Greed is good : « Quand Mandeville dit : " Les vices privés font la vertu publique ", que dit-il sinon ceci : ce que vous prenez pour du vice c’est en fait de la vertu. Ou encore : si vous le prenez au premier degré, c’est du vice mais si vous le prenez au second, c’est de la vertu.
« Ce discours brouille tout repère et annule toute pensée démonstrative : il revendique de pouvoir dire tout et son contraire puisqu’il affirme qu’en fin de compte, le blanc est noir et le faux est vrai – exactement comme le discours pervers ». (Dany-Robert Dufour, « La cité perverse »
Ce discours est diabolique, puisque la plus grande ruse du démon c’est de nous faire croire que le diable c’est l’autre.
’’ il y a clairement une volonté de ne pas être réaliste, au sens scientifique du terme. ’’
Clairement ? Dans beaucoup de réalisations qui se veulent réalistes on trouve quand même ce genre d’erreurs.
Mais je suis d’accord : dans ce film, c’est beaucoup mieux comme ça. Lars Von Trier nous a servi dans cette façon de faire, je pense en particulier à Dogville, mais pas que.
Melancholia, j’ai adoré, comme tous les films qu’a fait Lars Von Trier. Bien que j’aie regretté le manque criant de réalisme : La Terre devrait tomber sur cette grosse planète, et encore : se satelliser serait plus probable.