@Éric Guéguen D’abord promouvons les idées religieuses qui font de la diversité et de l’altérité un socle humain bénéfique.
On trouve cela très bien dans le Coran par exemple.
Ensuite, évidement, une communauté n’a pas à s’immiscer dans les croyances de l’autre et l’on est pas à l’abri que certaines communautés en diabolisent une autre, ou plus qu’une communauté nous diabolise.
Donc nous ne discutons pas des croyances, mais discutons des limites : "venez à une loi commune" dit le Coran. Une loi commune qui soit une loi de respect, une loi qui tient en respect, une loi sur les limites.
Si évidement, cette communauté ne veut pas de ces limites et qu’elle préfère le conflit ou la guerre et bien foutons nous sur la courge et que le meilleur gagne.
Préférons pour cela, de petites communautés et de petites guerres, plutôt que de grandes communautés et de grandes guerres.
En ce qui concerne la France, force est de constater que les peuples ont payer cher leur adhésion au projet national.
C’est l’école Jules Ferry qui crée la France (bien que la nation française existe depuis la révolution) mais cette création se fait en agitant la vue de l’ennemi Allemagne. Combien meurt dans les tranchées ?
Il faut comprendre ici que le projet communautaire vise toujours à rejeter la castration hors du nous. Castration qui est source de souffrance. En cela il est préférable que le projet soit religieux pour que la place du diable soit identifiée auprès de Dieu plutôt que chez le voisin.
En ce qui concerne l’Islam, il est évident que l’expansion de l’Islam du premier siècle de l’égire, ne peut se comprendre par les seules victoires de l’épée. Il s’agit également d’une victoire sur les cœurs. A croire que le projet islamique (qui consistait à apporter une loi) était en lui-même suffisamment fédérateur pour que les peuples conquit y adhèrent.
Je pense que la notion de projet est au moins autant importante, sinon plus, que la notion d’histoire.
@philouie En ce qui concerne les nouveaux venus, il faut reconnaître que nous n’avons pas eu d’objectifs clairs, voire que nous avons eu des objectifs contradictoires : nous avons voulu à la fois l’universalisme et l’adhésion à l’état nation.
mais les territoriaux également. Corses, Bretons, Basques, Alsaciens, Flamands etc... Les langues, qui formaient la limite communautaire ont été détruites et l’histoire a été réécrite pour créer le mythe du roman national Français.
Et si je vous dis "un territoire par communauté", qu’en pensez-vous ?
c’est le mythe de la terre promise : Moïse. c’est lié à la sédentarisation.
c’était le rêve d’Hitler et sa notion d’espace vital.
C’est à mon avis dépassé parce que se pose davantage la question du capital que du territoire. Les guerres, pour lesquels on fait s’entretuer des peuples en vue de contrôler les matières premières sont aussi des guerres du capital puisque ses matières sont la source du capital. les peuples y sont le dindon de la farce.
La communauté doit être sociale et spirituelle. Elle ne vaut que dans sa capacité à créer du lien. Plutôt que parler de territoire je parlerai de proximité. spatiale et spirituelle. l’adhésion communautaire pouvant se faire à plusieurs niveaux. Au niveau du quartier ou du village mais également au niveau de la secte ou de l’église.
différents niveaux d’intrication communautaire pouvant permettre une coexistence pacifique dans le reconnaissance de l’autre.
La gestion du territoire doit être intercommunautaire.
Comme je le dis, l’état-nation est mort. Peut-on le ressusciter ? n’était-il pas une construction plus politique que social , c’est à dire plus le fruit d’une construction plutôt que d’une adhésion.