Un peuple est un amas d’individus partageant, plus ou moins consciemment des modes culturels communs. C’est exactement la condition nécessaire pour transformer un ou des peuples en nation ! En effet, la nation se construit sur l’intégration et la tolérance culturelle, sinon elle ne pourrait pas agréger des peuples différents. Prenez le cas le plus emblématique, les Etats-Unis, il est constituée "en un amas d’individus partageant, plus ou moins consciemment des modes culturels communs". Ce qui fait son unité est sa tolérance culturelle inscrite dans ses lois, placés au dessus de ses gouvernants (enfin, en théorie). Par contre, de cet agrégat est né une culture nationale, tout comme est en train de se constituer une culture planétaire.
Eric Guéguen, vous faites une inversion des rapports qui confirme bien le proverbe selon lequel il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Et ce que l’on ne veut pas voir est toujours ce à quoi on n’est pas prêt à renoncer, si cela va à l’encontre de son propre raisonnement et aspiration.
Ainsi l’histoire de cet ami qui faisait très attention à ce qu’il mangeait jusqu’à une forme d’extrémisme. Sauf qu’il aimait fumer du tabac et du cannabis. Lorsque je lui fit remarquer que fumer s’accordait mal avec sa discipline alimentaire rigoureuse pour prendre soin de sa santé, il me répondit sans sourciller, que fumer était bon pour la santé !!! Il lui fallut pas mal de temps pour reconnaître la fausseté de son raisonnement et admettre cette entorse à sa rigueur alimentaire.
Mais rassurez vous, personne n’y échappe (moi y compris) et peu sont capable de renoncer à leur croyance et lever le voile de devant leur yeux.
"La nation est un bon compromis entre l’individu impuissant et l’humanité incommensurable. Une communauté implique nécessairement qu’il y ait soi et les autres, il faut savoir raison garder. Ce qui importe, c’est que chaque
nation, reconnaissant en elle-même le besoin de cohésion autour de
valeurs communes, soit honnête avec elle-même et admette ce même besoin
chez ses voisines."
La nation est une société d’intérêt où les membres sont un ou des peuples. La base culturelle est donc les peuples et non les nations. Si des peuples ont su s’unir pour former des nations sans pour autant abandonner leur identité culturelle, c’est qu’il est possible d’unir les nations autour d’un idéal humain. Le fait est, que la nation est le dernier rempart de la propriété privé, au delà cette dernière s’efface pour ne laisser que le sens de la responsabilité entre les nations, peuples et in fine, les citoyens de cette planète.
En effet, lorsque nous élevons notre conscience au niveau de la planète et de l’Univers, ne reste qu’une propriété, la planète. Mais en même temps, se révèle la conscience que la relation de soi et les autres au stade le plus élevé de la conscience s’est déplacé, entre la vie sur Terre et la vie extra terrestre. Seule l’absence de preuve absolu permet de maintenir la conscience dans sa dimension réduite à la Terre où celle ci compose tout l’Univers sensible, le reste étant du domaine de la foi, religieuse ou non.
Voilà une question à tiroirs multiples. Car je pourrai dire, mais non, c’est la technique. Et un autre, mais non, c’est la philosophie. Mais non, c’est le sport, mais non, c’est la mode, etc...
L’art participe à changer le monde, comme le reste, mais savoir qui précède qui.
Hum, la nation est un bien commun relatif, car à ce niveau de conscience, elle est un bien privatif vis à vis des autres nations. Vous n’avez fait que déplacer le problème sans le résoudre, bien au contraire car l’histoire nous enseigne que la nation fut autant un outil d’asservissement et d’aliénation que d’émancipation.
La question est de savoir pourquoi donc faut il quelqu’un pour gouverner tous les autres ? Si au temps de Confucius et Lao-Tseu la question ne se posait pas, elle se pose aujourd’hui et je doute même que l’un et l’autre resteraient avec l’idée de la nécessité d’un souverain.
La réponse est simple, parce que l’histoire est une histoire de colonisation et donc de guerres entre les peuples et plus tard les nations. Aujourd’hui, il faut toujours des chefs parce que sous nos contrée, outre la menace militaire extérieure, la guerre se poursuit à travers la concurrence économique.
En fait, la seule chose qui nécessite un chef, c’est la guerre et rien d’autre. Que celle ci soit militaire ou économique.
En temps de guerre, le chef est l’unificateur, en temps de paix il est le diviseur. Cela n’a rien à voir avec le vice ou la vertu, mais de la raison d’être du chef. En temps de paix, celui ci est inutile et son pouvoir illusoire. Le chef à besoin, au minimum, d’une menace permanente pour exister, avoir un sens. Si celle ci n’est pas extérieure, alors il devra faire en sorte qu’elle vienne de l’intérieur.
Mais dans un monde en paix militaire et en coopération économique, le besoin de chef est limité à l’urgence, en dehors, il n’est de besoin que de respecter les droits humains par l’accomplissement de ses devoirs faisant les êtres responsables. Ou autrement dit, la responsabilité est la capacité à répondre de ses droits et devoirs envers autrui. Horizontalement et verticalement. Par contre, ce qui n’a pas lieu de changer, c’est le principe du mérite, sauf que ce dernier devient exclusivement personnel et non plus impersonnel, permettant aux médiocres de gouverner le monde.
"Le juste milieu est le dieu des pauvres cons", a écrit Nabe. Je connais très peu ce personnage, mais le peu que je l’ai écouté, ne me donne rien de bon à penser, sinon qu’il semble exceller dans l’art de l’invective. J’aurai tendance à penser que c’est là son seul talent. Mais comme je ne l’ai pas lu et très peu écouté, mon ignorance m’interdit tout jugement définitif, seulement une mauvaise impression laissé par le peu que j’ai écouté.
Je vais vous épargner un long commentaire, mais de mon point de vue, vous pouvez appliquer le principe du juste milieu au lieu commun (oeil pour oeil, dent pour dent), mais pas au cas particulier de chaque être, c’est ici que la voie du milieu prend son sens. La voie est un chemin, le juste renvoi à la justice, un jugement de valeur. le premier est dynamique, évolutif, le deuxième est statique.
La voie du milieu consiste donc à trouver l’équilibre intérieur en fonction de sa véritable nature d’être, en rapport à son environnement extérieur (les deux sont inséparables, sauf pour les ignorants). il ne s’agit donc pas de compromis (direct) avec autrui, mais d’harmonie intérieure. La conséquence, est qu’il n’existe pas de repère absolu autre que le principe en lui même. Par exemple, il n’existe pas de milieu pour définir de manière absolu le comportement sexuel de telle sorte que ma voie du milieu n’est pas forcément la même que la votre. Si je suis hétéro, l’homosexuel est situé à mon extrême, mais si je suis homo, c’est l’hétéro qui est situé à mon extrême. Rester sur la voie du milieu, consiste à accepter la différence de l’autre pour éviter de se laisser aller à l’excès opposé, par réaction. Ainsi, si hétéro je hais les homos, j’aurai tendance à forcer ma virilité contre ma propre nature, dans le but de valider ma haine des homos et vice versa. La voie du milieu consiste donc à rester centré sur sa nature d’être vrai et de prendre garde de ne pas se laisser happer ou pervertir et basculer dans l’extrême ou excès. Mais il m’est nécessaire de bien connaître ma voie du milieu pour connaître mes extrêmes. Donc, de bien connaître son milieu d’expression en tant qu’être.