"Au futur ou au passé, au temps où la pensée est libre, ou les hommes sont dissemblables mais ne sont pas solitaires, au temps où la vérité existe, ou ce qui est fait ne peut être défait, De l’âge de l’uniformité, de l’âge de la solitude, de l’âge de Big Brother, de l’âge de la double pensée. Salut !"
Je n’ai, pour le moment, regardé que cette "introduction", mais je pense que l’on peut d’ores et déjà trouver des liens entre système représentatif et capitalisme dès les origines de ces deux "systèmes", qui se retrouve finalement dans une unité de principes.
Ce sont mes débuts en tant que "rédacteur" sur le net, toutes plateformes confondues, donc cela m’étonnerait que l’on se connaisse. Mais cela fait déjà un bout de temps (2 ans à peu près) que je traine sur Agoravox (rouge et bleu), et que je lis particulièrement quelques contributeurs tels que vous, gollum, Gaspard Delanuit ou encore machiavel. J’ai notamment lu plusieurs ouvrages de René Guénon et de Christopher Lasch, suite à leurs mentions régulières par certains d’entre vous. Tout cela constitue probablement une piste quant à nos "affinités intellectuelles"
Je crois au contraire que c’est vers une nouvelle forme de totalitarisme que nous nous dirigeons, et non vers la conservation de quelques principes démocratiques, qui n’ont de toute façon, jamais existé.
Mais le problème ici, c’est ce que nous entendons par "démocratie". Le terme est tellement équivoque qu’il doit être manipulé avec des pincettes et replacé dans un cadre de pensée. Si l’on entend par là "l’égalitarisation" sans cesse croissante des conditions de vie et de la culture en général, alors oui, il y a une volonté de conserver certains "idéaux démocratiques". Mais dans ce cas, ce sont ces idéaux même qui sont à questionner et à critiquer, parce que dans ce sens, ils n’équivalent à rien de plus qu’à une uniformisation de la condition humaine, alignés sur le principe de fétichisation de la marchandise.
En synthèse, alors que "traditionnellement", la Gauche se focalisait sur les aspects quantitatifs (socio-économiques) de la société, elle a, à partir de la fin des années 60, changée de cap pour s’attaquer aux aspects plus qualitatifs (représentations culturelles) des individus et des groupes sociaux. C’est d’ailleurs là tout le travail d’un Lasch d’étudier en quoi ce changement de "perspective" constitue en réalité la volonté des pouvoirs politiques d’accompagner en profondeur les métamorphoses du capitalisme de l’époque.
Or, ce travail se poursuit de nos jours. Et je pense que la question suivante est fondamentale : vers quoi nous emmène-t-on ? Quelles sont, à terme, les objectifs que visent la transformation et le déracinement progressifs des individus ?