• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Ces 28 banques systémiques en situation de créer un cataclysme financier (...)

Ces 28 banques systémiques en situation de créer un cataclysme financier mondial

François Morin et Olivier Berruyer tirent la sonnette d'alarme à propos de cet oligopole constitué de 28 banques systémiques "en situation de mettre en faillite l'ensemble du système financier mondial"

 

 

François Morin : l’oligopole bancaire, une « hydre mondiale » (Mediapart, le 15 juillet 2015)

 

 

« 28 banques gouvernent le monde », accuse François Morin. Revenant sur le pouvoir de cet oligopole mondial, l’économiste propose d’abattre cette hydre et de redonner le pouvoir de la monnaie aux États. (voir la liste de ces banques systémiques - pour la France : BNP Paribas, Crédit Agricole, Banque Populaire CE et Société Générale)

 

28 banques définies par le G20 à Cannes en 2011 comme étant systémiques, c’est-à-dire ayant la possibilité si elles font faillite de créer un krach mondial, pas simplement financier mais aussi économique. Ces banques sont de taille tout à fait gigantesque. (...) Le total des bilans de toutes ces banques est équivalent au total de la dette publique mondiale.
Donc des Etats faibles, endettés, face à une force phénoménale...
 
Il s’agir d’un oligopole qui occupe des positions dominantes sur les plus grands marchés de la finance globalisée ; par exemple ils occupent des positions dominantes sur le marché des changes (5 d’entre eux détiennent 51% des transactions sur le marché des changes), mais aussi sur les marchés obligataires, sur les marchés interbancaires, sur les marchés des produits dérivés... on retrouve toujours ces 28 banques dans des positions extrèmement dominantes sur ces marchés.
 
Ces banques dominent ces marchés mais aussi s’entendent entre elles, ont des comportement collusifs de façon régulière. C’est pour ça que cet oligopole est devenu aujourd’hui extrèmement dangereux pour la planète.
 
Manipulations en bande organisée sur des grands marchés (libor, marché des changes et bien d’autres).
 
Les amendes récentes ne dissuadent pas ce comportement collusif.
 
Les Etats sont otages du système financier.
 
Ces grandes banques ont été à l’origine de la crise financière de 2008...
Tous ces prêts toxiques se sont transformés en dette publique...
 
On a des politiques restrictives parce que les Etats ne maîtrisent pas leur monnaie, ne sont plus souverains en matière monétaire.
Les régulateurs financiers ont imposé aux banques des mesures presque superficielles. On a demandé aux banques de relever légèrement leurs capitaux propres (...) mais ce relèvement a été tout à fait minime...
 
On n’a pas cherché avec des lois de séparation à isoler leurs activités financières des activités de crédit. Fondamentalement ces logiques financières sont dangereuses à cause de l’énormité de ces produits financiers particuliers qu’on appelle des produits dérivés, qui ont été à l’origine de la précédente crise...
 
Toutes les conditions sont réunies pour qu’on ait un prochain cataclysme financier, qui peut survenir soit à travers le défaut d’un Etat, soit à travers le défaut d’une grande banque systémique, soit aussi avec des phénomènes de bankrun...
 
On a libéralisé de très grands marchés financiers, de très grands marchés monétaires, on a libéralisé les taux de changes, on a libéralisé les marchés de taux d’intérêts (...), ça a créé cette immense industrie de produits dérivés (hautement spéculatifs) qui aujourd’hui crée de l’instabilité permanente dans le système... En plus les Etats se sont déssaisis de la création monétaire (...) Ils se sont démunis complètement et on a créé à la place cet oligopole qui est aux manettes avec les banques centrales pour gérer ce processus. 
 
Il faut que les Etats se mettent d’accord sur un nouveau système monétaire international, où ils reprennent la main sur la création monétaire, mais dans un cadre international, pas seulement européen... Un nouveau Bretton-Woods...

 

 

________________________________________________

 

 

François Morin : "28 banques ont la capacité de déstabiliser le système monétaire et financier... (France 24, le 30 juillet 2015)

 

 

À l’heure où les États s’interrogent sur leur endettement et sur les risques d’une nouvelle crise bancaire, Caroline de Camaret reçoit François Morin l’auteur de "L’hydre mondiale" (Ed. Lux).


Économiste et professeur émérite de sciences économiques à l’Université Toulouse, François Morin connaît le système bancaire de l’intérieur, en tant qu’ancien membre du Conseil général de la Banque de France et du Conseil d’analyse économique.
Dans son ouvrage, l’économiste accuse 28 banques de "gouverner le monde" et d’avoir "la capacité de déstabiliser le système monétaire et financier mondial".

Visitez notre site :
http://www.france24.com

 

 

Un bilan total de 50 000 milliards de dollars pour ces banques systémiques...

Les Etats sont dans une situation beaucoup plus difficile qu’en 2007-2008...

Il faut revenir aux causes de la crise financière.

 

 

________________________________________________

 

 

Des banques (systémiques) en situation de mettre en faillite l’ensemble du système financier mondial (BFM business, le 5 novembre 2014)

 

 

Le 5 novembre, Olivier Berruyer s’est penché sur la notion de banques systémiques dans Les Experts présenté par Nicolas Doze, sur BFM Business.

 

La banque française la plus exposée sur les marchés dérivés, c’est BNP. Elle a 1800 milliards de bilan ; elle a 70 milliards de fonds propres... Une fois qu’on a dit ça, qu’est-ce qu’on fait ? Il faut diminuer le risque, il faut empêcher le risque...

 

 

________________________________________________

 

 

Le 24 novembre 2014, Olivier Berruyer : Les banques centrales prennent des risques de plus en plus sidérants

 

 

"quand vous allez voir un reset des marchés financiers historique... L’Armaggedon... C’est comme ça que ça se passe depuis 2 ou 3 siècles..."

 

 

Tags : Europe Economie Politique Etats-Unis Société Scandale Arnaque ? Etonnant International Lobby Euro Monnaie Banques Dette Crise financière Oligarchie Corruption Polémique Manipulation Finance BCE




Réagissez à l'article

32 réactions à cet article    



    • 1 vote
      Queens_of_the_Storage Queens_of_the_Storage 1er août 2015 17:22

      @maQiavel

      Pour répondre au premier article sur LA CONCENTRATION DE LA PRODUCTION ET LES MONOPOLES, je cite C.Wilcox, Competition and Monopoly on american Industry - 1940 :

      "La supériorité du rendement des grandes entreprises n’a pas été démontrée ; les avantages qui sont censés détruire la concurrence ont manqué de se manifester dans de nombreux domaines. Les économies dues à la dimension des entreprises, là où il y en a, ne nécessitent pas toujours le monopole ... là où les dimensions permettant le rendement maximum peuvent être atteintes longtemps avant que la majorité des productions soit soumise à un tel contrôle. On ne peut accepter la conclusion suivant laquelle l’avantage de la production série doit inévitablement mener à l’abolition de la concurrence. Notons au surplus que le monopole résulte fréquemment de facteurs autre que la réduction des prix des grandes entreprises. Il est obtenu par des collusions, et encouragé par les pouvoirs publics."

      Mais encore faut-il regarder la politique mise en oeuvre en Allemagne ("planisme scientifique" et "organisation consciente de l’industrie") dans l’exemple décrite par Lénine pour se rendre compte que la critique sur le capitalisme n’est qu’un camouflé cacher la grande influence du politique dans l’économie. 


    • 1 vote
      coinfinger 2 août 2015 08:58

      @maQiavel
      Nous ressortir Lénine , c’est noyer le poisson sur lequel insiste l’article . 1) du fait que le texte en question à une base fausse , trés dialectique hégélienne abstraite , genre je sais tout et ignore la singularité . Dans le cas présent ce n’est pas la concurrence en général qui engendre la concentration mais le fait qu’il existe une dissymétrue fondamentale entre marché du travail et autres marchés .

       2) l’article parle d’un phénoméne spécifique à notre époque qui n’est pas celui d’Hilferding , ni de Lénine . Celui de la domination du capital banquaire , y compris sur le capital productif .


    • vote
      maQiavel maQiavel 2 août 2015 10:49

      @coinfinger

      -Dans le cas présent ce n’est pas la concurrence en général qui engendre la concentration mais le fait qu’il existe une dissymétrue fondamentale entre marché du travail et autres marchés 

      ------> C’ est votre hypothèse. Certains Marxistes LEninistes continuent de dire que c’ est la concurrence en général qui engendre la concentration , même dans notre contexte.

       

      -l’article parle d’un phénoméne spécifique à notre époque qui n’est pas celui d’Hilferding , ni de Lénine . Celui de la domination du capital banquaire , y compris sur le capital productif . 

      ------> Il en parle déjà : « On entend assez souvent les milieux industriels et commerciaux se plaindre du "terrorisme" des banques. Faut-il s’en étonner, quand les grandes banques "commandent" ? »


    • 1 vote
      coinfinger 2 août 2015 13:05

      @maQiavel
      Vous ne poussez pas l’analyse assez loin , ausi loin que K Marx en tout cas , comme tous les marxistes qui vivent sur la rente du Maitre et nous laissent à l’abandon , face au présent .

      Hilferding , confond argent/monnaie et capital bancaire . çà faut deux . Si l’on peut prévoir une crise bancaire , par rapport à laquelle celle de 2008 n’est que pipi de chat , car amortie par la dette des états et les quantitative easing , c’est que les propriétaires de la monnaie et le capital bancaire sont deux choses distinctes . Le rapport entre ces deux choses distinctes reste à éclaircir . Marx s’est arrété au seuil de la question avec le Livre III du Capital , par un ’ et toute cette merde se résoud par la lutte des classes’ . Encore n’était ce qu’au brouillon 

      tant bien que mal débroussaillé par Engels . Lui méme n’a pas tout compris laissant comme énigme ’ la transformation des valeurs , en prix ’ . Les Marxistes pataugent encore sur cette question alors que le ’capitalisme’ a franchit l’étape lutte des classes ( en tout cas politique ) telle qu’elle se posait alors . Mais a aggravé la contradiction à lutte des races et au delà , envers la nature à lutte des espéces .

      J’estime avoir moi méme débrouillé la question de la dite transformation , au moins , je devrai écrire mon livre avant de mourrir , j’espére . une premiére indication sur cette fameuse transformation , c’est que oui le pb existe , contrairement à ce qu’affirmaient Hilferding et Lénine et que non çà ne se passe pas dans le cadre de la dite ’reproduction d’ensemble du capital’ , çà inclut la monnaie .


    • 7 votes
      Lisa Sion Lisa Sion 1er août 2015 12:38

      Tout empire bâti sur un mensonge si gros soit il finit par s’écrouler...

      Celui qui se domine est plus fort que celui qui veut dominer le monde entier...


      • 4 votes
        maQiavel maQiavel 1er août 2015 13:15

        Joli.

        J’ aime bien celle à aussi : "la domination de son être , c’ est là que se trouve la liberté."


      • 1 vote
        Pakap Pakap 5 août 2015 12:37

        @Lisa Sion
        Je suis d’accord avec vous. Mon plussage ne passe pas alors que les autres commentaires peuvent en bénéficier, les mystères du blog AV.

        Seuls s’en sortiront sont ceux qui savent se contraindre. Les goinfres et les affameurs sont des psychopathes dangereux mais sont-ils heureux de l’être ? Les menteurs et les rêveurs sont fragiles, l’histoire le prouve sauf que ça coûte chaque fois très cher de les éliminer.

        Donc heureux celui qui se satisfait de son sort et qui ne cherche pas à s’imposer.


      • 4 votes
        Voter Après la Monnaie Voter Après la Monnaie 1er août 2015 16:56

        Et ça continue à croire qu’on peut rendre le monde monétaire "plus propre et vivable", oubliant qu’il y a toujours "un intérêt" à polluer, un intérêt à faire la guerre, un intérêt au chômage, et pas d’intérêt à ce que l’éducation plein et entière pour tous existe avec psycho et philo comprises.
        .
        Dans un monde où pour avoir "un chiffre d’affaire", il faut le prendre à un autre, comment voulez-vous vivre dans un monde en paix sans magouilleurs ?
        Passez à la suite ! :)


        • 1 vote
          Lila K Lila K 4 août 2015 22:51

          @Voter Après la Monnaie
           

          Je crois que, même sans monnaie, il y aura toujours quelqu’un pour écraser les autres, piller les ressources, s’approprier des terres, prendre le pouvoir...

           


        • vote
          Voter Après la Monnaie Voter Après la Monnaie 6 août 2015 14:31

          @Lila K
          .

          Je comprends votre remarque, mais croyez vous en "l’occultisme" des agissements et pensées ? Croyez-vous que les humains agissent "sans raison" ?
          Quand un humain "pille" les ressources, c’est pour quelle raison ?

          Quand un humain veut "s’approprier" des terres, c’est pour quelle raison ?

          S’il veut "prendre le pouvoir", c’est pour quelle raison ?

          Et toutes ces raisons, sont-elles soignables ? Quelles sont à votre avis les motivations psychologiques ?

          S’il n’y a plus de monnaie pour payer le soldat, croyez-vous que les mercenaires existeraient encore ? Celui qui veut "prendre le pouvoir", dans un monde sans monnaie il prend le pouvoir sur quoi ???

          Etc.


        • 1 vote
          ldv07 ldv07 6 août 2015 16:42

          @Voter Après la Monnaie

          Un être humain n’agit jamais sans raison, fussent-elles profondément enfouies en lui même.

          Et puis le pouvoir sur les autres n’a pas forcément comme motif l’argent mais ... le pouvoir tout court. Le pire avec l’argent c’est qu’il a permis au "médiocres" mais "malins" de prendre le pouvoir au point de faire de l’argent "le pouvoir".

          L’honneur et la richesse en biens sont aussi des motivations pour le pouvoir.


        • vote
          Lila K Lila K 6 août 2015 17:47

          @Voter Après la Monnaie
           

          Une société idéale n’aurait pas besoin de monnaie, ça c’est certain.


        • vote
          Lila K Lila K 6 août 2015 18:01

          "société idéale", c’est-à-dire sans conflits  : tous les besoins (primaires) sont satisfaits, tout le monde coopère, tout le monde pense pareil (à peu des choses près), personne n’a une ambition plus grande que les autres, pas de jalousie, pas de tire-au-flanc, pas d’envieux, pas de manipulateurs, etc

           

          L’argent (le profit, faire du fric...) n’existerait pas dans cette société.


        • vote
          Voter Après la Monnaie Voter Après la Monnaie 8 août 2015 22:57

          @Lila K
          Pourquoi réduire l’analyse à un subtil foutage de gueule ? ;)

          .

          pourquoi faudrait-il que tout le monde pense pareil ? Pourquoi faudrait-il que tout le monde coopère ? Que faire de la responsabilisation individuelle ? Pourquoi brider les ambitions personnelles ? Si quelqu’un a plus de capacités, pourquoi le brider ? Qu’est-ce que la jalousie en terme de psychologie ? Quel est l’impact réel des "tire au flanc" dans une société ? Pourquoi la manipulation d’autrui est-elle possible ?

          .

          La psychologie semble être "le point faible" pour vous, mais l’avez-vous étudié ou seulement observé à la télé ?


        • vote
          Voter Après la Monnaie Voter Après la Monnaie 8 août 2015 23:03

          @ldv07
          "Un être humain n’agit jamais sans raison, fussent-elles profondément enfouies en lui même."

          .

          Bravo. Enfin... Nous avons le même point de départ d’analyse.

          .

          "Et puis le pouvoir sur les autres n’a pas forcément comme motif l’argent mais ... le pouvoir tout court."

          .

          Mais le pouvoir s’appuie sur quoi pour l’exercer ? (soldats ? Lois imposées ?)
          Vouloir maîtriser l’autre n’est qu’une preuve d’infériorité mentale. Sachant cela, qui a envie "de prendre le pouvoir sur l’autre" ?

          .

          "L’honneur et la richesse en biens sont aussi des motivations pour le pouvoir."

          .

          Si les biens sont disponibles (dans une société de l’accès, c’est le cas), la motivation par "les biens" est-elle toujours possible ?
          Quant à l’honneur... Qu’est-ce qui fait l’honneur ? La publicité qu’on lui donne. Cette publicité serait-elle toujours possible dans une société post-monétaire ?


        • vote
          Lila K Lila K 9 août 2015 12:41

          @Voter Après la Monnaie
          Pourquoi vous réagissez aussi agressivement à ce que vous croyez être du foutage du gueule ?

           Je n’ai rien fait d’autre que décrire une société qui, selon moi, n’aurait pas recours à l’argent et ne connaîtrait donc pas les affres d’avoir comme leitmotiv de "faire du profit", "faire du fric"...

          Vous n’êtes pas d’accord avec ça ? Vous pensez qu’une société telle que je l’ai décrite utiliserait de la monnaie ?


        • vote
          Voter Après la Monnaie Voter Après la Monnaie 9 août 2015 14:52

          @Lila K
          .

          Il n’y a aucune agressivité dans mes propos. Le clin d’oeil était là pour montrer la dérision des mots. smiley

          .

          "......... Je n’ai rien fait d’autre que décrire une société qui, selon moi, n’aurait pas recours à l’argent et ne connaîtrait donc pas les affres d’avoir comme leitmotiv de "faire du profit", "faire du fric"...Vous n’êtes pas d’accord avec ça ? .........."

          .

          je suis d’accord avec votre présente phrase, mais celle que vous utilisiez dans le message précédent, avait une teinte (mais je me suis peut être trompé) faisant passer l’analyse post-monétaire pour de doux rêveurs complètements neuneux.

          Exemple :

          quand vous utilisez la sémantique : "...........tout le monde pense pareil (à peu des choses près), personne n’a une ambition plus grande que les autres, pas de jalousie, pas de tire-au-flanc, pas d’envieux, pas de manipulateurs,........."

          .

          La jalousie est un composant de la psychologie humaine. Dire "pas de jalousie" revient à dire "pas d’humain". Le problème n’est pas dans l’existence de la jalousie, l’envie, etc. mais dans sa compréhension et dans sa "gestion". Un humain aimé sera toujours quelque part jalousé d’un autre humain pas ou mal aimé.

          La solution pour que ça ne se développe pas au delà d’un sentiment éphémère, c’est de comprendre le pourquoi des choses et d’ensuite pouvoir les améliorer.

          Mais pas de déclarer "la jalousie d’existera plus".

          Dans le monde monétaire, elle est exacerbée pour déclencher l’acte d’achat. Dans un monde post-monétaire, elle reprendre sa place "normale".

          Il en va de même pour la fainéantise, le "penser pareil", etc.

          C’est un peu la même erreur que celle des communistes qui "interdisent dieu" sans comprendre le pourquoi de ce besoin chez certains humains. (ok, vous n’avez pas dit "la jalousie sera interdite", mais comprenez vous ce que je veux dire ?)

          .

          Est-ce que les présents propos sont clairs ? Si "non", n’hésitez pas à contre argumenter :)


        • vote
          Lila K Lila K 9 août 2015 15:46

          @Voter Après la Monnaie
          Vous réagissez à mon premier commentaire comme si j’avais écrit qu’une société non-monétaire ne pourrait exister qu’avec les caractéristiques décrites dans mon exemple de "société idéale". Ce n’est pas du tout ce que dit mon commentaire... J’imaginais juste une société "idéale", imaginaire (irréelle), où le concept de monnaie (d’argent, de profit, etc) n’existerait même pas.


        • vote
          Lila K Lila K 9 août 2015 16:18

          @Voter Après la Monnaie
          Pour ce qui est d’un monde post-monétaire, dans le réel cette fois, pas dans l’imaginaire, bien malin celui qui peut savoir à l’avance ce qu’il serait...

           

           Pourquoi pas un monde "à la Mad Max", hyper-violent, totalement injuste, où la loi du plus fort règnerait, où la course à l’argent serait remplacée par la course à des biens (eau, nourriture, sources d’énergie...) indispensables, raréfiés et captés par une minorité au détriment de la majorité (l’équivalent de l’argent dans un monde monétaire) ?

           

          Ou bien un monde plus juste, basé sur le partage, la coopération, où les ressources disponibles seraient réparties équitablement, où la sagesse serait le pilier du fonctionnement de la société ?

           

          Toutes les extrapolations sont envisageables.

          Qui peut dire lequel de ces deux mondes post-monétaires est le plus probable ?

          A mon avis, personne ne peut le prévoir. On peut prédire un monde meilleur, comme on peut prédire un monde encore pire...

           


        • vote
          Voter Après la Monnaie Voter Après la Monnaie 9 août 2015 19:04

          @Lila K
          Il faudra donc attendre que le monde actuel soit pire, pour qu’entre deux "pires", le choix aille vers un monde où mathématiquement il y a des possibilités, contrairement au monde monétaire.
           ?

          .

          Madmax... Oui, peut être. D’où l’intérêt de mettre en place dès maintenant et ne pas attendre le chaos. Mais la raréfaction pour que les choses ait un prix, est une situation artificielle du système monétaire. Dans la réalité, produire et mettre à disposition n’est pas un problème physique.
          La peur du manque est tellement "institutionnalisé" par le système actuel...

          .

          D’ailleurs, même Madmax, (oeuvre en soi) ne contribue-t-il pas propager l’idée que "hors du champs actuel, seul le chaos sera !"

           ?


        • vote
          Lila K Lila K 10 août 2015 22:09

          Mad Max ratisse large... Chacun y trouvera ce qu’il a envie d’y trouver. On peut aussi y voir une dénonciation du système actuel, tellement malade qu’il finit par s’effondrer...

           

           Le système actuel est malade parce que "la tête" est malade.

          La tête méprise le "reste du corps" qu’elle considère comme son esclave.

          Le "reste du corps" (99,xx % de la population) fonctionnera sur des principes identiques quel que soit le système (monétaire, non-monétaire...) : ne demande qu’à vivre tranquillement (pacifiquement, respect de l’autorité...), avoir un travail correct, avoir son chez-soi, fonder une famille, assurer un avenir à ses enfants, etc.

           

          La tête et le reste du corps ne devraient faire qu’un...

           


        • vote
          Voter Après la Monnaie Voter Après la Monnaie 11 août 2015 23:03

          @Lila K
          Considérer que la société a "une tête" et doit avoir une tête... C’est déjà de la déresponsabilisation citoyenne.

          L’humanité adolescente doit devenir adulte.

          Ou disparaîtra.


        • vote
          Lila K Lila K 12 août 2015 12:11

          @Voter Après la Monnaie
          Bah oui, je considère que la société a "une tête", et ça ne date pas d’hier ! smiley 

          La tête c’est une minorité qui agit selon ses intérêts (qui sont énormes), en manipulant, avec un grand mépris, "le reste du corps" (99,xx % des gens). Elle contrôle (plus ou moins) tout ce qui a de l’importance pour elle (monnaie, énergie, économie, industries, médias, politiques, etc) et déclenche tous les événements importants (guerres, krachs, coups d’état, etc) qui lui sont favorables (si elle ne les déclenche pas, elle prendra le train en marche pour y tirer quand même un bénéfice).

          La tête est bel et bien là, et le reste du corps suit le mouvement sans trop rechigner...

           

          Bah non, je ne considère pas que la société doit avoir une tête (qui déresponsabilise les citoyens). Je dis même exactement le contraire... "La tête et le reste du corps ne devraient faire qu’un"... Chaque citoyen devrait être un "corps complet" (tête + reste du corps) et à ce moment-là on pourra couper "la tête malade". smiley 

           


        • vote
          Voter Après la Monnaie Voter Après la Monnaie 12 août 2015 16:27

          @Lila K
          Mais elle a combien de têtes ??? C’est une hydre ??? smiley

          .

          Nous sommes d’accord sur les principes. Reste les moyens. Dans un autre article, j’avais eu un dialogue avec quelqu’un qui se plaignait que "si la monnaie est le sang du capital", alors vouloir supprimer l’utilisation de monnaie revenait à faire mourir "le malade".

          .

          Là, c’est un peu pareil avec "autre tête ou sans tête".

          .

          Mais la société humaine n’est pas obligatoirement basée sur la monnaie. Vouloir faire crever pacifiquement la société actuelle en n’utilisant plus de monnaie, ne revient pas à faire disparaître l’humanité, juste l’étau dans laquelle est coincée sa tête (et le reste du corps ;) )

          .

          Que devient la "démocratie corrompue" dans un système post-monétaire ?

          Que devient la misère liée au "non-accès" dans un système post-monétaire ?

          Que deviennent la justice, la sécurité, l’alimentation, etc ?

          .

          Voilà, c’est à mon avis ce genre d’idées qui peut amener à des solutions. Pas à vouloir être calife à la place du calife... Isnogood. smiley


        • vote
          coinfinger 2 août 2015 09:07

          L’article reste sur une fin , non satisfaisante , selon moi . Une contradiction , car l’auteur invoque un nouveau Bretton woods , tout en affirmant qu’on ne peut revenir en arriére .
          Il convient à mon sens de remarquer que bien que les états soient dominés par le financier , ils y trouvent leur compte , en ce que ce systéme , jusqu’à maintenant ne remet pas fondalement en cause leurs interventionnisme économique et social , méme s’il s’effectue maintenant à contre sens . Il est clair que pour l’état US , il en faut encore plus , pour faire régresser le Monde .
          La solution ne serait elle pas ailleurs et d’ailleurs déjà en train d’opérer : rapports non marchands de la force de travail et monnaies indépendantes ?


          • 5 votes
            Croa Croa 2 août 2015 10:41

            Un crash économique ce ne serait pas la fin du monde !
            *
            Par contre le crash écologique nous y méne tout droit...
            Il faut donc souhaiter le plantage économique, VITE !


            • 3 votes
              Voter Après la Monnaie Voter Après la Monnaie 2 août 2015 15:32

              @Croa
              Et vous souhaitez quoi comme système économique qui puisse respecter réellement l’environnement ?


            • vote
              jeanpiètre jeanpiètre 5 août 2015 18:20

              @Voter Après la Monnaie
              respecter l’environnement , c’est abolir la propriété , ce qui n’est pas une mince affaire, concevoir une économie de l’homme intégrée à son espace , et non exploiter son espace pour intégrer une économie "humaine" comme actuellement.


            • vote
              Voter Après la Monnaie Voter Après la Monnaie 6 août 2015 14:34

              @jeanpiètre
              Seulement la propriété ?

              Pourtant quand un "bien commun" appartient à tous, il se fait toujours piller, il se fait polluer, etc, parce qu’il n’y a pas de "responsable" du bien...

              Ce qu’il faut supprimer, c’est avant tout la cause du non respect de l’environnement, à savoir, ne plus pouvoir en "tirer des bénéfices monétaires".


            • vote
              ldv07 ldv07 6 août 2015 16:45

              @Voter Après la Monnaie

              "Pourtant quand un "bien commun" appartient à tous, il se fait toujours piller, il se fait polluer, etc"

              Je dirais plutôt, "quand un bien n’appartient à personne..."


            • vote
              Voter Après la Monnaie Voter Après la Monnaie 8 août 2015 22:53

              @ldv07
              La subtilité du langage ne remet malheureusement pas en cause l’état de fait : "quand un bien n’est pas la propriété de quelqu’un en particulier, le pillage est aussi possible".



Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès