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La crise économique vient moins des patrons que des actionnaires

La crise économique vient moins des patrons que des actionnaires qui les contrôlent et qui se gavent.

Tags : Economie Entreprises Finances Banques Finance




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25 réactions à cet article    


  • 3 votes
    gaijin gaijin 21 février 17:55

    mais ce n’est même pas les actionnaires qui pour la plupart ne gèrent rien mais confient la gestion a d’autres ( fonds de pension etc )
    mais ceux là ne gèrent plus rien non plus le système étant passé aux mains de moteurs de spéculation informatisés
    il n’y a donc plus de pilote dans l’avion ......


    • 1 vote
      maQiavel maQiavel 21 février 19:05

      @gaijin

      C’est en partie vrai. Mais la responsabilité du pouvoir actionnarial n’est pas dans la gestion mais dans la ponction qu’il opère sous forme de dividendes, il y’a des graphiques qui montrent comment les choses ont évolué à ce niveau là depuis le début des années 70 (en gros il y’a eu un triplement de la ponction actionnariale sur la valeur ajouté). 

      Et en réalité, si on fait une lecture plus profonde, la responsabilité du pouvoir actionnarial sur notre modèle économique réside surtout dans la dictature des 15 % qu’il a instaurés. Grace à son activisme, le grand actionnariat a imposé une élévation de la norme financière aux entreprises en leur exigeant un retour sur fond propre de l’ordre d’au moins 15 % par an , ce qui représente en pratique à un surcout imposé à tout projet d’investissement de l’ordre de 50 à 70 %. Concrètement, cela signifie qu’énormément de projets ne peuvent voir le jour parce qu’ils rapporteraient moins de 15 % par an. Par exemple, un projet écologique et potentiellement créateur d’emploi passera à la trappe s’il n’est censé rapporter que 10 % par an. Il y’a donc un effet de gaspillage de richesses jamais produites, d’emplois jamais crées, de projet collectifs, environnementaux jamais entrepris du seul fait que le seuil d’éligibilité pour les mettre en œuvre est d’atteindre une rentabilité de 15 %. 


    • 1 vote
      gaijin gaijin 22 février 09:55

      @maQiavel
      " mais dans la ponction qu’il opère sous forme de dividendes,"

      bien entendu mais cette ponction a des répercutions immédiates dans la gestion : le seul moyen de maximiser les profits a court terme c’est d’avoir une politique de réduction des couts ....c’est ainsi que j’ai vu dans une entreprise jeter 48 heures de production parce qu’il manquait une brosse a 2 euros ....( simple exemple parmi des milliers d’autres )

      tout le monde veut faire le profit maximum parce que tout le monde est habité par la croyance que plus = mieux croyance inconsciente mais pulsion aveugle qui anime les masses .....parce que bien sur ce n’est pas possible alors on tape le mur du réel

      c’est le syndrome du titanic : le bateau part avec le feu dans la cale et pas assez de canots pour tout le monde le commandant n’a pas d’autre choix : pour des raisons financières il doit partir et pour arriver en seul morceau ils doit foncer au milieu des icebergs ....la fin de l’histoire est connue mais elle se répète car toujours plus de ce qui ne marche pas finira peut être bien par marcher ......plus = mieux


    • vote
      maQiavel maQiavel 22 février 15:25

      @gaijin
      Je suis d’accord. 


    • vote
      V_Parlier V_Parlier 23 février 13:23

      @maQiavel
      Excellent résumé. Rappelons (même si c’est évident) que dans les grosses entreprises cotées il n’y a pas de "patron" au sens premier et traditionnel du terme (le propriétaire-dirigeant), mais un "CEO" (PDG, disait-on autrefois) chargé par les actionnaires de rapporter un maximum à court terme. Comme c’est un poste où l’on reste à peu près cinq ans (pour recommencer ensuite ailleurs) il suffit que l’entreprise survive durant ce délai, seule limitation à la force de presse du citron. Donc, inutile d’être surpris par l’écart entre le discours emplis d’envolées sur "l’innovation, la recherche, blablabla" et les faits. Des grosses boites préfèrent aujourd’hui acheter des études clés en main à des plus petites, une fois que ce travail est fini. Ca leur permet de tout gérer totalement à court terme, le reste des tâches restant facilement ré-attribuables et délocalisables à souhait.


    • 1 vote
      maQiavel maQiavel 21 février 19:03

      Très bonne synthèse sur le sujet.

      Mais avec l’ubérisation de l’économie, les choses s’empirent : on se retrouve avec des entreprises déficitaires qui flinguent des entreprises dont le modèle est fonctionnel en achetant des parts de marché.

      Le pire, c’est que si vous dites qu’il y’a un problème, vous tomberez sur des néolibéraux qui vous feront passer pour d’horribles socialo-communistes aux yeux injectés de sang, la faucille et le marteau entre les dents alors que même de la perspective des théories libérales les plus orthodoxes, la façon dont la machine fonctionne est une dinguerie. 


      • vote
        Heptistika Heptistika 22 février 00:18

        @maQiavel

        Tu as parfaitement raison, je préciserai cependant que les "néolibéraux" sont avant toute chose des capitalistes, théorie du ruissellement et toutes les fables qui vont avec...

        Car du point de vue de la doctrine capitaliste, il n’y a aucune contradiction dans tout ce que tu dénonces, c’est la simple application de la concentration exponentielle du capital qui est ici à l’oeuvre. Les libéraux DOIVENT alors se soumettre à la hiérarchie, ils n’ont pas le choix (un comble d’ailleurs smiley ), quitte à pratiquer une dissonance cognitive de tous les instants afin de se prémunir de leurs contradictions.

        Les résultats que l’on constate dans toute l’histoire contemporaine en matière d’économie ne sont pas des "dévoiements du capitalisme" (tel que le lance naïvement cet article Uber), mais bel et bien un de ses aboutissements possibles suivant strictement sa logique intrinsèque.


      • vote
        gaijin gaijin 22 février 09:57

        @Heptistika
        bien sur parce que la réalité c’est qu’il n’y a pas de main invisible du marché .....


      • 1 vote
        maQiavel maQiavel 22 février 15:24

        @Heptistika

         Je comprends ce que tu veux dire.

        C’est une question sémantique : de ma perspective, le capitalisme n’est pas une doctrine mais un processus constitué d’un ensemble de pratiques concrètes. Ainsi, un individu peut être théoriquement anticapitaliste mais capitaliste en pratique (finalement c’est ce qui compte) comme l’étaient par exemple les dirigeants Russes après la révolution d’octobre.

        Et en effet tout ce que j’ai énoncé plus haut n’est pas contradictoire au processus capitaliste, c’est-à-dire que le capitalisme devient aujourd’hui de plus en plus antilibéral et les seuls qui y trouvent leur compte théoriquement, ce sont certains néolibéraux. Pour les libéraux les plus classiques et les plus orthodoxes, ce système est fou.

        Et je suis d’accord avec le fait les résultats que l’on constate aujourd’hui ne sont pas des "dévoiements du capitalisme" mais l’aboutissement d’une logique intrinsèque. 


      • vote
        Heptistika Heptistika 22 février 19:45

        @gaijin

        La main invisible est un concept qui est "théoriquement" juste, mais absolument impossible à appliquer dans un système capitaliste, une contradiction manifeste de l’idéologie libérale.

        Ceux qui y croient ne sont pas nécessairement des abrutis, ils sont cependant endoctrinés par l’idéologie dominante, cette dernière étant bien entendu distillée à l’envie par toute la sphère politico-médiatique qui y trouve son compte.


      • vote
        Heptistika Heptistika 22 février 20:09

        @maQiavel

        "de ma perspective, le capitalisme n’est pas une doctrine mais un processus constitué d’un ensemble de pratiques concrètes."

        - J’entends bien, et dans l’absolu tu as raison, mais ce processus n’est pas vécu, à l’échelle du monde comme tel, il est institué, enseigné. médiatisé, martelé tel une doctrine et même presque telle une religion. Ce dernier point est d’autant plus vrai au berceau du capitalisme anglo-saxon, chez les yankees, où il est élevé au même rang que Jésus Christ ( alors qu’ils sont contradictoires ! ) et ôôôô gare à celui qui osera si ce n’est esquisser la moindre critique. 

        Ce résultat est le fruit de décennies d’endoctrinement massif et la réponse que soulève ce sujet est le plus souvent hautement émotionnelle, il concerne les "valeurs", le "drapeau", l’identité mêmes de centaines de millions d’américains, et ces mêmes gens jouissent du rayonnement culturel de loin le plus influent au monde, notamment sur l’Europe.

        Donc malheureusement je crains que l’on ne puisse pas reléguer cette question à une simple affaire de sémantique.


        Pour ce qui est des libéraux "classiques", ils se font bien rare il faut croire, car je n’ai jamais lu ni entendu aucun libéral remettant en cause le capitalisme, ni aucune de ses caractéristiques intrinsèques, par contre ils me demandent tous de lire Friedman, Von Mises et Ayn Rand, comme si je ne les connaissais pas tsé... smiley


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        maQiavel maQiavel 22 février 20:50

        @Heptistika

        Je suis globalement d’accord avec toi. Mais je ne formulerai pas cette partie « Ce processus n’est pas vécu, à l’échelle du monde comme tel, il est institué, enseigné, médiatisé, martelé tel une doctrine et même presque telle une religion  » de cette façon.

        Je pense que ce qui est institué, enseigné, médiatisé, martelé tel une doctrine et même telle une religion ( et c’est exactement de cela qu’il s’agit , je suis totalement en phase avec toi sur ce point ) , ce n’est pas le processus en lui-même mais une façon d’organiser le processus. Et cette façon d’organiser le processus, c’est depuis quelques décennies le néolibéralisme. Car il existe d’autres façons d’organiser ce processus mais il a été choisit celle qui favorise le plus efficacement l’hyper -classe mondialisée (et encore, si on ne voit les choses qu’à court et moyen terme, car sur le long terme ce n’est plus vrai).

        Ceci étant, il existe bien évidemment des critiques du processus capitaliste lui-même mais tant qu’il n’y aura pas d’alternatives crédibles et surtout réalistes, ça ne restera que des idéaux. Et c’est tout le problème : jusque là, ces alternatives n’existent pas. C’est pourquoi, en ce qui me concerne, je m’intéresse plus aux alternatives sur la façon d’organiser ce processus qu’aux alternatives au processus lui-même (j’espère que je me fais comprendre). Et dans ce cadre là, les libéraux ( et d’autres comme les socialistes par exemple , il y’en a beaucoup d’autres ) disent certaines choses qu’il faut prendre en compte selon moi … 


      • vote
        Mahler 22 février 23:44

        @maQiavel

        "Ainsi, un individu peut être théoriquement anticapitaliste mais capitaliste en pratique (finalement c’est ce qui compte) comme l’étaient par exemple les dirigeants Russes après la révolution d’octobre." C’est exacte pour les dirigeants Russes mais c’est normal on était dans un concept de révolution double, une révolution anti féodale mais avec prise du pouvoir par le prolétariat(par les représentants) le but était de réaliser les mesures économiques bourgeoises sans leur laisser le pouvoir politique, en étant toujours dans une perspective du socialisme(les mesures bien que capitalistes tendent vers le socialisme) à condition que la révolution en européenne réussisse. Même Lénine affirme que l’URSS restent en phase de Capitalisme d’Etat. Après je ne parle même pas de l’échec de la révolution allemande, de la guerre civile russe et de l’héritage de la société tsariste qui bouffe la révolution avec résurrection de l’ancienne société tsariste. On avait eu un vieux débat sur cette question sur socialisme ou pas avec Lénine puis Staline, et c’est vous qui aviez raison en affirmant le caractère capitaliste du régime, je mettais complètement gouré (entre temps j’ai lu d’autres livres de Marx et d’autres auteurs communistes)

        "Et en effet tout ce que j’ai énoncé plus haut n’est pas contradictoire au processus capitaliste, c’est-à-dire que le capitalisme devient aujourd’hui de plus en plus antilibéral et les seuls qui y trouvent leur compte théoriquement, ce sont certains néolibéraux. Pour les libéraux les plus classiques et les plus orthodoxes, ce système est fou". Système qualifié de socialiste par les libéraux classiques et les libertariens, dès que le capitalisme n’est pas purement libéral pour eux c’est du socialisme.


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        Heptistika Heptistika 23 février 00:03

        @maQiavel

        "(j’espère que je me fais comprendre)"

        - Oui je crois, merci pour la précision, dans ce cas on est bien d’accord.

        Cela dit, les alternatives ? Loin de moi de douter que tu aies réfléchi à la question et aies de bonnes raisons d’y croire, mais je n’arrive pas à partager ton optimisme, aussi enviable soit-t’il (pas ironique). Mon intuition me susurre qu’il n’est guère possible de contrôler ni de rassasier la bête nommée Capitalisme. Donnes-lui du communisme, elle en fera du bolchevisme. Nourris-la de libéralisme, elle enfantera du néolibéralisme. Quoique tu lui donnes, elle gardera la substance qui l’arrange et jettera le reste aux orties et je ne crois pas qu’il existe de contre-exemple à cette dynamique.

        Le capital est trop grand, trop sur-puissant, il joue sur tous les tableaux et possède presque tous les leviers, il attaquera tout pays (ou entité) voulant garder une banque centrale indépendante ou toute communauté voulant redistribuer ses ressources naturelles avec plus d’équité. Là, tous les néolibéraux, aidés qu’ils seront par les social-traîtres, seront bien heureux "d’oublier" leurs bons principes de non-agression tant que ça leur permet de vendre leurs armes, d’étendre leur usure, de booster leur dividendes ou d’avoir accès à une main-d’oeuvre d’esclaves.

        Bref, à mon sens il n’existe plus de contre-pouvoir possible, la bête, bien que vouée à l’auto-destruction, préférera emporter avec elle tout ce qui est à la portée de sa main (non-invisible celle-là ! smiley ), c’est à dire beaucoup de choses, plutôt que d’admettre la défaite.


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        Heptistika Heptistika 23 février 00:22

        @Mahler

        Système qualifié de socialiste par les libéraux classiques et les libertariens, dès que le capitalisme n’est pas purement libéral pour eux c’est du socialisme.

        - Et encore vous êtes gentil, quand je vois la haine qui se dégage de toute plateforme, forum ou site anglophone dès que le sujet du capitalisme se retrouve sur la table, c’est une avalanche à couper le souffle. A croire que leur identité, voir leur Vie en dépend, ça suinte le pathos à 5 millions de kilomètres...

        Les libertariens quant à eux devraient commencer à comprendre qu’un libéralisme chimiquement pur déjà n’est pas possible en soit, mais qu’en plus il est incompatible avec le capitalisme.

        #contradictionception


      • vote
        maQiavel maQiavel 23 février 10:53

        @Mahler

        Depuis la dernière fois ou nous avions parlé, je comprends aussi un peu mieux le modèle de développement soviétique qui était avant tout une modernisation de rattrapage , soit un capitalisme d’Etat national de rattrapage organisé par un Etat stratège fort et planificateur.

        J’ai aussi découvert les inspirations et les origines réelles du modèle soviétique, et concrètement elles étaient moins dans les théories marxistes léninistes (qui avaient avant tout un rôle théologique, c’est-à-dire de légitimation des actions) que dans une combinaison de l’expérience allemande de l’économie de guerre, de l’héritage du modèle de développement tsariste et de l’héritage de la mobilisation industrielle de la grande guerre.

        C’était un modèle qui était excellent pour un développement extensif rapide ( croissance quantitative d’avantage des mêmes choses ) axé sur l’industrie lourde. Et malgré le déficit démocratique autogestionnaire qui a métamorphosé le parti bolchévique en une élite bureaucratisée déconnecté de la population qui prenait des mesures de manière autoritaire et répressive (et c’était peut être le prix à payer pour résister au choc de l’opération Barbarossa ) le système était particulièrement efficace pour sortir rapidement l’union soviétique du sous développement.

        Cependant, il aurait fallu dans un deuxième temps, dans les années 60 et 70, ajuster ce modèle et l’actualiser car il était inadapté pour un développement intensif (croissance qualitative basé sur une meilleure productivité). Ce modèle était dans l’incapacité de traduire les progrès scientifiques et technologiques en un bond en avant économique car cette actualisation nécessitait une décentralisation afin de susciter la créativité et la participation de larges strates de la population, processus indispensable au développement d’une société de consommation. Mais le système avait sa propre logique et il était devenu irréformable, d’autant plus que la logique oligarchique bureaucratique a produit une dégénérescence des élites qui étaient de moins en moins compétentes mais toujours aussi accroché à leurs places comme une moule l’est à son rocher. 


      • vote
        maQiavel maQiavel 23 février 10:55

        @Heptistika

        A vrai dire, des alternatives sur la façon de gérer le capitalisme, ça existe et ça a existé, ce n’est pas parce que le néolibéralisme est aujourd’hui dominant qu’il a toujours été et qu’il est éternel. Dire qu’il existe des alternatives à ce mode de gestion ne relève donc pas de l’optimisme mais du réalisme.

        Cependant, si on veut rester réaliste, il faut aussi dire que de par sa nature expansive et cumulative, et de par les transformations sociales qu’il produit, ces alternatives mutent rapidement vers d’autres systèmes (c’est aussi le cas du néolibéralisme qui est entrain de muter d’ailleurs) , et donc tu as raison , c’est une bête sauvage incontrôlable sur le long terme. Pour être franc, je considère que le capitalisme est une saloperie en soi, donc les façons de le gérer ne peuvent être au mieux qu’un moindre mal. Mais le moindre mal, c’est déjà beaucoup. smiley


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        Mahler 23 février 13:32

        @maQiavel

        "Cependant, il aurait fallu dans un deuxième temps, dans les années 60 et 70, ajuster ce modèle et l’actualiser car il était inadapté pour un développement intensif (croissance qualitative basé sur une meilleure productivité). Ce modèle était dans l’incapacité de traduire les progrès scientifiques et technologiques en un bond en avant économique car cette actualisation nécessitait une décentralisation afin de susciter la créativité et la participation de larges strates de la population, processus indispensable au développement d’une société de consommation. Mais le système avait sa propre logique et il était devenu irréformable, d’autant plus que la logique oligarchique bureaucratique a produit une dégénérescence des élites qui étaient de moins en moins compétentes mais toujours aussi accroché à leurs places comme une moule l’est à son rocher. " Oui la fameuse crise du modèle stalinien de croissance, à un moment donné l’Etatisme pur jus ne fonctionne plus, c’est aussi le cas de la France où le poids de sa bureaucratie et des finances publiques l’écrase. C’est devenu un modèle parasitaire, l’Etatisme social démocrate était valable jusqu’à la crise de 1973, après ça le modèle keynésien a commencé à posé problème. C’est pour ça que je crois pas du tout aux myriades de mélenchon et son capitalisme à maman ultra social. Ce n’est plus possible à l’heure actuelle. Les pays scandinaves restent très étatiques mais ils savent aussi avoir certaines réformes libérales indispensables pour générer de la croissance.


      • vote
        Mahler 23 février 13:37

        @Heptistika

        " Et encore vous êtes gentil, quand je vois la haine qui se dégage de toute plateforme, forum ou site anglophone dès que le sujet du capitalisme se retrouve sur la table, c’est une avalanche à couper le souffle. A croire que leur identité, voir leur Vie en dépend, ça suinte le pathos à 5 millions de kilomètres"

        Oui ça en devient à juger les gens sur leurs opinions politiques, si tu remets en cause le capitalisme t’es limite un connard et niveau pathos le plus drole c’est que beaucoup de libéraux se disent patriotes et condamnent la pleurnicherie des gens dit de gauche "radicale" notamment avec la colonisation. Mais après on débat avec eux sur la révolution française et Robespierre et ils partent dans l’hystérie la plus totale, la même pleurnicherie irrationnelle qu’’ils reprochent aux gauchistes(gauchiste n’égale pas communiste ni marxiste je tiens à préciser). Je ne parle même pas sur l’autre avox le fameux spartacus qui a chaque sujet sur le communisme ou ne serait ce que l’Etat vient pleurer, se montre grossier et n’a que les "100 millions de morts" rien d’autre, juste toujours cette même rengaine, impossible d’avoir une argumentation raisonnée et sereine. Leur vision et binaire et ils font du socialisme un simple problème juridique, en gros propriété étatique contre propriété privé(tellement simple). Le pire c’est qu’ils détestent quand on voit du libéralisme partout(et ils ont raison) mais ils font la même chose qu’ils reprochent à leurs adversaires.


      • vote
        DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 22 février 16:31

        Je ne suis pas tout à fait d’accord avec cette vidéo ...
        Tout dépends de la nature des actionnaires. Si un patron vends ses actions à Jacques Attali et à des Banquiers, là oui, la boite est foutue. Car les financiers font de la finance, ils préféreront investir en Bourse plutôt qu’acheter de nouvelles machines pour l’usine !
         
        Le vrai responsable est toujours le patron !
        Quand un patron vends ses actions, il empoche du fric en échange ... La perte de contrôle d’une entreprise est souvent un choix du patron qui au passage s’enrichit ... Quand une boite entre en bourse, elle doit vendre une partie de ses actions en bourse et C souvent les actions du patrons qui sont vendues en bourse ...

        Un patron peut avoir 10% à 30% d’actionnaires et garder le contrôle de sa boite, même si parmi ces actionnaires il y a des Jacques Attali ou des Banquiers ... Par contre, si + de 50% des actionnaires sont étrangers à la boite, là oui le patron perds le contrôle de sa boite.


        • 1 vote
          maQiavel maQiavel 22 février 19:18

          @DJL 93VIDEO
          Ce que tu dis est vrai pour les PME (qui sont les plus nombreuses , certes ) mais là , il s’agit surtout des entreprises de tailles intermédiaires et des grandes entreprises ( y compris les multinationales ) qui structurent le capitalisme mondialisé. 

          Dans ce cadre là , les patrons ne sont que des employés sur siège éjectable , ils n’officient que quelques années , voir quelques mois s’ils ne satisfont pas les actionnaires ( avec des parachutes dorés à la clé , certes). 


        • 1 vote
          Heptistika Heptistika 22 février 20:16

          @DJL 93VIDEO

          D’accord avec Maq, j’ajouterai même que d’obtenir un financement autre part que chez Attali est de moins en moins possible, ces gens-là ayant presque tout le pouvoir. Qui plus est ils ont le temps d’attendre, les petits patrons finissent par crever de faim, se heurtant au quotidien à la concurrence déloyale des grands groupes, et là, Banco on rachète pour une bouchée de pain.

          En gros c’est fini le capitalisme à Papa, les investisseurs autres que les "financiers" dont tu parles n’existent presque plus, et c’est d’autant plus difficile pour les PME de s’octroyer les faveurs de cette espèce en voie d’extinction.


        • 1 vote
          DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 23 février 00:10

          @maQiavel
          En effet, si l’on parle d’ETI et de grandes multinationales, là oui, le patron est souvent l’employé des actionnaires, donc il est aux ordres des financiers et de ce que la bourse réclame !


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          DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 23 février 00:21

          @Heptistika
          Je pense que demain apparaitra une nouvelle race d’investisseurs grâce aux barbares de l’internet qui s’attaquent à la finance  ? .

          Les banquiers ont une très mauvaises image dans la société et demain il le payeront très cher ... Par exemple, il existe des sites qui rassemble des particuliers qui ont de l’argent à investir et des boites qui ont besoin d’argent ...


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          Heptistika Heptistika 23 février 00:41

          @DJL 93VIDEO

          Les banquiers ont mauvaise presse dans les milieux où la presse n’a plus toute ses lettres de noblesse et son influence, quelques rares sites sur le net tels qu’AV. Le quidam lambda lui, plus de 95% de la population donc, n’en est même pas au stade de se poser la question quant à la confiance qu’ils accordent de facto aux banques, ni ne se doutent qu’il y a un problème en premier lieu, ils veautent UMPS et Macron en masse, récitent les slogans qu’on leur a fourré dans le crâne épissétou.

          J’espère que le temps vous donnera raison, mais je ne puis partager votre optimisme.



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