VERRONS-NOUS BIENTÔT LE BASSIN PARISIEN SINISTRé pour quelques gouttes de pétrole
SUPPLéMENTAIRES ?
Récemment, l’AIE reconnaissait que le pic de production
mondial du pétrole était probablement atteint.
Si cela était avéré et compte tenu de notre forte addiction
au pétrole, les pétroliers auront recours à toutes les pratiques d’exploitation
pour prolonger de quelques années la production du pétrole. Dans la hâte, à
n’en pas douter, ils sont prêts à faire n’importe quelles conneries et à
prendre tous les risques pour répondre à la demande, d’autant qu’aucune énergie
alternative ne peut prendre la relève du pétrole au pied levé.
Incidemment, savez-vous qui est partie prenante dans le
projet TOREADOR qui se propose d’exploiter les sous-sols du BASSIN
PARISIEN ?
Julien BalkanyFrère
cadet de l’homme politique français, Patrick Balkany
vice-président du conseil d’administration de la société
d’exploration et de production pétrolière Toreador Resources.
"Quant aux
chiffres annoncés pour les « réserves totales de 50 à 200 milliards de barils,
annoncées par le vice-président de TOREADOR », il s’agit du volume en place
dans la roche-mère, dont seule une infime partie pourra être extraite en
application des lois de la physique, très défavorable aux écoulements de
liquides dans des roches particulièrement peu perméables. Quant aux vraies «
réserves récupérables », un terme qui est un pléonasme pour tout pétrolier,
elles resteront faibles, probablement inférieures à une fraction de milliard de
baril. Jean LAHERRERE donne pour le meilleur « sweet spot » du Bassin de
Williston, l’analogue nord-américain du Bassin de Paris, « sweet spot »
connu sous le nom d’Elm Coulée, des réserves ultimes de 250 millions de barils.
C’est cet ordre de grandeur qu’il faut considérer pour les réserves de « shale
oil » du Bassin de Paris. C’est pas mal, mais cela ne représente jamais que
3 jours de consommation de la planète (mais 4 mois de consommation de la
France)."
Cette technique d’extraction nécessite de fracturer la roche
pour accéder aux poches à peu près exploitables. Il faut espérer qu’au passage,
ils ne pollueront pas trop les nappes phréatiques du bassin parisien comme ça a
été le cas dans certaines zones d’exploitation aux États-Unis où l’eau
finissait par couler du robinet mélangée aux gaz, en partie dissous, en partie
à l’état gazeux !
Dans une région où la densité de population est élevée,
bonjour les dégâts !
Quelques
informations en complément de mon commentaire :
"La météo sur vos chaînes favoris n’excède pas
quelques jours, et encore ils se trompent souvent, et vous allez me dire qu’ils
sont d’accord pour vous prévoir la météo et la température qu’il fera dans cent
ans ?"
Faire encore la confusion entre météo et climat, à la
manière de Claude Allègre et Cie, est une erreur qui disqualifie définitivement
d’une discussion sérieuse sur le sujet ceux qui avancent cet argument.