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L’Allemagne sur le grand échiquier

George Friedman est un politologue américain, PDG de la société privée de renseignement et de prévision Stratfor, impliquée dans les révolutions de couleur.

 

Avant de rejoindre le secteur privé, Friedman a passé près de vingt ans dans le milieu universitaire, et a également formé des commandants supérieurs dans les forces armées sur les questions de sécurité et de défense nationale.

 

Dans cette vidéo, il fait état de ses analyses prospectives sur le contexte géopolitique global et de ses recommandations stratégiques pour le contrôle de l’Europe par l’empire américain.

 

 

 

On peut la résumer en 10 points :

 

1. Les Etats unis sont un empire et sont de ce fait concernés par les guerres à travers le globe.

 

2. L’extrémisme islamique peut représenter un problème pour l’empire américain mais en aucun cas une menace. Les Etats unis ont des préoccupations géopolitiques plus importantes.

 

3. Les Etats unis contrôlent tous les océans du monde, aucune autre puissance ne l’a jamais fait, ce qui permet à l’empire américain d’envahir des peuples sans risque d’être lui-même envahit. Le contrôle de la mer est la base de son pouvoir (on perçoit bien l’approche thalassocratique de la vision géopolitique très anglo-saxonne de George Friedman, les Anglais ont compris avant les autres puissances impérialistes que le processus de fluidification du monde qu’a amené la modernité, que contrôler les territoires était secondaire, dans un monde liquide, ce sont les réseaux qui ont une importance déterminante. Ils ont bien saisi l’époque le passage de la puissance territoriale à la puissance réticulaire : il y’ a simplement un transfert de souveraineté, ceux qui détiennent le pouvoir ne sont plus ceux qui détiennent la souveraineté des territoires, ce sont ceux qui sont chargé de la circulation et organisent la distribution des capitaux, des marchandises et des personnes entre les territoires).

 

4. Les empires qui contrôlent directement des territoires échouent, l’empire américain ne peut donc pas constamment intervenir militairement dans toutes l’Eurasie mais doit intervenir sélectivement et rarement en dernier recours, s’appuyer sur des vaisseaux pour assurer la « pax américana » (on retrouve dans le discours de George Friedman un des leitmotive des conservateurs réalistes : situer la domination américaine dans un cadre multilatéral , stratégie infiniment plus subtile que la brutalité néoconservatrice car reposant sur une priorité accordée à l’influence, la guerre ouverte ne venant qu’en dernier recours. On sent d’ ailleurs dans son ton un reproche fait à la classe dirigeante américaine , sans doute au courant néoconservateurs , traité d’ adolescente immature qui a fait des USA le « gendarme du monde »,et placé l’action militaire au centre de son approche géostratégique, ce qui peut à terme mener à une implosion de la puissance américaine, comme tous les empires qui se plongent dans la fuite en avant guerrière , cfr l’ adage « les empires meurent de leurs victoires »). 

 

5. Les Etats unis n’ ont pas les capacités d’ occuper l’ Eurasie mais a les capacités de mettre en place des mesures de désorganisation en soutenant diverses puissances rivales pour qu’ elles s’ entre déchirent ( encore un héritage de la géopolitique impériale anglo-saxonne qui immerge la vision de l’ analyste , le fameux « diviser pour mieux régner » appliqué par les britanniques , les romains et de nombreux autre empire au cours de l’ histoire ).

 

6. L’Europe n’existe pas en tant qu’entité politique homogène.

 

7. Depuis 1871, la question de l’Europe est la question Allemande et elle ressurgit de nos jours, c’est la question primordiale que l’empire américain doit régler. La vraie inconnue dans l’équation Européenne, ce sont les Allemands. En cas d’effondrement de la zone de libre-échange Européenne, ils devront construire autre chose et pourront alors se tourner vers la Russie.

 

8. Le danger primordial pour l’empire américain, c’est la conjonction du capital Allemand et la technologie Allemande avec les ressources naturelles Russes et la main d’œuvre Russe. Une alliance entre la Russie et Allemagne constitue donc une menace directe pour l’empire américain, les Etats unis doivent donc s’assurer qu’une telle alliance ne se construise pas.

 

9. L’empire américain doit mettre en place un cordon sanitaire composé de pays russophobes pour séparer la Russie de l’Allemagne et isoler de ce fait la Russie de l’Europe.

 

10. Celui qui dira ce que les Allemands vont faire dira les 20 prochaines années de l’histoire. Les Allemands eux-mêmes n’ont pas encore pris de décision, ce qui est lié à leur incapacité à concilier leur économie puissante et leur géopolitique fragile.

 

Voilà planté le décor. Les origines profondes de la crise Ukrainienne sont ainsi révélées pour les non initié en géopolitique.

 

On perçoit bien la proximité des analyses de George Friedman avec celles du stratège Machiavélien, artisan du piège Afghan, Zbignew Brezinski, qui préconisait dans le grand échiquier en 1997 avec un cynisme assez remarquable l’encerclement de la Russie et formulait déjà le danger que représentait un axe Berlin- Moscou pour l’impérialisme américain.

«  Il est impératif qu’aucune puissance eurasienne concurrente capable de dominer l’Eurasie ne puisse émerger et ainsi contester l’Amérique. La mise au point d’un plan géostratégique relatif à l’Eurasie est donc le sujet de ce livre ». Le grand échiquier.

 

On peut mettre cette analyse en parallèle avec celle de Michel Drac en 2009, «  L’Allemagne à la croisée des chemins » dont un résumé est présenté ci-dessous.

 

Complexité de la position Allemande : la bascule.

 

Il existe une grande tentation de la simplicité dans l’analyse politique, piège dans lequel tombe les grandes théories du complot pour lesquelles l’environnement politique est statique, monolithique et homogène. L’environnement politique est au contraire dynamique avec ses renversements d’alliance, retournements de situation, alliances objective , alliances à front renversé et hétérogène, ce qui en fait un jeu imprévisible ( on peut néanmoins réfléchir aux enchainements de scénarios qui peuvent s’ enclencher en fonction d’ hypothèses en gardant à l’ esprit que la réalité est plus complexe que les hypothèses proposées. )

 

Ainsi, la position actuelle de l’Allemagne n’est pas simple. Elle est au contraire très complexe, polyvalente, fluctuante. Berlin n’est ni le serviteur de la haute finance-anglo-saxonne, ni son adversaire résolu. L’impression générale, en termes géostratégiques, est qu’à chaque fois que Berlin prend position officiellement dans un sens, elle fabrique une position officieuse en contrepoids.

 

Les Allemands n’ont jamais été dupes de la construction européenne. Ils l’ont instrumentalisée froidement, mais elle ne les a jamais empêchés de jouer la carte du multilatéralisme extra-européen, avec, en particulier, une politique de bascule permanente entre l’Ouest (la France, l’Angleterre et les USA) et l’Est (la Russie). Reconnaissons leur donc cet avantage : ce sont des pragmatiques. En toute circonstance, ils poursuivent leurs intérêts bien compris. Essayons de voir où cela peut les mener.

 

En 1990, la Russie a reconnu la pleine souveraineté de l’Allemagne. Peu après, ses troupes ont achevé de quitter le territoire allemand. Depuis cette date, Berlin s’est par contre soigneusement gardée de poser la question de la présence américaine. Certains ont voulu y voir la preuve d’un axe Washington-Berlin structurel et indissoluble : interprétation qui mériterait sans doute d’être mise en perspective, l’alliance entre un occupant et un occupé étant tout de même quelque chose d’assez étrange.

 

En fait, tout le problème est de savoir de quoi l’on parle, lorsque l’on dit : « L’Allemagne ». Parle-t-on des élites allemandes ou du peuple allemand ? Parle-t-on, au sein du peuple allemand, des Allemands de l’Ouest ou des Allemands de l’Est ? Du précariat en développement ou des classes moyennes en implosion ? Parle-t-on, au sein des élites, des classes dirigeantes politiques ou économiques ? S’agissant des classes dirigeantes économiques, parle-t-on des dirigeants du secteur financier (très liés aux intérêts anglo-saxons) ou de ceux du secteur industriel (beaucoup plus libres de leurs allégeances) ? Et encore ces catégories explosent-elles dès qu’on les regarde de près. Certains patrons allemands appartiennent aux réseaux de la fondation Bertelsmann, intégrés à ceux de la haute finance anglo-saxonne. D’autres siègent dans l’Ost-Aussschuss der Deutschen Wirtschaft (comité Est de l’économie allemande), véritable lobby patronal pro-russe. Certains cumulent même les deux casquettes. Visiblement, parler des élites allemandes comme si c’était quelque chose d’unitaire, c’est ignorer des ruptures et des ambivalences, simplifier arbitrairement.

 

Voici donc une image représentative de la position Allemande, qui a quelque chance de saisir le réel dans sa complexité. Imaginons que l’Allemagne soit une bascule. Sur un plateau de la bascule, il y a les USA. Sur l’autre, il y a la Russie. Les USA pèsent, pour l’instant, beaucoup plus lourd que la Russie. Mais la bascule est faussée : elle a tendance à pencher plus ou moins d’un côté ou de l’autre, en suivant ses intérêts propres.

 

Frankenstein se retourne contre son créateur

 

Malgré tout, sur le plateau américain, on laisse faire pendant les années 90, parce qu’on se dit qu’en attirant la Russie sur l’autre plateau de la balance, l’Allemagne va servir de maillon central au cœur d’une chaîne qui arrimera la Russie aux intérêts occidentaux. C’est la période où Eltsine laisse les grandes banques anglo-saxonnes piller son pays. C’est aussi une époque où les USA, qui se sentent en position de force à l’échelle globale, se croient en situation d’instrumentaliser la « bascule » allemande. La fondation Bertelsmann et la fondation Atlantik Brücke (en gros l’équivalent allemand de la French-American Foundation) favorisent la politique russe de Berlin, parce qu’elles pensent encore que l’Allemagne est un simple pion dans le jeu des puissances anglo-saxonnes.

 

Arrive l’année 2000. A Moscou, Poutine remplace Eltsine. Pour l’Allemagne, c’est une opportunité extraordinaire. Le colonel du KGB V. Poutine a été en poste en Allemagne de l’Est dans les années 80. Il ne fait pas mystère de son tropisme pro-allemand. La coopération germano-russe prend donc, à partir de ce moment, un tour nouveau.

 

Or, Poutine est entendu fort et clair à Berlin. L’Ost-Aussschuss der Deutschen Wirtschaft (comité Est de l’économie allemande) est une émanation du haut patronat industriel allemand. On lui doit quelques gestes spectaculaires (dont l’ouverture de la chambre de commerce germano-russe, en 2007, qui officialise que la coopération économique entre les deux pays est maintenant structurelle). Mais derrière ces gestes spectaculaires, il y a, surtout, de très nombreux partenariats stratégiques entre géants industriels des deux puissances, partenariats organisés à partir de 2002 par la Deutsch-Russische Strategische Arbeitsgruppe (groupe de travail stratégique germano-russe), une structure voulue personnellement par Vladimir Poutine et Gerhard Schröder. Les résultats sont impressionnants.

 

A partir de 2003, les dirigeants américains commencent à réaliser qu’ils peuvent tomber dans le piège qu’ils croyaient tendre à Moscou. Au lieu d’être le maillon qui arrimerait la Russie à l’Occident, l’Allemagne risque de devenir le maillon arrimant… l’Europe à la Russie. Tout se passe comme si, en se laissant instrumentaliser par les USA, l’Allemagne était en train de se mettre en situation de s’appuyer sur l’ancien occupant russe, devenu partenaire commercial favorisé, pour remettre en cause à terme la tutelle américaine elle-même. Le plan d’un réseau dominé par la finance anglo-saxonne a permis d’incuber des relations qui échappent à cette finance organisatrice. Frankenstein se retourne contre son créateur, l’apprenti sorcier est dépassé par ses créatures, choisissez votre cliché.

« Dans le jeu des trônes, même les pièces les plus humbles peuvent avoir des volontés de leur propre cru. Elles refusent quelquefois d’accomplir les mouvements que l’on a programmés pour elles  ». Petyr Baelish,

 

 

Rien n’est joué

 

En 2005, les réseaux atlantistes, dont l’influence reste prépondérante en Allemagne, organisent la chute de Schröder. La finance anglo-saxonne, donc, reprend le contrôle de l’appareil d’Etat allemand. Et les élections de 2009, « gagnée » par Merkel viennent confirmer la viabilité de la formule de contrôle adoptée par les intérêts atlantistes.

 

Et pourtant, la partie est loin d’être gagnée pour les intérêts atlantistes. Leur contrôle sur le gouvernement n’implique en effet pas nécessairement un contrôle sur la gouvernance. En Allemagne, du fait des choix effectués dès les années 50 (choix soutenus par les USA, qui à l’époque y avaient intérêt), le poids de l’Etat dans les processus de décision économique est relativement faible. En pratique, ce sont les organisations patronales, très structurées, qui déterminent les orientations de la politique économique de Berlin. On dit parfois, pour décrire ce processus, que si l’Allemagne était une usine, le chancelier serait le veilleur de nuit, et certainement pas le directeur.

 

Or, le patronat allemand obéit avant tout à des logiques de rentabilité. Si les USA implosent, une fois le dollar coulé, le marché russe sera, pour l’industrie allemande en quête de débouchés solvables, potentiellement plus intéressant que le marché américain.

 

Les deux économies sont complémentaires : l’Allemagne a la technologie, un appareil productif d’une efficacité hors de pair, mais elle manque de matières premières, d’énergies fossiles et doit par ailleurs garantir ses marchés d’exportation (entre autres vers l’Europe centrale et balkanique, zone d’influence allemande traditionnelle). La Russie a besoin de technologie et de machines-outils, elle peut exporter des matières premières, des hydrocarbures, et son accord est indispensable pour que l’influence allemande se déploie en Europe centrale et balkanique. Comment les deux puissances pourraient-elles ne pas voir qu’elles ont intérêt à collaborer ?

 

Tout se passe comme si une lutte d’influence souterraine avait lieu au sein des élites allemandes, entre des réseaux atlantistes qui pensent d’abord à l’ancrage de l’Allemagne au sein du bloc occidental, et des réseaux pro-russes, moins politiques qu’économiques, qui veulent un rééquilibrage de la « bascule » allemande dans un sens pro-russe. C’est sans doute ainsi qu’il faut comprendre la situation actuelle de l’Allemagne : ni alignement complet sur l’axe Atlantique, ni rébellion ouverte contre le protecteur/occupant américain. Plutôt une renégociation permanente au sein des élites du pays, chaque camp marquant des points selon l’évolution générale de la situation géopolitique.

 

Dans le monde post-américain qui s’esquisse, la bonne compréhension de cette donne dessine, déjà, en filigranes, ce que pourrait être l’Europe de demain.

 

 

Sources :

Collège d’Europe

 

Tags : Politique Etats-Unis Allemagne International Russie Oligarchie Géopolitique




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81 réactions à cet article    


  • 3 votes
    michel-charles 27 avril 2015 10:29

    l’Allemagne est la verrue de l’Europe...Son but est de dominer cette partie du monde avec les USA pour faire bloc contre la Russie..la Chine et l’Inde...

    Pas la peine d’être un expert pour se rendre compte de la politique de Merkel...


    • 1 vote
      Sentero Sentero 27 avril 2015 12:04

      @Machiavel

      Article trés intéressant et loin du complotisme bas de gamme qui domine sur ce site... vous avez bien saisi la complexité des rapports internationaux résidant en partie dans la prise de conscience que les "pions" ont leurs propres intérêts, leurs propres "agendas", leurs propres règles et ne font pas forcément les déplacements que les "joueur" attendraient d’eux... ils peuvent même se faire instrumentaliser quand ça les arrange et tant que ça les arrange jusqu’à ce qu’ils décident de sortir du plan qu’on attend d’eux... un pion assez malin instrumentalise même son joueur pour en tirer le maximum jusqu’à le laisser tomber... par exemple l’OLP et des mouvements palestiniens radicaux ont été aidés financés équipés par le bloc soviétique (en particulier à travers la RDA si me souviens bien) pendant la guerre froide... mais qui peut croire sérieusement qu’ils appliquaient docilement la politique que le Kremlin attendait d’eux... idem pour certains mouvements islamistes vis à vis des EUA... pour moi le Moyen Orient - Asie Centrale actuel montre exactement cette configuration... Israéliens, Qataris, Saoudiens, Turcs, Iraniens, Syriens, Pakistanais, mouvements islamistes divers (Hamas/Hezbollahs/Al Qaïda/Al Nosra/ISIS/Talibans...) etc etc jouent selon leurs propres intérêts et se laissent plus ou moins aidé/influencé par les uns ou les autres quand ça les arrange et tant que ça les arrange... la conspyromanie ordinaire ne peut absolument pas rentrer dans ces nuances...

      Sinon j’ai juste un gros doute sur la "complémentarité" réelle de l’économie allemande et de l’économie russe... consistant à présenter une technologie et une main d’oeuvre allemande profitant des matières premières et énergies russes et réciproquement.

      -jusqu’à présent, et sans partenariat particulier avec la Russie, l’Allemagne n’a jamais manqué de matières 1e et énergies... accentuer ses importation russes risquerait de la rendre plus dépendante... une politique prudente des Allemands consisterait au contraire à diversifier au maximum leurs fournisseurs... quant au marché potentiel que représente la Russie il ne me parait pas spécialement prometteur p/r aux marchés émergents asiatiques (la population russe augmente peu et ne voit pas son niveau de vie décoller... il y a bien les nouveaux riches mais bon ...)

      -la Russie n’a aucun intéret à se cantonner à la livraison de matière 1e énergie pour les Allemands (ou les Chinois) au risque de rester la quasi économie de rente qu’elle est... or se rapprocher encore de l’Allemagne risquerait de la pousser encore plus dans cette direction sauf à croire que les Allemands vont transférer leur technologie aux Russes, le niveau technologique russe (pour ce que j’en sais) est assez limité en dehors des têtes de gondole de l’aérospatiale et du complexe militaro-industriel... les Allemands n’ont pas intérêt à ce que cela change.

      Bref je ne vois pas en quoi Allemagne et Russie seraient réellement complémentaires ou du moins je ne vois pas quels intérêts concordant pourraient permettre à leurs économies de cultiver leur interdépendance de manière profitable... j’ai l’impression que les Allemands (élites et population) ne sont plus les aventuriers ni les conquérants qu’ils ont été... je les vois plus comme des boutiquiers prudents (je n’ai rien contre les boutiquiers) qui éviteront absolument de se lier à un pays (en l’occurrence la Russie) qu’on peut juger imprévisible car guidé par un leader habile mais à tendance autocratique et pas éternel... en gros je ne sens pas les Allemands très "joueurs" mais préférant plutôt des gains réguliers et assurés... Cela étant c’est juste une impression personnelle (je vis tout près de l’Allemagne et côtoie assez souvent des Allemands).

      Au plaisir 


    • 2 votes
      Zatara zatara 27 avril 2015 12:46

      @Sentero
      C’est le souci avec cette vidéo de George Friedman, il donne l’impression d’être sur la droite ligne du plan Brzezi ?ski. Mais le seul véritable souci de l’occident, c’est la Chine, pas la Russie. Après s’il faut passer par la Russie et ses matières premières, c’est tout du bonus.

      Concernant la technologie Russe :

       le niveau technologique russe (pour ce que j’en sais) est assez limité en dehors des têtes de gondole de l’aérospatiale et du complexe militaro-industriel...

      Les Russes ont une technologie militaire supérieur aux americains (alors l’Allemagne, tu penses... ) sur des éléments essentiels. Notamment les missiles hypersoniques et la guerre électronique (à noter que les S 3OO, par ex. livré en Iran sont déjà un sacré morceau en soit)


    • vote
      maQiavel maQiavel 27 avril 2015 15:10

      -Mais le seul véritable souci de l’occident, c’est la Chine, pas la Russie.

      Si par occident , on entend la puissance américaine , je crois que le plus grand danger pour elle ce serait une entente continentale Européenne incluant la Russie qu’elle n’ influerait pas ( c’ est d’ailleurs le sens de l’analyse de Friedman ).

      Mais la chine aussi constitue un problème , il faut dire que l’ empire américain voit les merdes voler en escadrille ces derniers temps ( ce que les complotiste postulant un empire tout puissant qui contrôle tout de A à Z ne peuvent pas voir ).

      Ce qui est extraordinaire , c’ est que la stratégie américaine ne fait qu’ attiser ces deux feux qu’ elle a aux fesses ...


    • vote
      Zatara zatara 27 avril 2015 15:58

      @maQiavel
      il faut dire que l’ empire américain voit les merdes voler en escadrille ces derniers temps

      Pas compris...

      Ce qui est extraordinaire , c’ est que la stratégie américaine ne fait qu’ attiser ces deux feux qu’ elle a aux fesses ...

      Mais parce qu’il y a aussi un intérêt à faire la guerre. C’est bon pour le complexe, certes moins bon pour les finances de l’Etat, mais au point ou ils en sont de toute façon... autant tout remettre à plat économiquement avec une économie dédié, avec l’armée aux manettes (pardon, le complexe)


    • 1 vote
      maQiavel maQiavel 27 avril 2015 17:34

      @zatara

      Mais parce qu’il y a aussi un intérêt à faire la guerre.

       

      ------> Oui mais je crois qu’il y’a quelque chose de bien plus profond et qui relève du paramètre fonctionnel global.

       

      Copié collé d’un de mes anciens commentaire à ce sujet : les américains tenaient le monde à l’effondrement du bloc soviétique et avaient les moyens d’imposer leur hégémonie unipolaire, une pax americana globale, un nouvel ordre mondial.

      Mais suite à une série d’erreurs, parfois grotesques, ce programme n’a pas pu être respecté : plus ses forces sont déployées à travers le globe, plus les défaites et semi-défaites s’accumulent, plus les faux pas et les erreurs s’intensifient, plus les tensions se manifestent, plus la Puissance de la nation se dégrade dans un gouffre sans fond, et en réponse à tout cela, la classe dirigeante accentue le mouvement un peu plus.

      Des acteurs de plus en plus nombreux et de plus en plus puissants contestent la capacité des USA à jouer le rôle de “nation indispensable” ou “référence exceptionnelle”, absolument nécessaire au règlement de tous les contentieux et querelles de par le vaste monde.

      La classe dirigeante américaine refuse l’idée du monde multipolaire qui s’impose à elle, la restauration de son hégémonie mondiale est devenue son obsession suprême, elle active donc la politique d’une puissance en pleine expansion hégémonique.

      Du fait de la faiblesse des moyens, de l’affaiblissement de son influence, cette politique provoque des remous extrêmement dangereux, d’autant qu’elle se heurte à des résistances de plus en plus efficaces.

      C’est ce qui explique que la dissolution de la puissance US devient un élément structurant central des relations internationales et constitue un phénomène dynamique d’une très grande importance de ces années que nous vivons.

       



      L’empire américain en déclin suscite de lui-même toutes les modifications d’attitudes qui lui sont hostiles et suit imperturbablement une politique visant à créer le plus grand nombre possible de rassemblement contre lui.

       L’empire déclinant n’a plus les moyens de cette guerre stratégique qu’il a lancé, et lorsque le suzerain s’effondre, les vassaux gagnent en indépendance et peuvent jouer contre lui suivant leurs intérêts

       

      On ne peut comprendre cette dynamique mortifère qu’en analysant la politique intérieure américaine (alourdissement de la dette, dissensions internes, creusement des inégalités etc.) qu’il faut toujours coupler à la politique extérieure … mais c’est une autre histoire :

      http://www.medias-presse.info/letat-reel-de-leconomie-des-etats-unis/23882

      -il faut dire que l’ empire américain voit les merdes voler en escadrille ces derniers tempsPas compris...

       ------>Je veux simplement dire qu’ils ont chaud aux fesses ;


    • 1 vote
      Zatara zatara 27 avril 2015 18:03

      @maQiavel

      ok avec tout ça, merci. Juste une chose :

      Oui mais je crois qu’il y’a quelque chose de bien plus profond et qui relève du paramètre fonctionnel global.

      tu sous entends que c’est systémique donc non voulu, ou qu’ils ont toujours été manœuvré malgré eux ?



    • 2 votes
      maQiavel maQiavel 27 avril 2015 18:24

      @zatara
      Je pense en effet que c’ est systémique et que la dynamique du système dépasse les capacités d’adaptation des individus qui le constitue , c’ est en quelque sorte quelque chose de structurel , de crisique contre lequel ils ne peuvent rien faire ...


    • vote
      Gollum Gollum 27 avril 2015 11:08

      Très intéressant. Merci. 


      Ainsi l’Allemagne est finalement plus proche de la Russie de par la convergence des intérêts que la France quelque part qui reste encore plus pro-atlantiste.. Néanmoins, idéologiquement, la France pays catholique (enfin ce qu’il en reste.. mais sait-on jamais) est plus proche de la Russie orthodoxe que du monde protestant. Alors que l’Allemagne est, elle, protestante comme l’empire US. Il y a donc une sorte de croisement d’influences diverses…

      Notons que l’aspect thalassocratique de la géopolitique ici évoqué est très intéressant. Il est lié à la notion de marchandise et se retrouve de façon claire dans l’Apocalypse qui évoque les Marchands dominant sur toute la Terre et ce par l’intermédiaire de leurs vaisseaux. Cela se trouve en toute lettre dans le texte. Bien évidemment l’archétype de cette nation marchande que sont les US fut l’Empire Britannique qui devint un empire en se basant sur sa flotte. 

      Et qui fut à l’origine de la flotte britannique ? Précisément celui qui rompit les liens traditionnels avec la Rome catholique et ce peu de temps après la "découverte" de l’Amérique, Henri VIII.

      Y a pas à dire il y a beaucoup de cohérence interne dans les affaires du monde si on regarde tout ceci avec l’œil de la Providence… smiley

      • 3 votes
        michel-charles 27 avril 2015 13:39

        @Gollum...Pourtant en Allemagne nous ne trouvons pas de casernements Russe...mais des Américains oui...avec quelques têtes nucléaires en plus.. !


      • vote
        wendigo wendigo 27 avril 2015 11:08

        L’Allemagne est le pays qui a le plus d’intérêts avec la Russie et l’Eurasie en général.
        Ce qui fait peur aux USA c’est de voir l’Allemagne et la Russie s’associer , ce qui en ferait une grande puissance économique et détruirait l’économie us dans l’instant. L’objectif est donc triple comme toujours, détruire la possibilité d’une telle association, affaiblir la Russie et asservir l’Europe, grâce à l’Ukraine.
        Quel est le jeu de l’Allemagne, ses intérêts économiques, ou plaire aux USA ? La réponse est peut être dans l’hymne nationale Allemande "Deutschland Über Alles" (l’Allemagne est au-dessus des autres), pas un hymne de mecs qui baissent leur froc ça ... et les Germains sont du genre pragmatique et cartésiens, allez savoir ce qui se trame sous le tapi .


        • vote
          michel-charles 27 avril 2015 16:47

          @wendigo...Il me semble pas...l’Allemagne est fascisante comme les USA...qui se ressemble s’assemble.. ?


        • vote
          Haze Haze 27 avril 2015 11:22

          Selon lui, l’UE est une zone d’influence américaine pour séparer l’Europe de la Russie, qui n’est bénéfique en Europe qu’à l’Allemagne pour ses débouchés commerciaux.


          • 8 votes
            Hieronymus Hieronymus 27 avril 2015 11:40

            MaQ

            comme souvent vous écrivez des articles de fond qui ont plus à voir avec Avox.fr que Avox.tv même s’il y a une vidéo au milieu

            Friedman là il balance du lourd à tel point qu’on se demande pour qui il roule car on peut dire que vu du côté US "il vend la mèche" et c’est jamais très bon dans un conflit géostratégique de voir à l’avance dévoilées ses intentions et ses craintes

            que l’empire anglo saxon et de nos jours son principal rejeton américain joue de la division entre ses ennemis est une vérité d’évidence, mais que l’Allemagne (ou les dirigeants allemands) puissent "trahir" l’alliance atlantique et s’afficher ouvertement pro russe ou pro eurasiste, cela semble très peu probable, au mieux ils joueront d’un double jeu en s’efforçant d’éviter une confrontation militaire directe contre la Russie mais qu’ils s’allient à la Russie contre le bloc transatlantique, faut pas rêver, ils ont déjà tellement de mal, en dépit de leur énorme puissance économique, à oser émettre une opinion qui puisse froisser l’oncle Sam...

            l’Europe politique n’existe pas, elle serait de toutes façons mort-née à partir du moment où la Grande Bretagne y pose son pied ; en fait l’Allemagne fait des affaires en Europe mais ne fait pas de politique, ou si elle en fait c’est au titre de Lieutenant général ou représentant de la volonté de l’empire US sur le Continent, l’animal est bien dressé à obéir depuis 1945 puisque même une Ost allemande comme Merkel, passée par les jeunesses communistes, se montre bien plus pro atlantiste que l’Allemand moyen de la rue (déjà peu susceptible de sympathie envers l’Est)


            • 4 votes
              Éric Guéguen Éric Guéguen 27 avril 2015 12:09

              @Hieronymus
               

               "...comme souvent vous écrivez des articles de fond qui ont plus à voir avec Avox.fr que Avox.tv même s’il y a une vidéo au milieu..."

               

              Oui, je le lui ai dit maintes fois également. Cela dit, sur Agoravox.fr (chez les "rouges"), vous êtes beaucoup moins lu sur un sujet pareil, les gens vous "moinssent" sans intervenir, parce que votre nom ou votre pseudo leur file des boutons, et certains cherchent désespérément à débusquer le facho qui sommeille en vous. Bref, c’est une perte de temps.


            • vote
              Zatara zatara 27 avril 2015 11:42

              Allemagne = business POINT


              • 2 votes
                Zatara zatara 27 avril 2015 11:47

                @précisons précisons

                le reste n’est que de la danse Allemande pour faire le grand écart et contenter tout le monde Est comme Ouest. Le seul marqueur qui montrera que l’Allemagne à décider de voler de ses propres ailes, c’est la Grèce. Si elle se fait sortir par "l’eurallemagne", ce que les Américains ne veulent surtout pas, c’en est fini du dictat ricain. Avec tout ce qui en découle


              • 1 vote
                lancelot 27 avril 2015 11:58

                les allemands ont une appetance naturelle pour la domination, depuis Charles Quint.l’aigle de leur fanion en témoigne. 

                Dans l’ideal on devrait profiter du relatif désarmement allemand pour l envahir et la controler. on pense hélas plus a consommer qu a lutter.

                • 1 vote
                  Zatara zatara 27 avril 2015 12:07

                  Très interressant, comme d’habitude. Cependant vous restez sur un plan politique et géo stratégique. Vous ne parlez pas des situations économiques des 2 grandes forces en puissances autour de l’Allemagne qui sont pourtant la clé pour savoir ce qu’elle fera. Les USA ne tiennent que sur le pétro-dollar et leur forces armées sur un premier plan, et sur wall street-FED sur un deuxième plan. La Russie, quoi qu’on en pense, est en pleine accélération. Soutenue, entre autre mais surtout par la Chine à travers les BRICS, on a vu qu’elle ne craint absolument pas les attaques monétaires et les sanctions économiques (du reste, c’est plutôt l’Allemagne et l’Europe qui se font allègrement arakiri dans cette histoire). Bref, le basculement économique vers l’Est est de plus en plus visible. L’Allemagne ira chercher ses profits là ou il y en aura à faire, tout en dansant diplomatiquement à coup de fausse balance, pour reprendre votre analogie.


                  • vote
                    Zatara zatara 27 avril 2015 12:17

                    @propos de l’armée allemande

                    Il n’y en a pas.


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                    maQiavel maQiavel 27 avril 2015 15:18

                    @zatara

                    L’armée Allemande est en effet pathétique. L’opinion publique Allemande a été choqué parce qu’un général américain, s’exprimant sur les troupes Allemandes en Afghanistan a dit qu’ils devaient réapprendre à tuer.

                     

                    Ceci dit, on peut observer que la tendance au militarisme a traversé les époques chez les germains, c’est en quelque sorte une donne anthropologique, il ne faut pas s’étonner si dans les siècles, voir les décennies à venir, l’Allemagne réarme massivement ...

                     

                     

                     



                  • vote
                    Haze Haze 27 avril 2015 16:13

                    Quand est-il du Japon ? On les présente comme moribond et laquais des américains, mais ils ont la 3eme flotte du monde mine de rien.

                    Certes leur démographie est catastrophique mais cela suffit-il a les mettre au coin de la salle ?


                  • vote
                    Zatara zatara 27 avril 2015 16:24

                    @Haze
                    http://www.marianne.net/Traite-transpacifique-un-partenariat-mort-ne_a243172.html

                    ça coince d’un côté, mais bon vu les velléités avec les chinois...ils vont pas avoir le choix


                  • vote
                    maQiavel maQiavel 27 avril 2015 18:19

                    @Haze

                    Je crois bien qu’il ne faut jamais enterrer qui que ce soit , surtout en politique ou l’on a déjà vu au cours de l’histoire des renversements de situation assez improbable. Cela vaut également pour le Japon.

                     

                    Ce qu’ il y’a , c’est que la Chine représente un épouvantail gargantuesque qui permet à l’empire américain  de gérer sa coalition en Asie  par la contrainte indirecte ( ça donne à peu près ça « soit vous etes avec nous , soit la Chine vous dégomme , à vous de choisir » ).

                     

                    Les Japonais sont très inquiet  par la hausse des dépenses militaires chinoises ( qui est supérieur à celle des Allemands pendant l’ entre deux guerre , ceci dit en passant ).

                    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2014/03/05/la-hausse-des-depenses-militaires-en-chine-preoccupe-le-japon_4377’652_3216.html

                     

                    L’existence de l’épouvantail chinois risque de faire durer l’ alliance entre le Japon et l’ empire américain , ceci dit les Japonais commencent de plus en plus à envisager de se défendre d’ eux meme (ce n’ est jamais bon pour un suzerain qu’ un de ses vassal décide de se protéger seul )

                     

                    http://www.opex360.com/2015/01/17/le-japon-porte-ses-depenses-militaires-niveau-inegale-depuis-1945/

                    ...


                  • vote
                    Haze Haze 27 avril 2015 21:03

                    @maQiavel
                    Le Japon est une île, avec la troisième flotte du monde je le répète, et une technologie militaire bien supérieure à la Chine. Si ils sont menacés, ce n’est pas maintenant mais dans le futur. Pourquoi compter sur autrui ? Les japonais ont été castré depuis la défaite de 45 et la propagande américaine.


                  • vote
                    Zatara zatara 27 avril 2015 21:40

                    @Haze

                    Le Japon est une île, avec la troisième flotte du monde

                    pour info : Japon 6 eme en nombre de bâtiment (75), Chine 2 eme (140)

                    une technologie militaire bien supérieure à la Chine

                    Bien supérieur ? Non. Supérieur oui mais le nombre de soldats et de bâtiments Chinois compense largement. De plus la Chine est en avance sur le Japon sur certain domaine. Donc ce n’est pas gagné.

                    Le japon, c’est un peu l’Allemagne du pacifique en fait.


                  • vote
                    Haze Haze 27 avril 2015 22:11

                    @zatara
                    Je parlais en tonnage, pas en nombre de bâtiments. Mais je suis d’accord pour dire que le Japon se fait doubler. Pourquoi ne semblent ils pas réagir ?


                  • vote
                    Zatara zatara 27 avril 2015 22:33

                    @Haze
                    demande leur !

                    En vérité, ils réagissent. Il suffit de suivre les nombreux accrochages autour des îles Senkaku. Je ne suis pas tout mais comme depuis la fin de la 2nde guerre mondiale et les traité signé avec les EUA, ils sont de toute façon sous protectorat américains. Donc ils ne sont pas vraiment maître de leur défense...Même si ils sont autonomes de ce côté là en terme d’industrie.

                    Maintenant si tu dis ça parce que tu voudrais une guerre avec la Chine, là ...



                  • 1 vote
                    Haze Haze 28 avril 2015 09:49

                    @zatara
                    Merci pour les réponses. Et non je ne souhaite aucune guerre.


                  • vote
                    Sentero Sentero 27 avril 2015 12:10

                    "les allemands ont une appetance naturelle pour la domination"

                    Je pense que c’était peut-être le cas avant (et encore surtout depuis Bismarck) mais plus du tout maintenant... ils ont été durablement vaccinés...

                    Au plaisir

                    • vote
                      Zatara zatara 27 avril 2015 12:21

                      @Sentero
                      au niveau geo-stratégique, c’est sûr. Maintenant concernant la finance germanique et les grandes familles d’industriel, c’est une autre histoire...


                    • vote
                      Zatara zatara 27 avril 2015 17:09

                      @erratum
                      au niveau militaire, pas geo-strategique


                    • vote
                      maQiavel maQiavel 27 avril 2015 12:19

                      Merci pour les commentaires , je vais faire une tentzative de réponse globale.



                        • vote
                          el pepe el pepe 27 avril 2015 12:50

                          suprenant que Friedman balance ca ???
                          Bien evidemment que c est un secret de polichinel, mais quel avantage a le mettre sur la place publique ?
                          Probablement les boulons se resserent, et l intimidation a commence.
                          Qd a balance que l Europe,Commission est tuti quanti est une foutaise de premiere, ce qui est d ailleurs tres vrai, pourquoi une telle declaration ?
                          Notre credibilite et celles de nos hommes politiques est tombee si bas, ainsi que la volonte politique que nous representons est si inconsequente que l on peut s en moquer ouvertement. Il est sur que les Mainstream n ont pas faire etat d un tel discours car il serait ravageur sur l image de nos hommes politiques dans l opinion public,


                          • vote
                            el pepe el pepe 27 avril 2015 12:51

                            @el pepe
                            Qt a balancer houps


                          • vote
                            gaijin gaijin 27 avril 2015 13:04

                            clair précis et factuel ....
                            super article


                            • vote
                              Zatara zatara 27 avril 2015 13:38

                              rapport de force Est Ouest :
                              https://www.youtube.com/watch?v=ktcjNZtQOS8
                              https://www.youtube.com/watch?v=LK4N9T-ej8Y

                              Le mythe du couple franco-allemands, ou la réalité du couple EUA-Allemagne
                              https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=4a4bn9xKIok#t=259



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