Moore touvche un plus large public car son but c’est d’ encaisser un max de blé. Rien à voir avec Jones et son journal où s’ écrivent des articles souvent pointus et des enquêtes de fond. Je trouve dommage d’ ailleurs à avoir à les comparer, tellement ils n’ ont rien à voir l’ un avec l’ autre. Pour Chomsky, on retombe toujours à la même question : comment expliquer ses positions tartes sur le 911 et l’ assassinat de JFK, lui qui justement a travaillé 50 ans sur les techniques de manipulation des masses ? Jones est de droite, patriote et n’ a rien pour plaire au gauchiste de base. Néanmoins il ne s ’est pas planté avec le 11 septembre et ne s’ est pas fait rouler avec le piège neo-con. C’ est un fait.
Le travail de Moore n’ a rien d’ extraordinaire. Il reprend des thématiques chères à une certaine gauche archaïque et bornée et en profite pour faire de l’ argent (des millions) avec, d’ une façon on ne ne peut plus capitaliste soit dit en passant. Celui de Chomsky est plus subtil car il s’ adresse à un public plus cultivé. En ce sens Chomsky est loin d’ être inintéressant mais quand il parle avec dédain de "théorie du complot" à propos des questionnements autour de l’ assassinat de JFK, ou ceux portant sur le 911, alors oui on a des raisons de s’ interroger sur sa probité intellectuelle. On ne lui fera tout de même pas l’injure de le prendre pour un idiot non ? Donc pour qui roule-t-il ? Quant aux pubs de Alex Jones on ne voit pas de lobbies industrialo-militaire à l’ horizon. Tout au plus des sociétés de self-defense s’ adressant aux "survivalists" américains.
Alex Jones finance son talk-show et son site par la pub et les abonnements, tout simplement. Pas besoin de CIA ou de fonds secrets pour cela. Il existe aussi une sacrée différence entre disposer d’ un compte en banque et posséder des actions dans une société. Dans un cas on ne spécule pas et dans l’ autre on fait sienne la politique de ladite société. Par conséquent, si Moore dispose d’importantes actions dans une société, on ne saurait prendre au sérieux par la suite sa révolte contre les agissements de ladite société. Sinon il existe aussi des doutes sur Alex Jones, notamment à propos du peu d’ ennuis qu’il rencontre dans sa carrière de contestataire, mais sur le fond on a du mal à le prendre en défaut. Où induirait-il en erreur le public ? Personnellement je n’ ai pas la réponse.
Le crash-test est simple, à partir du moment où un quelqu’un de connu vous taxe de "conspirationniste" lorsque vous dénoncez l’ imposture évidente du 911, ou d’ "antisémite" quand vous vous vous posez un certain nombre de questions, alors on a affaire à un "agent du système". Simple comme bonjour.