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Accueil du site > Tribune Libre > Le Génocide Arménien par R. Kévorkian

Le Génocide Arménien par R. Kévorkian

Avant l'entrée dans l'année (2015) du centenaire commémorant le génocide arménien, nous vous proposons, l'extrait d'une conférence d'un des spécialiste de l'histoire de ce génocide (1894-1922), 1.500.000 morts tués pars les différents régimes turcs, aidé de leurs supplétifs.

 

 

Tags : Histoire Culture




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29 réactions à cet article    


  • 1 vote
    njama njama 19 décembre 2014 14:15

    tant que cette prochaine commémoration n’est pas instrumentalisée à des fins politiques ...
    mais j’ai des doutes,
    Le Parlement adopte la loi sur le génocide arménien
    Le Monde.fr | 23.01.2012
    La loi sur le génocide arménien invalidée par le Conseil constitutionnel
    28/02/2012
    ...
    l’affaire semblait enterrée ce qui évitait le mélange des genres entre politique politicienne et histoire sur fond mémoriel, mais c’était sans compter sur l’obstination de certains lobbys et/ou de calculs politiciens de politique étrangère vis à vis de la Turquie (?). On pourra même être très surpris que ce genre d’annonce puisse faire partie d’un programme électoral ! partisan donc ...
    ...
    En 2012, le candidat François Hollande avait promis de représenter une loi.
    "Le travail de mémoire exige que le génocide lui-même ne puisse être nié"
    François Hollande

    Génocide arménien : François Hollande veut faire adopter une loi contre le négationnisme
    25/04/2014
    Le Président a réaffirmé devant la communauté arménienne qu’il souhaitait une loi contre ceux qui nient l’existence du génocide arménien.
    Le chef de l’Etat, qui participait à une cérémonie de commémoration à Paris, jeudi 24 avril, a affirmé sa volonté d’une reconnaissance par le monde entier du génocide arménien.


    • vote
      wendigo wendigo 19 décembre 2014 15:17

      Oui oui, le moi président on connaît, le seul "moi président" qu’il n’avait pas énoncé c’est de s’abstenir à l’ONU sur la résolution contre "la glorification du nazisme" ... avec un Fabius aux affaires étrangère, c’est un peu paranormal .... si j’ose dire.


    • vote
      njama njama 19 décembre 2014 15:54

      LA FRA DACHNAKTSOUTIOUN SOUTIENT LA CANDIDATURE DE FRANÇOIS HOLLANDE
      |...] Un engagement sans précédent en faveur de la cause arménienne
      En tant que premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande a personnellement influé, en tant que Premier secrétaire du PS pour que les positions de son Parti et celles de la FRA Dachnaktsoutioun [ Fédération révolutionnaire arménienne] soient harmonisées.
      C’est ainsi qu’en 2004, le PS et la FRA Dachnaktsoutioun ont signé une déclaration commune fondamentale. Dès 1998, sous un gouvernement socialiste, François Hollande, alors Premier secrétaire du PS, a rendu possible la reconnaissance du génocide arménien par la France. Il a porté la pénalisation du négationnisme en faisant inscrire et voter le texte à l’Assemblée nationale le 12 octobre 2006. Il a également œuvré pour que son parti intègre parmi les critères d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, la reconnaissance du génocide arménien
      [...]
      http://www.armenews.com/IMG/Affiche_hollande-web.pdf


    • vote
      njama njama 19 décembre 2014 15:59

      on compatit bien sûr avec toutes les victimes de cette période si troublée ...
      mais les Arméniens ne sont pas blancs comme neige, ils ont aussi de lourdes responsabilités dans cette histoire tragique.
      ....
      FRA Fédération révolutionnaire arménienne
      La FRA-Dachnak dans l’Empire ottoman (1890-1919)
      Le Dachnak fut fondé en 1890 à Tiflis (actuelle Tbilissi en Géorgie), en tant qu’organisation socialiste1. Ses fondateurs étaient le marxiste Christapor Mikaelian, le populiste Stepan Zorian (dit Rostom) et le bakouniniste Simon Zavarian. Leur objectif est l’émancipation de l’Arménie ottomane. Le Dachnak n’appelait pas à l’indépendance, mais à des réformes. C’était néanmoins une organisation révolutionnaire, qui organisa des actions armées. La plus connue est la prise d’otages à la Banque impériale ottomane à Constantinople en 1896. D’autres actions ont lieu contre la politique ottomane, comme celles menées par le commandant Vardan. Cette même année, le Dachnak participe comme observateur au quatrième Congrès de la Deuxième Internationale socialiste et y présente son programme.
      Mikael Varandian, ancien dirigeant de la FRA-Dachnak, écrit : « Il n’y a peut-être jamais eu de parti révolutionnaire qui ait une aussi riche expérience des méthodes terroristes que la FRA. […] Le Dachnak a produit les caractères les plus forcenés du terrorisme, et formé plusieurs centaines de maîtres du pistolet, de la bombe et du poignard2. » Toutefois, « La stratégie insurrectionnelle ou subversive utilisée par les deux partis révolutionnaires arméniens [Dachnak et Hintchak] au cours des années 1890-1896 débouche sur la répression, non sur l’intervention souhaitée des Puissances comme ce fut le cas naguère pour la Bulgarie (1878). Les partis révolutionnaires arméniens mesurent mal les paramètres de la politique d’équilibre entre les Puissances (rivalité anglo-russe) et la situation géopolitique des communautés arméniennes3. » La FRA subit de nouveaux échecs en 1905 : son principal fondateur, Christapor Mikaelian, se tue en manipulant une bombe destinée à tuer le sultan4, une deuxième tentative d’assassinat échoue à son tour (non sans tuer une quarantaine de passants) et les « dépôts de dynamite destinés à faire sauter les édifices gouvernementaux » sont découverts à Izmir ; puis, en 1908, une trahison conduit à la saisie d’« un millier de nos fusils, un million de cartouches et une quantité considérable de matières explosibles5. »



      • 1 vote
        njama njama 19 décembre 2014 16:17

        Et la France, grande contributrice avec l’Angleterre du démantèlement de l’empire ottoman (accords Sykes-Picot, accords secrets signés le 16 mai 1916 prévoyant le partage du Moyen-Orient à la fin de la guerre) n’est pas blanche comme neige non plus dans la responsabilité de ces drames ...

        Une loi sur le Génocide arménien mettrait le couvercle sur l’histoire ...

        Accord franco-arménien de 1916

        Il a été proposé par le ministre des Affaires étrangères : Aristide Briand a saisi cette occasion de fournir des troupes en vertu de l’engagement français comme convenu dans les accords Sykes-Picot, qui était toujours secret. Les négociations eurent lieu sous la direction de Boghos Nubar du côté arménien. Les autorités arméniennes rencontrèrent aussi Sir Mark Sykes et Georges-Picot. Le soutien arménien, nommé la Légion arménienne, devait avoir pour commandant le général Edmund Allenby ; cependant, par-delà l’accord, des Arméniens combattirent en Palestine et en Syrie. Il fallut moins d’un mois pour arriver à la décision finale de créer la Légion arménienne.

        Les parties s’accordèrent sur différents points :

        > la création de la Légion avait pour but d’autoriser la contribution arménienne à la libération de la Cilicie de l’Empire ottoman et d’aider les Arméniens à réaliser leur aspirations nationales en créant un État dans la région  ;
        la Légion devait combattre uniquement l’Empire ottoman, et seulement en Cilicie ;
        > la Légion devait devenir le noyau de la future armée arménienne.

        L’accord était connu de Talaat Pacha, membre du gouvernement ottoman : une copie de ces informations a été retrouvée dans les archives ottomanes.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_franco-arm%C3%A9nien_de_1916


      • vote
        njama njama 19 décembre 2014 20:54

        Raymond Kevorkian (dans la vidéo) place l’histoire du génocide entre 1894 et 1922
        si vous m’avez lu (voir + haut) le FRA Dachnak, organisation révolutionnaire armée arménienne fondée en 1890 a été l’auteure de nombreux attentats terroristes ...

        A un moment, faut arrêter de croire qu’il y avait juste les gentils arméniens d’un côté et les Jeunes Turcs nationalistes sanguinaires de l’autre. C’est une guerre, et les deux partis révolutionnaires arméniens [Dachnak et Hintchak] sont des rebelles ...
        si vous lisez un peu plus loin :

        "Au moment où la Première Guerre mondiale est sur le point d’éclater, les Arméniens sont conscients qu’ils courent le danger d’être pris entre l’Empire russe et l’Empire ottoman. Lors de son huitième congrès à Erzurum en juillet 1914, le Dachnak réaffirme la politique qu’il a choisie : les Arméniens doivent combattre loyalement pour l’État dont ils font partie. Toutefois, comme l’indique le discours prononcé en 1923 par Hovannès Katchaznouni, dirigeant de la FRA dans le Caucase puis Premier ministre de la République d’Arménie (1918-1919), le parti a violé, dès le début de l’automne 1914, les conclusions de son propre congrès, organisant des groupes de volontaires pour l’armée russe, y compris des Arméniens de nationalité ottomane. Katchaznouni considère rétrospectivement ce recrutement comme « une erreur7 ». Le principal responsable de ce recrutement est Garéguine Pasdermadjian, qui avait été député dachnak d’Erzurum de 1908 à 19128. Également en octobre 1914, la FRA organise un comité pour armer la population arménienne de Van9. Cet armement se fait en collaboration avec la Russie tsariste, et, d’une façon plus générale, « en 1914, le Dachnak et le Hunchak » sont devenus « des organisations paramilitaires de type ORMI, qui consacrent le plus clair de leur énergie au trafic d’armes, ainsi que la rapporté au tsar un agent de l’Okhrana qui avait assisté à une conférence dachnak à Berlin10. » En mars 1915, Mikael Varandian, dirigeant de la FRA, demande au Royaume-Uni et à la France de débarquer des troupes sur la côte de Cilicie, promettant une vingtaine de milliers de volontaires « originaires » de la région11. Un mois plus tard, le docteur Zariev, soutenu par l’ambassadeur de Russie à Paris, demande aux gouvernements français et britanniques l’établissement d’une Arménie s’étendant du Caucase à la Méditerranée12."

        7 Hovannès Katchaznouni, The Armenian Revolutionary Federation Has Nothing to Do Anymore [archive], New York, Armenian Information Service, 1955, p. 5 (1re édition, en arménien, 1923).

        http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_r%C3%A9volutionnaire_arm%C3%A9nienne#cite_ref-7


      • vote
        njama njama 19 décembre 2014 21:22

        7 Hovannès Katchaznouni, The Armenian Revolutionary Federation Has Nothing to Do Anymore [archive], New York, Armenian Information Service, 1955, p. 5 (1re édition, en arménien, 1923).

        Ce Rapport est très important pour comprendre cette histoire, car il est historique, et il émane d’un très haut responsable du parti Dachnak
        --------------
        Ovannes Katchaznouni : Premier Ministre de la République d’Arménie en 1918 et 1919. 

        L’un des fondateurs et Président du Parti Dashnaksoutioun. 
        Auteur du livre « Le parti Dachnak n’a plus rien à faire » (Le rapport à la Conférence du Parti en 1923), traduit en français pas Dr Orhan Altan

         Cet homme, l’un des plus importants hommes politiques arméniens pendant toute les années où le « soit disant » génocide aurait eu lieu, fut membre du Conseil National du parti Dashnaksoutioun en 1917, il était âgé de cinquante ans.
        Ce sont les membres de ce parti qui sont les responsables des massacres des civils turcs sans défenses qui firent environ cent cinquante mille morts. Ce sont encore eux qui ont orchestré le massacre de la Banque Ottomane d’Istanbul le 26 août 1896, qui dégénéra en émeutes à Istanbul qui se terminèrent le 3 septembre, le nombre des victimes fut élevé mais il n’est pas connu exactement, on sait cependant qu’il y eu 120 tués et 25 blessés parmi les soldats. Ils sont également responsables de la plupart des émeutes, des soulèvements, des attentats, et des prélèvements d’impôts révolutionnaire obligatoires qui commencèrent bien avant la première guerre mondiale et qui à ce jour n’ont pas réellement cessés.

        En avril 1923, juste après la fin du « supposé » génocide arménien, Ovanes Katchaznouni lut son rapport en tant que Président du parti à la réunion du parti Dashnaksoutioun à Bucarest devant les membres dirigeants du parti.

        Dans ce rapport il exposa très clairement, avec la minutie d’un horloger suisse, le déroulement des évènements tels qu’ils s’étaient passés, année après année, et il développa son analyse des faits, très complète, très réaliste et sans concession, ni pour lui, ni pour son parti.

         - Il reconnut les massacres des populations civiles turques par les membres de son parti.

        - Il affirma que la création des unités de combats arméniennes qui se sont inféodées à l’Armée Russe pour combattre la Turquie fut une erreur.

        - Il justifia la décision des Turcs de déporter les Arméniens qui ne leur avaient pas laissé d’autre choix.

        - Il reconnut que les activités terroristes des Dashnaks avaient pour but de gagner la faveur de l’opinion occidentale.

        - Il reconnut la totalité des erreurs du parti, ces erreurs furent expliquées, analysées durant des heures et des heures, sa conclusion fut sans appel, il demanda la dissolution du Parti Dashnaksoutioun.

        Voici quelques uns de ses propos : « Oui, je vous propose le suicide ! / Je propose au parti de se suicider. / Il n’y a qu’un moyen, quitter la scène. »

        Voici quelques extraits des conseils qu’il donna ensuite à ses collègues : « Il faut préserver nos relations avec les Turcs. / Si un jour on a besoin de s’entendre avec les Turcs ; il faut mettre d’autres personnes sur la scène qui auront un autre passé (ou pas de passé du tout). / Je dis que le Dashnaksoutioun ne doit pas prendre le pouvoir, j’insiste là-dessus »

        Puis il termina par cette conclusion sans appel pour le parti politique dont il était toujours le président : « Il ne reste plus rien à faire pour l’EDP Dashnaksoutioun, ni aujourd’hui, ni demain. Il doit mettre un terme à son existence. Il est obligé de le faire pour son passé et pour sauver son honneur.

         ***
         Il fallu beaucoup de courage à cet homme pour se livrer à cet exercice devant les membres dirigeants de son parti qui ne l’écoutèrent malheureusement pas. Aujourd’hui le parti Dashnaksoutioun est toujours le parti majoritaire de la République d’Arménie.
        Copyright 2008 Yves Benard. Writer. All Rights Reserved


      • 2 votes
        Latigeur Latigeur 20 décembre 2014 22:13

        Même si ce que Njama est vrai, en quoi les exactions de quelques arméniens justifient l’anéantissement barbare de tout un peuple ? 




      • vote
        njama njama 21 décembre 2014 10:07

        @ Latigeur
        La barbarie était des deux côtés si j’en crois les aveux de Ovannes Katchaznouni Premier Ministre de la République d’Arménie en 1918 et 1919. L’admettre, ne justifie ni l’une ni l’autre, mais ferait avancer les choses je pense.



      • 1 vote
        wendigo wendigo 19 décembre 2014 21:37

        Conférence très intéressante, dommage que ça n’inspire pas grand monde.
        Merci Tvnet !


        • 1 vote
          Jader Demain 20 décembre 2014 09:03

          Vous avez raison, la théorie conspirationniste des antisémites religieux Romios et erQar n’est pas mal non plus dans son genre avec leurs groupes sabbatéens et frankistes. Ils résument le génocide arménien à une épuration religieuse conçue et exécutée par les Dömne, des juifs faussement convertis à l’islam descendants de la secte fondée par Sabbataï Tsevi au XVIIe.
           
          Ils n’interviennent plus parce qu’ils ont du se rendre compte de l’énormité de leurs propos de propagande carabinée antijuive et ne veulent pas tomber dans le collimateur de Manuel Vals.


        • vote
          njama njama 20 décembre 2014 13:48

          dans le collimateur de Manuel Vals ????

          certains dömneh faisaient parti des Jeunes Turcs, de là à les mettre tous dans cette histoire ... une cryptarchie, ce sont quelques individus. Ce n’est nullement le sujet de l’article.
          cette histoire de génocide arménien pose plusieurs questions :
          > une politique, j’ai commencé par là, la loi est invalidée par le conseil constitutionnel, mais un candidat à la présidence revient à la charge avec dans son programme électoral une promesse pour tenter de la faire passer à la hussarde (il peut toujours essayer). D’autre part, les liens entre François Hollande et la FRA Dachnaktsoutioun remontent à 1998 (vois + haut) ... un puissant lobbying arménien qui appelle tous les arméniens à voter Hollande !
          ---------
          > une juridique, tentative de bouter une décision du Conseil Constitutionnel comme si elle était infondée. Alors que la pénalisation de la négation du « génocide » arménien est contestée par un arrêt récent de la Cour européenne des droits de l’homme.
          Le 17 décembre 2013, la Cour européenne des droits de l’homme (désignée dans la suite « Cour EDH » ou « la Cour ») a rendu son jugement dans l’affaire Perinçek c. Suisse2. La Cour a jugé qu’une condamnation pénale pour la négation du génocide arménien constituait une violation de la liberté d’expression garantie par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme (« CEDH » ou « la Convention »).
          [............]
          En conclusion, la possibilité que la pénalisation de la négation du massacre des Arméniens soit en conformité avec l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme a été considérablement restreinte. Tout d’abord, cette perspective est entravée par la nature disputée des débats sur la qualification juridique de ces événements. En outre, il est douteux qu’une condamnation fondée uniquement sur la négation d’une telle qualification puisse être considérée comme imposée par un besoin social impérieux. Remettre en cause le massacre des Arméniens peut néanmoins être valablement puni dans les circonstances suivantes : 1) si les expressions employées visent à justifier des crimes ; 2) si des indices tangibles de dommages sont constatés, tels que l’objectif d’inciter à la haine ou à la violence ; 3) si la conduite incriminée s’inscrit dans les dispositions générales visant les discours de haine.
          http://www.lph-asso.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=194%3Ale-destin-de-la-penalisation-du-negationnisme-par-paolo-lobba&catid=53%3Aactualites&Itemid=170&lang=fr
          ---------
          > une historique, pour les raisons déjà citées dans mes précédents commentaires, rôle des partis révolutionnaires armés sécessionnistes FRA Dachnak et Hintchak ainsi que les puissances impériales, France, Russie engagées dans cette guerre de plus de 20 ans, ... et, parce qu’on ne pourrait envisager d’écrire l’histoire dans un raccourci sans recouper avec d’autres sources déclassifiées venant des autres protagonistes, ainsi qu’en croisant leurs versions des faits.

          --------------

          > une d’ordre éthique en droit international puisque les critères d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne seraient assujettis à la reconnaissance du génocide arménien, qui est antérieure à la création du Conseil de l’Europe (1949)... ce qui est d’une part une forme de chantage, mais d’autre part une pression morale sur le peuple turc d’aujourd’hui qui n’a rien à voir avec ces drames. C’est comme si l’on voulait accabler les Allemands d’aujourd’hui avec les crimes du nazisme.

          > une sous-jacente à la précédente, laquelle serait d’expliquer pourquoi tant d’insistance à vouloir faire reconnaître le génocide arménien avant même que le débat sur cette histoire soit apaisé ? L’histoire a ses épisodes très douloureux, par analogie, la guerre d’Algérie est moins loin, mais les susceptibilités sont encore très vives.


        • 2 votes
          Latigeur Latigeur 20 décembre 2014 22:25
          "C’est comme si l’on voulait accabler les Allemands d’aujourd’hui avec les crimes du nazisme."

          Là Njama dépasse les bornes dans la mauvaise foi, comme si les Allemands d’aujourd’hui n’avaient pas reconnu  les crimes nazis !

          Bien sur qu’on ne les accable pas puisqu’ils dénoncent ces crimes, les turcs s’honoreraient d’avoir le même courage et la même honnêteté devant l’histoire.

          Apparament, courage et honnêteté ne font pas partie des préoccupations du gouvernement turc et de Njama.

        • vote
          njama njama 21 décembre 2014 10:33

          @ Latigeur
          Je reconnais que ma formulation est maladroite, mais pour recadrer l’expression à laquelle elle se rapporte (en dehors de vos digressions faciles Latigeur) ce chantage politique en relation avec l’Europe me paraît sinon immoral, au moins intellectuellement anachronique et très malhonnête.
          Si François Hollande s’approprie les causes d’un parti national-socialiste (usuellement qualifié d’extrême-droite dans notre jargon européen) ce n’est pas une raison pour être forcément d’accord avec lui parce qu’il serait président de la république. Ce FRA Dachnaktsoutioun français n’est pas forcément représentatif de toute la communauté arménienne, ni des arméniens qui vivent encore en Turquie, même s’ils sont très minoritaires aujourd’hui :

          Hrant Dink (un arménien de Turquie) : « la loi interdisant la négation des génocides est une loi imbécile »

          Propos recueillis par Jean-Michel Demetz et Nukte V. Ortaq, publié le 26/01/2006

          « il n’est pas besoin de traîner les négationnistes devant les tribunaux. Ils méritent tout juste la pitié. »

          « Il est immoral d’instrumentaliser une tragédie historique à des fins politiques. »
          (Qu’ils soient grecs orthodoxes ou grecs arméniens, ou juifs ...)

          « La proposition de loi française est un texte répressif que je place au même rang que la loi turque qui interdit de parler de »génocide« . Si elle était adoptée en France, j’irais chez vous la violer, en niant le génocide, tout en demandant pardon à mes ancêtres. Car ce texte est, comme l’article 301 du Code pénal turc, une loi imbécile. »

          http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/hrant-dink-la-loi-interdisant-la-negation-des-genocides-est-une-loi-imbecile_479689.html

          Meurtre du journaliste turc d’origine arménienne Hrant Dink : A qui profite le crime ?

          Par Grégory & Hayaser (Collectif des Démocrates Arméniens d’Europe - CDAE)

          Hrant Dink était connu pour ses propos très critiques envers les groupuscules nationalistes et marginaux turcs et la position extrémistes des fanatiques de la diaspora arménienne en Europe.

          En Octobre dernier il s’était vivement opposé à la loi de censure arménienne visant à rendre passible de peines de justice tout débat autour du génocide arménien.

          Hrant Dink était devenu la cible des milieux nationalistes français suite à une conférence organisée à Paris où il avait ouvertement critiqué les positions haineuses et anti-turques de la diaspora arménienne et la volonté de censure et de bloquage d’un débat quelconque affichée par les organisations telles le CDCA ou la Dashnaksoutioun (parti social-nationalistes arménien disposant de bureau et une forte visibilité et influence dans les associations arménienne de France) à travers sa représentation en France.
          [...]
          Hrant Dink avait déclaré : « En effet on ne peut que constater la communauté d’esprit entre les projets turc et français visant à limiter la liberté d’expression. Si cette loi [NDLR : française] passe, j’irai moi-même en France et j’y déclarerai publiquement qu’il n’y a pas eu de génocide arménien », pour bien montrer son opposition à une proposition de loi de censure jugée « contre-productive ».

          Suite à cette déclaration, les organisations nationalistes arméniennes de France étaient allés jusqu’à le nommer « traitre à la cause arménienne » et décrété « persona non grata » sur le sol français.

          -----------------------------------------------

          Il y a comme un très bizarre mélange des genres dans cette compétition mémorielle, si très grandes analogies entre les massacres de populations civiles, la comparaison avec l’épuration ethnique des Juifs par les nazis "me paraît" malvenue, car s’il y avait un antisémitisme "chrétien" culturel en Europe, et spécifiquement européen, depuis des siècles, je n’ai pas connaissance d’un discours anti-arménien dans l’empire ottoman. J’admets ne pas être un puits de science, loin de là, je serais très heureux d’être renseigné du contraire si vous avez des sources.


        • 1 vote
          njama njama 20 décembre 2014 19:20

          autre document historique :

          CE QUE J’AI VU et VÉCU MOI-MÊME
          (Erzurum 1917-1918)
          Lt.Col. TVERDOHLEBOV

          Qui est le Lieutenant Colonel Tverdohlebov ?

          Officier Russe, il fut Gouverneur de la ville d’Erzurum dans l’est de la Turquie en 1917 et 1918 et commandant du deuxième régiment d’artilleurs russo-arménien.

          Commandant du deuxième régiment artilleur russo-arménien à Erzurum à la fin de l’année 1917 et au début de 1918, il se battit contre les Turcs, à la tête d’un régiment composé d’officiers russes et de soldats turcs d’origine arménienne qui avaient déserté l’armée ottomane avec armes et équipements, se rendant ainsi coupables du crime de haute trahison.

          Écœuré par les vols, les viols, et les massacres commis par les soldats arméniens sur les populations civiles turques, à son retour en Russie, il écrivit un livre tiré du journal qu’il avait tenu chaque jour à Erzurum qu’il intitula : « Ce que j’ai vu et vécu moi-même (Erzurum 1917-1918) »

          Dans ce livre, le Lieutenant Colonel Tverdohlebov décrit des scènes d’une violence insoutenable et montre un aspect tout à fait inattendu du déroulement de la tragédie Turco-arménienne, infiniment différent de ce que l’on enseigne dans les cours d’histoire en France dans l’école de la République, et dans lesquels en outre, très souvent, on interdit aux élèves d’origine turque de s’exprimer à ce sujet et de donner leur version des faits. La lecture de ce livre est à conseiller à toutes les personnes désireuses de connaître des versions autres qu’arméniennes dans lesquelles on occulte soigneusement tous les massacres arméniens pour ne parler que des horribles crimes turcs, du calvaire des Arméniens, et d’un génocide au nombre de victimes grossissant de décennies en décennies.

          http://www.turkishpac.org/pdfs/tverdohlebov_french.pdf


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            Latigeur Latigeur 21 décembre 2014 15:32

            Encore une fois Njama, si les turcs s’étaient bornés à combattre les armées ou bandes armées arméniennes, personne ne crierait au génocide.


             La déportation et l’organisation de la mort de 1,2 million à 1,5 million d’arméniens sur les 2 millions que comptait l’empire ottoman à la fin du 19e siècle ne peut se justifier par les crimes d’un régiment commandés par des russes fut-il composé de soldats arméniens.

            • vote
              njama njama 21 décembre 2014 16:03

              Latigeur, dans cette histoire TRÈS tragique, le moins ("il me paraît") serait que les Arméniens reconnaissent leurs égarements politiques et leurs parts de responsabilités dans ces drames qui ont touchés les communautés arméniennes et turques.

              5 April 1918 – Turkish village Subatan – Kars. Woman & children slaughtered by Armenian army
              http://armeniangenocidelies.files.wordpress.com/2012/10/kars-subatan-village-1918-turks-slaughtered.jpg?w=538&h=345

              Quant à la qualification de "génocide" ... elle est récente, et consécutive non à ces drames, mais à ceux subis par les Juifs. Des endroits d’où ces revendications émanent peuvent nous éclairer ...

              Le climat de haine virulente et avérée des Arméniens à l’encontre des Turcs ne me paraît pas propice à faire avancer le débat, et une option apaisement, génocide ou non... surtout quand on a affaire à des groupes qui n’ont pas hésité à user du terrorisme et d’actions criminelles ...

              -----------------------------------------

               La jalousie maladive des militants arméniens à l’égard des Juifs
              Le Nouvel Observateur, 10 octobre 1986

              L’ASALA et ses sponsors
               C’est l’histoire d’une dérive tragique qui conduit aujourd’hui des jeunes chrétiens d’origine arménienne à demander la mort d’un otage français à des musulmans fanatiques. Un paradoxe cruel et une ruse de l’histoire.
              [...]

              http://armenologie.blogspot.com/2011/12/la-jalousie-maladive-des-militants.html

              Création de l’Asala sur fond de guerre civile libanaise

              L’Armée Secrète arménienne pour la Libération de l’Arménie est apparue pour la première fois en 1975 à Beyrouth. [...]

              l’Asala est fondée en 1975 à Beyrouth, par de jeunes Arméniens de la diaspora installés au Liban et qui ont perdu patience devant l’échec de la Fédération révolutionnaire arménienne (FRA) à faire reconnaître le génocide arménien par la Turquie. L’Asala est, initialement, une dissidence des CJGA instaurés par la FRA pour éliminer les personnalités considérées comme responsables du génocide ou de sa négation4., Cependant, les deux groupes vont très rapidement se lancer dans une féroce lutte d’influence, des règlements de comptes entre la FRA et l’Asala faisant même plusieurs morts (notamment à Beyrouth). Les deux principaux fondateurs de l’Asala sont Hagop Tarakchian et Hagop Hagopian (de son vrai nom Haroutioun Tachikian)5.

              Le passage vers la lutte armée plus radicale se fait avec en toile de fond de la guerre civile libanaise.
              [...]
              La ligne politique en dix points
              Le 10 juillet 1978, dans une déclaration publique (fait très rare pour ce groupe qui cultive le secret et la clandestinité), l’Asala explique sa ligne politique et ses objectifs stratégiques, que l’historien Yves Ternon a synthétisé en dix points6 :

               1. Le seul ennemi de l’Asala est le gouvernement turc.
               2. Les alliés de l’État turc sont les adversaires de l’Asala.
               3. Les mouvements révolutionnaires qui luttent contre la Turquie et l’impérialisme américain sont les amis de l’Asala. Les partis révolutionnaires du peuple turc et du peuple kurde, tous deux opprimés par l’État, sont les seuls alliés officiels de l’Asala.
               4.  Les amis des Arméniens sont ceux qui ont reconnu le génocide ; leurs ennemis, ceux qui s’obstinent à le nier.
              5. Les chefs des partis politiques arméniens n’ont obtenu aucun résultat en soixante ans. Le temps de la FRA est passé.
               6. Tous les Arméniens regardent vers l’Asala car elle est exactement à l’image de leurs désirs.
               7. L’Église arménienne peut être récupérée et ramenée dans le droit chemin.
               8. Le combattant de l’Asala n’est pas un terroriste mais un pur révolutionnaire.
               9. L’Asala est solitaire, indépendante, orgueilleuse et fière.
               10. L’Arménie soviétique est la base unique et irremplaçable du Peuple arménien.

              Conformément à ces principes de base, les activités de l’Asala seront en grande majorité des attentats à la bombe et des assassinats dirigés contre des cibles turques - ou considérées comme soutenant la Turquie (en général ou dans sa politique étatique de négation du génocide arménien).

              -----------------------

              Les Commandos des justiciers du génocide arménien sont une organisation armée formée en 1972 par la Fédération révolutionnaire arménienne et autodissoute en 19862. En 1983, elle prend le nom de Armée révolutionnaire arménienne3.

              Le XXe congrès de la FRA-Dachnak, tenu à Vienne, décide de « renforcer la lutte pour la libération des terres arméniennes de Turquie en ayant recours à tous les moyens ». Le Conseil militaire réorganise dès lors ses structures et crée les CJGA, afin que la FRA-Dachnak ne soit pas officiellement associée à des actions terroristes, qui compromettraient son existence légale dans les pays qui la tolèrent4. Les CJGA s’inscrivent dans une longue tradition de terrorisme arménien, et notamment de tendance dachnak5.

              Dans les premières années, les CJGA sont relativement discrets du point de vue médiatique, et se consacrent aux assassinats de diplomates turcs — par exemple, celui de Danis Tunaligil, ambassadeur à Vienne, le 22 octobre 1975, suivi par celui de Ismail Erez, ambassadeur à Paris, deux jours plus tard6. Leurs actions prennent une plus grande ampleur ensuite : de 1977 à 1981, les CJGA et l’ASALA commettent cent quinze attentats, ciblés ou aveugles, cependant que l’Union soviétique arme la branche armée de la FRA-Dachnak7.

              Le 27 mai 1976, une explosion accidentelle ravage la Maison de la culture arménienne, rue Bleue à Paris, siège de la FRA en France ; la police trouve le corps déchiqueté d’un dachnak du Liban, Hagop Hagopian (homonyme du chef de l’ASALA), qui s’est tué en commettant une erreur dans la manipulation de sa bombe. Des documents sont saisis, sur les assassinats d’octobre 1975, et sur un double attentat en préparation, commis le 29 mai 1977 à l’aéroport Yesilköy et à la gare Sirkeci d’Istanbul (cinq morts, soixante-quatre blessés)8. À l’instar de l’ASALA (qui assassine Neslihan Özmen, fille de l’ambassadeur de Turquie à Athènes), les CJGA tuent aussi des personnes apparentées à des diplomates turcs : Necla Kuneralp, épouse de l’ambassadeur à Madrid, le 2 juin 1978, et Ahmet Benler, fils de l’ambassadeur à La Haye, le 12 octobre 19799.

              [...]

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Commandos_des_justiciers_du_g%C3%A9nocide_arm%C3%A9nien


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              njama njama 21 décembre 2014 17:35

              @ Latigeur
              Les écarts entre interprétations historiques, entre expressions de l’intensité des douleurs, et des deuils ... (ce qui est également vrai dans d’autres drames similaires, comme celui des Palestiniens par exemple) ... me gênent beaucoup moins que les manipulations politiques autour de ces épisodes de l’histoire, je veux dire l’utilisation du passé pour servir des causes pour le moins obscures. 

              Je n’ai pas envie de m’étendre plus sur ce qui est nommé "génocide arménien" (du moins aujourd’hui), mais vous l’aurez compris, je n’adhère nullement aux "appréciations" de François Hollande, et j’estime même légitime de les combattre s’il insistait dans cette voie qu’ un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme ne soutient même pas, et rend caduque.
              Au plaisir de vous lire, si vous apportez de l’eau au moulin pour y voir plus clair et apaiser les mémoires ...
              Cordialement.
              njama


              • 1 vote
                njama njama 21 décembre 2014 18:07

                Pour terminer sur des considérations moins critiques ...

                J’ai un souvenir très très fort sur la question arménienne, qui m’a très particulièrement touché, et qui m’en a dit tellement plus que bien des discours et que je peux partager. Je la dois à un écrivain, Richard Kalinoski, et surtout à Irina Brook qui l’a mis en scène.

                Ce chef d’œuvre (ainsi qu’il me paraît l’être), je l’ai vu un soir très tard au milieu de la nuit sur je ne sais plus quelle chaîne. La TV était restée allumée, je m’apprêtais à me coucher, j’étais pourtant très fatigué de ma journée, mais je suis resté littéralement scotché devant l’écran tant il s’en dégageait de sensibilité et d’âme ...
                Ce "Théâtre de la mémoire" s’appelle « Une bête sur la lune ».
                http://www2.cndp.fr/TICE/teledoc/dossiers/dossier_bete.htm

                Je n’ai pas connaissance que ce film existe en DVD, mais il est distribué en vidéocassette par le CNDP

                Cela dépasse de très très loin tous les discours, et, si le contexte est construit et placé autour du drame des Arméniens, la dimension qui en ressort est vraiment universelle, car elle pourrait s’appliquer à toute famille ... qui aurait été coupée abruptement et violemment de ses racines, de son passé, de sa culture ... par les bourrasques et tempêtes politiques et guerrières des lieux et des moments

                A voir, et faire connaître sans modération ... 

                Donc si commémoration pour le centenaire de ce drame humain ... j’aimerais que la rediffusion de cette pièce soit reprogrammée ... 


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                  Latigeur Latigeur 21 décembre 2014 20:54

                  "Latigeur, dans cette histoire TRÈS tragique, le moins ("il me paraît") serait que les Arméniens reconnaissent leurs égarements politiques et leurs parts de responsabilités dans ces drames qui ont touchés les communautés arméniennes et turques."


                   Mais il y a une puissance, un pouvoir, un Etat qui a rationalisé planifié et organisé l’extermination systématique des arméniens, ce qui constitue bel et bien quelque soit les justifications turques, un génocide.

                   Vous ne pouvez pas mettre sur le même plan les crimes et massacres qu’auraient commis selon vos dires des organisations arméniennes. 

                  Elles ne sont nullement constitutives d’un Etat représentatif et ne se sont pas données pour but d’éradiquer les 3/4 de la population turque.



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                    njama njama 21 décembre 2014 21:39

                     Mais il y a une puissance, un pouvoir, un Etat qui a rationalisé planifié et organisé l’extermination systématique des arméniens,...

                    Vous faites des comparaisons avec le nazisme sous Hitler. Si vous pensez cela, cela ne pourrait être les Jeunes Turcs parce que en 1890, ils n’en étaient pas à planifier quoi que ce soit.

                    et 1890 est tellement loin de 1939 que cela ne supporte même pas la comparaison.

                    Et même, on peut dire que les Jeunes Turcs "nationalistes" poursuivaient les mêmes objectifs que les révolutionnaires arméniens "nationalistes", à savoir déjà dans un premier temps renverser le sultanat ... c’est après que les objectifs divergent, mais à la base l’un et l’autre ne sont pas ennemis, mais ont le même ennemi en commun.
                    Après, cela a (hélas) mal tourné entre eux, un peu comme aujourd’hui entre al Nosra et Daech en Syrie qui s’entretuent ...
                    et même d’ailleurs l’histoire se répète, puisque "l’Occident" arme ces insurgés contre l’Etat syrien (mais c’est un autre sujet) comme hier il les armait contre le régime ottoman, y compris le tsar russe.

                    Je vous lis Latigeur, mais merci de nous apporter des preuves de ce que vous avancez "un Etat qui a rationalisé planifié et organisé l’extermination systématique des arméniens..."
                    j’ai hâte de les lire, j’attends vos sources sur cette idéologie qui aurait eu cours avant ces événements nationalistes ...
                    Une chose me paraît au moins très sûre dans cette histoire, il n’y a aucun rapport idéologique entre les malheurs des Arméniens avec l’antisémitisme en Europe, et l’histoire des Arméniens n’a rien à voir avec la shoah, les contextes historiques sont si différents ...


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                    Latigeur Latigeur 22 décembre 2014 13:07

                    C’est vous qui prétendez que je fais une comparaison avec le nazisme.


                    "Un génocide est l’extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d’une population ou d’une partie d’une population en raison de ses origines ethniquesreligieuses ou sociales"

                     Ce qu’a fait l’Etat Ottoman avec le gouvernement "jeunes turcs" correspond à cette définition. 

                    Les crimes arméniens que vous alléguez et qui auraient servi et serviraient encore pour expliquer ce programme d’extermination élaboré et mené par les turcs au pouvoir à l’époque ne changent rien à l’affaire.

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                      njama njama 22 décembre 2014 16:33

                      Le mouvement des Jeunes Turcs est nationaliste (Le 23 janvier 1913 Enver Pacha avec des officiers radicaux décida de prendre le pouvoir et envahit le palais impérial ). Les mouvements révolutionnaires armés arméniens sont aussi des mouvements nationalistes. Si au début leurs objectifs convergent après ils divergents, et l’on retrouve deux mouvements nationalistes qui s’opposent dont celui des Arméniens considéré comme traître puisque soutenus par des forces impériales étrangères.
                      Dès 1894 les révolutionnaires ont mené des actions terroristes. C’est aussi comme cela qu’il convient de voir les Arméniens dans leurs luttes politiques de l’époque. Cela vous l’admettait au moins qu’entre le début des années 1890 et 1913 c’est déjà une guerre.
                      Dans le cas des Juifs et du nazisme, les Juifs d’Europe n’étaient non seulement pas armés, mais ils n’étaient pas protagonistes et ne menaient aucune lutte politique. La comparaison entre les deux, Arméniens et Juifs victimes du nazisme, est très fragile, ses limites sont très vite atteintes.
                      ...
                      Les crimes arméniens que vous alléguez ...
                      ce n’est pas moi qui les allègue, ce sont des témoignages publics, à commencer par ceux de Wikipedia sur l’histoire de la FRA Fédération révolutionnaire arménienne ...
                      qui recoupent et confirment le Rapport d’Ovannes Katchaznouni : Premier Ministre de la République d’Arménie en 1918 et 1919, l’un des fondateurs et Président du Parti Dashnaksoutioun, qui reconnut les massacres des populations civiles turques par les membres de son parti., qui affirma que la création des unités de combats arméniennes qui se sont inféodées à l’Armée Russe pour combattre la Turquie fut une erreur., qui justifia la décision des Turcs de déporter les Arméniens qui ne leur avaient pas laissé d’autre choix, qui reconnut que les activités terroristes des Dashnaks avaient pour but de gagner la faveur de l’opinion occidentale.
                      et le témoignage "CE QUE J’AI VU et VÉCU MOI-MÊME" du Colonel Tverdohlebov, officier Russe, Gouverneur de la ville d’Erzurum dans l’est de la Turquie en 1917 et 1918 et commandant du deuxième régiment d’artilleurs russo-arménien.

                      Ce n’est pas moi qui invente ces documents !
                      j’en ai d’autres si vous voulez ...
                      Donc tomber dans un simplisme manichéen avec d’un côté les anges (Arméniens), et de l’autre les démons (Jeunes Turcs), excusez-moi du peu, mais j’ai un peu de mal avec ce genre de fable en guise d’histoire. Je vois de chaque côté des nationalistes fanatiques.

                      ...
                      Autant bien sûr je suis très favorable à l’émergence d’un moment de mémoire pour les victimes de ces massacres, autant je suis de l’avis du Sénat, du Conseil Constitutionnel, et du CEDH

                      Génocide arménien : allocution de Robert Badinter au Sénat
                      Mercredi 04 mai 2011

                      Paris, 4 mai 2011. Le Sénat a rejeté, par 196 voix contre 74, une proposition de loi socialiste visant à réprimer la négation du génocide arménien de 1915. Au cours des débats, notre ami Robert Badinter a livré l’allocution suivante.

                        Il n’appartient pas au Parlement de dire l’histoire et de la graver ainsi dans le marbre de la loi. L’histoire est une science qui doit progresser avec les historiens.
                       Il appartient encore moins au Parlement d’être le juge de cette histoire et de qualifier par avance ce qui relève du seul office du juge.

                      On voudrait donc aujourd’hui ancrer sur la loi anticonstitutionnelle de 2001 * une nouvelle loi réprimant sa violation. Il s’agit dès lors ni plus ni moins que d’ajouter de l’inconstitutionnalité à l’inconstitutionnalité en formulant une sanction pénale contre une loi elle-même inconstitutionnelle. [...]
                      En votant ce texte aujourd’hui, vous ne pourrez donc n’avoir qu’une certitude : son invalidation dans un délai qui pourrait être très court par le Conseil constitutionnel. Je vous laisse juge des conséquences pour la cause arménienne qu’engendrerait pareille censure.

                      ------------------

                       * "la loi du 29 janvier 2001 relative à la reconnaissance du génocide arménien de 1915 est inconstitutionnelle » parce que, à l’évidence, l’article 34 de la Constitution ne permet pas au Parlement de se prononcer ainsi sur un événement historique.

                      ---------------------

                      Ses propos ne faisaient qu’anticiper l’issue prévisible de la décision du Conseil Constitutionnel qui a rejeté début 2012 cette Loi pour inconstitutionnalité.

                      et depuis s’y est ajouté en 2013 un rejet de la CEDH comme indiqué + haut dans mes commentaires

                      Le 17 décembre 2013, la Cour européenne des droits de l’homme ... a jugé qu’une condamnation pénale pour la négation du génocide arménien constituait une violation de la liberté d’expression garantie par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme.

                      http://www.lph-asso.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=194%3Ale-destin-de-la-penalisation-du-negationnisme-par-paolo-lobba&catid=53%3Aactualites&Itemid=170&lang=fr

                      François Hollande grand sponsor avéré de la cause arménienne peut toujours essayer d’insister, mais il ne récoltera qu’impopularité qui s’ajoutera à celle énorme qu’il a déjà à son passif.


                    • vote
                      njama njama 22 décembre 2014 16:50

                      "Il est plus facile de débattre de la question arménienne à Istanbul qu’à Paris"

                      ...

                      mardi, 22 mai 2007
                      Le Parlement français est l’otage des groupes de pression arméniens

                      Dans une interview accordée au quotidien turc Zaman (édition du 12 mai 2006), l’historien français Pierre Nora a déploré que le Parlement français soit devenu "l’otage des groupes de pression arméniens", faisant ainsi référence à un projet de loi du Parti Socialiste (proche de la FRA-Dashnaksoutioun, extrême droite arménienne, mais étiquetée "socialiste") visant à sanctionner par une peine de prison et de lourdes amendes toute contestation publique de l’histoire officielle selon laquelle "la France reconnaît le génocide arménien". "Cette proposition de loi est un investissement électoral du Parti Socialiste pour s’attirer la sympathie des Arméniens" a-t-il dit.

                      Comme celà avait été le cas pour toutes les personnalités (ex. René Rémond, Bernard Lewis, Gilles Veinstein [physique ment agressé], Pierre Loti, Robert Mantran, ...) qui ont osé braver l’interdit et critiquer l’interventionnisme des nationalistes arméniens dans la politique française, l’interview de Pierre Nora s’est soldée par le lancement d’une vaste campagne de diffamation et d’intimidation contre l’imminent historien français de la part des organisations ultra-nationalistes arméniennes de France à travers leurs différents organes de propagande.

                      [...]

                      "Nous [les historiens] voulons le retrait de ces lois qui instaurent une histoire officielle et qui disent aux historiens ce qu’il faut enseigner et rechercher. La France est désormais abonnée à ce genre de loi. Ces lois qui restreignent la liberté des historiens sont indignes d’un pays libre. Celles-ci n’ont cours que dans les pays totalitaires où les politiciens dictent la vérité officielle" a-t-il affirmé.Pierre Nora a salué la liberté de parole en Turquie où des conférences sur la question arménienne sont organisées et où le gouvernement a proposé à l’Arménie de constituer une commission conjointe d’historiens. "Il est plus facile de débattre de la question arménienne à Istanbul qu’à Paris" a-t-il relevé."C’est une situation aberrante, risible" a-t-il conclu, pointant du doigt les contradictions d’un Parti Socialiste favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne mais n’hésitant pas à entraver le processus d’adhésion en faisant le jeu des groupes d’extrême-droite arméniens. [...]

                      http://turquie.20minutes-blogs.fr/archive/2007/05/21/le-parlement-fran%C3%A7ais-est-l-otage-des-groupes-de-pression-ar.html


                      • vote
                        Latigeur Latigeur 22 décembre 2014 20:07

                        Njama,

                        j’ai utiliseé alléguer dans son sens courant :

                        Sens 1 Se justifier en citant une autorité. Synonyme citerSens 2 Prétexterinvoquer comme excuse

                        Je ne nie pas vos allégations,

                        je dis simplement qu’elles ne peuvent servir à la politique menée par L’Etat Turc à l’encontre de la minorité arménienne .
                        Je dis simplement qu’il y a bien eu génocide et que vouloir le nier est une faute contre la vérité et une insulte aux millions de victimes.

                        Plus je lis vos longues tentative de justification et de relativisation des faits plus je pense qu’il est légitime, loi ou pas, d’en faire le reproche aux représentants de l’Etat turc actuel.


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                          njama njama 22 décembre 2014 22:46

                          d’en faire le reproche aux représentants de l’Etat turc actuel.

                          L’Etat Turc actuel n’a pas plus quelque chose à voir dans cette histoire, que notre gouvernement dans celui de Vichy.
                          Je n’ai absolument aucune sympathie pour l’AKP, et pour Erdogan, complice de l’agression contre la Syrie, mais vous déplacez le débat. C’est là où nous divergeons profondément.
                          Je ne comprends pas cette obstination politique qui me paraît maladive de vouloir une loi sur le génocide arménien - sauf s’en servir pour faire du chantage, ce qui est loin d’être honorable et honnête - et, inutile pour commémorer de grandes souffrances du passé.

                          Cordialement
                          njama


                        • 1 vote
                          Latigeur Latigeur 23 décembre 2014 15:38
                          Njama,

                          1) la France, par 2 de ses présidents a reconnu les crimes de l’Etat français sous le gouvernement de Vichy.

                          2) Ou avez vous lu dans mes propos que je voulais absolument une loi sur le génocide arménien, c’est au gouvernement actuel de la Turquie d’assumer la vérité d’un épisode honteux de son histoire.

                          3) Comme pour d’autres peuples, les arméniens ont besoin que le génocide dont ils ont été victime soit reconnu par les représentant actuel de la Turquie.


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