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Al West

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  • Premier article le 29/06/2013
  • Modérateur depuis le 22/07/2013
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Derniers commentaires




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    Al West Al West 14 juillet 2013 12:44

    Pour ceux qui s’émeuvent du rôle de comédien de Jacquot, voir à 11:30 :
     
    http://www.ina.fr/video/DVC80082639/action-internationale-contre-la-faim-video.html
     
    Un délice de fin gourmet. smiley



  • vote
    Al West Al West 14 juillet 2013 12:14

    Mon scénario pour les 1000 prochaines années, grosso-modo. Attention, pavé !
     
    Pour moi il y a plusieurs facteurs qui empêchent l’avènement de la conscience planétaire dont tu parles, à l’échelle individuelle actuelle :
     
    - l’enfance dans un pays donné : l’homme est, la plupart du temps, nostalgique de son enfance et des endroits dans lesquels il a grandi.
     
    - la langue : parce qu’elle façonne notre pensée et que communiquer est l’un des objectifs principaux de l’être humain, voire l’objectif principal.
     
    - la préférence de ce qui nous est proche : on préfère le plus souvent ce qui est proche de nous affectivement, ce qui recoupe très souvent le géographique. Sa famille d’abord, ses amis ensuite, mais même pour de parfaits inconnus, on a tendance à s’imaginer des affinités plus importantes avec des gens qui viennent de la même ville, de la même région, du même pays. À mon avis, ce point découle essentiellement des deux premiers.
     
    - l’avarice (ou l’optimisation des ressources financières) : il n’y a qu’à voir au sein d’un pays, le nombre de personnes à la rue ou qui ne mange pas à leur faim. Si plutôt que de se doter du dernier iMachin, les gens donnaient pour ceux qui n’ont rien, nous n’aurions plus de très pauvres. Mais la victoire du plaisir sur la solidarité, l’idée selon laquelle tout le monde peut réussir s’il s’en donne les moyens et que par voie de conséquence, ces gens sont des incapables, ou tout simplement le fait que les très riches ne donnent pas - il n’y a donc aucune raison pour que les moins riches donnent - empêche cela. Les gens critiquent les banques mais l’immense majorité d’entre nous sont mus par l’optimisation des richesses, les banquiers sont simplement plus malins. On a évoqué les vidéos sur les soldes mais pas plus tard qu’hier je voyais certaines personnes, loin d’être sur la paille, supplier une de leurs amis qui partait en Chine de leur ramener l’iMachin je sais plus combien au prétexte qu’il y est 20€ moins cher. Je me disais, mes pauvres, vous êtes sans le savoir comme les multinationales qui pratiquent l’optimisation fiscale mais à une échelle tout simplement plus mesquine.
     
    Tous ces points combinés font que la réussite économique d’un pays (géographiquement localisé autour de l’enfance, des proches, de sa langue et de sa façon de pensée - j’y inclus la culture) est bien plus importante que la redistribution des richesses entre les pays. Qu’un enfant meurt de faim toutes les 5 secondes dans le monde, j’en ai rien à secouer finalement. Pour les plus sensibles, on partage l’information sur Facebook et éventuellement on fait un don à Action Contre la Faim, l’escroquerie montée par Attali et BHL (tiens, tiens !) à la fin des années 70 pour entraîner les islamistes d’Afghanistan et déstabiliser l’URSS. La suite on la connaît. Bref.
     
    Tout ça (ah oui quand je commence...) pour dire que l’émergence de la conscience planétaire dont tu parles, abolissant les frontières, je ne la vois pas possible par une révolution des consciences individuelles, mais uniquement par l’hyperconflit dont parle Attali, qui serait suffisamment long et terrible pour que tout le monde accepte de profondément revoir le mode organisationnel de la planète entière. Une fois terminé et même si, après une période de transition (là on est en 2050 à peu près), le monde est devenu assez riche pour que tous les habitants de la planète, qu’ils soient Français ou Indiens, vivent une vie à l’occidentale d’aujourd’hui, ça n’arrêtera pas la recherche de la concentration des pouvoirs financiers et économiques entre quelques mains.
     
    On sera donc loin d’avoir une démocratie mais plutôt un modèle à deux castes : les hypernomades (pour moi, quelques dizaines de milliers de personnes) et les sédentaires (tout le reste). Chez moi, les infranomades sont liquidés. Les sédentaires n’ont d’utilité que si les hypernomades disposent encore du besoin de travail humain. Dès que la technologie les rend inutiles, ils seront liquidés. Finalement, on arrive à un monde de quelques millions de personnes où il ne reste que les hypernomades transhumains (entre 2100 et 2200). Ces derniers ayant été éduqués à un anglais parfait, c’est cette langue qui est choisie comme langue mondiale. Les frontières sont véritablement abolies et comme ils sont très intelligents et parfaitement au courant des dynamiques du pouvoir, ils s’arrangent pour organiser une vraie démocratie entre eux et ne jamais confier trop de pouvoirs à une seule personne, une seule famille ou un seul groupe : c’est l’avènement d’une véritable conscience planétaire.
     
    La population est maintenue stable (comme l’espérance de vie est immensément longue, il y a très très peu de nouveaux individus), la priorité est mise au démantèlement de toutes les anciennes villes, au recyclage de toutes les matières et au nettoyage de la planète (processus étalé sur plusieurs siècles, c’est-à-dire la vie d’un individu). Actuellement, il est déjà possible pour l’armée des États-Unis de se déplacer à n’importe quel endroit du globe en trente minutes, donc dans quelques siècles on aura encore optimisé ça. Parallèlement, un programme spatial d’envergure est lancé mais à ce propos je suis pessimiste : je pense qu’on n’atteindra jamais des vitesses très élevées pour l’espace. Donc je vois plutôt la construction de grandes arches qui permettent à un groupe d’humains de voyager sur plusieurs siècles, voire millénaires et de se rendre d’exoplanète en exoplanète. Quant à savoir s’ils y trouveront une autre forme de vie aussi ou plus évoluée que nous, je me garderai bien de trancher.
     
    Conclusion, dans 1000 ans, pour moi il n’y aura plus de pays parce que les hypernomades ont réussi à s’imposer. La conscience planétaire n’est pas venue des sédentaires mais des hypernomades, non pas tellement parce qu’ils sont meilleurs que les sédentaires mais parce qu’ils sont plus intelligents et au fait des luttes d’influence, des sociétés secrètes, etc. et savent que la seule solution pérenne pour eux c’est de mettre en place une vraie démocratie.
     
    PS : il doit y avoir pas mal de fautes de frappe d’orthographe, je viens d’en corriger une dizaine un peu au hasard, désolé.



  • 2 votes
    Al West Al West 13 juillet 2013 17:30

    La première partie est intéressante mais la seconde m’a insupportée, surtout à cause de Pagani qui se donne des grands airs sans savoir que c’est lui qui tient des raisonnements binaires et simplistes. Son opposition entre nature et matière (et nécessaire et superflu) est bancale parce qu’il n’est pas scientifique pour deux sous. Et Negroni avec sa casquette et son pull en écharpe m’a fait de la peine.
     
    Réaction parfaitement aigrie, mais je crois que c’est à cause du format : j’ai toujours eu du mal avec ce genre de petites réunions qui frôlent la masturbation intellectuelle. (À certains moments seulement, je dois le reconnaître.)



  • 6 votes
    Al West Al West 13 juillet 2013 11:24

    Et je suis le premier à lui accorder smiley
    D’autant plus que c’est ce genre d’actions qui fait le plus de mal aux oligarchies, puisque tout est officiel et difficilement taxable de complotisme.



  • 4 votes
    Al West Al West 13 juillet 2013 10:03

    Ça emmerde bien Poutine cette affaire : d’une part il n’a pas envie de saborder tous les efforts de la Russie pour améliorer les relations entre les deux pays - sachant que pour les États-Unis, le moindre prétexte est bon pour raviver les hostilités -, d’autre part il sait que s’il n’accorde pas l’asile politique à Snowden sa campagne de réinformation comme une Russie qui défend les droits des peuples en prend un coup dans l’aile. Alors il essaie de trouver une solution qui arrange tout le monde : on accorde l’asile politique à Snowden à condition qu’il arrête de faire du tort à nos partenaires américains. Snowden qui croyait avoir plein d’échappatoires refuse de céder à ces conditions par principe. Se rendant compte qu’il ne peut pas se rendre en Amérique latine sans obtenir l’asile politique russe, il revient la queue entre les jambes vers les autorités russes pour leur demander de le laisser passer et promettant qu’il ne fera plus de tort au gouvernement des États-Unis. Manque de pot, le journaliste du Guardian qui a encore plein de scoops sur la NSA ne l’entend pas de la même oreille et compte bien continuer à divulguer tout ce qu’il sait.
     
    Il a pas été malin Snowden, il aurait dû directement aller en Amérique latine plutôt qu’à Hong Kong puis Moscou.

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