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PMAs de type PIRE : l’Etat cherche à nous empapaouter sur les effets des monomères et des polymères de Lubrizol

Après l'incendie du site SEVESO seuil haut de Lubrizol, le Ministre de l'Intérieur Christophe Castaner affirmait avec "panache" qu'"il n'y a pas de dangerosité particulière" associée au panache de fumée de "22 kilomètres de long et de 6 kilomètres de large"... panache qui semble bien rapetissé compte tenu que le nuage de fumée était visible dans le ciel de Belgique dès le 26 septembre...

Mais outre la grande portée de la pollution, la très grande quantité et diversité des produits qui ont brûlé le 26 septembre dans l'incendie de Lubrizol, ont inévitablement entraîné la Production de Multiples Agents sales (PMAs) de type PIRE (Produits Inconnus au Registre Européen), ou agents chimiques toxiques biodisponibles de décomposition, qui auront des conséquences incalculables sur la santé humaine et l'environnement.

Pour s'en rendre compte, il suffit de consulter le site internet de Lubrizol et de lire les mises en garde concernant leurs produits chimiques.

Une fois que les matériaux de départ ont réagi, les polymères ne sont plus biodisponibles car leur poids moléculaire est trop important pour pouvoir être absorbés par l'organisme.

Lubrizol - Effets sur la santé

Cette affirmation peut être correcte en temps normal, mais lors d'un incendie, tel que celui de Lubrizol, les polymères sont thermiquement décomposés en monomères, leurs briques de construction, et peuvent alors se réarranger, construire de nouvelles molécules, devenir biodisponibles et s'accumuler dans les tissus organiques des humains ou des animaux d'élevage, causant une pollution systémique et des dommages au long terme dans les organismes vivants et pour les écosystèmes.

Les chauffer au-dessus de 232°C peut générer des produits de décomposition dangereux.

Lubrizol - Polymères techniques

De plus,

Certains composants résiduels dans les émulsions acryliques sont extrêmement toxiques s'ils sont ingérés et / ou contiennent des monomères ou d'autres substances susceptibles de provoquer une irritation de la peau et des yeux, une sensibilisation et / ou des effets chroniques sur la santé, y compris le cancer, à la suite d'expositions répétées.

Lubrizol - Effets sur la santé

Du fait de la très grande quantité et diversité des produits chimiques de Lubrizol, la PMAs peut, comme l'indique le site de Lubrizol, "utiliser virtuellement des milliers de combinaisons de monomères", pouvant ainsi produire des milliers d'agents chimiques toxiques bioassimilables, comme ceux de types dioxines/furanes, ou d'autres totalement inconnus des autorités sanitaires et environnementales.

En effet, les sous-produits de la dégradation de ces matériaux complexes ne sont pas du tout enregistrés par la réglementation européenne REACH, car seules les briques de construction de ces mélanges ou polymères sont enregistrés, et pas les milliers de combinaisons possibles entre ces monomères résultant de leur décomposition thermique et de leur mélange lors de l'incendie.

Il n'y a pas d'obligation d'enregistrer les mélanges ou les polymères par REACH, mais chaque substance individuelle dans le mélange et les monomères, briques de construction des polymères, doivent être enregistrées par le fabricant ou l'importeur européen, leur Seul Représentant, à moins que la substance ne soit exempte d'enregistrement, ou sous le seuil quantitatif d'enregistrement.

Lubrizol FAQ - REACH

Comme l'affirmait Frédéric Poitou, ingénieur chimiste et expert judiciaire invité à débattre sur BFMTV :

"On produit un certain nombre d'analyses qui ne sont pas très inquiétantes pour rassurer la population, mais la réalité est vraiment toute autre" [...] "On n'a produit que le centième des analyses que l'on pouvait produire".

Frédéric Poitou, ingénieur chimiste et expert judiciaire, BFMTV

Et je rajouterais : on ne peut pas doser ce que l'on ne connaît pas... En effet, l'extraction et l'isolation de la dioxine, "sans aucun doute le produit chimique le plus toxique jamais découvert" selon T. Colin Campbell, qui a participé à sa découverte, avait déjà pris à l'époque plus de deux ans.

Face aux dangers de la PMAs de type PIRE, la meilleure action à prendre et le meilleur conseil à donner à la population sont de changer son alimentation pour de bon, en adoptant une alimentation permettant d'éviter l'ingestion de toxiques bioassimalables, c'est-à-dire une alimentation à base d'aliments entiers d'origine végétale (AEOV) qui exclut les produits animaux et les produits végétaux raffinés et concentrés, comme les huiles, telle que promue par T.Colin Campbell depuis plusieurs décennies.

Tags : Environnement Santé Catastrophe Santé menacée Communication PMA Lubrizol




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26 réactions à cet article    


  • vote
    sls0 sls0 12 octobre 19:32

    C’est le troisième article de l’auteur que je lis.

    Il démontre surtout qu’il n’y connait rien à rien.

    Ici des liens sur des produits effectivement produits par Lubrizol mais pas sur le site de Rouen. A Rouen ce sont des additifs pour moteur et non des peintures.

    Pour la toxicité des dioxines il y a les fiches toxicos, l’OMS. Non il va nous chercher un vieillard qui raconte n’importe quoi. Un scienfique quand il a des données scientifiques à partager le fait via une parution scientifique et non sur une page biographique.

    BFM, la référence pour la daube pour placer leur pub ou une référence scientifique ?

    Le spécialiste Poitou, il n’a même pas été voir sur le site de la préfecture les relevés de mesures dès le 27 et de mémoire j’y ai vu la liste des produits stockés la semaine suivante. Toujours de mémoire il y en avait plus de 4000 dont 4 à risque.

    Pour résumer :

    1) Faire référence à des produits inexistants sur le site.

    2) ne se réfère pas aux fiches toxicos pour la toxicité mais nous renvoit sur la bio d’un viellard.

    3) La référence ultime : BFM avec un expert qui ment ou est un buse intégrale pour trouver des données.

    Pas encore compris que BFM c’est de la bouse pour placer leur pub, si le style complotiste ça rapporte, ils en feront. C’est la télé pour neuneux.

    Prendre BFM comme référence, pourquoi pas Gala ou France dimanche pendant qu’on y est.


    • vote
      abolab 12 octobre 20:55

      @sls0 Merci de votre intérêt pour ces articles et de vos questionnements.

      Les produits Lubrizol de l’usine de Rouen sont des mélanges de polymères techniques et de produits chimiques très variés, servant d’additifs, qui répondent précisément aux caractéristiques décrites dans cet article.

      En ce qui concerne l’usine de Lubrizol :

      Elle fournit des additifs pour les huiles pour moteurs et autres fluides de transport, des additifs et fluides pour les lubrifiants industriels et des additifs pour l’essence et le carburant diesel.

      Usine de Lubrizol France A propos


      Si vous aviez lu cet autre article, vous auriez appris que :

      Nos huiles de moteurs par exemple peuvent contenir plus de vingt composants chimiques différents.[...] Cela est très complexe, nous mélangeons des composés chimiques et la formulation des mélanges est une grande expertise et un savoir-faire de notre entreprise.

      Eric Schnur - PDG de Lubrizol, CNBC

      D’autre part, Frédéric Poitou est un ingénieur chimiste et un expert judiciaire, pas un simple commentateur du dimanche. Il sait de quoi il parle.

      Les fiches toxicologiques publiées par la Préfecture sont des détails techniques sur les produits existants tels quels dans l’usine, et ne servent donc pas à grand chose étant donné que dans le cadre de cet incendie, comme indiqué sur le site Lubrizol cité dans l’article, ils se sont décomposés en d’autres produits extrêmement dangereux, car biodisponibles, et qui ne sont ni répertoriés, ni évalués en terme de toxicologie, contrairement aux produits présents dans l’usine.


    • 1 vote
      abolab 12 octobre 21:21

      @sls0 En ce qui concerne les peintures, ce ne sont pas les peintures, mais les additifs pour peinture qui sont stockés à Rouen. Lisez plutôt leur site :

      Située en Normandie (Seine-Maritime)

      Fondée en 1954

      Fabrication et conditionnement d’additifs pour lubrifiants et pour peintures


      Tout ce qui est écrit dans cet article est correct. Merci de bien vérifier vos sources avant de commenter.


    • 2 votes
      louis 12 octobre 21:28

      @abolab
      Je me pose la question de savoir si des produits contenus par exemple dans les huiles moteurs , donc des huiles de vidange non destinées a la combustion a très très hautes températures comme cela a été le cas a Rouen , donnent en produit final dans l’air , a priori ce pdg ne se pose pas la question .


    • vote
      abolab 12 octobre 21:30

      @sls0 T. Colin Campbell est peut-être vieux aujourd’hui, mais il est un expert international en biochimie de la nutrition reconnu, a qui l’on doit d’importantes découvertes, et qui a participé entre autres au premier grand rapport du NIH sur le Cancer et la Nutrition au XXe siècle. D’ailleurs, une pétition a été lancée par nombre de ses pairs pour sa nomination au Prix Nobel de Médecine pour ses découvertes sur la nutrition à base d’aliments entiers d’origine végétale et en matière de santé globale au long terme.


    • 1 vote
      abolab 12 octobre 21:33

      @louis Oui, c’est effectivement ce qui inquiète les experts comme Frédéric Poitou. Tous ces produits chimiques présents dans l’usine et qui ont brûlé à très haute température se sont décomposés en de multiples produits au potentiel toxique très élevé, mais dont la toxicologie n’a pas du tout été évaluée, car ces produits nés de la combustion ne sont pas répertoriés, contrairement aux produits présents au départ dans l’usine...


    • 1 vote
      sls0 sls0 13 octobre 02:06

      @abolab
      Campbell est un nutritionniste et non un toxicologue.
      Le prochain spécialiste que vous allez sortir, un expert en art contemporain ?

      Votre expert BFM infoutu de trouver la liste des produits de fabrication des additifs si vous le voyez voila la liste en pourcentage de la masse (5253 tonnes) :
      Olefin sulfide 17% réaction allergique.
      Methacrylate copolymer 7% irritant et inflammable.
      Hydrocarbon polymer 6% bitume.
      Zinc alkyldithiophosphate 6% irritant occulaire et inflammable voir explosif.
      Polyolefin amide alkeneamine 4% pas trop de billes là dessus, il y a un brevet en cosmétique dont c’est un ingrédient.
      Calcium sulfonate 3% graisse anti corrosion, on en trouve aussi dans les suppositoires.
      Erhylene-propylene polymer 3% caoutchouc.
      Polyolefin amidealkeneamide 2% rien trouvé, peut être du phénol et du formol.
      Calcium alkylphenol sulfide 1% irritant, toxique aquatique.
      Alkylated phenol 1% pas bon pour les milieux aquatique le phénol, le problème c’est qu’en on trouve partout. Pas bon pour nous non plus.
      Mineral oil 44% une mauvaise combustion et plein de saloperie dans la fumée.
      C’est la même merde que vous mettez dans votre voiture dont une partie se retrouve dans la nature.


    • vote
      mat-hac mat-hac 13 octobre 10:46

      Savez-vous qu’il y a à Rouen François Boulo, le seul gilet jaune mandaté par des gilets jaunes ?

      Je ne sais pas où habite Alexandre Langlois. Mais je pense qu’on va finir par le savoir.


    • vote
      abolab 13 octobre 16:20

      @sls0 Campbell était également toxicologue au début de sa carrière, puisque ses recherches se focalisaient sur les empoisonnements alimentaires dans l’alimentation animale puis humaine, notamment d’abord en ce qui concerne la dioxine, puis l’aflatoxine, deux des toxiques les plus dangereux que l’on connaisse et se retrouvant dans l’alimentation. Ses recherches sur l’aflatoxine aux Philippines l’on ensuite mené à s’intéresser aux protéines animales, car il a en effet pu reproduire une expérience pour le moins étrange à l’époque faite par des chercheurs indiens dans les années 1960, qui avaient montré que les protéines animales dans l’alimentation augmentaient à elles seules le développement de maladies, dont des cancers initiés par l’aflatoxine. Lorsque des rats contaminés à l’aflatoxine mangeaient des protéines animales (par exemple la caséine, protéine principale du lait de vache), à plus de 5-10% dans leur alimentation ils développaient des lésions cancéreuses, tandis que s’ils étaient nourris avec des protéines végétales, même jusqu’à 20% les cancers ne se développaient pas. Ainsi l’alimentation peut à elle seule réguler le développement ou pas de ces cancers. Campbell a étudié en laboratoire, dans le détail, au niveau subcellulaire et pendant des dizaines d’année ces effets néfastes des protéines animales, avec des fonds publics du NIH américain, avant de se lancer dans des études épidémiologiques et observationnelles de nutrition, notamment en Chine.

      Concernant les produits de Lubrizol, vous oubliez de citer la présence de nombreux sels (chlorure de sodium) mélangés à ces produits, qui en brûlant avec les polymères que vous citez ont pu produire de nombreux toxiques dont des dioxines/furanes. 


    • vote
      sls0 sls0 13 octobre 18:53

      @abolab
      Rien que pour la fiche toxico française des dioxines c’est 7 vrais toxicologues qui l’ont rédigé.
      Pour les fiches toxico au niveau mondial c’est des milliers de toxicologues qui s’y intéressent.
      Je viens de taper sur google scholar le mot dioxine et je me suis limité à 2019, au bout de 10 pages ou 100 études j’ai arrêté de regarder. 
      Des milliers de toxicologues qui étudient la dioxine et qui font des papiers scientifiques et vous me refilez Campbell.

      Les sels : le chlorure de sodium ou sel de cuisine, effectivement il est hyper dangereux et dire qu’il y en a qui salent leur viande qui va sur leur barbecue, les inconscients, ils veulent imiter Bhopal ?
      Le sel se dissocie par électrolyse, dans les fours solaires à haute température on emploie des sels comme fluide caloporteur. On trouve des courbes de viscosité du chlorure de sodium jusqu’à 1500°K.
      Pourquoi pas plus haut que 1500°K ? Il faut du matériel qui résiste à 1500° il y a que des céramiques qui résisteraient, il y a mieux pour faire de l’électricité que la céramique. Et dans un incendie non confinée on atteint pas ces températures, ce n’est pas une forge.
      Vous allez continuer longtemps avec votre argumentaire "mille-feuilles", chaque fois votre argument est nul et c’est une perte de temps d’y répondre.
      Mais ne pas y répondre pourrait faire croire que vos affirmations seraient vraies.
      Il y a tromperie donc j’interviens.


    • vote
      abolab 13 octobre 19:16

      @sls0 Vous continuez à vous perdre dans des détails sans rapport. Tout produit qui brûle et qui contient du chlore, notamment dilué comme dans les produits inflammables de Lubrizol, et ce d’autant plus dans un mélange chimique aussi propice que cette usine, qui contient énormément de polymères à base de benzène, peut générer à haute température des dioxines/furanes et d’autres composés très dangereux.

      Ces dioxines ont par exemple été retrouvées dans l’eau de pluie sur le passage du panache de fumée à Préaux en quantité significative.

      Vous pouvez continuer à nier, comme les autorités, dont l’INERIS, le font encore actuellement, qu’un site SEVESO en feu avec plus de 9000 tonnes de produits chimiques hautement dangereux produisent des toxiques, mais cela ne montrerait qu’une volonté bornée de votre part de ne faire preuve ni d’humilité (par rapport à vos connaissances limitées), ni d’intelligence, ni de précaution en ce qui concerne la santé de la population et celle de l’environnement.

      Vos modèles théoriques limités ne sont pas du tout le reflet de la réalité.


    • vote
      abolab 13 octobre 19:31

      @sls0 Je parle de vrais scientifiques, pas de scientifiques techniciens à la solde d’un gouvernement et qui produisent des analyses allant dans le sens de ce que veut le gouvernement. Il est très facile de biaiser la science, mais plus difficile de faire de la vraie science.


    • vote
      abolab 13 octobre 21:58

      @sls0 Dans l’étude toxicologique que vous m’avez montré précédemment :

      Il a été montré que les concentrations de dioxines dans l’air variaient en fonction de la trajectoire de la masse d’air à laquelle elles étaient associées, ce qui implique que les dioxines peuvent être transportées sur de longues distances.

      INERIS Etude toxicologique p.18


      Pourquoi donc l’INERIS ne prend-il donc pas en compte cette donnée de leur propre rapport toxicologique, et pourquoi considère-t-il que 20 prélèvements locaux de suie via des lingettes est suffisant pour évaluer la formation de dioxines ?

      L’INERIS, s’il s’agit de professionnels du risque chimique, n’est pas non plus sans connaître le phénomène des matériaux "binaires", ou même "ternaire", c’est-à-dire, des matériaux tout-à-fait anodins considérés individuellement, mais qui une fois mis ensemble, notamment dans le contexte d’un incendie, peuvent générer des matériaux autrement plus dangereux que ces produits individuels. Alors pourquoi considère-t-il que les milliers de tonnes supplémentaires de produits chimiques de Normandie Logistique n’apportent aucun élément nouveau, alors que nous n’avons pas moins de "617 références différentes pour un tonnage de 9419 tonnes..." sur le site  ?


    • vote
      sls0 sls0 14 octobre 01:07

      @abolab
      Vous avez du sel chez vous et faites le chauffer et vous verrez si vous aurez une dissociation.
      Je vous donne la liste des produits qui pour vous sont des détails sans importance, il vous est facile de prouver un production de dioxines avec ces produits. 
      Je ne nie, je ne fais que donner les chiffres que d’autres ne veulent pas voir ou chercher. Je n’ai pas à nier l’existence de produits qui n’existent que dans votre imagination.
      L’Ineris n’a pas plus à nier l’existance de produits qui n’existent que dans votre imagination. L’industriel a obligation de donner sa liste de produits sinon c’est le référé avec astreinte de 1500 à 15000€. L’Ineris a la liste via la préfecture.
      Je n’emploie pas des théories mais les calculs de l’Ineris qui est un modèle pour tous les pays. Ils ne sont pas le reflet de VOTRE réalité ok, mais pour quelqu’un qui s’y connait il sait que votre réalité est construite sur une méconnaissance assez impressionnante.
      C’est depuis 1932 que l’on connait la dilution dans l’air. Les études de dilution en France c’est surtout EDF et l’Ineris pour l’ammoniac. Il y a aussi eu des études aux USA et en Angleterre.
      L’Ineris connait très bien la dilution athmosphérique, si elle dit qu’au dessus d’une certaine distance ce n’est plus nécessaire c’est tout et si ça plait pas aux neuneux qui n’y connaissent rien ben tant pis. Une personne qui n’y connait rien mais avec un peu de bon sens doit se dire que plus ça s’éloigne plus ça se dilue. Le neuneu non, il se fait des scénarios à la mord moins le noeud.
      Dans les études Ineris en bas de page il est souvent écrit : "Le présent document forme un ensemble indissociable. Il ne peut être utilisé que de manière intégrale." Alors ne sortez pas des phrases de leur contexte.


    • vote
      sls0 sls0 14 octobre 02:53

      @sls0
      Pour ceux que ça intéresse un rapport d’étude de l’Ineris sur la dispertion des fumées.
      Un pdf de 66 pages.
      On y voit qu’ils maitrisent le sujet et se basent sur du concret même hors de nos frontières.
      S’il y a un incendie avec les données météo, le plan de situation, la masse et les produits concernés ils donneront la toxicité du panache en fonction de la distance.
      En annexe il y a leur calorimètre. On peut y bruler ce qu’on veut en sous ventilé, ventilé normalement.
      Les paramètres chimiques et physiques sont enregistré en temps réel.
      En spécifique dioxines il ont même fait crâmer des câbles électriques qui sont de gros émetteurs.
      Certaines personnes font la remarque qu’ils le parlent jamais du mercaptan, ça vient de la combustion du souffre, comme le SO2 est plus pénalisant en toxicité que le mercaptan, tout le souffre est compté SO2. C’est vraiment une horreur l’odeur du mercaptan mais il vaut mieux ça que du SO2.
      https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://www.ineris.fr/fr/omega-16-toxicite-dispersion-fumees-incendie-phenomenologie-modelisation-effets&ved=2ahUKEwjHs6jdrZrlAhUHTawKHYiECRIQFjABegQIBBAB&usg=AOvVaw0aZOscyZ21dwFcaJob3uXq


    • vote
      abolab 14 octobre 07:47

      @sls0 Vous vous perdez encore une fois dans des détails sans rapport, pour noyer lepoisson.

      Pour l’INERIS, le nuage de toxiques s’est arrêté aux frontières de ROUEN, avant d’être dilué, alors qu’en réalité, il a traversé la Belgique le 26 septembre puis les Pays-Bas le 29 septembre. Le nuage de Lubrizol est un concentré de toxiques formés lors de l’incendie, dont beaucoup ne sont même pas répertoriés.

      Les premiers tests évalués par les camions NRBC ne concernent que quelques molécules, et donc des tests molécules à ces quelques tests ne veulent pas dire, comme l’ont répété les autorités de l’Etat à la fois pour Lubrizol et pour Achères, que ce nuage n’est pas toxique.

      C’est pourquoi l’expert judiciaire et ingénieur chimiste Frédéric POITOU affirmait à juste titre :

      Quand la préfecture dit que lorsqu’il n’y a pas de traces, il n’y a pas de toxicité, c’est scandaleux.

      Frédéric Poitou,  BFMTV

      En ce qui concerne la dioxine, ce n’est pas seulement la dose qui fait le poison, comme avec le chlore, car tant à forte dose qu’à dose infinitésimale, il est un toxique très dangereux avéré, nuisant aux êtres vivants et à l’environnement : c’est un polluant organique persistant (POP) dont le gouvernement, qui a pourtant ratifié et signé la convention de Stockholm de 2001, semble se moquer éperdument et cherche coûte que coûte à minimiser, pour ne pas révéler la pollution habituelle de notre environnement à ces dioxines et aux POPs, contre lesquels il ne fait rien.

    • vote
      abolab 14 octobre 08:28

      @abolab coquille dans le message ci-dessus, il faut lire, dans le 3e paragraphe sur les camions NRBC : "des résultats négatifs", non des "test molécules".


    • vote
      sls0 sls0 15 octobre 14:48

      @abolab
      Encore une fois vous mentez, l’Ineris dans son rapport donne les concentations jusqu’a l’intérieur de la Belgique, ça ne s’arrête pas à la frontière de Rouen.
      Quand quelqu’un pète parfois on est incomodé à 1m, à 10m il est possible de sentir l’odeur et à 50m plus de gêne. Le panache c’est pareil, il se dilue.
      Pour tout produit toxique il y a des seuils. Si les mesures et modélisations sont en dessous du seuils le plus bas on dit qu’il n’y a pas de danger. Ces seuils sont donnés suite à une méta analyse qui regarde tout les tests de toxicologie faites de par le monde. Votre expert BFM n’est qu’un expert BFM qui nous sert que de la daube BFM.
      Ben voilà, je fait plus confiance aux études des toxicologues du monde entier qu’à vos fanstames alimentés par un expert BFM spécialiste en parfum qui dirige le labo Signatures.


    • 1 vote
      ETTORE 13 octobre 20:45

      Quand même étonnant que certains contestent les dires de scientifiques et adoubent Castaner en tant que porteur de "vérités".

      C’est l’épouvantail qui se fout des oiseaux !


      • 2 votes
        abolab 13 octobre 21:34

        @ETTORE Tout dépend de quels scientifiques, l’on parle. Les scientifiques travaillant pour le gouvernement établissent des études qui vont, très généralement, dans le sens de ce que veut le gouvernement...


      • 1 vote
        sls0 sls0 14 octobre 14:12

        Je me suis aperçu qu’il y à un article wikipédia sur le sujet. Il est complet le bougre et sourcé. J’ai même appris que Lubrizol stockait chez son voisin et pas qu’un peu. Le voisin n’étant pas seveso pour les parades aux risques c’est pas trop ça. Le voisin qui a rendu tardivement sa liste des produits stockés.

        Du coup je suis allé voir si je n’ai pas dit trop de bétise. Ca va, je ne dirait pas la même chose de l’auteur.

        https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Incendie_de_l%27usine_Lubrizol_à_Rouen


        • vote
          abolab 14 octobre 14:50

          @sls0

          " La prise en compte dans la quantification des émissions de polluants à l’atmosphère s’avère impossible."

          INERIS - Complément du 10 octobre de l’INERIS


        • vote
          sls0 sls0 14 octobre 20:32

          @abolab
          Encore une fois vous extrayez une phrase de son contexte pour lui faire dire l’inverse.
          L’Ineris sait très bien modéliser un feu et son panache en fonction des donnés.
          Ils donnent la quantification des polluants émis.
          Les pompiers par leur intervention diminue la puissance calorifique mais on ne sait pas dans quelle mesure. Cette baisse de puissance calorifique diminue le débit de polluants émis.
          Cette baisse n’étant pas quantifiable, on prend en compte le débit max de la modélisation.
          Cette phrase remise dans son contexte veut dire qu’il y a certainement eu moins de rejet dû à l’intervention des pompiers mais comme c’est pas quantifiable on prend le chiffre max de la modélisation.
          Quand vous mentez évitez de mettre en lien la preuve de votre mensonge. Pas de bol pour vous hier je suis allé voir leur note d’étude sur leur modélisation.
          Et oui vous mentez, ce n’est pas pour rien que j’ai mis le lien wikipedia pour que les gens puisse avoir de l’objectif basé sur des sources et non des fantasmes comme vous le faites.

          Vous employez la technique du mille-feuilles mais vos arguments sont facilement repérables et prouvables comme ridicules que ça ne prend pas beaucoup de temps à prouver leur fausseté. Pas de bol pour vous j’en ai fait un paquet de ce genre d’analyses, pour chaque intervention on y avait droit.


        • vote
          abolab 15 octobre 14:20

          @sls0

          En l’occurence, c’est vous qui faites parler un fait, celui de l’impossibilité pour l’INERIS de quantifier les émissions de polluants réels (dont il ne connaît pas du tout l’existence pour la plupart étant donné qu’ils sont inconnus au registre européen : PIRE) en l’interprétant copieusement dans votre précédent commentaire.

          Les hypothèse erronées de l’INERIS entraînent nécessairement une modélisation erronée et incomplète.

          L’INERIS a simplement modélisé une "zone-tampon" autour de l’usine dans laquelle viennent se déposer tous les produits dont ils affirment qu’ils ne peuvent réellement quantifier. 

          Ensuite, ils se basent sur les maigres prélèvements d’échantillons au sol pour corroborer leur modèle et conclure erronément qu’il n’y a aucune toxicité.

          C’est la même technique scientifique mensongère qu’utilise le GIEC dans le domaine climatique.

          Les modèles virtuels de l’INERIS sont sans commune mesure avec la pollution réelle de l’incendie et de la combustion des milliers de tonnes de produits toxiques de Lubrizol.


        • vote
          sls0 sls0 15 octobre 16:25

          Oui leur modèle ne pouvant prendre en compte la baisse de puissance du feu donne une valeur plus élevée que réelle. Ça va dans le sens de la sûreté.

          Le boulot c’est la protection des personnes, que leurs valeurs soient surévaluées de 2, 5 ou 10% n’est pas grave, le pire c’est qu’on surprotège la population.

          Leur modèle c’est pour donner les zones à risques et les zones à mesurer. Quand on fait des mesures, on fait aussi d’autres mesures hors zone à forte concentration ne serait-ce que pour le bruit de fond.

          Pour les prélèvements dioxines ce sont les normes NF EN 1948-1, NF EN 1948-2 et NF EN 1948-3.

          On ne fait pas des prélèvement en fonction de ce que désire un gouvernement mais par rapport à des normes. S’il y a EN dans le libellé de la norme ça veut dire qu’elle dérive d’une norme européenne.

          Lisez donc la directive seveso, les toxiques y sont, je me suis même apperçu qu’avec le stockage de plus d’un kg de dioxine on se retrouve directement seveso niveau haut. C’est pour dire que la dioxine est ciblée, un kg c’est la plus petite masse du tableau.


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            abolab 16 octobre 16:02

            @sls0 Si leur boulot est de protéger les gens, pourquoi ne se rendent-ils pas compte que la baisse de puissance de feu est encore plus dangereuse pour la population locale, puisque plus le feu est puissant plus le nuage de fumée monte haut dans le ciel, tandis que moins il est puissant, plus les habitants vivant à proximité se retrouvent enfumer par les toxiques chimiques ?



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