Cet argument est réversible donc absurde : si tu te fais enculer pendant que tu rêves, ce n’est pas réel, mais c’est très désagréable... quoique ?
En outre, les rêves font partie de la réalité (en tout cas du point de vue empirique).
Il faut savoir si tu parles du réel (de la nature, et de la relation de l’esprit à la nature) ou de la "définition du mot réel dans un contexte donné" (lequel, banane ?) qui est un problème d’épistémologie, donc qui n’a plus rien à voir avec la première question.
Si tu trouves que ce que j’ai dit est compliqué (en blaguant à moitié par ailleurs) il vaut mieux t’abstenir de te poser ce genre de question ou de prétendre y apporter une réponse simple, "brut de décoffrage".
Tu m’excuseras mais ça fait 2500 ans que les plus grands esprits buttent et reviennent sur cette question qui est à la base de toute philosophie et même de l’économie, la réponse a donc de très faibles chances d’être formulée simplement et schématiquement sur un forum d’internet.
C’est un débat aussi ancien que la philosophie entre les tenants du matérialisme et du réalisme (est ce qui est indépendamment de moi, de ma vie, de mes perceptions) et de l’idéalisme (il n’y a pas de réalité en dehors de la représentation que je m’en fais). Durant le Moyen-Age, cette opposition était connue comme la "querelle des universaux" entre les réalistes (aristotéliciens) et les nominalistes (platoniciens). D’un côté, Locke, Marx, Nietzsche, Darwin... De l’autre Descartes, (et sa célèbre inversion logique : "je pense donc je suis"), Kant ou les théories de Baudrillard sur le simulacre et l’hyper-réalité (’c’est le simulacre qui est vrai").
Thierry Meyssan n’est pas "indépendant et lucide" mais payé par l’Iran pour colporter la propagande du régime. Il suffit de reprendre ses anciennes vidéos pour s’en rendre compte, c’est un ramassis de conneries et de spéculations rarement validées par les faits, mais tel n’est pas le but, les "dissidents" du web ne vérifiant jamais les "infos" produites par leurs médias.
J’ai encore en mémoire les vidéos où il annonçait la défaite imminente de l’armée française "ensablée" au Mali, alors qu’elle progressait sur le terrain à une cadence très rapide.
Je passe sur l’anti-américanisme quasi superstitieux du blueman ("pays de vipères", "langue fourchue comme des serpents") qui va bientôt nous sortir les grigris antiaméricains et les talismans protecteurs...