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therasse

Quelques années de fac de droit. Stop aux études en troisième année, et "real orientation" de ma carrière professionnelle vers la banque et les assurances où j’ai dirigé une petite succursale pendant 13 ans. Fin de carrière dans un service crédit. Actuellement pré-retraité. 
"Hobbies passions" : le tennis, lire, écrire.
Activités actuelles :
-problèmes de hanche : le tennis, c’est quasi-définitivement compromis
- restent la lecture et l’écriture, exclusivement sur le net.

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    therasse 4 juin 2011 11:39

    Les américains ont refusé l’hospitalité à l’innocent ou au violeur DSK. Nul ne saura jamais ce qu’il en est compte tenu des méthodes qui seront bientôt mises en oeuvre afin de disculper l’enfant Jésus.


    Tous les juifs de Paris, Badinter, BHL, Jean-François Kahn, aujourd’hui Thierry Levy invoquent la présomption d’innocence comme allant de soi.

    Mais que signifie le concept de présomption d’innocence ?

    Une présomption n’est pas une preuve. C’est un indice qui cumulé avec d’autres finit par emporter la conviction d’un policier, d’un procureur, d’un juge ou d’un jury.

    Dès lors, une présomption ne devrait jamais être qualifiée "d’innocence" ou de "culpabilité". Il s’agit d’éléments pour le moins troublants qui seraient plutôt susceptibles de déboucher sur une inculpation plutôt que sur un non-lieu, donc d’aller dans le sens d’un jugement défavorable au prévenu.

    Donc, si on tient à préciser de quel type de présomption dispose le ministère public, il s’agirait plutôt de d’éléments qui auraient tendance à orienter l’enquête vers la culpabilité.

    Mais nul n’est évidemment reconnu définitivement coupable avant qu’il n’ait épuisé tous ses recours possibles : premier degré, appel, cassation. Et c’est à ce niveau qu’on peut invoquer le concept de "présomption d’innocence" ; le prévenu a donc droit jusqu’au procès aux égards dûs à un honnête homme, jusqu’à preuve définitive du contraire.

    Cependant, nul n’empêchera jamais un citoyen de se faire une opinion et d’éprouver une succession de sentiments au fil du temps.

    Je me suis levé très tôt ce samedi-là et ai reçu l’info sur mon PC. Quel ne fut alors mon ETONNEMENT d’apprendre la nouvelle ! Ensuite, j’ai DOUTE toute la journée jusqu’à la sortie menotté de DSK. Là, j’ai commencé à ressentir ou échaffauder une PRESOMPTION DE CULPABILITE. Bien sûr, les images d’un présidentiable menotté avaient de quoi surprendre ; mais quand on connaît les protections dont jouît un citoyen aux Etats-Unis dès les premiers instants de la garde à vue, on se dit que le procureur avait forcément des biscuits pour agir de la sorte. 

    Quand, ensuite, des fuites nous ont appris de quels éléments matériels disposait l’accusation -sperme sur le chemisier de la soubrette et sur la moquette, ADN conforme, hématome provoqué par un choc sur l’arête d’une armoire conforme au récit de la victime, ma PRESOMPTION s’est définivement RENFORCEE dans le sens de la culpabilité de l’un et de sincérité de la demoiselle. 

    Sommes nous en droit de ressentir, d’ avoir et d’émettre des opinions dans un état démocratique ? Doit-on impérativement en rester à la présomption d’innocence ? Ne suffirait-il pas de rappeler aux télespectateurs et lecteurs des médias qu’on en est encore au stade des présomptions sans en préciser la nature ? Culpabilité ou innocence de l’enfant-Jésus, chacun est-il encore en droit de se faire sa religion ?

    A moins qu’il n’y ait que l’éxecutif qui, comme dans l’affaire Colonna, ait le droit de décréter dès le tout début de l’enquête qui est coupable ? Et de suggérer insidieusement l’innocence présumée d’un membre du gouvernement quand celui-ci est poursuivi par sa secrétaire pour harcèlement sexuel ou viol, le temps de voir si les victimes auront "les épaules suffisamment solides pour poursuivre leur démarche accusatoire" ?

    A propos, qu’est donc devenue cette commissaire de police qui avait eu maille à partir avec Monsieur Tron ?


  • 5 votes
    therasse 2 juin 2011 09:32

    On s’en prend beaucoup aujourd’hui aux "délateurs", aux "dénonciateurs" aux "balances" sensés faire le lit de l’extrême droite. Mais, au fond, qui est à l’origine de ce sentiment, de cette nausée qui se répand chez les citoyens ?

    Ceux qui mettent sous l’éclairage des médias des faits qui se passent en coulisse et le sentiment d’impunité des gens de pouvoir ou ces délinquants du "haut du panier ... de crabes" qui ont de tous temps profité de leur position "privilégiée" afin d’en tirer des profits personnels, sous toutes les formes (fric, sexe, avantages en nature...) au mépris de toute considération pour la personne humaine.
    Est-il urgent que les dénonciations cessent afin de préserver la stabilité des institutions et celle de ces nantis élus à l’aveugle par des citoyens qui ignoraient leurs turpitudes faute d’avoir été informés par les médias ?
    Ou est-il capital que les comportements délictuels, voire criminels de ces tartuffes soient sanctionnés. Que ces gens disparaissent de la scène publique. 
    Je rappelle qu’on a sauvé le soldat Baudis il y a quelques années mais qu’on n’a toujours pas résolu les crimes et disparitions des 192 prostituées toulousaines.
    Et la presse continue à s’interroger quant à ce qu’elle peut révéler ou non de la vie privée de ces guignols.
    Ne croyez-vous pas que le statut d’un homme public susceptible d’être soumis aux suffrages des électeurs implique à un moment précis, celui où on glisse le bulletin dans l’urne, de TOUT connaître des candidats proposés aux suffrages et que c’est à l’électeur de décider in fine ce qui est ou non déterminant au moment du choix.
    Un libertin n’aura rien à cirer de la présence de DSK dans une boite d’échangistes et évidemment, ce n’est pas interdit dans l’absolu ; par contre un puritain ne l’acceptera pas et attribuera son suffrage à un autre candidat. A noter que le puritanisme, lui non plus, ne tombe pas sous le coup de la loi.
    De même, être riche n’est ni un délit, ni un péché. Mais les citoyens de gauche n’ ont-ils pas le droit de savoir que leur favori baigne dans une telle opulence ? TOUS les français considèrent-ils qu’il y a parfaite compatibilité entre un tel confort matériel et les valeurs de la gauche ? Je n’en suis pas sûr.
    Les actes de harcèlement dénoncés au Grand Journal de Canal par Rachida Dati et Christine Ockrent par de nombreux hommes politiques, aujourd’hui "stressés, regardant leurs pompes en se disant que ce ne serait pas plus mal si on pouvait parler d’autre chose",
    ne doivent-ils pas eux-aussi être dévoilés. Ne sont-ils pas également susceptibles de changer le choix de l’électeur ?
    Une démocratie, c’est un choix . Un choix que chaque citoyen fait périodiquement. Et pour qu’une démocratie existe, il faut, il est impératif que ces choix soient éclairés par des journalistes neutres, objectifs et respectables, pas des "marchands de tapis", des propagandistes comme beaucoup d’entre ceux qui sévissent actuellement dans le bac lumineux. 
    Il y aurait bien une solution pour que les journalistes puissent faire honnêtement leur job, sans pour autant déclencher des tsunamis : il suffirait que les "mandataires de la nation" soient irréprochables.
    Au lieu de s’en prendre aux citoyens qui se tirent la tige devant leur écran d’ordinateur, qu’ils en fassent donc autant, ça soulage et ça fera moins de vagues que de se livrer à des massages chinois un peu trop prononcés avec leur secrétaire.  


  • 2 votes
    therasse 27 mai 2011 19:37

    Sorry ! Mais je viens de me rendre compte que la vidéo où Rachida Dati et Christine Ockrent se lâchent littéralement sur le cas Strauss Kahn est la suivante. 

    J’avais cru que l’ensemble de l’émission se trouvait sur une seule vidéo.
    Ecoutez et régalez-vous. Il a fallu une semaine pour que deux femmes autorisées et qui connaissent les turpitudes du pouvoir, parlent sans détour des harcèlements dont elles ont eu connaissance dans les coulisses et de l’assurance d’impunité des politiques.


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    therasse 27 mai 2011 12:13

    Le problème avec les politiques dans un débat intellectuel, c’est qu’ils s’expriment et se comportent systématiquement comme s’ils étaient en campagne électorale.


    Objectivité et analyse en profondeur sont donc par définition bannies de leur discours.

    Illustration dans cette vidéo.


  • 12 votes
    therasse 27 mai 2011 12:02

    Présumé innocent / présumée coupable d’affabulation

    Présumé violeur/ présumée victime
    Tout est question de vocabulaire.
    Centrer ses arguments sur la présumée innocence d’un futur coupable, c’est se rendre coupable de complicité, d’influence coupable.
    Et s’il s’avère qu’il s’agit d’une bande qui, curieusement, tient le même discours, les Juifs parisiens aisés (Badinter, BHL, Jean-François Kahn, Fabius, etc...), il s’agit de quelque chose comme de la diffamation en bande organisée ou du racisme anti-soubrette noire. Il est permis de s’interroger quant à ce qui motive le plus ces trous-du-culs, la soubrette ou la noire.
    Défendre les médias complaisants et le monde des harceleurs-violeurs politiques, c’est se rendre complice des futurs viols potentiels d’une autre bande de trous-du-culs. 
    Voyez, écoutez bonnes gens ces deux femmes qui savent de quoi elles parlent :

    J’ai conscience que le rapport avec la vidéo est relativement lointai, mais j’avais envie de faire passer ce lien pour tous ceux qui n’ont pas eu l’occasion de voir le Grand Journal de canal ce jeudi. 
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