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Accueil du site > Tribune Libre > École : la fabrique des crétins ? Avec Jean-Paul Brighelli

École : la fabrique des crétins ? Avec Jean-Paul Brighelli

La faillite de l'école disséquée par Jean-Paul Brighelli !

Tags : Enseignement Ecole




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17 réactions à cet article    


  • 8 votes
    JL 10 mars 14:38

    "École : la fabrique des crétins"

     

    Il faut bien fournir des consommateurs et des cadres aux industries qui font des profits sur de l’ignorance, des faux produits et des faux-besoins.


    • 5 votes
      sls0 sls0 10 mars 21:46

      C’est vrai que dans un futur assez proche il ne sera plus trop nécessaire d’avoir beaucoup de sachants car il n’y aura plus beaucoup de production par manque de ressources.

      C’est assez nébuleux l’éducation nationale française pour moi. Mon père n’en était pas trop content dans les années 60. Pour lui sorti de l’école primaire c’était à minima savoir autant que lui en sortie d’école primaire, un exemple de ce qu’il savait sortie de l’école primaire.

      Je n’ai connu que deux années scolaires en France, ensuite l’autre coté de la frontière. Pour ma part c’était beaucoup plus motivant et agréable.

      Si Brighelli dit qu’à l’époque ça tenait encore la route, pour mon père ce n’étais pas trop le cas.

      J’ai retrouvé indirectement le système français à partir des années 90 via des ingénieurs stagiaires dans mon bureau. Eux aussi ils avaient droit à un examen de certificat d’étude primaire des années trente quand ils trouvaient ma règle à calculer désuète.

      Ils ne répondaient pas à tout, je ne leur posais simplement la question : pourquoi ce non savoir ?

      Parfois je leur posais la question pourquoi ils ne s’intéressaient pas à une chose ? Ils me répondaient que ce n’était pas prévu au programme.

      Des études, des programmes, des diplômes, des postes, un salaire, une retraite. Le cheminement type.

      J’ai aussi connu des programmes mais qui déraillaient parfois à cause de curiosités. Le programme était vu à grande vitesse pour pouvoir combler une curiosité.

      Mon filleul est ingénieur mais il fait exclusivement du management. Il gagne plus mais c’est du gâchis.

      Ma filleule est prof de math, je lui avais refilé mon théodolite pour qu’elle fasse des exercices pratiques, les élèves ont aprécié, ils ont compris à quoi servait ce qu’ils avaient appris. Ma filleule certains de ses collègues ont dit "oui mais..." Le programme avant tout, que les élèves puissent se démerder avec leur savoir n’est pas le problème, il y a le programme avant tout et on s’y tient.

      La moitié des parutions scientifiques françaises sont faites par des étudiants étrangers. Si on ne tient compte que de la partie française en nombre de parutions on est à égalité avec l’Iran.

      Quand on voit les salaires des chercheurs en France, les plus forts vont dans le système bancaire qui rapporte 10 fois plus.

      En intelligence artificielle les français sont bons, ils vont bosser sous le soleil californien.

      C’est assez dans l’ambiance fin de civilisation coté éducation en France.


      • 8 votes
        Garreau 11 mars 01:40

        Cher monsieur,



        Je pense appartenir à la même génération que vous et, par conséquent avoir bénéficié du même type d’enseignement que celui auquel vous-même avez eu accès, que je définirais comme l’apprentissage d’un esprit critique apte à se saisir de tout sans vergogne mais avec humilité. Un enseignement qui nous apprenait que tout était à notre portée pourvu que l’on fasse l’effort d’y accéder et que, le temps nous étant compté, nous étions sans doute plus savants dans certains domaines que dans d’autres, pour la simple raison que nous avions eu le loisir de les étudier. Nous devions donc reconnaître notre ignorance dans les autres pans de la culture, sans exclure néanmoins de pouvoir nous y pencher à l’occasion. Cette occasion, elle se manifeste souvent par une demande d’aide de la part d’un étudiant, quelquefois dans un domaine dans lequel nous n’avons que quelques notions. Est-ce à dire que nous sommes dans l’impossibilité de répondre à cette demande ? Je crois que non. Nous pouvons mettre au service de cet étudiant, notre capacité à analyser, à apprendre et chercher avec lui des solutions. Il faut, en tout cas, mettre au service de cette aide notre intérêt (nous avons sans doute, vous et moi, appris à développer sans limite notre libido sciendi).

         Je ne pense pas, comme vous le dîtes, qu’un professeur soit tenu de maîtriser un sujet au-delà de son auditoire pour se montrer bon pédagogue. Au-delà de la posture de maître, qui est censé être en mesure de répondre à toute interrogation, je crois qu’il faut savoir humblement reconnaître ses doutes, ses lacunes et en profiter pour les mettre au clair et les combler. Il faut savoir dire : "je ne suis pas très sûr, mais nous allons chercher ensemble". Autrement dit, la compétence qu’un éducateur met au service de son élève me semble plus relever de la capacité à apprendre que dans le contenu des connaissances. Et c’est dans l’absence de cette capacité que je vois plutôt la "baisse de niveau" des enseignants d’aujourd’hui.

        Car, j’en suis absolument d’accord avec vous, nous assistons aujourd’hui à une dégradation des savoirs, aussi bien chez les enseignants que chez leurs élèves. Il suffit pour s’en convaincre de consulter un cahier d’école primaire des années 1950 : les élèves d’alors maîtrisaient la division dès le CE2 ! Mais l’autre critique, plus sévère sans doute, que j’apporte à votre analyse de cette dégradation dépasse le champ de l’enseignement proprement dit. La question cruciale est la suivante : sommes-nous aujourd’hui face aux mêmes enfants que ceux que nous étions ? On ne peut, me semble-t-il, aborder le problème de l’éducation sans la mettre en relation avec la société dans laquelle elle s’exerce. Les enfants d’aujourd’hui sont exposés à un déferlement d’images tout à fait inédit. Vous avez peut-être, comme moi, été récompensé de bonnes notes à l’école primaire par des "images" gagnées avec des "bons points". Comment un enfant d’aujourd’hui peut-il imaginer cela ? Les images sont partout, flamboyantes, animées, flatteuses et c’est dans un tel environnement que vivent les enfants du XXIe siècle. Des cohortes d’ingénieurs travaillent d’arrache-pied pour mettre au point des jeux vidéo capables de séduire le plus tendre bambin. Croyez-vous qu’un "professeur des écoles", aussi cabotin et séducteur qu’il soit, soit en mesure de concurrencer ces produits ? Ce n’est pas l’éducation qui est malade mais la société ; c’est elle qui génère cette "fabrique de crétins", des crétins bien utiles pour accepter les injonctions les plus absurdes ou inhumaines et pour révérer les crétins en chef qui nous gouvernent. Noam Chomsky, que j’admire comme vous, ne me détromperait sans doute pas sur ce point. Toutes les réformes possibles de l’éducation ne serviront de rien dans un monde où l’abrutissement des masses est au programme.

        Je me défendrai de l’accusation si commune maintenant de "complotisme" en soulignant que les sciences cognitives ont fait de grands progrès, que leurs outils, les médias, sont d’une puissance inédite et que – pour cela rien n’a changé –, le pouvoir corrompt toujours et refuse toute limite comme l’écrivait Montesquieu :

        « C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. » (De l’esprit des lois, livre XI, chap. IV, Garmier-Flammarion, 1979, tome 1, p. 293)


        Portez-vous bien.


        Didier GARREAU


      • vote
        chantecler 12 mars 05:32

        @Garreau
        Tout juste .
        Là dedans l’école est le bouc émissaire à 80 % .
        10 % sont réservés aux structures pyramidales de l’ EN et l’introduction de pédagogies absconses .
        Et les 10 % restants au m’en foutisme de certains enseignants qui ne voient que des revenus d’appoint dans leur activité .
        J’ajoute que la mixité au niveau enseignant est parfaitement déséquilibrée et néfaste .
        Ce qui pose problème pour les identifications masculines des élèves .
        Mais les salaires sont tellement peu attractifs que je ne vois pas comment il pourrait en être autrement .
        De toutes façons dans la société qui nous est imposée , il n’y a de place que pour une petite élite qui concentre les "richesses" , enfin celles qui remplissent les comptes en banque .


      • 2 votes
        Jean Keim Jean Keim 12 mars 06:34

        @sls0

        Ce qui me semble dramatique est que vos idées sont bien arrêtées seulement sans percevoir ce qu’est une idée, chaque fois que je me suis hasardé à glisser un commentaire en réaction (j’utilise ce mot comme pourrait l’employer un physicien) à l’un des vôtres, il n’y a jamais eu de votre part la moindre remarque pouvant laisser penser qu’une petite lampe venait de s’allumer.


      • vote
        capobianco 12 mars 12:54

        @Garreau
        Merci pour votre propos, tout est parfaitement exact. 


      • vote
        mmbbb 14 mars 09:54

        @chantecler Si tu as écouté ce prof agrégé qui expose sans ambages l etat des lieux de notre enseignement et aussi notre mentalité perfide , il affirme ce que j ai dit depuis fort longtemps , ceci  : En France , notamment la gauche bourrée à la moraline en imposant le vouloir vivre ensemble la mixite sociale une immigration sans contrainte , le joli monde de bisounours de Casimir , mais tout ce beau monde notamment cette nouvelle classe de Bo Bo , cette neo bourgeoisie encore peut etre plus puante que l ancienne , s exempte des principes qu elle promeut si genereusement . M Brighelli avance le chiffre de plusieurs milliers de dérogation et c est comme dans la Franc Mac, les relations son importantes !
        Quant les fils de " HOLLANDE , de Fabius , l archétype des néo moralisateurs mettront leur mioches dans le 9  3 , je voterai peut être a gauche .
        Dans ce media dont par décence , je nommerai pas le pseudo , a ce sujet , voici la réponse qui me fut faite " c est normal que les parents choisissent les meilleurs établissements " .
        Certes mais cessez de nous gonfler avec votre idéologie de gauche en vous comportant tels des libéraux qui ont l honnête de leur position , en vous cachant ( cette gauche ) sous les voiles d une morale que voue répudiez . L esprit de gauche est putride !
        On peut remercier ce prof d avoir les idées claires , et une honnêteté intellectuelle  ! Ce qui est fort rare .

        Un très bel exemple pour toi l anticapitaliste :

        La fille de Debray , Ce gars qui nous a gonflé et qui nous gonfle encore !
        Je ne jamais achete un des ses bouquins ! 

        https://www.lexpress.fr/actualite/medias/laurence-debray-l-historienne-macroniste-attaquee-par-melenchon_1965475.html

        " Elle fait HEC, puis devient tradeuse à Wall Street

        Et oui Papa , habite Paris intra muros , la révolution c est bien, le peuple c est un bon sujet pour les études , pour écrire des bouquins Le CHE , CHAVEZ , des icônes ! Mais ce papa révolutionnaire ne voudrait pas que sa fille aille à l usine . donc Papa a les " CODES " comme l énonce M BRIGHELLI ; et cette fille de révolutionnaire a épousé les lois du capitaliste  :

        C est beau magnifique c est ce qu évoque et dénonce M Brighelli .

        CHANTECLER , descend du train de tes chimères ! 


      • 3 votes
        LUCA LUCA 11 mars 04:35

        Non mais combien de débats avons-nous eu à ce sujet ? à minima des centaines depuis quarante ans et rien n’a été fait pour enrayer le processus, il faudrait du courage pour cela. Effectivement, de temps en temps un mec comme lui ouvre sa gueule, mais j’observe qu’on l’écoute en acquiesçant et, l’instant d’après, le docile retourne aussitôt à la tâche qui lui a été assignée par sa hiérarchie. C’est en masse qu’il faut se révolter contre l’incohérence d’un système, la dose homéopathique de révoltes parsemées ne fera certainement pas reculer le raz-de-marée universaliste propagé par les médias. Ce tsunami de connerie qui submerge déjà l’intérieur des côtes morales de notre jeunesse est en plus encouragé par des adultes fragiles et instables, qui par faiblesse, adoptent le même mode de raisonnement que les gamins. Remarquez, la noyade c’est la spécialité de la Maiiiison, "pas de vague" ! voilà le vrai slogan idéologique de l’EN, composée en grande partie de gauchos héréditaires, des gens pourtant sympas mais qui à la lumière des phares nous expliquent que Mozart est ressuscité et qu’Einstein est sur le point de naître ! Par-contre une fois replongés dans le réel d’une classe composée essentiellement de princesses et de princes qui niquent ta mère, ben c’est fini, plus personne, couché carpette wouahla ! ... merci tout de même pour le partage ! :)


        • 10 votes
          yoananda2 11 mars 09:42

          On ne les fabrique pas, on les importe.


          • 2 votes
            Jean Keim Jean Keim 12 mars 06:23

            Je n’ai pas écouté la vidéo, je n’en ai pas envie...

            On peut décider de former des animaux savants genre énarques comme on peut décider de crétiniser la masse des gens, les deux extrêmes se rejoignent, dans les deux cas le savoir pour la quête du savoir ou l’absence de savoir et donc de références utiles, engendre des individus abrutis par le trop ou le manque et donc des crétins dépourvus de toute curiosité, incapable de soutenir un dialogue, sans même soupçonner ce que dialoguer peut signifier.

            Seulement il est difficile et même arrivé à un certain niveau impossible pour un singe savant de percevoir que toutes les pensées qui le traverse ne sont en fait que le résultat d’un processus.


            • 2 votes
              Toutatis 12 mars 07:55

              Un signe de décadence évident pour moi : les écoles qui sont considérées en France comme le summum du savoir et des connaissances. Du temps de mon enfance, c’était l’Ecole Polytechnique, les écoles normales supérieures, Centrale. De nos jours : les IEP (instituts d’études politiques) et les écoles de commerce...


              • 3 votes
                Pierre Régnier 12 mars 08:20

                Une réalité qui commence à être énoncée ici ou là :

                La principale cause de l’augmentation du "crétinisme“ chez les enfants d’aujourd’hui est la même que celle de l’augmentation de leur "ensauvagement“.

                Dans les deux cas, ces enfants sont instruits et éduqués par une génération d’enseignants et d’éducateurs qui avaient eux-mêmes subi la destruction des valeurs morales, voulue par des gouvernants démagogues après mai 68. 


                • 1 vote
                  ahtupic 12 mars 19:39

                  On n’arrête pas le progrès ni la crétinisation : les épreuves anticipées du mois de mars sont annulées au profit du contrôle continu.

                  Il ne valait déjà plus grand chose donc,il ne vaudra plus rien ou moins que rien.

                  Dans la foulée, on pourrait peut-être annuler les élections, non ?

                  La F Rance pays du tiers-monde.


                  • vote
                    ahtupic 12 mars 19:41

                    @ahtupic
                    J’ai oublié : du baccalauréat.


                  • 1 vote
                    mmbbb 12 mars 20:19

                    Mr Brighelli parle sans retenue , sans langue de bois , c est assez rare pour etre souligne . Il ne fait qu énoncer un phénomène déjà amorce depuis fort longtemps notamment les années 1970.

                    Il est vrai que notre société s effondre , l occident est décadent , ainsi est il perçu notamment par les personnes qui ne nous veulent pas forcément du bien .

                    Le seul point omis dans l exposé de cet agrégé , est le corollaire de cet effondrement , l ensauvagement de notre société ; Et les profs sont en premiere ligne pour recevoir des beignes .

                    En général , ceci se termine mal et dans la violence . Nous pouvons percevoir les prémices notamment la décapitation du prof  ; Paty

                    Demain la France sera un pays du tiers monde , et la Chine a déjà presque achevé sa nouvelle route de la soie par le train , Un nouvel assujettissement economique et culturel a ce grand pays .

                    Moi je m en tape , je regarde tout ceci avec distance , je n ai pas de gosse et j en suis fort heureux .


                    • 2 votes
                      louis 12 mars 20:24

                      Que faire pour sortir un pays qui s’enfonce dans les sables mouvants , là , ou la langue Française est devenue minoritaire , nous allons disparaître avec lui puisque nous sommes déjà mort .


                      • 1 vote
                        zygzornifle zygzornifle 15 mars 07:55

                        L’ENA est la fabrique de super crétins .....



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JOVTOD

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