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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :

Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Orwell - Polanyi - Strauss - Arendt - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »

(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires


  • vote
    Par Éric Guéguen (---.---.---.224) 21 novembre 12:48
    Éric Guéguen

    Je pense qu’il se donne une posture. Très clairement.

  • vote
    Par Éric Guéguen (---.---.---.224) 21 novembre 11:54
    Éric Guéguen

    Le problème, c’est précisément que Bourdieu MET EN FORME ce qu’il condamne SUR LE FOND. Mais si vous voulez parler uniquement du fond de sa pensée, allons-y, je suis tout ouïe. Quant au MAUSS, comme son nom l’indique, il me paraît bien plus sérieux dans son approche.
     
    PS : j’ai l’immense prétention de... "forger de nouveaux concepts" en philosophie politique. J’en ai abondamment parlé ici même avec Machiavel1983, du moins ai-je tenté d’en indiquer des voies, mais c’est très dur. Et c’est justement dans ces moments que la précision sémantique, que la rigueur du verbe est capitale. Quand je fais lire ce que j’écris à mon entourage - qui, il faut le dire, ne lit pas de philosophie - ils sont rares à en comprendre bien le sens, et la plupart abandonnent très vite. Ça me pose forcément problème car d’un côté vous êtes intimement persuadé d’avoir quelque chose d’intéressant à partager (à tort ou à raison), et de l’autre vous sentez que vous n’y parviendrez peut-être jamais.
    Je suis sûr qu’il y a des gens qui ont des choses extraordinaires en tête, peut-être même essentielles pour résoudre certains maux de la modernité, et qui, pour des raisons diverses, ne les verbaliseront jamais.

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    Par Éric Guéguen (---.---.---.224) 21 novembre 11:41
    Éric Guéguen

    Ah oui, pardon, j’avais oublié de vous répondre sur le code ASCII !

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    Par Éric Guéguen (---.---.---.144) 21 novembre 09:48
    Éric Guéguen

    Errata :
     
    "... assimilER..."
     
    "... été clair DANS ce que j’ai dit..."

  • 1 vote
    Par Éric Guéguen (---.---.---.144) 21 novembre 09:44
    Éric Guéguen

    Bonjour Chitine.
     
    Lorsque l’on effectue un effort de l’esprit pour amener à maturité des idées et des concepts, on a fait le gros du travail. Celui-ci peut tout à fait s’arrêter là. Mais il me semble qu’à partir du moment où l’on souhaite voir aboutir concrètement ce que l’on a cogité, il faut soumettre le fruit de sa pensée à ses semblables afin que ceux-ci - comme nous le faisons de temps en temps ici, et de temps en temps seulement - l’aident à l’amender, la confirment ou l’infirment. C’est là que les choses se corsent, car la communication est très importante, et c’est une autre montagne à gravir.
     
    Je ne sais pas comment travaillait Bourdieu, je ne sais pas non plus la manière dont vous vous y prenez, je vais simplement vous dire comment je procède personnellement. Les phrases sont des successions de mots combinés que j’assimilerais à des moellons mis bout à bout pour édifier un mur. Lorsque j’ai écrit une phrase, je la relis, de la même manière que je passerais ma main sur le mur pour constater qu’aucune pierre n’est rugueuse et que l’ensemble est doux au touché. La plupart du temps, je tombe au moins sur une pierre... un mot récalcitrant. Je sors alors mon dictionnaire des synonymes et en essaie plusieurs, jusqu’à trouver le bon, c’est-à-dire celui qui rendra ma phrase harmonieuse. Il peut aussi m’arriver de changer de place certains mots... moellons. Puis je continue, en lisant plusieurs phrases d’affilée afin de vérifier que les moellons qui les lient l’une à l’autre sont eux aussi adéquats. Et ainsi de suite. C’est fastidieux et j’échoue parfois à rendre ma pensée claire, mais je fais cet effort qui me paraît fondamental. Sinon, pourquoi m’emmerder à écrire sur papier ce que j’ai déjà tel quel dans la tête ?... Et après tout, nos lecteurs ne nous ont rien demandé !! Donc, par exemple, j’évite de faire du Proust, soit des phrases de trente lignes, pour expliquer quelque chose d’en soi déjà compliqué.

    Lorsqu’on me dit que ce n’est pas clair, je reprends l’ensemble, c’est la moindre des choses. Je ne change rien uniquement quand on me reproche l’emploi d’un mot "savant" (bien souvent un mot simplement tombé en désuétude) ayant parfaitement sa place dans le mur. Dans ces cas-là, ayant eu moi-même à assimilé ce nouveau mot, je me permets de demander au lecteur de faire, de temps en temps, le même effort. D’aucuns appelleront cela la "distinction", ça les regarde. J’espère avoir été clair de ce que j’ai dit. smiley

     

    C’est dommage, je n’ai pas Bourdieu sous la main. Au fur et à mesure des lectures, j’ai relevé des passages tellement alambiqués qu’ils en deviennent comiques, des trucs parfois imbitables. À l’occasion, je vous montrerai.

     

    PS : voilà bien entendu une conversation que je n’aurais pas pu tenir avec Funambule, étant donné qu’il m’a toujours pris pour un con, doublé d’un "sophiste", le mot à la mode ces temps-ci.