Les allemands jouent avec leurs cartes, les anglo-saxons jouent avec les leurs. La règle du jeu c’est que le plus fort gagne.
Il y a d’un côté la finance anglo-saxonne, puissante c’est peu de le dire, qui livre une guerre sans merci pour la captation des richesses planétaires et tend à gonfler des bulles redoutables. De l’autre côté l’Allemagne qui reste inflexible pour maintenir un euro fort qui pénalise ses "partenaires" de la zone euro mais convient à son économie, à sa population vieillissante et à ses retraites par capitalisation. Qui baisse le coût du travail chez elle pour gagner des parts de marché chez ses voisins dans la zone euro, sape leur industrie puisqu’ils ne peuvent pas réagir sur le plan monétaire, creuse les déséquilibres des balances commerciales et exige des plans de rigueur quand, du fait de ces déficits, des écarts sur les taux d’emprunt apparaissent.
On est tenté de penser qu’avec des amis comme ça on a pas besoin d’ennemi...
Peut-être que la finance anglo-saxonne est plus dangereuse et plus amorale, peut-être. Mais en terme d’impact sur l’économie française, je me garderais des jugements hâtifs.
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Sur l’UE, que les EU aient poussé dans le sens de ce qu’ils considéraient comme étant leur intérêt et que cela ait compté je veux bien le croire, mais de là à dire que l’UE et l’euro se sont fait pour ainsi
dire sans la France et l’Allemagne, c’est quand même pas loin d’être ridicule.