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@soi-même
je ne cherche querelle à personne, je touille mon sujet.(en l’occurrence le Livre d’Esther) Par ailleurs, sur Saint Paul, en tant que baptisé catholique, il me semble avoir un droit d’inventaire.
@Gollum
je maintien le mot communion.
C’est justement René Girard qui vient de nous quitter qui expliquait que le rite sacrificiel , et la violence qui l’accompagne, était le moment qui soudait la communauté. Il y voyait le fondement du religieux. Ce rite sacrificiel, en plus de la mise à mort du bouc émissaire, c’est toujours organisé autour d’un repas partagé. Chez les chrétiens, ce repas, le repas eucharistique à pris le nom de communion.
De même lorsqu’on écoute les participants au grand défilé du 11 janvier, il semble qu’on avait affaire précisément à l’esprit de communion, mais qu’en aucune façon on peut dire qu’il s’agit d’un moment de pleine conscience, bien au contraire puisque la conscience de ce moment là est la conscience du groupe.
De même dans un groupe de supporters, lorsqu’il assiste à un match, l’individu en vient a ressentir une émotion plus forte, plus intense, parce que l’émotion est portée par le groupe : il y a bien communion et certainement pas pleine conscience.
Le mot égrégore ne fait pas partie de mon vocabulaire, peut-être à tort, mais dans ma conception, l’esprit de groupe est premier par rapport à l’esprit individuel. Si nous sommes effectivement et manifestement individualisé au niveau du corps, il n’en est rien au niveau de l’esprit, de sorte que l’individuation est encore à conquérir : l’égo est un "nous".
@Soi même
01Au sujet de ce que vous dites dans votre lettre, certes, il
est bon pour l’homme de ne pas toucher la femme.
02 Cependant, étant donné les occasions de débauche, que chacun ait sa femme à lui, et que chacune ait son propre mari.
03 Que le mari remplisse son devoir d’époux envers sa femme, et de même la femme envers son mari.
04 Ce n’est pas la femme qui dispose de son propre corps, c’est son mari ; et de même, ce n’est pas le mari qui dispose de son propre corps, c’est sa femme.
05 Ne vous refusez pas l’un à l’autre, si ce n’est d’un commun accord et temporairement, pour prendre le temps de prier et pour vous retrouver ensuite ; autrement, Satan vous tenterait, profitant de votre incapacité à vous maîtriser.
06 Ce que je dis là est une concession, et non un ordre.
07 Je voudrais bien que tout le monde soit comme moi-même, mais chacun a reçu de Dieu un don qui lui est personnel : l’un celui-ci, l’autre celui-là.
08 À ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je déclare qu’il est bon pour eux de rester comme je suis.
09 Mais s’ils ne peuvent pas se maîtriser, qu’ils se marient, car mieux vaut se marier que brûler de désir.
10 À ceux qui sont mariés, je donne cet ordre – il ne vient pas de moi, mais du Seigneur – : que la femme ne se sépare pas de son mari ;
11
et même si elle est séparée, qu’elle reste seule, ou qu’elle
se réconcilie avec son mari ; et que le mari ne renvoie pas sa femme.
A l’évidence, chez Paul, l’idéal est le célibat chaste.
Le mariage est une concession.
Ce qu’il dit, dans le passage précédant, sur la débauche est clair : notre corps est habité par le Christ, avoir une relation avec une prostitué, revient à créer une relation entre une prostitué et le Christ.
je ne crois pas qu’il y ait avant Saint Paul, une telle haine du corps. Haine du corps n’est peut-être pas le mot, puisqu’il s’agit au contraire d’une idéalisation, d’une sanctification - par le christ -, qui ne pourrait plus alors s’abaisser à la relation sexuelle. Et si je fais caca, c’est Christ qui fait caca ?
Je suis étonné qu’il cite à propos de la relation sexuelle avec une prostitué le "ils ne feront qu’un seul corps" de la Genèse, parce que, ce que je comprends de ce "un seul corps" dépasse de très loin le fait de mettre le bignou dans la bignette.
@Gollum
Merci pour ce commentaire.
Je ne connais pas grand chose en astrologie, mais je note une piste : la sexualité et l’alimentation ont pour but de conserver le corps.
J’ai l’habitude de dire de l’homme qu’il possède deux sexes, le sexe d’en bas que sont les organes génitaux et le sexe d’en haut qu’est la bouche. Je note également que le mot "lèvre" est employé pour chacun de ces sexes. J’aurais tendance à penser qu’il s’agit là d’une spécificité de l’être humain : je ne crois pas qu’il y ait des animaux qui s’embrassent. Le fait de s’embrasser étant, à l’évidence, le fait d’utiliser l’organe de l’alimentation à des fins sexuelles. Je note aussi l’appétence de l’homme pour les seins de la femme.
Tu nous dis que la sexualité est le moyen par lequel l’homme cherche à cesser d’être divisé. Je note ce lien : si c’est le manque qui nous donne la conscience de la division, et la conscience de l’autre, c’est par l’union à l’autre qu’on cherche à retrouver l’état initial de plénitude. Une question surgit en filigrane : qui est l’autre ?
Est-il celui que l’on rejette parce qu’il est le signe de notre manque ou est-il celui qui nous attire parce qu’il nous donne l’espoir de l’union ?
L’esprit de meute est la communion, c’est à dire la réunion de semblable dans laquelle l’altérité est effacée par rejet hors du groupe. C’est quelque part l’opposée de la sexualité dans laquelle l’altérité est assumée.
Question subsidiaire : que vient faire le langage au milieu de tout ça ?
@gaijin
Merci. Je pense que ma question est mal formulée.
Je vais continuer de gratter ma question ici, comme dans une sorte de réflexion à voix haute. Ici, il s’agit de la lecture d’Esther que je poursuis depuis 1 an.
C’est un peu une façon dont j’utilise le forum : je parle tout seul, mais ça me permet d’avancer.
A bientôt.
@
petite citation de Saint Paul :
13 Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments ; or Dieu fera disparaître et ceux-ci et celui-là. Le corps n’est pas pour la débauche, il est pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps ;
14 et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur et nous ressuscitera nous aussi.
15 Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ. Vais-je donc prendre les membres du Christ pour en faire les membres d’une prostituée ? Absolument pas !
16 Ne le savez-vous pas ? Celui qui s’unit à une prostituée ne fait avec elle qu’un seul corps. Car il est dit : Tous deux ne feront plus qu’un.
17 Celui qui s’unit au Seigneur ne fait avec lui qu’un seul esprit.
18 Fuyez la débauche. Tous les péchés que l’homme peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais l’homme qui se livre à la débauche commet un péché contre son propre corps.
19 Ne le savez-vous pas ? Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes,
20 car vous avez été achetés à grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.
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