Avant les gens se taisaient quand on leur parlaient d’ un pays qu’ ils ne connaissaient pas, ou bien ils en rêvaient et cela donnait des choses amusantes, comme quand on regarde des représentations de la Chine sur des porcelaines de Limoge du 19 ème s., ou quand on écoute Raimu parler de son fils Marius parti sur son vaisseau fantôme...
Maintenant, l’ individu-monde veut avoir un avis sur tout. Le moindre fait divers qui se passe en Turquie ou en Amérique l’ intéresse, pourvu que cela fasse progresser son sujet de prédilection. Taubira sur la mort d’ un noir aux USA, Frida sur la non-égalité des femmes en Turquie.
Vous vous rendez compte de ce qui se passe chez les pygmées ? On conceptualise, on sort les grands principes, mais dans le fond, on s’ en fout. Ce que dira la justice et le procès là-bas, on s’ en fout. Demain, on s’ indignera sur autre chose ailleurs.
C’ est la nouvelle commère-concierge de l’ an 2100. Un engin. Et trans, et bi et gay, attention à la perruque tremblante dans les loges. C’ est plus l’ immeuble qu’ on va faire chier, c’ est la terre entière.
Qu’ elle se taise, elle ignore tout des faits, de la situation sur place.
Et quand les noirs sont des victimes, il faut dire qu’ ils sont noirs, mais quand ce sont des délinquants, il ne faut donner les noms des délinquants que lorsqu’ ils sont des blancs, sinon, ce serait stigmatiser. Quand ce sont des noirs qui font des esclaves, comme cela se passe aujourd’ hui en Afrique, on n’ en parle pas non plus.
Ne pas être égal ne signifie pas forcément être inégaux.
D’ habitude, les femmes font preuve de finesse, mais là, les féministes qui sont derrière ce non sujet, ne veulent rien comprendre. De la vraie connerie militante. Et elles n’ en n’ ont rien à foutre de ce qu’ il se passe en Turquie, elle n’ iront jamais.
Nous sommes différents et heureusement, c’ est très bien ainsi.
Le niveau du débat quand Bobof donne la main à une blonde d’ LCI
Faire mousser un non sujet par une accroche agressive comme "Untel pète les plombs", "Zemmour, les liaisons dangereuses...", alors qu’ il ne se passe rien dans cette vidéo
Mettre une pancarte dans le dos "Nazi’, "FN" ou "matcho", pour extrémiser l’ adversaire et tuer tout débat, interdire toute finesse, voilà le niveau de la blonde.
Interrompre sans arrêt son invité, pour rompre l’ expression de son interlocuteur et qu’ il ne reste que la pancarte.
Et voilà, on n’ a plus le temps, on n’ a parlé de rien, c’ est la violence moderne, le progrès.