La “décréation” C’est s’anéantir en Dieu : « Faire passer du créé dans l’incréé » ; remonter vers la source, mais qui serait l’Océan. C’est l’équivalent, chez Simone Weil, de ce que les mystiques appellent « mourir à soi-même ». Mais c’est pour vivre davantage. « Dieu m’a donné l’être, écrit-elle, pour que je le lui rende. » A la fin, il n’y a plus que Dieu : « Dieu renonce, en un sens, à être tout. Nous devons renoncer à être quelque chose. Dieu s’est vidé de sa divinité. Nous devons nous vider de la fausse divinité avec laquelle nous sommes nés. Mon Dieu, accordez-moi de devenir rien. A mesure que je deviens rien, Dieu s’aime à travers moi. »
Ouai bin moi ça fait 37 ans qu’elle m’appelle sa petite biloute... Bizarre son idolâtrie bref pas du tout mon point de vue, je préfère la vision de Platon : tout sauf le lien biologique.
Et personnellement, j’ai vu beaucoup de parents faire plus de mal qu’autre chose en étant des idolâtres.
Comme disait Simone Weil :
« Prendre puissance sur, c’est souiller. Posséder, c’est souiller. Aimer purement, c’est consentir à la distance, c’est adorer la distance entre soi et ce qu’on aime. »
Je me reconnais encore (pas la première x que ça arrive) dans ton explication.
J’ai été battu à l’envers, pas de père et beaucoup d’amour de maman et d’une certaine manière, j’ai aussi les mêmes réflexes que Soral et des fantasmes identiques sur un régime autoritaire...
J’ai toujours détesté entendre ma mère me dire que j’étais sa raison de vivre, je lui disais qu’elle devait être bien triste (ce qu’elle est toujours) pour remettre sa vie sur les épaules de son enfant (c’est une pression supplémentaire et inutile sur l’enfante qui peut provoquer des gros dommages).
Que ça fait du bien de te lire, tu ne peux pas savoir a quel point tu me donnes des réponses à mes questionnent, merci.
Après c’est bien de le comprendre mais de la à changer les mauvaises "habitudes" j’ai un peu de mal...