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PumTchak

PumTchak

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  • Premier article le 19/07/2018
  • Modérateur depuis le 23/11/2018
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Derniers commentaires




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    PumTchak PumTchak 21 avril 15:44

    @thierry3468

    L’image d’un talentueux avocat au RSA volant au secours de la veuve et l’orphelin appartient plus à un romantisme de papier glacé qu’à la plus sombre réalité du personnage

    J’ignorais que Juan Branco était acteur de théâtre.
    Il est, ou a été au RSA, il l’a dit. Il a dit aussi qu’il est aidé par ses parents, notamment qu’il héberge dans un appartement familial. Il a dit aussi que les éditions du diable Vauvert lui ont fait une avance de 9000 euros et il remercié la maison d’édition pour cela.
    Quand on est avocat, on défend nécessairement des victimes. Avocat, c’est un métier, pas un style littéraire romantique.
    Vous fabriquez selon votre envie un épouvantail pour contreblancer, par antithèse la réalité sombre du personnage, sans justifier nulle par votre affirmation.

    Il n’a pas parlé de Jouyet. Juan Branco nous présente une partie de l’état profond qu’il connait car il l’a fréquenté. De même qu’il fait la monographie de Gabriel Attal et pas celle de Marlène Schiappa, car il a fréquenté l’un et pas l’autre. Vous imaginez bien que toutes ses phrases ont été analysées et qu’à la moindre accusation sans preuve, il se prenait un procès.

    Son bouquin présente donc une partie de l’état profond et vous lui reprochez de ne pas en présenter la totalité. Comme si vous reprochiez à un guide spéléo de ne pas vous avoir fait visiter l’ensemble d’une grotte. Il ne connaît pas nécessairement toutes les galeries, certaines sont peut-être trop dangereuses pour lui même, encore plus avec un touriste.

    Peut-être qu’il connait aussi Jouyet et qu’il ne l’a pas dit. Mais vous créez une supposition pour dénier ce qu’il présente. Son entreprise était de démonter que s’ "ils ne sont pas corrompus, ils sont la corruption". Son ouvrage est suffisamment étayé pour nous faire comprendre que l’on n’a pas simplement affaire à un système qui ne répond pas aux besoins de la société, mais à un système qui la détruit.



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    PumTchak PumTchak 21 avril 14:18

    @Belenos

    Je serais certainement plus à l’aise avec un Laurent Fides (Je vais sans doute commander l’ouvrage), qu’avec Louis Pauwels, avec qui j’ai quelques mauvais souvenirs qui me gênent encore (pas simplement sur la manif contre le début de la privatisation des universités). Pauwels était un littéraire, pas un penseur. Au contraire d’André Glucksmann, même s’il a pensé sortir la gauche de son penchant totalitaire pour finalement nous plonger dans une autre dystopie : un Sisyphe, en définitive (je ne parle pas du fils, qui n’a aucun intérêt).

    En somme, nous n’avons toujours pas dépassé la modernité de 1984 : le pouvoir, c’est le langage. Si l’argent permet de l’accumuler, au moyen de l’achat des biens, services, volontés, sentiments, c’est le langage qui permet de le garder, avec le rendez-vous « démocratique » tous les 5 ans, aux mains des partis électoraux. Aujourd’hui, l’exécutif maintient qu’il n’y a pas de violences policières, donc le SAV médiatique ne parle que de violences des GJ et toutes les vidéos disponibles et qui tournent de tabassages par les forces du pouvoir sont orphelines. Ted Turner a créé la CNN en 1980, avec le concept de l’info 24 heures/24 et le flot continu d’images, à la place de la messe quotidienne du journal télévisé et l’homme-tronc qui présente les sujets sélectionnés et mis en forme. Il avait dit croire que cette chaîne pourrait mettre fin aux guerres, car tout le monde en verrait les images en direct. C’est en effet l’apparition des images de la guerre du Viet-Nam sur les écrans tévés, qui ont mis fin à celle-ci. S’il y a eu le génocide juif, c’est parce qu’on ne savait pas : il n’y avait pas les images en direct.

    Eh ben non. Voir et savoir ne suffit pas (ce que même 1984 n’avait pas envisagé) : c’est dire qui fait ce qui est vrai. 

    Notre langage public, le sens commun des choses, est délimité avec trois bornes, ou trois déterminants de pensée que j’ai déjà présentées, en tout cas j’en suis encore là.

    - Le néoconservatisme, avec la reconstruction du paranoïaque qui est celui qui doute de l’évidence du pouvoir de la démocratilibérale.

    - Le déconstructionnisme, ou la French theory, ou bien ce que vous appelez le marxisme culturel que vous remontez, j’ai lu, à l’école de Francfort, avec Horkheimer, Marcuse, Adorno. Il substitue la stabilisation des modes de vies en oppression des unes par rapport aux autres jusqu’à ce que tout tout ce qui les distingue disparaisse : cultures, peuples, frontières, identités.

    - L’horreur historique, Gorgone fasciste contre lequel il faut lutter dans les rues et les salons médiatiques. Tout ce qui devient national développe la haine et la guerre. J’ai bien aimé le populiste/populicide de Onfray, qui montre tout l’impensé de la crainte des peuples.

    Cette présentation du pouvoir par le langage étant évidemment celle d’un parano, dominateur, haineux : il n’y a pas d’échappatoire.

    Il serait bon en effet, qu’au milieu des cours de catéchisme à la citoyenneté, qu’il y ait des cours d’autodéfense sémantique, avec des Fides et des Rocrieux. L’ouvrage de fond restant, je crois, le "Cours de linguistique générale", de Ferdinand de Saussure, qui fait l’examen panoramique de conditions de la langue, notamment le signifiant/signifié et qui a tant servi aux penseurs structuralismes.



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    PumTchak PumTchak 20 avril 14:13

    @Belenos

    Je me souviens très bien du monôme des zombies. Ma manif c’était Devaquet et l’article de Pauwels a circulé parmi tous les étudiants et agi comme le fouet d’une insulte qui a renforcé l’envie de continuer. Mais le SIDA mental, ce n’était pas le conspirationnisme, trop tôt pour cet article, on était encore dans les thématiques de la décadence occidentale et du ventre mou de la démocratie.

    Par contre il a contribué à l’entrée du néonservatisme, peut-être sans comprendre la différence avec ce qu’on a appelé par la suite archéoconservatisme, qui était sa souche idéologique. Il était fasciné par André Glucksmann, qui chroniquait au Nouvel Obs, en le présentant même comme un fils spirituel. Ce maoiste d’origine a mis en déroute certains pans de la gauche en les prenant à contre-pied : avec "Un bateau pour le Viet-Nam" (préférence de la gauche libérale à celle totalitaire) et en militant pour l’installation des Pershing contre les SS 20 (anti-communiste, contre les pacifistes). Je crois qu’ils ont été les premiers à rapprocher, médiatiquement, entre le Nouvels Obs et le Figaro Magazine que Pauwels a créé, la gauche et la droite. Franz Olivier Guiesberg est alors passé du magazine de gauche à celui de doite, à l’étonnement de tous, et démarré la circulation des journalistes entre les presses des deux bords politiques. Après, c’était mûr pour la pensée unique à partir des tabous sur le FN et Touche pas à mon pote,(et le monde unipolaire avec l’effondrement du mur de Berlin) puis pour l’arrimage idéologique sur Washington à partir du cercle de l’Oratoire.



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    PumTchak PumTchak 19 avril 23:49

    @Belenos
    .

    Pourtant le concept n’a que quelques années. Auparavant, on parlait de comploteurs et c’était ça le problème !

    .

    Merci ! C’était le mot que je cherchais désespérément. C’est celui qui était employé encore durant les années Giscard et Mitterrand. C’est comme dans la ferme aux animaux et la charte des quatre pattes libres, qui change insidieusement, mot après mot (ou phrase après phrase). Un animal vient relire régulièrement (le vieux cheval je crois), car il constate que quelque chose change (difficile de lutter contre les ressentis) mais n’arrive pas à dire quoi. Et, comme vous le soulignez, "comploteur" est un mot qui se défie du pouvoir et qui a l’utilité vigilante contre son caractère arbitraire, alors que "complotiste" est un mot qui se défie de ceux qui se méfient du pouvoir. Belle révolution pour les mentalités.

    Ce qui distingue aussi des paranos qui pour raisons personnelles ont besoin de voir un complot en tout évènement et la pensée collective folle, selon le vieux principe de la chasse aux sorcières, qui génère une paranaoïa collective.

     

    Pour Notre Dame, qui occupe ces journées, "complotiste" ne distingue pas ceux qui souhaitent une enquête non faussée et ceux qui transforment tout événement en complot. Et d’ailleurs, ce n’est même pas une question de complot, mais de droit de justice, qui commence par une enquête bien précédée et honnête. Avec un vice de conception, l’enquête ne peut aller que de travers, avec le risque au bout une victime expiatoire : ici, le postulat de l’accident, oriente l’enquête a priori vers la société d’échafaudage comme fautif.

    .

    Je n’aime pas non plus l’expression fake niouze, il s’agit ici de parasitisme sémantique. Elle essentialise indifféremment une erreur dans une information, une fausse information, une manipulation de l’information en vue de protéger son intérêt (personnel, de groupe institutionnel ou son groupe de pensée), ou encore une intox en vue de détériorer une vérité.



  • 1 vote
    PumTchak PumTchak 19 avril 14:15

    @Joe Chip
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    Je reprends du service, mais voilà, c’est de votre faute (la bonne foi, c’est un autre sujet, qu’on abordera sous un autre fil).
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    Ce que je vous reproche est de ne pas mesurer l’instrumentalisation de la conspiracy theory (d’importation américaine, pour imposer aux français l’interdit médiatique et social du doute sur la VO du 11 sept., en passant par le cercle de l’oratoire).

    Rudy Machin (ça me convient très bien), est puissant, c’est ainsi, ce n’est pas fortuit. Il fait aussi des cours de faqueniouze et de lutte contre la conspiration dans les écoles, et ça rentre petit à petit dans les programmes de citoyenneté. Il n’est pas intelligent, c’est un monomaniaque obsessionnel, vous l’avez relevé vous même, je n’insiste pas. Mais c’est avec des gens comme cela que l’on impose aux médias, dans les écoles et ailleurs que le pouvoir en place a ontologiquement raison et il dispose d’une arme tétanisante, avec ses relais, pour dénigrer au lieu présenter des arguments de justification.
    .
    Notre Dame a brûlé : "Toutes les hypothèses sont ouvertes, l’enquête est en cours". Les humains sont bavards, chacun donne son avis, ça occupe, rien de mal. Il y a ceux qui essaient d’accumuler les indices et explications pour se faire une idée réaliste. Il y a les obsessionnels : il faut que soit un accident, sinon ça va donner raison aux fachos racistes qui n’attendent qu’un énième allahuakbarie, ou bien il faut que ce soit criminel pour que les français multiculturistes comprennent enfin ce que ça leur coûte. Ou c’est sioniste, etc... Eh bien ça circule. Et puis il y a des fuites de la presse, c’est un coup l’accident, un coup l’incendie volontaire. Puis l’enquête aboutit (ou pas, toutes les preuves se sont pas mal sont effondrées). Les cathos intégristes étaient de sortie pour prier dans la rue : on laisse passer, leur émotion est normale, ce n’est pas le moment de faire de l’anticléricalisme. Il faut être pragmatique. Boulin, on n’a jamais su si c’est un meurtre du gouvernement ou pas. On peut en parler en entreprise ou en espace public sans condamnation sociale. Ou Coluche. L’état a ses faiblesses et ses saletés, mais les cacher au débat public informel n’est pas la même chose que l’interdire sous peine de condamnation sociale.

    "Notre Dame a brûlé, "Nous cherchons d’où vient l’accident" : vous connaissez le dessin, ça commence par le renforcement de ceux qui voudraient croire que c’est criminel, et voilà les conspis de sortie les extincteurs anti-conspis en action, eh bien oui, je suis conspis et alors ? Etc... Les américains ont un mot, c’est shithole. Notre mot polémique est moins merdique, il aurait été mieux d’en rester là.
    .
    Ce n’est pas idiot de parler des platistes. Après des décennies de dénigrement et de psychiatrisation des débats qui gênent le pouvoir US, cela finit peut être par fabriquer de la pathologie : "je ne crois que ce que me disent les yeux, les oreilles et les mains". Quand on perd confiance même en la raison pour ne s’en tenir qu’aux apparences tangibles, c’est embêtant, mais inévitable. Encore une fois : c’est vrai, c’est faux, je ne sais pas, cette hypothèse est intéressante ou délirante. C’est au niveau des hypothèses que cela se passe, mais si on en bloque la circulation, c’est tout l’édifice de la raison (ou bon sens, tout simplement) qui fissure et qui flanche.

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