A la lecture des commentaires, on constate qu’il existe un mal-être de la communauté musulmane, qui se sent de plus en plus rejeté, exclut, considéré comme des sous-citoyen.
On retrouve le même genre de mal-être chez une partie de la population française dite de souche, qui a l’impression de voir son pays se déliter, perdre de sa substance, presque "envahit".
On pourrai rajouter la population juive de france, qui se sent de plus en plus en danger et haït par tout les autres.
Maintenant, TOUT est fait pour mettre ces différentes communautés dans cette état : l’ennemi désigné par les médias, les affiches, dans les films à gros budget et les séries policières, c’est le muzz. Les maux du monde, c’est le terrorisme des fous d’Allah, les décapitation, les prises d’otages ... Ajouter à cela les préjugés des cons qui refuseront le job au CV portant le nom Abdoul, et il est normal que les musulmans soit de plus en plus méfiant, et se réfugient dans ce qu’ils connaissent : leur communauté, leur religion, les habitudes de leurs parents.
Dans le même temps, le moindre fait divers qui touche un juif va être surmédiatisé, monté en épingle, repris de partout, instrumentalisé à outrance par toute la clique politico-médiatique. Les juifs prennent donc peur (logiquement) et les muzzs ne comprennent pas pourquoi la réaction de la république est à ce point disproportionné par rapport à ce qui les touche eux.
Au milieu de tout cela, le français "moyen" pète un câble : il est comme inexistant, laissé pour compte. Beaucoup de com sur l’antiracisme, sur les abus, sur le trou de la sécu, sur les allocs, les agressions en "banlieue", sur tout ce qui part en couille dans notre pays.
Moralité : arrêtez tous de prendre pour argent comptant les titres des journaux, ce que déblatère bourdin, bhl, jean robin, pujadas, zemmour, la série de 20h45 et le méchant de la scéance de ciné de 11h. Ce n’est rien d’autre que du conditionnement à petit feu, et au vu de la tension qui règne dans le pays, ce conditionnement marche du feu de dieu. (Ce qui est dramatique au vu de la taille des ficelles utilisé pour nous monter les uns contre les autres).
A propos de tolérance, voici un petit texte que je trouve très pertinent à propos de ce mot, tolérance, et de l’utilisation qu’on en a : "Simplement, la
tolérance (supporter avec patience, souffrir, endurer, admettre) est
très éloignée de l’harmonie fraternelle. Si les élites de notre société
avaient voulu promouvoir la bonne entente, le tampon aurait été curiosité, fraternité, ou même… amour ! Je vous fais remarquer qu’à la même époque dans les mêmes médias on revient constamment avec un autre tampon, tolérance zéro,
qu’on associe toujours à la drogue, aux gangs de rue, à la violence
conjugale ou à la pédophilie. Il est donc indubitable que l’objet de la
tolérance est systématiquement « moralement mauvais ». Ergo, lorsqu’on
nous montre une bridée, un kebla et une musulmane sur une photo où on
évoque la tolérance, on renforce la notion selon laquelle les cultures et les bagages génétiques différents des nôtres sont mauvais mais doivent être soufferts, endurés, admis." Extrait de l’annexe "Les Tampons" d’Eric McComber.
Tout à fait d’accord, j’ai eu des emplois d’un intérêt négatif, ou le travail était merdique à souhait, mais celui-ci ne me coûtait pas tant que ça, de par la qualité des rapports humains. (Le fait que nous conversions tous dans une langue qui n’était pas la notre y jouait peut-être un rôle...) "L’ambiance" au travail est primordial, et le taf change du tout au tout si l’équipe vit bien ensemble ou non.