Je vous remercie de votre approbation, Socarate, mais je ne partage pas votre avis sur la Nation.
Pour moi, la Nation c’est le peuple, parce que la Nation comme l’a définie Renan, ce sont des gens qui ont une histoire en partage et qui éprouvent le désir d’avoir un avenir en commun.
Pour moi toujours, comme pour Nietzsche, l’auteur de la formule, c’est l’Etat qui est le monstre froid, et qui ment froidement en affirmant : "Moi l’Etat, je suis le Peuple !"
Cet éminent universitaire a raison, l’Islam est un ennemi idéal, parce que le musulman est l’archétype de ce que la plupart des non-musulmans ne veulent pas être, à savoir des créatures soumises, du réveil à l’endormissement, à des contraintes et interdits décrétés par un Dieu qu’ils jugent velléitaire - il l’est aussi dans sa version chrétienne -, tyrannique et vétilleux.
Pour le reste, il n’a pas compris grand-chose au problème, cet éminent universitaire, comme le montre l’exemple qu’il cite de la disparition apparente de la ségrégation aux Etats-Unis.
Les Noirs américains ne sont pas porteurs d’une civilisation autre que judéo-chrétienne et les Noirs américains ne sont pas perçus comme des occupants indus du territoire sur lequel ils s’installent, puisqu’ils sont chez eux et de nationalité américaine.
Quand Sa Suffisance en prend plein les gencives en forme de remise en place, Sa Suffisance est vexée.
On savait que Sa Suffisance n’a aucun sens politique, on découvre qu’il est délicat de l’épiderme, et alors on se demande quel est le mauvais génie qui l’a poussé en entrer en politique.
Et puis, eu égard a l’impression qu’il dégage - celle d’un exalté pontifiant et borné : "Je ne change jamais d’opinion", avoue-t-il ingénument à 3’59" - qu’il fait sur des gens qui ne sont pas acquis à sa cause, c’est sans doute un service à lui rendre que de ne pas le faire passer à la télévision.
P.S. - Ça ne remonte en rien, bien sûr, le niveau de Bourdin, qui côtoie plus souvent les balais, qu’il ne tutoie un Pierre Manent.
"...jamais, donné la parole au Parti de Gauche dans ces émissions. France 3 n’a jamais donné la parole au PCF non plus. (...)"
C’est pas tellement grave, puisque toute l’histoire démontre que l’extrême-gauche est incapable de trouver les idées, les propositions et donc les mots qui inciteraient une majorité de l’électorat à voter pour elle,
Ce n’est pas surprenant, si on songe qu’elle tourne, l’extrême-gauche, sur des rêveries remontant à l’époque de la machine à vapeur, de l’éclairage au gaz et de la marine à voile. J’ai le souvenir d’un journal contemporain de hippie de Trèves dans lequel était rapporté qu’un séisme avait provoqué la mort de 200’000 personnes en Chine... six mois plus tôt !!!
Qu’on le veuille ou non, ce n’était pas la même planète. Les gens étaient alors beaucoup plus naïfs, crédules et pétris d’illusions qu’aujourd’hui. Victor Hugo pouvait s’écrier "Ouvrir une école, c’est fermer une prison", on sait aujourd’hui qu’ouvrir une école, c’est favoriser l’émergence de catégories de délinquants, beaucoup plus ficelles que ceux d’autrefois.
"On ne pourrait dire qu’il y a « harcèlement » qu’en étant informé du contenu des dossiers d’instruction..."
Ce n’est pas ainsi que je l’entendais. Pour moi, il y aura harcèlement quand beaucoup de gens auront le sentiment qu’il y a harcèlement. Et, dans ce cas, il suffirait qu’il y ait multiplication des affaires et des rumeurs.