@ perlseb :
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Oh, les grands mots ! "Esclavage", comme vous y allez !
Je suis allé à Dubaï durant une dizaine de jours il y a trois ans, je vous conseille le voyage : vous verrez là-bas ce qu’est l’ESCLAVAGE, vous verrez là-bas ce qu’est la SOUMISSION ABSOLUE DE LA FEMME, vous verrez là-bas ce qu’est réellement le RACISME.
Sincèrement, vous portez sur la France un regard d’enfant gâté.
Il n’y a pas d’"esclavage". Il y a du déterminisme, certes, mais il y a aussi beaucoup de servitude volontaire, mais je doute fort que l’expression fasse partie de votre vocabulaire et j’ai dans l’idée que c’est parce que cela renverrait à la part de responsabilité qu’ont dans leur propre malheur d’éternelles victimes que l’on se plaît à plaindre.
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Ainsi voudriez-vous délivrer à chacun un salaire de base, universel ? Et en quel honneur ? Pour récompenser chacun d’être venu au monde ? Mais la plupart des gens vous répondraient qu’ils n’ont pas demandé à ce que tel ou tel inconnu vienne au monde ! Pourquoi faire endosser à la communauté le poids de l’existence de tous les malheureux de nos contrées ? Croyez-vous qu’elle soit là pour ça ? Ne lui attribuez-vous qu’un rôle purement utilitaire ? Rien d’autre ?
En quoi un individu venant au monde serait-il en premier lieu un ayant droit ?
Imaginez-vous que la France ait recours à vos principes : demain, les déshérités du monde entier seront dans nos rues, les mains tendues, et de grands tordus viendront en plus nous faire la morale en nous chantant "on leur doit bien ça, on les a colonisés !"
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On ne rend pas service à un être humain en faisant de lui un assisté. L’homme assisté éprouve le geste fait à son égard comme de la condescendance, il se sent alors redevable, donc inférieur, et, bien qu’acceptant à pleines mains ce qu’on lui tend, il nourrit un ressentiment tenace à l’encontre de toutes celles et ceux qui le renvoient, par leurs offrandes, à sa misère.
Exemple personnel : je me souviens d’un gamin de mon âge qui avait un vélo en triste état, des fringues usés et un œil torve en direction de mon vélo, récent celui-là. Alors de temps en temps, je le lui ai prêté, afin qu’il puisse faire, lui aussi, des tours de vélo sur le beau terrain de bicross communal. Et puis un jour, grâce à une entrée d’argent quelconque, il s’est ramené avec un vélo tout neuf, hors des moyens de mes parents, la panoplie complète, casque et tout. Son expression a changé, il m’a dénigré et m’a même - je vous assure que c’est vrai ! - craché au visage. Sans en faire une généralité (ce n’est pas mon genre), j’ai beaucoup appris de la nature humaine ce jour-là. Et la "misère", j’ai appris à la prendre en compte, mais d’un œil sec.
Prenez en compte, à votre tour, la pluralité des comportements humains : il y a toutes sortes de gens et il y a inévitablement des gens qui ont tout mis en œuvre pour que leur vie devienne un échec doublé d’un cauchemar. Je ne pousserais pas le cynisme jusqu’à dire qu’ils le méritent, mais je n’irais certainement pas non plus m’en faire pour eux.
Aide-toi camarade, et l’État t’aidera !