Excellent ! Le plus stupéfiant, c’est que tout ça, je le savais mais de là à le mettre en oeuvre... Rien ne vaut un bon modèle pour se décider à passer à l’acte ! Merci pour cette découverte.
Nous avons tous beaucoup à apprendre. Donc beaucoup à simplifier. Car apprendre, c’est dégager les invariants (p. ex. avec l’astrologie), donc se dégager des détails secondaires.
Ce qui serait spécialement intéressant c’est d’aboutir au même point par des voies différentes.
Oui ça fait un bout de temps. J’ai eu plaisir à découvrir que vous étiez de retour.
Concernant la kabbale, la chose amusante est que je n’avais pas noté que son livre en était. Je n’avais pas prêté attention au sous-titre. Quoiqu’il en soit, je l’avoue je ne suis pas revenu à l’étude des nombres bibliques.
C’est le genre de recherches dans laquelle je pourrais m’absorber complètement et ce serait donc dangereusement addictif. Je garde ça pour mes vieux jours quand mon niveau énergétique aura baissé et que j’aurai besoin de sujets excitants.
Merci pour l’explicitation de la quaternité sujet-objet. Je dois dire que ça ne me parle pas, surtout la coupure organe des sens actif et corps passif. Mais bon, je me doute qu’il me manque des éléments pour que le tableau soit cohérent.
Enfin, concernant le Christ symbolique, je dois dire que là aussi ça va trop vite pour moi. Je reste très réservé mais, ok, sans être phénoménologiste, je suspens mon jugement
Disons qu’étant émergentiste et fonctionnaliste, je ne me satisfais pas de penser seulement la structure (sauf dans les cas extrêmement abstraits), j’ai besoin de la saisir dans la dynamique d’interaction qui l’engendre et l’entretient (en même temps que la première canalise la seconde, la causalité étant évidemment circulaire).
Parce qu’il n’en a que le nom tellement il est abstrait, j’ai adoré
l’autoportrait. C’est seulement une présentation synthétique de sa conception, à laquelle
on peut supposer qu’Abellio s’identifie, de sorte que c’est vraiment son
portrait
J’ai écouté attentivement la première demi-heure
jusqu’aux questions du "divaguant" et j’ai eu plaisir à assimiler tout
ça avec très peu d’accommodation tant le système dialectique
baldwino-piagétien que j’ai fait mien calque ce mode de pensée (ce qui
en soit devrait faire problème, sauf que je ne le vois pas — au sens où je
ne vois pas que ça en fasse, je dirai pourquoi après).
Ce qui
m’a particulièrement plu c’est l’opposition dessinée par Levi-Strauss
entre la science, empirique, inductive et la connaissance dont se
réclame Abellio et qui, d’emblée pose un système auquel rien n’est, a
priori, censé échapper.
Je me sens grosso modo dans la même
situation, sauf que ma position n’est pas issue comme Abellio de la
"Connaissance" mais bel et bien celle de la science (même si j’en étends
les limites bien au-delà de ce qui serait acceptable pour un
scientifique de nos jours au sens où, à l’instar et à la suite de
Piaget, je pose un système théorique qui a vocation à assimiler et
réorganiser le champ du réel sans résidu).
Ce que j’ai appris, c’est que ça serait sûrement une bonne chose pour
moi d’examiner de plus près l’aspect quaternaire pour voir si je
n’aurais pas laissé échapper des perspectives intéressantes. C’est vrai
que je pense surtout en structure ternaire (comme l’organisation
psychique) alors que ma structure absolue telle que je la vois (je veux
dire l’organisation minimale capable d’incarner toutes les propriétés du
système) est d’emblée quaternaire. Mais je ne m’y étais jamais attardé.
Je vais donc y réfléchir.
Pour ma part, je ne vois pas contradiction entre dialectique et
quaternaire car une double dialectique engendre le quaternaire. Ainsi
deux cycles en interaction, qui "s’accrochent" d’une manière ou d’une
autre, c’est deux dialectiques qui se superposent et ça fait une
structure quaternaire. Attention que le binaire n’est pas le dialectique
bien au contraire Le binaire c’est par exemple darwinisme contre
lamarckisme. La dialectique consiste à chercher un tertium pour dépasser
le conflit par le haut (ce que cherchait Piaget en matière de théorie
de l’évolution et qu’il pensait avoir trouvé). La dialectique intègre
déjà cette idée (krishnamurtienne entre autres) qu’il faut savoir voir
le vrai dans le faux et le faux dans le vrai.
Là où j’ai des réticences avec la Gnose d’Abellio, bien sûr, c’est en
tant que chrétien. Je suis trop ignorant pour en juger avec sûreté mais
je soupçonne que le geste consistant à mettre l’homme à l’intérieur de
la structure absolue est un "fiat" complètement arbitraire qui permet de
retrouver au bout ce que l’on a mis d’entrée.
Ma question c’est : et Dieu dans tout ça ?
Pour ma part, la conception que j’ai faite mienne intègre
complètement la perspective christique, sous l’angle sacrificiel bien
sûr qui, tel que je le conçois est "la loi du monde". D’ailleurs, la
Croix, c’est la double dialectique n’est-ce pas ? C’est bien une
structure quaternaire à la Abellio non ?
Mais bon, je ne vais pas m’aventurer sur ce terrain maintenant. J’ai déjà pris assez de risques