Comme je vous l’ai dit, si vous comparer ces chiffres au premier pic épidémique de mars-avril 2020, il n’y a aucune de différence et pourtant, il n’y a avait pas de vaccin à cette époque là.
Coïncidence ? Les quinze jours de révision du manuscrit par Gilead s’achèvent juste après la signature du contrat
avec la Commission européenne. Le 7 octobre, la Commission commande
ainsi 500 000 traitements (soit trois millions de doses), sans avoir
connaissance de ces nouvelles données. « Il y a un problème de transparence si la société Gilead − qui connaissait les résultats − n’a pas signalé à la Commission européenne leur existence », juge Marie-Paule Kieny, qui n’avait pas connaissance des négociations en cours. « Il
est aussi regrettable que la Commission n’ait pas pris des
renseignements auprès de l’OMS sur l’avancée du plus gros essai clinique
mené avec le remdésivir », poursuit la chercheuse française.