@Gaspard Delanuit L’histoire des civilisations asiatiques a été synchronisé par les jésuites avec la chronologie occidentale, il faudrait voir si ce travail repose sur des éléments concrets et fiables. Contrairement à ce que vous imaginez, il y a très peu de vestiges archéologiques du haut moyen-âge en Europe. Si vous tapez par exemple architecture France 7ème siècle ou 9ème siècle sur Google, vous êtes redirigé illico vers la Renaissance. Si vous allez à Rome, vous trouvez plein de vestiges de l’Antiquité et de la Renaissance, mais rien sur la période intermédiaire. C’est pareil à Paris, en Bretagne et sur la Côte d’Azur, pour les régions que je connais le mieux. Regardez ce qu’on trouve sur le site officiel des Alpes-Maritimes : https://www.departement06.fr/des-origines-au-xe-siecle-apres-jc/le-haut-moyen-age-1898.html "Rareté des documents pendant cinq siècles. Victime des incursions sarrasines, le littoral perd ses habitants qui
choisissent des sites quasi inaccessibles de l’arrière-pays où ils
vivent dans les mêmes conditions que les Ligures avant l’arrivée des
Romains.
Entre 663 et 999, on ne retrouve aucun nom d’évêque à Nice ; aux IXe et
Xe siècles, rien ne permet d’affirmer (ou de nier) la présence
d’habitants sur le site de l’ancienne ville grecque".
Sur la Côte d’Azur, il y a plus de vestiges de l’Antiquité et de la préhistoire que de la période du haut moyen-âge. Ca devrait être exactement l’inverse.
@Tchakpoum Certaines dynasties ont pu être complètement inventées, nous n’en avons gardé un souvenir qu’à travers des documents écrits qui se révèlent être des copies ou des faux. C’est ce que constate cet universitaire qui s’intéresse au 6ème siècle, il fait du récentisme sans le savoir, en quelque sorte : https://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1996_num_154_1_450817 "On sait qu’il ne nous reste de Clovis aucun acte sincère qui viendrait
tant soit peu éclairer l’histoire du règne : triste constat qu l’on peu
étendre à l’ensemble du 6e siècle mérovingien dont les rois, pas plus
que leurs homologues lombards, ne nous ont laissé un seul acte qui ne
soit une forgerie." (un faux en écriture)
Les rois fainéants n’ont peut-être jamais existé, cela expliquerait leur appellation et le mystère qui les entoure. La définition qu’en donne Wikipedia est assez ridicule : "Selon qu’il avait été établi, on leur donnait une abondante nourriture
et on exerçait sur eux une perpétuelle surveillance, de peur qu’ils ne
fissent quelque acte de pouvoir »« ces rois ne régnaient que de nom ; c’était leur usage de
remplir le rang que leur donnait leur naissance, mais de ne rien faire
ou résoudre, sinon de manger et de boire déraisonnablement, de demeurer
en leur maison, de présider aux assemblées des calendes de mai, en face de toute la nation, de saluer et d’être salué, de
recevoir et de rendre des présents, et de la sorte d’aller vivre seuls
jusqu’au Champ de Mai suivant ».
Tout cela ne parait pas très sérieux, c’est le moins qu’on puisse dire.
il y a des siècles entiers qui n’ont laissé aucune trace concrète, physique, c’est très surprenant et tout à fait anormal.
@yoananda2 Je me suis peut-être mal exprimé. il faut lire les commentaires sur l’article de Zardoz que j’ai mis en lien et particulièrement les renvois vers les travaux de L.Guyénot. C’est lui qui est le plus clair et le plus sérieux sur le sujet du récentisme. Il y a aussi pas mal d’historiens allemands qui s’intéressent au sujet, mais ils ne sont pas traduits en français.
Si l’ensemble du moyen-âge n’a duré réellement que 247 ans et que 753 années fantômes ont été rajoutées, toutes les réalisations culturelles et scientifiques que l’on pensait étalées sur mille ans ont été en fait réalisées en deux siècles et demi. Il n’y a alors plus lieu de considérer cette période comme une période de stagnation et d’obscurantisme. A l’appui de cette thèse récentiste, on ne retrouve pratiquement aucun vestige archéologique datant du haut moyen-âge, il y a un trou béant de plusieurs siècles entre la fin de l’Antiquité et le 12ème siècle, comme si la période n’avait jamais existé.
@yoananda2 Si on enlève 753 ans à cette période, la civilisation européenne du moyen-âge retrouve une densité et une vitalité plus conforme à l’évolution que l’on a pu constater aux autres périodes, c’est à dire une évolution rapide et continue, soutenue par la croissance démographique et le travail acharné des européens. Les guerres, les famines et les interdits religieux ne sont plus alors que des phénomènes secondaires, ils ont pu gêner temporairement le développement de la civilisation, sans vraiment l’interrompre.