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Omerta sur une catastrophe industrielle majeure aux portes de Paris ce 3 juillet 2019, sur un site seveso !

Merci à l'auteur Ozi pour cette information en effet, occultée par les médias une honte et criminel de n'avoir rien dit, il ne nous reste plus qu'à prier !

Source le parisien le 3juillet 2019 /

Source le monde diplomatique 27 septembre 2019 .

Et le site arrêt sur image

Omerta sur une catastrophe industrielle majeure aux portes de Paris

En plein été, une installation stratégique de la plus grande station d’épuration des eaux usées d’Europe est totalement détruite par le feu à trente kilomètres de la capitale. Il faudra entre trois et cinq ans pour la reconstruire, au prix, dans l’intervalle, d’une pollution gravissime de la Seine. Ce site n’a cessé d’enregistrer des sinistres de plus en plus graves depuis plusieurs années. Sa gestion est entachée par des dévoiements sans précédent en matière de marchés publics. Un désastre absolu, qui ne suscite qu’une inquiétante indifférence.

[...]

C’est un bâtiment de 6 000 m2 servant à la «  clarifloculation  » des eaux usées (procédé d’élimination des particules en suspension, notamment des phosphates (2)), abritant plusieurs cuves de chlorure ferrique, substance toxique et hautement corrosive, qui a pris feu. L’unité se situe au début de la filière de traitement des eaux usées, et abrite une myriade de colonnes en plastique, dans lesquelles circule le chlorure ferrique. Un énorme panache de fumée noire se dégage aussitôt, visible à plusieurs kilomètres à la ronde.

[...]

Dès le lendemain matin, le syndicat FO du SIAAP dénonçait une situation «  catastrophique  » :

«  La situation à SAV s’est fortement dégradée depuis plus de deux ans. Vendredi dernier, nous avons adressé à l’inspection du travail sept alertes de dangers graves et imminents (dont le SIAAP n’a toujours pas tenu compte malgré ses obligations en la matière), pour des fuites de gaz ou des départs d’incendie.

Hier avec l’incendie de la clarifloculation, les herbes hautes et sèches ont pris feu, lequel a failli atteindre la zone Biogaz. »

[...]

Nouvelle hécatombe de poissons

Dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 juillet, de violents orages provoquaient une nouvelle pollution de la Seine du côté de Sartrouville, Conflans-Sainte-Honorine et Andrésy.

«  Nous avons géré au mieux l’assainissement, mais nos capacités actuelles de traitement ne permettent pas d’excéder un débit de 17 m3 par seconde. Or, on a atteint 38 m3 par seconde  », expliquait le directeur de SAV. En dépit du stockage dans son réseau et du soutien d’autres usines de traitement en aval, l’usine s’était contentée d’une simple «  décantation  »

La suite le monde diplomatique

 

 

Lubrizol 2019 :

Lubrizol 2013 : 'Une réaction chimique survenue vers 8H00 lundi dans cette usine Lubrizol classée Seveso seuil haut (risque majeur) avait déclenché les émanations de mercaptan, un marqueur olfactif de type gaz de ville.

Dans la nuit de lundi à mardi, l'odeur, poussée par les vents, a remonté la vallée de la Seine jusqu'à gagner les rues de Paris, où elle restait perceptible à l'aube. L'affaire a même provoqué les railleries de la presse anglaise dont plusieurs titres ont évoqué la "puanteur française".'

Tags : Pollution Industrie




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9 réactions à cet article    


  • 5 votes
    rita6 rita6 4 octobre 12:37

    La transparence des gouvernants est aussi claire que leur WC après défécation !


    • 4 votes
      Mollah Homard 4 octobre 22:02

      @rita6
      Non, chez eux la merde sort par la bouche 


    • 8 votes
      Simple citoyenne Simple citoyenne 4 octobre 18:43

      C’est énorme ! Et dire qu’après la catastrophe de Lubrizol Rouen

      certains médias télévisuels, ont diffamé les citoyens de complotistes ! Voilà la flagrance et le flagrant délit, chers concitoyens que vous avez raison d’être parano et de devenir complotiste !


      • 1 vote
        insomnia2 insomnia2 4 octobre 22:25

        @Simple citoyenne

        Ils nous prennent pour des blaireaux haut en couleur. Je le suis, complotiste et parano depuis quelques années.

        Cdt


      • vote
        Simple citoyenne Simple citoyenne 5 octobre 07:25

        @insomnia2 Et vous avez bien raison.


      • 1 vote
        abolab 4 octobre 19:47

        2 catastrophes sanitaires majeures à la dioxine en quelques mois minimisées ou étouffées par l’Etat


        Les dioxines sont produites lors de procédés de combustion dans lesquels le carbone, l’oxygène et le chlore sont présents simultanément à une température inférieure à 850°C.

        Cancer-Environnement.fr - Les dioxines


        • 2 votes
          Croa Croa 4 octobre 22:35

          La mauvaise gestion de crise est en soit un autre scandale signalé ici.


          • 2 votes
            sls0 sls0 5 octobre 16:34

            @Croa
            Fiable l’ex employé anonyme.
            S’il a éventuellement existé, qu’elles étaient ses connaissances du sujet ?
            S’il a quitté la boite, ça s’est peut être fait dans la douleur, la vengeance est possible.
            D’une façon scientifique il a été prouvé qu’un témoignage honnête n’est fiable qu’à 16%.
            Avec ce que j’ai énuméré au dessus je crois bien que ce témoignage ai une fiabilite fleurtant avec le zéro.
            Sur la liste des 2500 produits différents un toxicologue indépendant en a trouvé 4 qui sont étiqueté à risque. Il y en a un à pister plus sérieusement. Son étiquetage c’est irritant pour l’homme et toxique aquatique.
            Avec les données disponibles pour tous le 27, j’avais aussi repéré ce produit.
            Son résidu de combustion chiant est l’hydrogène sulfuré.
            Dans les relevés du SDIS76, ce résidu était recherché ce qui veut dire que peu de temps après le début de l’incendie le risque pour la population devait déjà être identifié.

            Je suis comme ça j’ai plus tendance à croire un toxicologue indépendant qui confirme l’analyse faite par l’INERIS que le monde entier reconnait qu’un pochtron anonyme recontré au bistrot de la marine.
            Sur ce site la connaissance des produits c’est une partie des cadres les chimistes, le service sécurité et l’entretien qui intervient sur les circuits.
            Ils représentent une minorité et n’auraient pas affabulé connaissant les produits.


          • 2 votes
            sls0 sls0 5 octobre 17:22

            Il y a eu 1800 accidents technologiques en 2018, c’est recensé sur la base ARIA du ministère de l’environnement, on ne peut pas dire que c’est caché.

            Il y a aussi à un autre endroit tout les PPRT des sites seveso donc on sait le danger potentiel d’une site.

            Chez moi c’est un peu le désert coté prévention des risques, c’était un de mes coeurs métiers et je bosse souvent avec la protection civile. Le site de l’Ineris je connais, une référence en la matière.

            Quand j’ai appris pour l’incendie, je suis allé voir dans le PPRT du site* pour voir les produits dangereux et si les parades étaient bien mises en place.

            Le risque était surtout pour l’aquatique, les obturations d’égout et les barrages flottants on rapidement été mis en place.

            Le risque incendie propre aux produits stockés qui intéresse la population c’était l’hydrogène sulfuré qui était recherché lors des premières mesures.

            42% en masse des produits c’était de huile minérale qui brule bien en dégageant une belle fumée noire avec plein de suie.

            Après un incendie qui ravage une industrie même non seveso c’est la faillite dans 80% des cas. Ca fait du parfois responsable insolvable.

            Le chiffre d’affaire des 3 usines Lubrizol c’est 52 millions d’euros par an.

            Pour le site de l’article, c’est du marché région parisienne, bonjours les zones d’ombre et ça explique un peu la non médiatisation.

            C’est encore en analyse mais vu de maintenant à Rouen ils ont subit les inconvénients d’un gros incendie classique. Par rapport aux risques qui l’on fait passer de seveso bas à seveso haut en 2006 dû à un reclassement d’un produit en toxique aquatique il n’y a pas de retombés. Il y aurait des poissons le ventre en l’air en grosse quantité.

            Pour le site de l’article il y a eu retombés du risque seveso ce qui pour moi est plus grave.

            263000 incendies en 2018, des fils électriques, du plastique qui crâme s’en fait des dioxines dans la natures. C’est la dioxine qui a tué à Seveso.

            *425 pages, l’étude est sérieuse.



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