Le déshonneur est pour ceux qui ont commencé le massacre : en septembre 1792, la foule a envahi les prisons pour massacrer les nobles et les prêtres qui s’ y trouvaient sans défense. Les nobles étaient menacés de mort et on s’ étonne ensuite qu’ ils se tournent vers ceux qui peuvent les sauver et arrêter tout cela. De même les accusations de collusion avec l’ ennemi, Anglais ou autres ne sont que des conséquences à partir du moment ou il n’ y a pas d’ alternative. Les Montagnards ont été intransigeants, ils ont voulu sauver le régime à n’ importe quel prix.
Il faut aussi rappeler que c’ est la gauche qui a inventé le nationalisme. Les liens à l’ époque les plus forts étaient d’ homme à homme. Un Français pouvait servir l’ Empereur d’ Autriche s’ il s’ était mis à son service, certains l’ ont fait car ils estimaient avoir été maltraité par le roi de France. Ils voulaient aussi sauver la France de ce qu’ ils considéraient comme le plus grand péril, la Révolution. On est pas au temps des guerres mondiales et du nationalisme de maintenant.
Il faut arrêter d’ opposer la noblesse, la royauté et le peuple
Ce sont les aristocrates qui sont à l’ origine de la révolution, une partie d’ entre eux a voulu moderniser le régime quitte à en changer, d’ autres n’ étaient pas d’ accord.
La Constituante (1789-1792) a voté 1000 lois, elle a créé le premier parlement et fait du roi le premier fonctionnaire.
La séparation des pouvoirs vient de Montesquieu. Le partage des terres est le fait de La Rochefoucauld Liancourt, la Déclaration des Droits de l’ Homme vient de Lafayette, et l’ abolition des privilèges du vicomte de Noailles. Doit-on aussi rappeler le rôle de Mirabeau, ou de Talleyrand et d’autres ?
Tous des nobles.
Je ne dis pas que l’ on a créé le meilleur des mondes d’ un seul coup, c’ est toujours discutable, mais il faut cesser d’ opposer les royalistes aux autres. La Révolution montre que ses dirigeants étaient profondément divisés. C’ est surtout le ras le bol du sang causé par certains extrémistes et la lassitude des troubles qui y ont mis fin.