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Suivez bien son regard : https://zupimages.net/up/22/02/ucib.png
@juanyves
(Suite)
Mais tout cela ne faisaient guère l’affaire des chasubles, vu que tous ces réfractaires de la vrai foi refusaient de payer la dîme ou de participer aux campagnes pour éradiquer le Mal. La situation devint même critique. Le chef des chasublés décida donc que ceux qui protestaient [les protestants] n’auraient pas droit au paradis sanitaire céleste, ils seraient excommuniés. C’étaient des pestiférés qu’il fallait éviter de contacter sous peine d’être contaminé par le mal
À cette époque le pouvoir politique, en France, est exercé par quelqu’un auto-nommé Roi et nommé François Deux (NDLR d’autres s’appelle bien François Macron). Le règne de François est dominé par une importante crise financière, politique et religieuse. L’impopularité de sa politique répressive, élaborée sous la pression des autorités chargées de la santé céleste de ses sujets, à l’égard des protestataires [protestants], l’amène à une fuite en avant qui se terminera dans le sang de Saint Barthélémy. N’oublions pas que, à l’inverse des autres rois, François a été instruit chez les Jésuites, pourfendeurs, à cette époque, de la mauvaise foi. N’oublions pas, non plus, que la France est la Fille Ânée de l’Église. De plus François dépendait beaucoup, pour son autorité, de ses pairs qui avaient énormément d’actions [indulgences] achetées à prix d’or, grâce aux commissions qu’ils touchaient sur la dîme et les campagnes. Tous ces fieffés coquins avaient de la famille chasublée. Les ministres parfois, et même souvent, portaient la chasuble quand ils n’étaient pas avec leur concubine.
François décida donc, avec ses ministres dont quelques chasubles, d’appliquer avec force les recommandations du détenteur de la Vérité Divine et d’« emmerder » ceux qui l’« emmerdaient ». Les protestants furent donc poursuivis mis à l’index, sans droit à l’indulgence, marqués du sceau de l’enfer, interdits de s’exprimer ni de contacter Dieu. Seul le feu du bûcher pouvait les soigner du mal qui les rongeait.
Bien sûr quelques chefs importants, qui eux savaient comment les chasubles se comportaient entre eux, ce qu’ils disaient entre eux et de quoi ils vivaient, faisaient partie de la protestation. Mais étaient-ils vraiment protestants ? On ne les voyait pas dans les manifs, mais ils causaient mal. On parla de complot, on les traita de complotistes. Il fallait donc absolument les faire taire et les déboulonner de leur position sociale. Certains avaient pour nom Guises, du Bourg, Perronne, Raoult ou venait de Navarre, c’étaient des grosses pointures. Heureusement la Médecine [Médicis en italiens] veillait au grain et tout se termina avec Saint Barthélémy et François sauva la France.
Épilogue
Wikipédia :
L’état de santé du roi s’aggrave dès novembre 1560. Le 16 novembre, il a une
syncope. Il est veillé par ses médecins, dont François Pidoux. Après seulement dix-sept mois
de règne, François II meurt le 5 décembre
1560 de maux insupportables à l’oreille (NDLR : on comprend donc pourquoi il avait été incapable d’écouter la voix de
la raison).
François II meurt sans descendance, son frère cadet Charles, âgé de dix ans, lui succède. Le 21 décembre, le Conseil privé nomme Catherine de Médicis « gouvernante de France ». Les Guise se retirent de la cour. Marie Stuart, veuve de François II, retourne en Écosse. Louis de Condé, qui attend son exécution dans sa cellule, est libéré après négociations avec Catherine de Médicis.
Au sujet des Guerres de Religions
Au XVI siècle ont eu lieu ce que l’on a appelé les
guerres de religions. Celles-ci ont lieu en réaction à la toute-puissance de la
caste religieuse qui était la fournisseuse de la santé spirituelle. L’accès au
paradis, résultat d’un comportement sanitaire adéquat, dépendait du jugement donné
par un clergé aux ordres d’une élite religieuse, composée de représentants des
grandes familles aristocrates et grande profiteuse de la recollection d’une énorme richesse
fournie par la classe des pouilleux croyants en échange de la super bonne santé
spirituelle qui donnait accès au paradis. Le clergé se composait de plusieurs
groupes.
Les chasubles, de plus de couleurs, élaboraient le dogme de la vrai foi, à l’usage de leurs soutanes, élisaient leur chef, dans la plus totale obscurité, comme récepteur et juge de la vérité divine, lui seul, mais aidé de ses électeurs, pouvait dire ce qui était la voie pour atteindre la paradis de la santé céleste. Tout le monde se référait au dogme à travers le livre saint appelé Catéchisme ou Vidal suivant les lieux. Le dogme dominant n’admettait aucune contestation et se référait surtout à l’infaillibilité du chef récepteur de la connaissance suprême issu de Dieu lui-même.
Évidemment cette situation généra de nombreuses idées perverses, par exemple que les indulgences n’empêchaient pas d’aller en enfer, mais les médiums qui avaient pu le prouver en contactant les morts étaient irrémédiablement brûlés sur l’autel de la Vérité. D’autres pensaient que, pour atteindre le paradis, on pouvait le faire d’une façon beaucoup plus simple en écoutant le divin qui était à l’intérieur de chacun, d’autre en faisant des gymnastiques rituelles qui permettaient de remettre les choses dans l’ordre divin, d’autres de prendre des potions magiques qui purifiaient l’âme et donnaient accès au divin, d’autres qu’il fallait côtoyer le mal à petite doses pour s’en prémunir et rester sain de l’âme et du corps, d’autres encore riaient beaucoup et d’autres n’avaient qu’une hâte : taper la belotte avec Dieu.
À suivre
@sls0
Les détails sont enracinés dans ton passé.
T’en as pas marre de faire pleurer les gens avec ta montagne de conneries :
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