@Qaspard Delanuit
Réponse en deux temps, cher Gaspard :
D’une part je ne suis pas d’accord sur le fait que l’honneur soit une valeur préférée à la vie. Je ne suis pas d’accord car il faut toujours gratter les choses pour connaître les motivations profondes, d’où l’intérêt de toujours parler en termes de fins gigognes. Qu’est-ce que l’honneur ? Voici la première définition qu’en donne le CNRTL :
"Principe moral d’action qui porte une
personne à avoir une conduite conforme (quant à la probité, à la vertu,
au courage) à une norme sociale et qui lui permette de jouir de l’estime
d’autrui et de garder le droit à sa dignité morale."
Or tout ceci, cher Gaspard, ressortit de manière générale au bien-vivre (pas au bien-être, j’insiste, au bien-vivre), c’est-à-dire à l’idée que l’on se fait, à tort ou à raison, de la vie bonne. L’honneur importe en tant qu’il participe à la vie bonne et à l’image que l’on donne de soi au sein de la communauté. C’est donc, peu ou prou, une ramification de la vie dans son ensemble (organique, culturelle). Je ne sais pas si je me fais bien comprendre, n’allez pas croire que je botte en touche !!
D’autre part, je ne dirais absolument pas que "la mortalité est, en soi, une auto-destruction programmée de la créature". Programmée, certes, elle l’est. Mais "auto", au sens de volontaire, certainement pas. Je n’ai peut-être pas été suffisamment rigoureux dans mes termes, mais par "auto-destruction", j’entendais bel et bien "destruction volontaire de son propre fait". Entendez en gros "suicide". Le suicide existe, mais c’est un accident, il ne participe pas de l’essence.
À vous lire.