"quelques siecles, le temps que mûrisse la tolérance..."
La tolérance, c’est l’équivalent européen du grigri que portent certains combattants africains, en pensant qu’il peut faire fondre la balle qui leur est destinée avant qu’elle ne les atteigne.
"Vu d’un français de souche, le "choc des civilisations" est le simple constat que des masses d’immigrés pour la plupart afro-musulmanes conquièrent des territoires..."
Bien vu. Réduire le "Choc des civilisations" à Huntington est une manière fallacieuse, ou ignorante, de noyer le poisson. Le choc des civilisations, à notre niveau quotidien, il est au marché, dans la rue, dans la cage d’escalier, sur le palier...
Des centaines de milliers de Français ont déjà fui leur domicile d’autrefois, pour échapper à des environnements humains qu’ils ne supportaient plus. Et ça ne date pas d’hier puisque dix-huit ans avant le Chirac du bruit et des odeurs, le président Pompidou déclarait à l’occasion d’une conférence de presse télévisée de 1973 ;
¨« Le problème, c’est que
les Nord-Africains, et particulièrement, les Algériens sont concentrés dans
quelques agglomérations, Marseille et sa banlieue, la banlieue lyonnaise, la
banlieue et Paris. Il y a là des concentrations énormes. Dans telle localité de
la banlieue lyonnaise, les étrangers de toute espèce
sont en majorité. Il va de soi qu’à partir de ce moment là, lorsque deux
communautés se trouvent vivre mélangées, avec des habitudes, des convictions,
des modes de vie absolument différents, il se crée des conflits. Il est déjà
très difficile de vivre en paix avec ses voisins. A plus forte raison
lorsque ces voisins ont des habitudes absolument différentes des vôtres ».
A mon avis, ce n’est jamais le cas, et par définition. puisque l’inconscient, c’est ce dont on n’est pas conscient, ce qui n’a pas d’existence connue.
A ce propos, Henri Laborit a écrit des choses que je subodorais depuis longtemps sur l’illusion qu’est la liberté, dans le chapitre "Liberté"* de son "Eloge de la fuite", dont je ne saurais trop vous recommander le téléchargement et, bien entendu, la lecture.
*"Pour agir, il faut être motivé et nous savons que cette motivation, le plus souvent inconsciente, résulte soit d’une pulsion endogène, soit d’un automatisme acquis, et ne cherche que la satisfaction, le maintien de l’équilibre biologique, de la structure organique. L’absence de liberté résulte donc de l’antagonisme de deux déterminismes comportementaux et de la domination de l’un sur l’autre." Pp. 35-36.
,"...l’homme peut toujours choisir entre plusieurs attitudes possibles."
Non. L’homme finit, invariablement, par opter en faveur de l’attitude pour laquelle il ne pouvait pas ne pas opter.
Prenez un type qui s’est jeté dans les flammes pour sauver une personne bloquée dans un immeuble en feu, vous le félicitez pour son courage, il vous répond qu’il n’a pas pu faire autrement.
Par ailleurs, croire au libre arbitre, c’est croire que nous sommes maîtres de la part d’inconscient qui préside à nos prises de décision, ce qui est pour le moins présomptueux.