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"Fascistoïde" ? Michel Onfray s’en prend au portrait de Lénine du couple Garrido-Corbière

Michel Onfray était l'invité de "On n'est pas couché" samedi 2 juin. Interrogé par Laurent Ruquier sur le portrait de Lénine présent dans l'appartement de Raquel Garrido et Alexis Corbière, le philosophe a répondu : "Imaginez que Marine Le Pen ait un portrait du Maréchal Pétain chez elle, je ne suis pas sûr que ça plairait vraiment beaucoup".

Onfray justifie son indignation en affirmant que Lénine et le communisme en URSS ont fait environ "100 millions de morts". "Comment peut-on accepter qu'on ait le portrait de Lénine, qui a créé les goulags, les camps de déportation dès la fin de l'année 1917 et qui est un dictateur terrible ?" Pour lui, certains le tolèrent car, comme il l'explique ironiquement : "c'est un dictateur, mais un dictateur communiste donc c'est un bon dictateur..."

Et d'insister avec une analogie pour s'en prendre au traitement médiatique de l'affaire :

"Imaginez que Fillon ait le portrait de Franco chez lui, que Sarkozy ait le portrait de Mussolini ou que Marine Le Pen ait le portrait de Pétain... Je ne suis pas sûr que la presse trouverait ça normal alors que cette information-là est donnée par Paris Match qui explique qu'il y a deux ou trois photos de Mélenchon, mais aussi une peinture qui représente Lénine."

Christine Angot tente alors de lui rétorquer qu'il n'y a pas que le bilan comptable qui compte, mais aussi l'idéologie. Onfray lui répond : "Oui, et bien cela s'appelle une idéologie mortifère. (...) Si on estime qu'il y a de bonnes raisons de tuer les gens..."

Il revient ensuite à la philosophie politique : "Rousseau disait 'On les forcera à être libres.' Et bien quand on passe du contrat social à la réalité, 'forcer à être libre' ça s'appelle le goulag, ça s'appelle les barbelés, ça s'appelle la déportation, ça s'appelle les massacres..."

Et de conclure ainsi :

"Alors effectivement, on peut avoir un portrait de Mao chez soi, on peut porter un t-shirt de Che Guevara. Mais ou les gens ne savent pas et ils ne sont pas coupables, ou ils savent et ils sont coupables, parce qu'on ne peut pas afficher le portrait d'un dictateur chez soi en estimant que c'est présentable. La dictature n'est pas une bonne chose, qu'elle soit de droite ou qu'elle soit de gauche."

Dimanche dans la matinée, Raquel Garrido a répliqué au philosophe, évoquant "un comportement fascistoïde" et lui adressant une chanson de Michel Sardou considérée par certains à la fois comme un éloge de Lénine et une sévère critique du régime communiste.

Tags : Philosophie Jean-Luc Mélenchon Michel Onfray Polémique Yann Moix France Insoumise Christine Angot




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31 réactions à cet article    


  • 3 votes
    capobianco 4 juin 18:55

    Quelle misère de vieillir... Donneur de leçons jusque dans votre salon maintenant !!!


    • 4 votes
      FifiBrind_acier 4 juin 19:11

      @capobianco
      Onfray est anarchiste, il est donc opposé à l’Etat jacobin.


      Il vomit toute la Gauche en bloc, et c’est un adepte "du pouvoir local".


      Il entérine de fait les euro -régions, qui ont pour objectif d’en finir avec l’ Etat français en reliant directement les régions à Bruxelles.


    • 9 votes
      mmbbb 4 juin 21:18

      @capobianco Quelle misere de lire des commentaires si pauvre Je ne vois pas en quoi Onfray donne des lecons ! Bientot il y a aura le foot ce sera moins compliquer a comprendre pour vous


    • 3 votes
      mmbbb 4 juin 21:33

      @FifiBrind_acier En regardant ce qu est devenu la gauche , Onfray n a pas tort Quant aux euro region je ne suis par contre, j habite pres de Lyon,cette ville a intérêt a creer une synergie avec l Italie du Nord et la Suisse Ce n est pas nouveau , St Jean naquit de l exoneration de taxes et Lyon prit un bel essor a la renaissance notamment avec les foires et l imprimerie Les riches banquiers italiens vinrent s intaller a Lton . Les parigos sont assez imbuvables Hidalgo la reine des bo bos le jacobinisme c est du passé l etat doit s occuper des taches regaliennes , qu il laisse les gens vivre. De Gaulle ne voulait il pas d une regionalisation ? il fut comme a l accoutume en avance .


    • 2 votes
      capobianco 5 juin 07:54

      @mmbbb
      Il est sûr que votre commentaire est essentiel et très riche. Pour être franc, que vous ne voyez pas en ce personnage hyper médiatisé le donneur de leçon qu’il est devenu, m’importe peu. Je commente et dis ce que je veux que cela vous défrise ou pas. 

      Concernant le foot, vous avez raison ce ne sera pas compliqué pour moi, mais pour vous peut-être si j’en juge par vos "riches" commentaires. La chaine "l’équipe" vous sera une aide précieuse sans doute... 


    • 1 vote
      FifiBrind_acier 5 juin 08:15

      @mmbbb

      Ce qui se cache derrière les euro régions : la fin des Etats. 

      Les notions d’économies et d’efficacité sont des leurres pour les mougeons.


      La mondialisation déteste les Etats Nations, toujours susceptibles de légiférer contre la finance et contre les multinationales.

      Comment voulez-vous qu’une région ait plus de poids qu’un Etat ??


      Décentraliser certains services de l’ Etat, cela n’a rien à voir avec la fin des Etats Nations. Ne citez pas de Gaulle, plus attaché à la souveraineté et à l’indépendance de la France, on ne trouve pas !!


      Rien n’empêche un pays de passer des accords de coopération avec les pays voisins, cela n’implique pas la fin des Etats Nations.


    • 2 votes
      TotoRhino TotoRhino 5 juin 13:18

      @mmbbb
      Excellent, pas mieux !


    • 3 votes
      Zatara Zatara 5 juin 13:28

      @mmbbb

       le jacobinisme c est du passé l etat doit s occuper des taches regaliennes , qu il laisse les gens vivre. De Gaulle ne voulait il pas d une regionalisation ? il fut comme a l accoutume en avance .

      De Gaule ne pensait certainement pas à un girondisme sous diktat bruxellois (impliquant un état fr fantoche) lorsqu’il a dit cela....


    • vote
      Zatara Zatara 5 juin 13:31

      ... de quoi contenter les souverainistes, tout en intégrant un pouvoir exclusif vertical régalien depuis la commission européenne....


    • 3 votes
      Joe Chip Joe Chip 5 juin 13:45

      Le but de la régionalisation proposée par De Gaulle était "d’associer la représentation des activités productrices et des forces vives de notre peuple à toutes les mesures locales et législatives concernant son existence et son développement", autrement dit de créer de la participation au niveau local en favorisant l’intégration capital/travail.

      Absolument rien à voir avec la pseudo-décentralisation administrative réalisée sous Mitterrand qui a créé le fameux "mille-feuilles" administratif en multipliant les niveaux de décision, une sorte de délocalisation jacobine.


    • 5 votes
      Hieronymus Hieronymus 5 juin 14:31

      @Joe Chip
      en multipliant les niveaux de décision,

      et les clientélismes !

      cette réforme voulue par De Gaulle qui comprenait en même temps celle du Sénat aurait certainement eu une utilité véritable et aurait contribué à rendre l’économie française plus performante, à la place c’est celle de cette ganache de Gaston Defferre, parfait exemple du tricard de la SFIO, adepte de la rhétorique creuse des partis et vieux briscard des clientélismes électoraux, qui a prévalu

      l’erreur de De Gaulle a été de lier le sort de son mandat à celui de l’approbation du référendum organisé en 1969 pour la circonstance, lequel s’est transformé en référendum pour ou contre le maintien de De Gaulle en éludant de facto la question de la régionalisation qui était pourtant prévue au départ


    • 4 votes
      Joe Chip Joe Chip 5 juin 19:15

      @Hieronymus

      L’erreur de De Gaulle a été de sous-estimer trop longtemps l’importance de la question sociale et de la laisser en gestion aux communistes. De Gaulle était un homme du XIXème siècle, il pensait qu’un pays ordonné et une gestion équilibrée des dépenses de l’Etat suffisaient à répondre aux besoins essentiels de la population : pour le reste, il fallait la "grandeur". Or, en 69, il était déjà trop tard, surtout en y répondant à travers un référendum sur la régionalisation.

      Le fait de lier son mandat à l’approbation par référendum, dans la mesure où sa légitimité avait été fortement réduite par mai 68, était justifiée, et somme toute logique compte tenu de la nature de la cinquième : il estimait à raison qu’en cas d’échec il n’aurait pas eu l’assise suffisante pour continuer à gouverner. On a trop soupçonné De Gaulle de vouloir devenir un "dictateur" pour ne pas en tenir compte. De Gaulle a quitté le pouvoir parce qu’à ses yeux diriger un pays sans légitimité populaire n’avait aucun sens, ni aucune justification. 

      Bref, il a réagi en bon démocrate dans le sens des institutions de la Vème, qui confèrent au président de grands pouvoirs en contrepartie de sa légitimité. Cette légitimité dans la Vème est liée à l’élection et à des critères politiques objectifs, mais elle inclue aussi une part de mystique et une dimension charismatique qui renvoient à la monarchie. Macron l’a bien compris, c’est pourquoi aussitôt élu il a entrepris d’assumer tout l’aspect symbolique de la fonction que Sarkozy et Hollande avaient rejeté, chacun à leur manière. Evidemment, il l’ a surtout fait sur le plan de la com’, mais ça montre bien que la légitimité du président dans la Vème ne dépend pas seulement du processus politique. 

      Dans ce contexte, un référendum peut avoir valeur de plébiscite, et c’était le sens de celui voulu par De Gaulle en 69. 


    • 3 votes
      Hieronymus Hieronymus 6 juin 07:58

      @Joe Chip
      L’erreur de De Gaulle a été de sous-estimer trop longtemps l’importance de la question sociale ..., il pensait qu’un pays ordonné et une gestion équilibrée des dépenses de l’Etat suffisaient à répondre aux besoins essentiels de la population

      moyennement d’accord, la croissance de l’économie française n’a jamais été aussi forte que dans les années 50 et 60, c’est donc que pour un vieux général né au XIXème il avait qd mm du flair et comprenait les choses bien mieux que nombre d’experts sans parler des idéologues, en particulier il avait compris que le système de l’économie mixte avec des secteurs stratégiques controlés par l’Etat et le reste de l’économie ordinaire aux mains d’entrepreneurs privés était le meilleur moyen de garantir la prospérité de la Nation (c’est d’ailleurs à peu près le système qu’adopte Poutine pour la Russie), ensuite les Socialistes avec leurs beaux idéaux ont fait régresser la compétitivité de la France .. aussi De Gaulle faisait du social, en y allant doucement par petites touches, le problème avec le social c’est qu’on ne revient ensuite jamais en arrière, pas question de toucher aux zakis sociaux et la charge fiscale qu’il entraine est comme un cancer qui ronge l’économie vive

      Le fait de lier son mandat à l’approbation par référendum, dans la mesure où sa légitimité avait été fortement réduite par mai 68, était justifiée, et somme toute logique compte tenu de la nature de la cinquième

      concernant ce référendum sur la régionalisation, ah oui De Gaulle aimait les référendums mais c’était un peu son péché narcissique, après avoir gagné dans l’opinion la bataille de Mai 68, il a en qq sorte voulu jouer à quitte ou double, ce qui n’était pas vraiment nécessaire et s’est révélé un mauvais calcul : référendum perdu de justesse, ce qui a donné la satisfaction (injuste) aux contestataires de Mai 68 d’avoir eu enfin la "peau du vieux", sorte de victoire posthume des emmerdeurs et détracteurs, et a eu le grave inconvénient de plomber définitivement 2 réformes (régionalisation et Sénat) qui auraient certainement été grandement utiles


    • vote
      PumTchak 6 juin 10:18

      @Hieronymus

      de Gaulle avait 78 ans en avril 1969, il est mort 18 mois après. Il n’a en effet pas compris mai 68, en dépit de son génie politique, il devait sentir le poids des ans. Il a lui-même suffisamment déploré la vieillesse de Pétain et son manque d’adversité pendant la guerre de 39/45, pour vouloir éviter le même "naufrage".

      Mais 68 a été une crise sociale : les accords de Grenelle on permis le réajustement salarial pour le monde ouvrier (qui vivait encore le sentiment d’un sort commun, à l’époque), après l’effort de la reconstruction. Cela a été une crise sociétale inédite, avec la génération du baby boom, devenue citadine, éloignée du romantisme politique en cours (époque décolonial, création de pays neufs, expériences communistes...), attirée tout autant par les nouveautés américaines (West Side Story, la modernité d’un Kennedy...). Ladite génération confrontée à celle précédente qui porte les stigmates d’une autre existence : les souffrances et privations de la guerre, on ne sait pas ce qu’on gagne, mais on sait ce qu’on perd, un sous est un sou, etc... Le parti communiste, lui-même, a soutenu de Gaulle contre les manifestations estudiantines. Ici une réaction de Raymond Aron, à chaud pendant les évènements, qui reconnaît que ses analyses ne suffisent pas a expliquer. 

      Je partage les analyses de Joe Chip sur le sentiment démocrate du général. C’est un paradoxe, de la part d’un militaire qui a grandi avec la nostalgie royaliste, mais il avait une règle du jeu claire : soit vous êtes d’accord avec ce que je fais, soit je m’en vais. A l’école, on m’a appris que les referendum gaulliens étaient des plébiscites, sous-entendu que ce n’était pas très démocrate (on dirait populiste, aujourd’hui). On a vu la comparaison avec Mitterrand, l’auteur du "Coup d’état permanent", qui était "démocrate" au point de faire tout et son contraire, y compris d’accepter un gouvernement issu d’un parti adversaire, pourvu qu’il reste au pouvoir. Il n’y a pas photo. 


    • vote
      Joe Chip Joe Chip 6 juin 14:02

      @Hieronymus

      moyennement d’accord, la croissance de l’économie française n’a jamais été aussi forte que dans les années 50 et 60

      La croissance de l’économie et le mode de vie des Français sont deux choses distinctes. A l’époque, alors que les Japonais et les Allemands (sans parler naturellement des Américains) voyaient leur niveau de vie évoluer rapidement, les Français, eux, devaient se contenter encore du strict minimum pour ne pas parler de conditions de vie spartiate dans les campagnes (oubliées et méprisées par De Gaulle qui a été l’homme du productivisme agricole) 

      Dans les provinces, les villages, c’était encore les années 30 ou 40 et le mirage d’une société collectiviste en noir et blanc : charrues, absence de confort individuel (pas de salles de bain...), douches communales, télévision à usage collectif, misère sociologique, alcoolisme... On décrit souvent la France des années 60 comme une sorte de paradis perdu, mais la réalité était différente.

      Parle un peu avec des gens qui étaient ouvrier dans les années 60. Il ne sert à rien d’idolâtrer De Gaulle, il a aussi commis des erreurs et négliger trop longtemps les conditions de vie objectives des Français (d’où l’excès libératoire de mai 68...) 


    • 1 vote
      Joe Chip Joe Chip 6 juin 14:31

      @PumTchak

      Il faut lire ses voeux de 1969. Il a compris ce qui était en jeu derrière le "théâtre" de mai 68 mais effectivement il est longtemps passé à côté de cette crise sociale et culturelle qu’il ne comprenait pas vraiment. C’était un homme du XIXème sur ce plan : l’ordre social doit se suffire à lui-même.

      Totalement d’accord avec ton deuxième paragraphe. Mon père était ouvrier dans les années 60, il allait bosser en solex été comme hiver et gagnait une misère, qu’il devait verser au reste de la famille pour aider mes grands-parents. Ca l’avait durablement marqué et pour lui Mai 68, comme pour des millions de Français, a été une indéniable amélioration, qui l’a émancipé matériellement et moralement (avec le service militaire). Il est toujours fier de raconter le jour où avec quelques collègues de travail, ils sont montés à Paris pour aller sur les barricades. Leur patron les avait tous aussitôt virés. Un mois plus tard, ils gagnaient 40% de plus et avaient une demi-journée de repos supplémentaire. 

      Le problème c’est que les mecs comme Soral (bourgeois qui n’a jamais vraiment "travaillé") ont contribué à entériner l’image caricaturale d’un mai 68 exclusivement estudiantin limitée à des revendications sexuelles de petits bourgeois et piloté par la CIA.   

      les souffrances et privations de la guerre, on ne sait pas ce qu’on gagne, mais on sait ce qu’on perd, un sous est un sou, etc.

      J’ai bien connu cette mentalité souffreteuse du côté d’une partie de ma famille qui avait eu des conditions de vie difficiles durant la guerre. Ma grand-mère et ma mère dans une moindre mesure en était imprégnée : "un tiens vaut mieux que deux tu l’auras", "dans la vie on fait ce qu’on peut, pas ce qu’on veut", soumission instinctuelle et craintive à toutes les formes d’autorité (instituteur, curé, médecin...) etc... une grande partie des Français vivaient encore dans cet accablement et cette inhibition morale hérités de l’occupation. Il est trop facile de caricaturer 68 sans en comprendre les ressorts profonds. 


    • 5 votes
      ezechiel 4 juin 21:54
      "Comment peut-on accepter qu’on ait le portrait de Lénine, qui a créé les goulags, les camps de déportation dès la fin de l’année 1917 et qui est un dictateur terrible ?"

      Ce sont toujours les vainqueurs qui écrivent l’Histoire.
      Si Hitler avait gagné la Seconde Guerre Mondiale, le couple Garrido-Corbière serait aujourd’hui fier d’arborer chez lui un portrait d’Adolf Hitler, et un beau t-shirt Heinrich Himmler orné d’une croix de fer.

      • 2 votes
        corh 4 juin 22:21

        @ezechiel
        Encore aujourd’hui, le communisme écrirait l’histoire en vainqueur ? l’histoire s’est donc arrêté il y a plus d’un demi siècle


      • 5 votes
        ezechiel 4 juin 22:25

        @corh "Encore aujourd’hui, le communisme écrirait l’histoire en vainqueur ?"

        Combien de rues, de cités, de boulevards en France portent aujourd’hui le nom de Lénine, Staline, Marx ?

        Et combien portent le nom d’Hitler, Heydrich, Goebbels ?


      • 6 votes
        troletbuse 4 juin 22:21

        Comment peut-on regarder une telle émission de merde ?


        • vote
          simplesanstete 7 juin 11:52

          @troletbuse
          juste pour voir la profondeur de l’égout du dégoût & du non esprit !


        • 3 votes
          sls0 sls0 5 juin 02:14

          Je n’ai pas de télé ce qui me permet d’avoir la tête hors du guidon médiatique.

          Je n’ai pas regardé l’extrait mais l’interview dans son entier.
          J’ai apprécié. 

          Par contre le passage avec Lénine je l’ai écouté sans que ça me heurte. Une vague dans une discussion avec d’autres vagues.

          Il faut vraiment avoir des oeillères dues à une idéologie ou un formatage pour extraire une minute d’émission qui en compte 46.
          C’est un peu la personne qui se plaint que la pluie à foutu ses vacances en l’air alors qu’il a plus un jour sur les 46 qu’ont duré les vacances.

          • vote
            Nicosan 5 juin 10:50

            @sls0

            Certains diraient que le diable se cache dans les détails.


          • 1 vote
            sls0 sls0 5 juin 17:09

            @Nicosan
            Surtout ceux qui ont des oeillères.


          • vote
            Nicosan 5 juin 11:10

            Oui Michel. Vive la démocratie (de droite comme de gauche) qui ne respecte même pas de simples droits fondamentaux et se transforme en une dictature de la pensée, un goulag philosophique et idéologique.

            Si Michel veut accrocher des portraits de Rousseau, de Napoléon, ou bien qui il veut, c’est son droit en sa maison. Personne ne peut lui en faire reproche, que ça plaise ou non.




            • vote
              pipolo 5 juin 11:20

              décevant ce Onfray , le jugement d’un homme de notre époque sur un personnage historique d’une autre me déçoit est ce son début d anévrisme qui perturbe sa raison et qui le rend romantique ou ce conformisme de salon qui lui impose ces déductions . il me déçoit le problème est que certain le suive depuis très longtemps et lui réserve une part importante de lucidité sur notre situatin actu_elle faisant de lui un maître a pensée . Mais la c est le drame effondrement de icone il en est a faire le procès de ces grands décideurs de l histoire celui ci était bien , celui la mal . un-manichéisme de pensée qui la restreint par une vision parcellaire et inutile de la compréhension politique des événements mondiaux depuis des siècles . donnant des satisfecit ou des réprimandes a tous ces personnages qui ont parsemé les routes de l histoire et oubliant de ce fait a réfléchir sur notre époque et sur toutes les aberrations des politiques internationales actuelles . cause de tous ces morts qui accompagnent notre actualité , ces enfants ces hommes ,ces femmes décimé par les attentas et les bombardements . Ainsi ces césars de la saga humaine brassés par les guerres et tenus par leurs mentalités ont plus besoin d’analyses que d’anathèmes pour éviter que ceux de la notre ne fassent les mêmes erreurs .Nos élites ont plus de responsabilité que ceux des temps anciens il ont le recul et l’information . alors laissons a l’histoire ce qui appartient a l histoire et monsieur Onfay venons en a l’essentiel commentons et critiquons nos décideurs contemporains et je vous dis y a du boulot  !  


              • 11 votes
                Joe Chip Joe Chip 5 juin 11:22

                Onfray est un sophiste qui maîtrise à la perfection l’art de s’imprégner de l’air du temps tout en faisant semblant de le remettre en question, de l’interroger.

                Je crois que certaines prises de position politique un peu "aventureuse" l’avaient ces dernières années mis en porte-à-faux par rapport au petit monde médiatique et qu’il travaille depuis quelques mois à relisser son image. Rejeté à l’extrême-droite par les médias qui l’ont qualifié d’intellectuel réac, il se complait dans une posture de socialiste libertaire - largement réinventée - et de girondin décentralisateur qui présente surtout l’avantage de rester théorique sans l’engager à rien politiquement parlant ! Je suis contre Macron, contre Mélenchon et contre Le Pen, vive l’abstention ! Bah voyons, gros malin... 

                Sa défense du "socialisme communale libertaire" (socialisme d’autant plus défendable qu’il n’a jamais vraiment existé dans les faits) contre les hordes de jacobins centralisateurs est l’archétype de la thèse inodore et surtout indolore qui ne peut rencontrer aucune opposition.    

                Rajoutez à ça le fait de soutenir bruyamment Israël depuis quelques mois tout en réduisant le terrorisme islamiste à l’interventionnisme occidental - hypocrisie totale - et vous tenez la une combinaison médiatiquement gagnante qui explique le retour en grâce d’Onfray sur les plateaux télé. On voit d’ailleurs à quel point Moix et Ruquier buvaient cette fois ses paroles comme du petit lait (ses derniers passages furent plus mouvementées).

                Un peu d’anticommunisme primaire et de provincialisme à temps partiel (je suis pour la province mais je passe mon temps à faire de la promo dans les médias parisiens) et le tour est joué, toutes les cases du conformisme médiatique sont cochées tout en se donnant l’air d’être un esprit libre, un trublion : bien joué ! 

                Enfin, il fait sienne la (vieille) thèse téléologique (l’histoire réinterprétée en fonction d’une finalité et non comme un processus historique) et controversée des Sternhell, BHL & cie sur l’origine du totalitarisme et du fascisme que ces derniers font remonter linéairement à Rousseau en passant par Lénine, Robespierre selon une approche déterministe de l’histoire (Lénine a lu Robespierre, qui a lu Rousseau, donc Rousseau est responsable des goulags). Cette thèse est d’autant plus absurde qu’il est très facile de démontrer que tous les courants politiques et idéologiques modernes (et pas seulement le "totalitarisme") trouvent leur racine dans le bouillonnement idéologique de la Révolution française.   

                A n’en pas douter, Onfray le rebelle médiatique tiendrait un tout autre discours si Marine Le Pen ne s’était pas plantée à ce point lors de la présidentielle, mais il faut bien continuer à vendre ses livres de "philo" en tête de gondole dans les Leclerc...

                Sur le seul plan historique, il est d’une rare malhonnêteté intellectuelle en instruisant toujours à charge. Il s’appuie paradoxalement sur la vieille historiographie marxiste de la révolution française (caractérisée par sa complaisance envers le jacobinisme) pour justifier sa propre lecture complaisante du girondisme dans une compréhension binaire et renversée de l’histoire. Déjà il est absurde de substituer à une mythologie jacobiniste une mythologie girondine qui ne correspond pas à la réalité. A l’écouter, le girondisme en 1789 incarnait un présocialisme libertaire et fédéraliste dont Proudhon aurait été l’héritier bafoué, vaincu par les méchants jacobins totalitaro-marxistes. Mais avec Onfray, on ne sort surtout jamais de l’histoire polémique et sensationnaliste qui fait vendre des livres et qui passe bien à la télé... lâcher sa petite phrase sur la Vendée chez Ruquier, ça ne mange pas de pain, et ça permet de capter un certain lectorat.... tout est calculé chez ce type, c’est d’ailleurs à ça que l’on reconnaît les sophistes médiatiques qui se soucient davantage de la réception de leurs idées que de la défense de leurs idées. Ils ne sont jamais vraiment dans le faux puisqu’ils ne sont jamais tout à fait dans le vrai, ce qui leur permet de se placer habilement de tous les côtés et de ne jamais apparaître comme aligné.  

                Si on reprenait le film de tous les déplacements idéologiques subtils d’Onfray depuis 30 ans, on le verrait se déplacer tantôt à gauche, tantôt à droite, sans jamais trop s’éloigner du confort du centre en fin de compte. 


                • 1 vote
                  Tartoquetsches 6 juin 22:41

                  @Joe Chip
                  Excellent commentaire ! Bravo

                  Je me suis aussi fait la remarque sur le besoin de "rachat" de Onfray pour pouvoir repasser à la TV.

                   Ce type, littéralement bouffi de suffisance a des raisonnements binaires (Cuba, Robespierre...) chie en permanence sur Mélenchon, pour passer à la TV, radio... c’est systématique et c’est pour cela qu’il est invité. 

                  Sans compter son soutient mordicus à Israël, sa défense de la loi Gayssot (tu parles d’un libertaire...), sans doute pour faire pardonner ses attaques passées vis à vis de BHL.

                  Il y a bien longtemps que je zappe ce bouffi inutile, binaire et aux analyses foireuses (en 2016 il voulait négocier avec Daesh, triple stupidité s’il en est !!


                • vote
                  Clocel Clocel 5 juin 12:07
                  Ce qui me sidère à moi, c’est qu’on puisse se faire chier au point de regarder Ruquier et Onfray...

                  Merde, une vie unique et en faire ça !

                  Je comprend pas !

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                    ubikand 5 juin 17:57

                    Je me demande si on peut faire plus pathétique et lamentable qu’une confrontation "des idées" et "des valeurs" entre des gens comme Onfray et Garrido/Corbière, tout ça sous la houlette de Ruquier/Moix/L’autrenévrosée, et dans le cadre d’une émission sur une télé parait il publique qui plus est. 


                    Ce pays est pourri à la moelle, et les "élites" ayant droit à la voix sur les antennes officielles et dans les assemblées officielles des dégénérés  smiley

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                      simplesanstete 7 juin 11:55

                      Bref ils continuent de se bouffer entre eux tous ces gôchiasses et à droite aussi....vive Vaselineau !



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