@Gollum
On peut éventuellement me reprocher de faire du HS mais pointer une éventuelle confusion entre deux notions que je n’aborde même pas ici est... étonnant.
Le paradoxe que tu décris repose sur une réalité mais est biaisé par une conception très française (européenne) du christianisme. Bcp de catholiques ne pensent pas du tout que la vie doit être une vallée de larmes, bien au contraire. Cette idée était surtout très répandue dans les anciennes générations et vient surtout du fait que les gens qui ont connu la guerre, l’emprisonnement, l’oppression avaient nécessairement un autre regard sur l’existence que la nôtre qui n’ont pas connu cela : ils savaient dans leur chair à quel point elle était fragile. Nous, nous avons la chance de se permettre ce loisir très bourgeois de disserter de sujets comme le bonheur parce que nos assiettes sont pleines, nos maisons chauffées en appuyant simplement sur un bouton et le tout sans effort. Nos anciens avaient une idée bien plus précise de qu’était cet état d’esprit en raison du contraste auquel ils étaient confrontés. Nous avons juste la chance de ne pas avoir expérimenté nous-mêmes la privation, l’oppression, la mort injuste. A tel point que désormais plus personne n’accepte l’aléatoire au point de systématiquement chercher un coupable à ce qui n’est parfois que simple fatalité.