu as raison sur ce point. On remarque d’ailleurs souvent que les personnes s’accrochant le plus aux idéologies ont des individualités sans relief, sans saveur, sans profondeur. Et d’ailleurs Soral ne dirait pas le contraire, puisqu’il met toujours en relation ses analyses avec son vécu et son parcours personnel. En ce qui concerne le fait de "se livrer à nu", je trouve qu’il a suffisamment parlé de sa jeunesse de dragueur, avec l’honnêteté de n’en pas taire les aspects minables et glauques. N’oublions pas l’épisode de Poupeto le chien, fort émouvant bien que comique. (Et "Chute !" je l’ai pas lu)


      • vote
        Vaquette Vaquette 31 juillet 2013 16:53

        Alors effectivement Flifuche, nous sommes d’accord sur l’essentiel et comme je ne suis ni imbécile ni sectaire, je me garderai bien de te considérer comme infréquentable et crétin et un sale type et... uniquement parce que tu as une opinion sur Soral qui n’est pas la mienne, d’autant que ta formulation "il ne faut pas compter sur moi pour le renier" me plaît bien étant moi-même particulièrement fidèle autant par nature que par principe. Tout est bien qui finit donc bien, ouf !, c’est mon côté midinette, j’aime bien les happy ends.


      • 6 votes
        Bender Bender 30 juillet 2013 15:45

        Je te rejoins sur beaucoup de choses vaquette. Mais dire que sous Chavez on avait pas droit à la liberté d’expression je ne suis pas d’accord. Ou alors il aurait fallu dire qu’ils avaient droit à au moins autant de liberté d’expression que nous ici dans nos pays européens.


        • 5 votes
          Vaquette Vaquette 30 juillet 2013 15:56

          Je vais être honnête avec toi Bender, je n’ai aucune idée sérieuse de la réalité du Venezuela par delà ce que nous en raconte les médias auxquels je fais très peu confiance (et sans doute, la plupart des gens qui défendent Chavez en France en connaissent aussi peu que moi : il ne reste donc qu’un débat idéologique de principe sans grand fondement). Cette phrase, je la balance à la va-vite dans une vidéo tournée en temps réel, si je devais écrire un texte avec un peu de recul sur le sujet, je ne formulerais pas les choses comme ça (et je m’arrêterais sur l’exemple de la Syrie qui est incontestable et suffisamment parlant). Quant à la liberté d’expression ici, oui !, tu as raison et là, non seulement je connais infiniment mieux le sujet mais en plus, sois certain si tu ne connais pas mon travail, que c’est un sujet qui, disons, m’intéresse et même me préoccupe.


        • 12 votes
          l'argentin l’argentin 30 juillet 2013 21:15

          Pour vous Vaquette (concernant Chavez) car je ne vous connais pas personnellement mais votre personnage transpire la jalousie, la coquetterie et l’ auto-fellation sous couvert d’ humour, à plein nez ; mais je ne suis évidemment sûr de rien ! smiley 

          Y’ en a marre d’entendre des journalistes et des ignorants salirent l’image d’un des plus grands homme de ce début siècle, CHAVEZ, un petit bilan sérieux s’impose :

          "Depuis plus d´une décennie, certains grands médias ont diffusé une litanie de mensonges concernant Hugo Chavez. Obéissant à d´autres intérêts que ceux d´un monde meilleur pour les peuples, ils ont fabriqué des informations pour inculquer à leurs audiences l´image du « dictateur populiste ». Pourtant, ils n´ont pas vraiment expliqué pourquoi ni comment ce surprenant dictateur a vaincu ses adversaires politiques quinze fois sur seize dans les urnes, résultats reconnus sans équivoque par tous les organismes internationaux.

          Quant au « populisme », c´est le mensonge par omission auquel sont livrés ces grands médias, à moins que le « populisme », ce soit par exemple alphabétiser un million et demi de citoyens, réduire le taux de malnutrition enfantine de 40%, faire passer de 6 à 13 millions le nombre d’enfants scolarisés et faire passer l´enseignement secondaire de 53,6% à 73,3%, de 895.000 à 2,3 millions le nombre des étudiants universitaires, que ce soit créer 7.873 centres de santé, augmenter le nombre de médecins de 400% réduire de 49% le taux de mortalité infantile, opérer de la cataracte un million et demi de condamnés à la cécité et améliorer l´espérance de vie de 72,2 à 74,3 ans ?

          Etre « populiste », c’est aussi baisser le taux de pauvreté de 42,8 à 26,5% et celui de la pauvreté extrême de 16,6 à 7%. Suivant son coefficient GINI, l´Indice de Développement Humain (IDH) du Programme des Nations Unies (PNUD) classe le Venezuela comme le pays sud-américain où l’inégalité est la plus faible.

          Etre « populiste », c’est également augmenter les budgets sociaux de 60,6%, faire passer le nombre des bénéficiaires des pensions de retraite de 387.000 à 2,1 millions, construire 700.000 logements populaires, rendre un million d´hectares de terres à leurs ethnies originaires, remettre trois millions d´hectares de terre aux petits agriculteurs, augmenter la consommation alimentaire de 81%, faire passer de 250.000 à cinq millions le nombre d’enfants recevant une alimentation à l´école, impulser 50.000 coopératives populaires, augmenter le salaire minimum de 2.000% (16 à 330 dollars), offrir aux adultes en âge de retraite et n’ayant jamais travaillé 60% du salaire minimum comme retraite, 80% pour les femmes et les handicapés physiques, réduire la dette publique de 45 à 20%, ou améliorer le PIB par habitant de 4.100 à 10.810 dollars

          Etre un « populiste nationaliste », c’est sans doute récupérer la souveraineté énergétique face aux monopoles pétroliers, aux secteurs électriques et de communications et lancer ses propres satellites. C’est sans doute se retirer du FMI et de la Banque Mondiale en remboursant ses dettes de manière anticipée. C’est sans doute arriver à un taux de croissance de 5,5%, l´un des meilleurs au monde.

          Et le « populisme international » consiste évidemment à soutenir le continent américain par 8.800 millions de dollars en dons, financements et aide énergétique. A comparer avec les 3.000 millions de l´administration Bush.

          C’est sans doute créer Petrocaribe (Pétrolière Caraïbes) qui offre à 90 millions d´habitants de 18 pays d´Amérique Latine et des Caraïbes ou même à des communautés défavorisées des Etats-Unis un pétrole subventionné entre 40 et 60% pour leur indépendance énergétique. Ou créer avec huit pays une Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique (ALBA) afin de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Ou créer avec 33 nations la CELAC (Communauté des Etats Latino-américains et des Caraïbes) pour s´émanciper de la tutelle des Etats Unis et du Canada.

          Chavez a laissé au peuple bolivarien du Venezuela une immense lueur d´espérance. Les programmes de santé, d´éducation, d´alimentation et de logements sont bien en marche. Ce n´est pas Henrique Capriles, gouverneur d´un des Etats du pays avec les pires indices sociaux qui pourra facilement les convaincre qu´il fera mieux. Alors qu’il a déjà fait ses preuves en leur retirant les conquêtes sociales acquises pour avantager une minorité d´oligarques. " (texte tiré d’investigaction)


        • 4 votes
          Vaquette Vaquette 31 juillet 2013 00:14

          Ami-camarade l’Argentin,
          Ton texte est édifiant et je ne peux que te renvoyer à ce que je dis plus haut : je ne revendique pas cette partie de mes propos et je pense que chacun peut comprendre que lorsqu’on s’exprime à l’oral et presque au débotté, il est quasiment impossible d’avoir la même rigueur que lorsqu’on publie un texte auquel on a pris la peine de réfléchir. Alors voilà, je prends acte des infos que tu donnes ci-dessus et le plus clairement du monde j’exprime ici sans la moindre ironie le regret d’avoir mis dans le même panier les régimes syriens ou iraniens et celui de Chavez.
          Si je voulais botter en touche, je pourrais ajouter (ce serait une mauvaise excuse, je le concède, mais ce serait néanmoins vrai) que c’est pas moi, m’sieur, c’est Soral qu’a commencé ! Si on entendait plus souvent des gens qui font Attention, certains déifient de la même façon Chavez et Bachar el-Assad, mais ça n’a rien a voir, méfiance !, quelqu’un d’insuffisamment informé sur le sujet comme moi ferait moins facilement la confusion.
          Trois heures de colle quand même ?, pffff !, vous êtes pas cool m’sieur...


        • 6 votes
          l'argentin l’argentin 31 juillet 2013 01:12

          Bien à vous Vaquette et merci pour votre message plein d’humilité.
          Par contre je pense que vous faites fausse route en pensant que Soral "Déifie" Bachar el assad.
          Il défend le droit à l’auto-détermination du peuple Syrien et à la non-ingérence des pays de l’ OTAN mais n’a jamais mis El Assad sur le même plan que Chavez.
          En tout cas bonne continuation pour vos vidéos car même si je ne suis pas d’accord avec tout je vous trouve bien au-dessus de Robin des bois de boulogne smiley


        • 9 votes
          Vla l'Jean Jean Valjean 30 juillet 2013 15:51

          Bon, un peu déçu sur Skipi le grand Gourou.. C’est un peu l’éléphant qui accouche d’une souris, ça reste quand même très gentil par rapport à la très lourde pollution mentale que produit ce mec et l’équipe de mabouls paranoïaques qui l’entouttent...
          -
          Pour les petits Soraliens qui ont plus que 80 de Qi (je sais, ça paraît étrange), pas besoin d’attendre 15 ans... Normalement ils devraient avoir déjà honte d’avoir gobé ne serait-ce que 20% du purin "intellectuel" de cette boursouflure égotique.


          • 10 votes
            Rounga Flifuche 30 juillet 2013 16:05

            Je croyais que Soral "copiait" la pensée de Clouscard et de Michéa ? Alors il faudrait savoir : ou bien c’est vrai et alors son "purin "intellectuel"" est le même que les deux intellectuels précités et que pourtant tu trouves dignes d’intérêt, ou bien c’est faux et alors tu disais des conneries.

            Si en plus de me démêler ce problème tu pouvais essayer de résumer les grandes lignes de la pensée de Soral, ça m’aiderait, car ça me permettrait de voir si tu as compris ce qu’il raconte.


          • 7 votes
            Vla l'Jean Jean Valjean 30 juillet 2013 17:16

            "Si en plus de me démêler ce problème tu pouvais essayer de résumer les grandes lignes de la pensée de Soral, ça m’aiderait, car ça me permettrait de voir si tu as compris ce qu’il raconte."
            -
            Je ne fais pas partie de la secte, donc tu n’as pas à me faire passer d’examen pour savoir si j’ai bien compris ou non la parole prophétique "du maitre"...
            -
            Clouscard et Michéa, c’est entre autre ce qu’il a d’intéressant à dire, enfin c’est surtout pour appâter le quidam vers des conclusions nettement plus sombres, délirantes et très inspirées par les vieilles lectures Anti-Juives des années 30 ou "le Protocole" qui est bien plus ancien...
            -
            Bon enfin, je me suis assez expliqué là dessus, ça devient fatigant...
            Et puis Soral ça se résume en 2 lignes : "Tous pourris, tous des putes, ça va être la guerre civile, le chaos, tout ça de la faute des Francs-macs Sionistes, satanistes (comprendre les Juifs), on est foutus, les Juifs, toujours les juifs, partout... Venez prier et filer votre fric chez E&R comme ça on s’ra plus fort pour buter des Juifs et espérer mourir dignement.."


          • 3 votes
            Rounga Flifuche 30 juillet 2013 17:30

            Bon ok, donc t’as rien compris.


          • 10 votes
            Vaquette Vaquette 30 juillet 2013 17:32

            Et puis Soral ça se résume en 2 lignes : "Tous pourris, tous des putes, ça va être la guerre civile, le chaos, tout ça de la faute des Francs-macs Sionistes, satanistes (comprendre les Juifs), on est foutus, les Juifs, toujours les juifs, partout... Venez prier et filer votre fric chez E&R comme ça on s’ra plus fort pour buter des Juifs et espérer mourir dignement.."

            Personnellement, je ne trouve pas ça trop mal résumé.


          • 10 votes
            Rounga Flifuche 30 juillet 2013 17:32

            Je ne fais pas partie de la secte, donc tu n’as pas à me faire passer d’examen pour savoir si j’ai bien compris ou non la parole prophétique "du maitre"...


            C’est juste que si tu l’accables sans avoir compris ce qu’il dit, ça la fout mal pour toi.


          • 7 votes
            Vla l'Jean Jean Valjean 30 juillet 2013 19:08

            Oui tu as raison, mon esprit (et mon anus) ne sont pas assez élargis pour accueillir l’immensité du Logos universel de sa très sainte béatitude dorée Söt-Raël.


          • 3 votes
            ThaTon ThaTon 30 juillet 2013 16:13

            Vous inclinez vers ceux qui foutent le bordel, luttent, protestent, etc. indépendamment du contenu. Vous vous définissez en négatif d’une pensée dominante à un moment donné et en un lieu donné. C’est probablement subversif à sa manière, mais convenez que c’est le degré zéro de la politique.


            • 2 votes
              Vaquette Vaquette 30 juillet 2013 16:20

              J’en conviens ThaTon, c’est une façon de donner à la politique la place qu’elle mérite à mes yeux. Ceux qui connaissent mon travail savent que sur d’autres sujets (la morale individuelle par exemple), je peux être autrement plus "constructif" et profond.


            • 1 vote
              Latigeur Latigeur 30 juillet 2013 16:53

              A mon avis moins délirant que Jean Piépié sur le plan de la dialectique politico-escacalogique dominante sur agogovox.



              • 5 votes
                Zowie elfableo 30 juillet 2013 17:41

                j’aime bien ton fond ,Vaquette . ouais, t’as un bon fond ... tu dis des trucs qui me parlent .


                sur la forme , je suis moins positif :
                c’est comme si ta tête était un concept à part entière . je sais , ta coupe de cheveux t’appartient , mais je ne crois pas au concept dans l’art , ça vieillit assez mal en général . 
                autant dire que ça peut agacer et lasser même des personnes qui t’apprécient . 

                t’as vraiment pas besoin de travailler autant ton look pour faire passer ton message , au contraire , ça passe moins bien . 
                y’a beaucoup de génie dans la simplicité . 
                 
                 bonne continuation et bon courage : 
                tu t’es attaqué au maître des trolls , tu vas ramasser tes chicos , mon ami !


                • 2 votes
                  Vaquette Vaquette 31 juillet 2013 00:48

                  Excuse-moi Elfableo, je ne vais pas prendre la peine de te rédiger (ou de faire semblant) un post qui aurait l’air de répondre précisément au tien, tu imagineras sans peine que ça fait 10.227 fois que je réponds ici ou là sur mon look, j’ai donc du mal à me renouveler (et puis je n’ai pas que ça à foutre). En conséquence je te copie-colle une longue réponse qui explique tout ça que j’ai postée dans les coms de l’épisode 12 (sur ce site, ici : http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/une-histoire-de-censure-episode-12-39612 ), ça remettra peut-être en cause tes a priori, disons, esthétiques, qui sait ? :

                  Bon, je vais essayer de répondre à tout le monde d’un coup d’un seul.

                  Je commence par un copier-coller d’une réponse que j’avais faite sur un autre site il y a quelques temps, vous me pardonnerez le ton probablement trop vindicatif (mais l’ambiance n’était pas la même sur le site en question), le fond de ce que j’ai à dire est néanmoins pertinent :

                  "@ XXX et à tous les crétins qui me ressortent la tarte à la crème de ma coupe de cheveux puisque c’est la seule chose qu’ils sont en mesure de percevoir de mon discours et/ou de mon travail : un islamiste avec une barbe, un faf avec un blouson Lonsdale casual, un branleur de banlieue avec un survet, des Nike et du bling-bling, etc., il cherche à marquer sa ressemblance, son appartenance à un groupe pour se fondre dans un collectif qui – effectivement – le rassure tant son individualité ne lui semble pas assez forte pour s’imposer. Quiconque est a minima lucide s’apercevra que ma démarche est à l’exact opposé : il est difficilement contestable que mon "look" n’appartient absolument qu’à moi (ne serait-ce que parce que, mon cher XXX, tu es probablement bien trop faignant pour te coiffer comme ça tous les matins et de toute façon trop pleutre et pusillanime pour sortir dans la rue en étant remarquable et conséquemment remarqué) et qu’a contrario d’un uniforme, il a pour ambition très modeste (une fois encore, fort heureusement, je ne pense pas pouvoir être réduit à ma seule apparence anecdotique et de très loin) d’afficher ma singularité et puis aussi de montrer à tous que justement on peut s’affirmer de façon singulière et côtoyer malgré cela "la société" sans grands dégâts ni pour elle ni pour moi. Je vous laisse réfléchir à ça, assènerait Vaquette dans je ne sais plus lequel de ses (merveilleux) spectacles…"

                  Alors oui, Nora, mon apparence est un "faux look de faux punk" mais un vrai look de vrai Vaquette, ça tombe bien, c’était mon but. Après, que ma singularité ne vienne pas de nulle part (en l’occurrence du mouvement punk qui a été une "révélation" à 17 ans comme plein de jeunes gens à cet âge) et que j’en ai conscience et l’affirme et l’assume, je trouve que ce diptyque est très signifiant et même sain : savoir d’où on vient, avoir des racines, mais chercher, non pas à les renier, mais à les dépasser, à grandir, à aller voir ailleurs tout en restant fidèle. Ça a donné mon look mais aussi par exemple, musicalement, le premier morceau de mon dernier CD (http://www.crevez-tous.com/mp3/creve_vaquette.html), une façon de dire "je viens du punk" mais aussi "aujourd’hui, on est en 2008 et la musique que j’ai envie d’écouter et de composer se rapproche plus du hip-hop et de l’électro parce que je n’ai pas envie de faire partie de ces gens qui, passés 40 ans, continuent à écouter uniquement les disques qu’ils aimaient à 20 ans", aimer une musique (c’est valable évidemment pour tous les arts et par-delà pour plein d’autres choses, ses idées ou son pays par exemple), ce n’est pas la regarder mourir en l’enfermant dans un bocal mais de la faire vivre et évoluer avec son temps. 

                  Quant à savoir (ça, c’est pour Caracole mais je vais revenir à Nora très vite) si ça fait de moi "quelqu’un qui n’est jamais naturel, toujours en représentation, en spectacle", bah !, tu crois qu’un cadre qui porte une cravate est lui ou qu’il représente à cet instant la projection de ce qu’il (et de ce que les autres attendent de lui) estime être sa position sociale ? Et c’est évidemment tout aussi vrai pour les rappeurs à casquette ou les profs à barbe en loden ou… On se construit tous en société (je vous renvoie à "la Volupté de l’honneur" de Pirandello) et en cela comme en tout, le début de la libération d’une aliénation psychologique (une addiction par exemple, un enfermement dans une projection, toutes les névroses en général, etc.) passe par la prise de conscience de cette aliénation. Je pense qu’en mettant en scène, en affirmant à moi-même et aux autres de façon aussi ostensible le rôle social dans lequel me fait entrer mon look, c’est une façon de dire à tous, à commencer par moi, "Ouh ! Ouh ! Faites gaffe ! C’est du jeu !" et de risquer moins qu’un cadre à cravate ou qu’un rappeur à casquette de prendre trop au sérieux cette codification sociale ou en tout cas de ne même pas s’en rendre compte. Sur ça comme sur énormément de choses, je jure que je ne prétends certainement pas montrer un chemin universel que chacun devrait suivre, juste, quant à moi, modestement, je crois cette explication a minima recevable.

                  Je reviens à toi Nora, comme promis, parce que de que tu dis est très intéressant. Quand j’ai découvert adolescent Thiéfaine puis les Bérurier noir, j’ai trouvé ça du plus haut ridicule et je me suis foutu de la gueule (avec une certaine morgue : petit, j’étais encore pire que je ne le suis) respectivement de la copine et du copain qui m’avait fait écouter ça. Et puis, un peu de temps est passé, heureusement pour moi pas trop, et j’ai passé par-dessus mes préjugés et mes certitudes (strictement) réactionnaires et je suis devenu "fan" des deux. À l’opposé, il y a quelques années, j’ai écouté comme "tout le monde" j’imagine un titre de Didier Super et j’ai tout de suite trouvé ça bien. Et puis, en dix minutes, deux heures ou trois mois j’en avais fait le tour parce qu’il n’y a absolument aucune profondeur chez ce monsieur (je ne digresse pas sinon je vais faire 207 pages, mais c’est à mes yeux le problème principal du web : la surexposition qu’il donne à des choses immédiatement compréhensibles (parce qu’on est là pour passer 20 secondes sur un site, pas pour creuser un sujet) et qui plaisent "à tout le monde" parce qu’un buzz, c’est un truc que tout le monde envoie à ses copains qui l’envoient à leur tour sinon la chaîne promotionnelle se brise)).

                  Il y a longtemps, j’ai écrit dans une chanson "Je ne crois pas (…) que ce qui est facile puisse avoir de la valeur". Ça ne veut pas dire que tout ce qui est difficile est valeureux, juste, quelque chose qui se comprend et nous plaît immédiatement est la plupart du temps très superficiel et qu’à l’inverse, en art comme en toute chose, grandir nécessite des efforts et du temps. Une fois encore, ta réaction épidermique puis ton extrêmement sain et valeureux désir de remettre en cause tes préjugés à mon égard n’est bien sûr pas la preuve que j’ai un talent fou, juste, ce n’est peut-être pas un si mauvais signe que ça, ma façon de rebuter au premier abord la plupart des gens qui veulent se faire une idée de mon travail en dix secondes comme il le ferait pour Didier Super.

                  Après, je ne vais pas te raconter des conneries en t’expliquant que j’ai construit délibérément une façade horripilante (pour reprendre tes mots) afin que seuls les plus méritants parmi les spectateurs puissent avoir accès à mon ImmensE talent, ce serait ridicule, cela étant, avec le recul, je suis certain que tout ceci ne s’est pas construit par hasard, je veux dire qu’il y a forcément un lien entre l’exigence que je mets dans mon travail, cette conscience que j’ai que ce qui est facile n’a pas de valeur, le fait aussi que les artistes que j’aime sont pratiquement toujours perçus comme difficiles (soit parce qu’ils sont radicaux, soit parce qu’ils sont formellement "intellos", soit les deux ensemble (mes préférés…)) et le fait que mon personnage se soit peu à peu construit en rebutant au premier abord la plupart. Tu me diras sur le long terme, j’en connais pas mal qui ont eu du mal au début et qui aujourd’hui connaissent et apprécient profondément mon travail. On verra…


                • 2 votes
                  Zowie elfableo 31 juillet 2013 02:00

                  " @ tous les crétins qui ..... " 


                  déjà ça commence mal .... du coup pas eu envie de me fader ton copié collé à 2 balles .
                   tu l’as pris sur ton égo , tant pis . t’as sans doute penser que t’avais à faire à un troll , mais c’était juste un conseil d’artiste à artiste . 

                  tu préfères garder cette tête , quitte à faire fuir même les gens qui pensent comme toi .
                    tu t’en fous de ce que disent ces gens là ? c’est bien, en tant qu’artiste ça se respecte . 

                  perso , j’ai laissé tombé la crête y’a 15 ans pour passer inaperçu dans la vie de tous les jours . sur scène , je ne ressentais pas le besoin d’attirer l’attention de cette manière là , surtout quand on écrit en Français . 
                  chacun son truc . 




                • 2 votes
                  Vaquette Vaquette 31 juillet 2013 02:41

                  Merci pour tes conseils confraternels, juste, moi, je ne porte pas de crête. Si tu avais passé par-dessus la forme brutale du début de mon copier-coller, tu aurais peut-être pu essayer de comprendre ça qui est longuement expliqué. Et puis aussi (qui est longuement expliqué) que c’est délibérément que ma forme en général (depuis mon look jusqu’à manifestement mes copier-coller) met une barrière d’entrée, ça permet que ceux qui n’ont pas envie de faire des efforts mais juste de se retrouver dans ce qu’ils connaissent déjà, facilement (et moi je pense que c’est la plaie de notre époque, ça, la facilité, le manque d’exigence) n’aient pas envie d’entrer. Manifestement, ça marche toujours aussi bien.


                • 4 votes
                  Zowie elfableo 30 juillet 2013 17:50

                  perso, je pense que les politiques devraient être censurer à la télé , question d’éthique : 

                  le pouvoir de l’image ne devrait pas permettre à quelqu’un d’être élu . 

                  gagner du fric avec la télé , soit , mais tromper le peuple avec ce pouvoir là , même chez nous le culte de l’image met nos idéaux six pieds sous terre !

                  • 4 votes
                    Aldo Berman Aldo Berman 30 juillet 2013 22:39

                    Une histoire d’égos, serait un meilleur titre. 

                    Le "Je" de Vaquette vaut-il le "Je" de Soral ?
                    Vous allez finir à tous ressembler à BHL et sa règle du "Je"

                    • 5 votes
                      katapugon 30 juillet 2013 23:16

                      ..... on apprend rien à écouter ses vidéos. Il défend les guerres de L’OTAN, c’est un marqueur rédhibitoire ... C’est de la bouillie intégrale de gauchiste à la rue. Je connais 10 mecs dans mon quartier capable de sortir un discours aussi vain avec la même voix de fausset et cet aspect typique de la chochotte ... certains avec une houpette, et d’autres avec une partie du crane rasé, bref des comiques de situation au sérieux ridicule ...
                      .

                      Le site de Soral est informatif quant à lui. On ne peut nier son côté franchouillard boxe française, Gabin ... et on en passe.... Il est carrément 10 ans en arrière quand il imagine que les musulmans de banlieues vont cesser la violence et aller vers une réconciliation, vieille lune du gaucho qu’il a été . Sa bibliothèque des antisémites est ringarde. Mais il nous informe ...
                      .
                      Celui-là, le diablotin de service, le troll, édite à tour de bras sur AVTV, après l’échec de Robin ... il faut j’imagine un opposant à Soral ?
                      .
                      J’ajoute que pour avoir vu mon com censuré par sa modération, je trouve marrant qu’il pleure sur sa censure personnelle . Mais je serais tout pareil censuré chez E&R...
                      .
                      Il est certain que si un gus pareil arrive à s’implanter sur ce site, et j’en vois ici qui semblent jouer cette carte là, il va y avoir des défections et on ira directement lire Soral chez Soral. Ce que j’étais entrain de faire et j’y retourne .... interview de Serge Ayoub par Dieudonnée ...



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