Je l’ai écoutée attentivement car je voulais savoir ce qu’une historienne "institutionnelle" pouvait avoir à dire sur le sujet.
Les commentateurs précédents ont bien anticipé. C’est aussi vain qu’une branlette intellectuelle ou pas mais cela reste néanmoins diablement intéressant en tant qu’objet de réflexion car la question est alors de savoir comment des chercheurs peuvent-ils s’égarer autant sans en avoir la moindre idée.
Pour qui est étranger au domaine mais dispose néanmoins d’une capacité à réfléchir sur ce qui est proposé (ce qu’on appelle traditionnellement un "honnête homme") il est frappant de constater qu’aucune mention n’est faite des questions de religion et de violence. On est comme en apesanteur, dans un milieu aseptisé où seuls certains aspects ont droit de cité, avec notamment la question du progrès moral réduite au thème de la liberté.
Bref, pour aller dans le sens de Heidegger, je dirais qu’il est de plus en plus clair que la science ne pense plus et comme les sciences humaines n’ont jamais vraiment su calculer, eh bien, on pourrait dire qu’elles se satisfont à présent de jacter en tournant en rond.
Pas mal dut tout. Il y a une ambiance, des personnages bien (stéréo ?)typés, un style, il ne manque en effet qu’une histoire. Et pour répondre à Wendigo, ce sera forcément une histoire avec de la violence, serait-ce seulement celle des éléments, car sinon, il n’y a pas d’histoire : il faut bien que le héro lutte contre quelque chose ! Maintenant, c’est vrai, se passer des armes, ça serait pas plus mal, mais vu ce qui vient à l’horizon, ça paraît un peu utopique. Après l’Apocalypse ça sera davantage envisageable...
Je trouve l’affolement des intervenants un peu surfait.
S’il faut s’arracher les cheveux c’est sur les chiffres qu’ils donnent au début et qui sont terribles en effet. Mais que des marchands du temple soient prêts à faire du fric avec tout et donc avec la permaculture, pourquoi pas ? Tant qu’il y a aura des gogos...
Ceux qui veulent lutter n’ont pas besoin de pousser des cris d’orfraie. Avec les outils du Web 2.0 ont peu faire jouer l’intelligence collective à fond les manettes et partager les savoirs. Bref, la révolution permaculture n’a pas à craindre d’être récupérée par les organismes de formation.
Elle a seulement à craindre de ne pas trouver son public à temps alors qu’elle en a les moyens.
Maintenant le public... vu comme il est "en marche !", je me demande s’il ne faudra pas qu’il la rate, la marche, pour se remettre debout... Bref, la permaculture vaincra, c’est sûr (faute de combattants ? ) mais le plus tôt sera le mieux et, dans cette perspective, la pub que vont lui faire les "capitalistes" n’est peut-être pas une mauvaise chose finalement non ?
J’ai trouvé ce documentaire intéressant car il donne à voir et entendre mais bien trop élogieux, voire flatteur quoique, sur la fin, je dois reconnaître un certain courage aux journalistes. Ils accrochent David de Rothschild sur le naufrage de France Telecom et sur une affaire de produit financier illégal qui a ruiné des centaines d’anglais et qui est actuellement jugée en Espagne. Un coup de griffe, voilà tout ce qu’ils ont pu se permettre, mais c’est déjà pas mal et assez courageux quand on connaît la puissance des réseaux de l’élite. J’espère qu’ils n’auront pas à payer leur audace.
Ceci étant, je m’étonne du peu de commentaires sur ce fil. Il y aurait quand même matière à discuter, ne serait-ce que sur la question tellement actuelle des liens entre l’élite financière et le monde politique qui, on le voit bien dans le documentaire, est sous influence quand il n’est pas subjugué.
Autre défaut, on ne fait pas le tour de la question Rothschild en restant focalisé sur la branche française. Il s’agit sans doute de la première et plus prestigieuse famille mondialiste qui fait de la géopolitique comme nous allons au marché. La création de l’état d’Israël est quand même leur grande affaire. Il faudrait que ça se sache.
Cette vidéo n’est pas inintéressante mais, tout de même, nous avons là deux sacrés gugusses, deux pied-nickelés de l’éducation qui tirent à boulets rouges, souvent à raison, mais qui, à de rares exceptions près, n’ont pas d’analyses approfondies, ni de propositions cohérentes.
Que les enseignants aient une formation en psychologie, certes, mais pas pour jouer les psychologues, pour savoir comment accompagner au mieux l’élève dans ses apprentissages.
L’idée qu’en maternelle, trois ans de formation ça suffit, c’est le signe d’une complète méconnaissance de la question. Pour avoir enseigné de la maternelle à l’université, je dirais que c’est plutôt au lycée que trois années de formation pourraient suffire, dont une en psychologie et pédagogie.
En maternelle, il faut beaucoup de connaissances pour surmonter l’inanité ou la brutalité de notre pédagogie spontanée. Comme disait un fameux auteur étasunien "Tout se joue avant six ans". Alors, la maternelle c’est sacré !
Bref, encore deux excités de l’éducation comme il y en a chaque année depuis des décennies. Ils ne vont rien changer. Le mammouth n’est pas près d’évoluer.