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    Étirév 1er décembre 2025 14:53

    La Solitude ou le goût irrésistible de la Liberté
    Dès que l’enfant rentre dans le système éducatif, il est « travaillé », voire « programmé » en vue d’en faire un véritable homme du Système. Les programmes d’enseignement morcèlent la connaissance qui façonne le cerveau des jeunes enfants, les acheminant vers une terrible crise de la pensée ; l’écran du Système ne permettant plus de voir la réalité.
    Dans le « Mythe de la Caverne » de Platon, il est question d’esclaves enfermés dans une grotte très sombre ; ils y sont nés et ignorent totalement qu’il existe un autre monde, à l’extérieur. Or un jour, l’un d’eux s’échappe, il se détache de ses liens et, refusant la programmation cérébrale, découvre ce qui existe à l’extérieur : la lumière et d’autres créatures vivantes. Rien de ce qu’il voit ne ressemble à ce que les mythes de la caverne laissaient entendre : il découvre le monde réel, la Vérité ! Heureux de cette découverte il revient sur ses pas et avertit ses amis enchaînés à un bonheur factice, nébuleux. Il tente de leur expliquer que leur vision du monde extérieur est totalement erronée. Il parle de l’existence d’un soleil qui transmet une chaleur contrastant singulièrement avec le froid qui sévit dans la grotte. Il conte le bruissement agréable des feuilles sous le vent qui caresse la peau, le jeu d’une véritable symphonie où les sons et les couleurs se répondent. Mais ses efforts restent vains. Ses amis préfèrent leur condition d’esclave du mensonge ; ils refusent de ranger au musée des horreurs la quasi-totalité de la connaissance inculquée. Ainsi, l’esclave libéré est toujours seul.
    NB : « Personne ne nous apprend à être seul. Au contraire, toute éducation, qu’elle soit dispensée par la famille ou à l’école, vise à ne jamais laisser l’enfant dans le silence, face à lui-même : on l’oblige à jouer avec ses camarades, à faire partie d’une équipe sportive, à embrasser les cousins éloignés et à parler avec les amis des parents, bref à « communiquer » et à « s’intégrer », ces deux poncifs tyranniques de la société contemporaine », nous rappelle Jacqueline Kelen dans son ouvrage « L’Esprit de Solitude ».
    Grâce à des techniques comme l’échographie, même le bébé dans le ventre de sa mère ne peut plus dormir tranquille ni croître en toute quiétude : il faut qu’on vienne le tracasser, l’observer sur un écran, faire joujou avec lui. Tout cela part d’un bon sentiment, mais on sait trop que les bons sentiments s’avèrent les plus possessifs et les plus envahissants.
    Lorsque l’enfant grandit, ses parents et ses professeurs s’inquiètent s’il demeure seul, s’il préfère la compagnie des livres, des arbres ou des animaux à celle des humains. De fait, on craint moins pour son équilibre que pour ce ferment social qui pousse en lui et secoue déjà les béquilles proposées et les charitables protections. Ce temps béni où l’enfant peut explorer son Jardin Intérieur, ses possibilités plus que ses limites, se trouve sapé par des adultes qui se sentent plus rassurés si l’enfant ou l’adolescent fait partie d’un groupe ou d’une bande. C’est ainsi que, très tôt, par une sorte de muette connivence passant de génération en génération, l’enfant est forcé de renoncer à l’Ouverture pour l’extériorité, d’abandonner sa Profondeur heureuse pour une superficialité plaisante.
    Dépossédé de lui-même, il devient nécessairement dépendant des autres. On appellera cela l’« esprit de famille », la « camaraderie », le « sens de la communauté ». De fait, ce sont tous ces dispositifs sociaux qui empêchent l’individus de demeurer seul, « en son particulier » comme on disait au XVIIème siècle, qui l’empêchent d’être autonome et de penser par lui-même.
    Ainsi dans le monde contemporain qui ne s’occupe que de masses et de générations, à moins d’être un solitaire forcené ou un ermite au fond d’une grotte perdue, l’être humain ne vit jamais avec soi. Tout est programmé pour égayer ou briser ses rares moments de silence et de solitude (le téléphone portable associé aux « réseaux sociaux » en est, depuis quelques années déjà, le « meilleur » outil). Lorsque cet homme affrontera des ruptures sentimentales, des deuils ou tout simplement s’il se retrouve au chômage ou à la retraite, il s’épouvantera et perdra pied : depuis qu’il est né, on l’a détourné de sa solitude ; on lui a fait croire que sans les autres il n’est rien, il ne sert à rien. Lui qui n’a jamais appris à compter sur lui, à se connaître et à se faire confiance, le voici démuni, apeuré. Sans les autres il n’existe pas, mais il se rend compte alors que « les autres » n’ont pas de visage, que la foule est une abstraction, et ce qu’on appelle avec emphase « l’humanité » terriblement dépourvue de chaleur humaine.
    Hantés par le spectre de l’exclusion et par l’obsession du travail, considéré comme seule raison de vivre, les hérauts du monde moderne mélangent allègrement solitude, isolement et sentiment de solitude pour en faire un ennemi unique qu’ils terrasseront par des moyens financiers et par l’assistance psychologique voire « médica-menteuse ». Or l’isolement est un fait d’ordre géographique, sociologique ou économique et peut être réparable ; le sentiment de solitude traverse l’existence de tout être qui pense et qui ressent et il touche le domaine affectif autant que le monde de l’âme ; quant à la solitude, elle ne représente pas une fatalité mais une Liberté.
    La Solitude s’avère le contraire de l’égocentrisme, du repliement sur soi et de la revendication pour sa petite personne. Le véritable Solitaire se passe de témoins, de courtisans et de disciples. Le Solitaire sait qu’il a beaucoup à apprendre alors que la plupart ne cherchent qu’à enseigner, à avoir des disciples. Il lit, écoute, réfléchit, mûrit ses pensées comme ses sentiments. En cet état, il pèse le moins possible sur autrui : il ne cherche pas, au moindre désagrément, une oreille où déverser ses plaintes, il ne rend pas l’autre responsable de ses faiblesses et de ses incompétences, il ne peut exercer sur personne un chantage affectif.
    La solitude, comme l’humilité, est bien une école de respect de l’autre et de maitrise de soi.
    Les êtres qui chérissent la solitude sont souvent considérés comme des misanthropes. Cependant, notons qu’il y a deux espèces de misanthropie. A côté de celui qui s’isole par haine des hommes qu’il croit supérieurs à lui, il y a celui qui s’isole dans la grandeur du génie, dans l’élévation de l’Esprit, celui qui se sent mal à l’aise dans une société indigne de lui et cherche la Solitude pour fuir le contact du vice ou de la bêtise humaine. Gardons-nous bien de confondre ces deux genres de misanthropie qui sont l’opposé l’un de l’autre.
    Socrate, Nietzsche et Schopenhauer, de bien mauvais exemples !



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    Étirév 1er décembre 2025 14:42

    Le Peuple est « plasticité », « Réservoir » d’où tout peut être tiré, le meilleur comme le pire, suivant la nature des influences qui s’exerceront sur lui. Miroir en quelque sorte reflétant le modèle qui lui est proposé, son visage renvoie les traits de ceux qui le gouvernent, médiocrité pour médiocrité, noblesse pour noblesse.

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    Étirév 1er décembre 2025 10:04

    Du contrôle de la monnaie à la monnaie de contrôle : petite histoire de la dette
    À partir de juillet 1944 (accords de Bretton Woods), le dollar américain devient à la fois monnaie nationale et monnaie mondiale de référence. Cependant, les « puissances d’argent » de la City de Londres soutenaient une autre option : celle d’une monnaie mondiale conçue comme un « panier » de monnaies.
    En 1967 toute la stabilité du Système Monétaire International basé sur les accords de Bretton Woods allait être vivement secouée en raison, en grande partie, de l’importante dévaluation de la Livre Sterling qui faisait suite à l’effondrement de l’économie britannique lié à « l’histoire secrète du pétrole ».
    Rappelons qu’en 1967, le président de la République Française déclarait : « La guerre du Vietnam et celle du Proche-Orient sont étroitement liées ». On sait aujourd’hui que la guerre des Six Jours fut largement une guerre du pétrole. On sait moins que la guerre du Viêt-Nam en est une autre. Dans leur ouvrage « La guerre secrète du pétrole », Jacques Bergier et Bernard Thomas rappellent que « Malgré les liens privilégiés qui les unissent, les Britanniques ont toujours été de dangereux rivaux pour les États-Unis. Les grands “Maîtres du pétrole” des deux pays (Standard Oil “Chevron-Mobil-Exxon”, Texaco, Gulf, Royal Dutch-Shell, British Petroleum, etc.) se sont de tout temps livrés une guerre acharnée. ». Aussi, lorsque les nations ne sont plus en état de guerre, les grands trusts rivaux, l’Américain (Standard Oil “Chevron-Mobil-Exxon”, Texaco, Gulf) et le Britannique (Shell, British Petroleum), utilisent d’autres méthodes pour contrôler la manne énergétique. Notons que c’est au moment où la « Royal Dutch Shell » prenait pied au Sahara, en 1954, que la rébellion allait naître en Algérie.
    Dans la foulée de l’effondrement de l’économie britannique à la fin des années 60, allait également commencer la lente agonie du Dollar avec la désastreuse guerre du Vietnam.
    En 1971, les USA n’ayant plus suffisamment d’or pour garantir l’intégralité des dollars en or, survient la fin de sa convertibilité dans ce métal précieux. Aussi, à partir de cette date, le dollar américain, en tant que monnaie mondiale sera désormais adossé au pétrole ainsi qu’à la seule force de l’économie américaine (via son dynamisme économique intérieure). Concrètement, à partir de ce moment-là, la valeur du dollar ne repose quasiment plus que sur la force brute des USA, c’est-à-dire leur capacité à faire militairement et monétairement respecter leur hégémonie dans les pays tiers.
    Au niveau international, il résulte de cette situation la substitution de la notion d’« ordre juridique » par un retour à la « loi du plus fort ».
    Le début des années 1970 sera aussi le début d’une grande dérégulation financière. Alors surviendra la « fabrication artificielle des actifs », ainsi que la captation des réserves monétaires des pays tiers, c’est-à-dire les pays dits « alliés », les membres de l’U.E., etc., véritables « colonies » financières. On comprend alors, en partie, le pourquoi de la mise en place, en France, de la loi du 3 janvier 1973, dite « loi Pompidou-Giscard-Rothschild » (et aggravée en 2009 par l’article 123 du TFUE), qui modifie les statuts de la Banque de France et donne le coup d’envoi d’une dette qui augmentera incessamment et vampirisera toutes les richesses nationales produites.
    Mais la France n’est nullement un cas isolé. Les dettes de tous les Etats, aidées par la conjuration de toutes les élites économiques (« sous influence ») des différentes nations, sont devenues des océans impossibles à écluser et les nations sont ficelées au bon vouloir d’institutions financières privées, de plus en plus arrogantes et gourmandes.
    Le magazine « The Economist » avait, dès 1988, « prévenu » le public du fait qu’un panier de monnaies, le « Bancor » cette devise internationale originellement proposée par le « Fabian » Keynes en tant qu’étalon monétaire international, et que nous voyons d’abord apparaître sous la forme de D.T.S. (Droits de Tirage Spéciaux) au début du XXIème siècles, allait, tel le phénix, renaître de ses cendres autour des années 2018 (voir la couverture de « The Economist »).
    Le président étasunien F.D. Roosevelt disait : « En politique rien n’arrive par hasard. Chaque fois que survient un événement, on peut être certains qu’il avait été prévu pour se dérouler de cette façon. »
    C’est pourquoi, actuellement, nous assistons à de grandes manœuvres géopolitiques consistant en la « démolition contrôlée » (devenue une habitude depuis un fameux mois de septembre) du dollar par l’entremise, plus ou moins adroite, de remise en cause de la suprématie américaine sur les échanges internationaux.
    La Chine et la Russie, qui sont, rappelons-le, membres de la BRI, sont parties prenantes de cette stratégie : la Chine en tant que moteur principal des DTS tandis que la Russie a raccroché les « wagons du train » de la monnaie mondiale.
    Aussi, et sous l’égide de la BRI, la prochaine étape de la stratégie, jusqu’ici gagnante, des « puissances d’argent » sera la mise au point d’une monnaie mondiale. Cette future monnaie, qui chapeautera toutes les monnaies du monde, devra circuler sous forme exclusivement dématérialisée. et sera entièrement contrôlée par les élites bancaires globalistes.
    Une fois en place, cette monnaie dématérialisée contrôlera parfaitement et définitivement la vie privée de tous ses utilisateurs, alors même que personne ne pourra échapper à cette dématérialisation monétaire pour les échanges nécessités par la vie courante.
    C’est pourquoi l’avènement de cette monnaie mondiale sera le premier pas institutionnel vers le gouvernement mondial oligarchique.
    NB : Avant l’organisation matriarcale, les hommes erraient d’un lieu à l’autre, étrangers au sol qu’ils occupaient.
    Les Déesses-Mères (« Reines », diront les modernes), en organisant le travail, divisèrent le sol et le délimitèrent pour les travaux agricoles. Elles donnèrent aux hommes la part de terre qu’ils avaient à cultiver.
    C’est l’Autorité (spirituelle) des Déesses-Mères qui leur donnait le pouvoir de faire travailler les hommes. Toute l’organisation économique des tribus dépendait de cette Autorité spirituelle.
    C’est Junon, dit la Mythologie, qui inventa la monnaie, ce qui fit donner à la Déesse le surnom de « Juno Moneta » ; près d’elle se trouve une autre Déesse, Pecunia, dont on fit la Déesse de l’argent monnayé et qui pendant longtemps centralisa dans le Temple de Junon l’administration des monnaies à Rome. C’est l’autorité spirituelle seule qui avait le droit de frapper monnaie, ce qui lui donne une force nouvelle, appuyée, du reste, sur celui qui est l’auxiliaire dévoué de la Déesse, le Chevalier, « Eques », vassal de la Dame « Faée » (Fée). Précisons en passant que le mot « Faée » va devenir « faraï » ou « pharaï » (parler), et c’est de ce mot que les Egyptiens feront le mot « Pharaon » qui désignait « l’inspirée qui parle ». Les Hébreux, de cette même racine, feront « Prophétesse » qui veut dire « premier oracle ». Enfin, rappelons que « Faramonde » est le nom d’une « Fée » qui joua un grand rôle au début de l’Histoire de France (devenue « Pharamond » qui, dit-on, fut le premier roi de France). Ce terme rapproche singulièrement les Déesses du Nord des Pharaons de l’ancienne Egypte.
    La monnaie, dans le régime masculin, contribua à changer complètement les mœurs, On créa le régime que Fabre d’Olivet appelle « Emporocratique », mot nouveau pour exprimer une idée nouvelle. Il est tiré du grec et signifie « marchand » et « force », c’est-à-dire la prédominance des intérêts économiques considérés comme mobiles de gouvernement. C’est le régime dans lequel tout se vend ; l’homme est un marchand, il se vend lui-même, c’est-à-dire vend ses services et vend tout ce dont il peut disposer. Notons au passage que les pays d’Europe où l’Emporocratie a dominé ont été successivement l’Italie, les Pays-Bas et l’Angleterre.
    Les auteurs qui ont envisagé l’origine de la monnaie n’ont envisagé que cet aspect de la question. Ils font tout commencer au régime masculin et ne nous disent rien du régime antérieur. Cependant, tout existait déjà avant ce régime, et faisait partie des lois naturelles, « Jus naturale », qui contiennent l’explication de toutes les origines. Sans ces lois, nous ne pouvons pas comprendre le premier régime économique.

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    Étirév 28 novembre 2025 20:52

    LES MYSTÈRES DE JÉRUSALEM…

    Celui qui aime son pays doit vouloir aussi le comprendre. Celui qui veut le comprendre doit essayer de le saisir partout dans son Histoire.
    Au verset 5 du Chapitre 23 du second livre de Samuel, il est dit : « Il n’en était pas ainsi de ma maison ; mais Elle m’a établi dans une alliance éternelle, bien ordonnée, et ferme en toutes choses. Elle est toute ma délivrance et tout mon plaisir, et ne fera t-elle pas fleurir ma maison ? »
    L’alliance éternelle et bien ordonnée dont parle le verset 5 fait allusion à la fondation d’une immense fraternité secrète qui a été éternelle en effet, puisqu’elle est devenue la Franc-Maçonnerie.
    La Franc-Maçonnerie est d’origine hébraïque, tous les mots de passe sont des vocables hébreux, ses légendes sont tirées de l’histoire du peuple d’Israël.
    C’est la Reine Daud qui fonda les Mystères de Jérusalem, Institution secrète qui devait se propager jusqu’à nous à travers la Franc-Maçonnerie. Précisons que le nom de « David », dont on a fait un « Roi », est la traduction du nom hébreu « Daud », nom féminin qui était celui de la dernière souveraine, Reine et Mère de Salomon, qui fut martyrisée à Jérusalem après y avoir régné 33 ans.
    Daud ne fut pas seule à fonder les Mystères de Jérusalem, elle eut deux collaboratrices : deux Reines-Mages, ou Magiciennes qui, avec elle, formèrent le Triptyque sacré que les trois points de l’Ordre ont représenté depuis. L’une est Balkis, Reine d’Ethiopie (appelée la Reine de Saba), l’autre est une Reine de Tyr, que l’on a cachée derrière le nom d’Hiram 1er.
    Rappelons avec Joseph de Maistre que « la Franc-Maçonnerie moderne, née aux XVIIIème siècle, est le produit corrompu et d’origine anglo-saxonne de cette tige ancienne et respectable »
    « C’est bien ainsi qu’il faut envisager la question, précise René Guénon qui ajoute qu’on a trop souvent le tort de ne penser qu’à la Maçonnerie moderne (ou « Maçonnerie spéculative »), sans réfléchir que celle-ci est simplement le produit d’une déviation, et une dégénérescence au sens d’un amoindrissement consistant dans la négligence et l’oubli de tout ce qui est « réalisation » du point de vue initiatique. Les premiers responsables de cette déchéance, à ce qu’il semble, ce sont les pasteurs protestants, Anderson et Desaguliers, qui rédigèrent les Constitutions de la Grande Loge d’Angleterre, publiées en 1723, et qui firent disparaître tous les anciens documents (Old Charges) de l’ancienne « Maçonnerie Opérative » sur lesquels ils purent mettre la main, pour qu’on ne s’aperçût pas des innovations qu’ils introduisaient, et aussi parce que ces documents contenaient des formules qu’ils estimaient fort gênantes. Ce travail de déformation, les protestants l’avaient préparé en mettant à profit les quinze années qui s’écoulèrent entre la mort de Christophe Wren, dernier Grand-Maître de la Maçonnerie ancienne (1702), et la fondation de la nouvelle Grande Loge d’Angleterre (1717). Cependant, ils laissèrent subsister le symbolisme, sans se douter que celui-ci, pour quiconque le comprenait, témoignait contre eux aussi éloquemment que les textes écrits, qu’ils n’étaient d’ailleurs pas parvenus à détruire tous, puisqu’on connaît une centaine de manuscrits sur lesquels ils n’avaient pu mettre la main et qui ont échappé à la destruction. Voilà, très brièvement résumé, ce que devraient savoir tous ceux qui veulent combattre efficacement les tendances de la Maçonnerie actuelle, bien qu’il y a eu ultérieurement une autre déviation dans les pays latins, celle-ci dans un sens antireligieux, mais c’est sur la « protestantisation » de la Maçonnerie anglo-saxonne qu’il convient d’insister en premier lieu. ».
    Jean-Théophile Desaguliers : pasteur presbytérien et physicien, élève de Newton, était un huguenot français exilé en Angleterre. Violemment antifrançais et anticatholique, il complota toute sa vie contre la France et y réalisa plusieurs voyages secrets, notamment à Bordeaux où il fut à l’origine de l’infiltration d’une loge opérative anglophile existante, qui fut le fer de lance de la Grande Loge de Londres (GLL) en France. Rappelons simplement que Bordeaux fut un des creusets où se forgea la Révolution française, ce qui explique encore que dans la première phase révolutionnaire ce furent les girondins, majoritairement francs-maçons « spéculatifs », qui dominèrent la situation.
    James Anderson : pasteur lui aussi, était avant tout un « voluptueux », au sens le plus baudelairien du terme, évoluant dans les milieux libertins et occultistes londoniens, et nous verrons que c’est grâce à ses relations avec l’un des plus grands débauchés du royaume, le duc Philippe de Wharton, qu’il va opérer la phase finale de sa subversion en 1723. Signalons la curieuse étymologie d’« Anderson » : « Ander » ou « Andros » qui signifie « mâle » ou « homme », et « son », « fils », ce qui donne « Fils de l’homme » qui prend le contrepied du « Fils de la Femme ».
    Rappelons qu’à l’époque où l’on inventa la légende de Jésus « Fils de l’homme », les anciennes coutumes gynécocratiques régnaient encore, et ceux qui étaient restés fidèles à l’ancienne Loi appelaient encore l’enfant du nom de sa Mère ; même à Rome, malgré les nouvelles lois, Mécène portait le nom de sa mère parce qu’il gardait les anciennes coutumes de l’Etrurie dont il était originaire. Avec « Anderson », on sent l’importance de donner une nouvelle impulsion au masculinisme contre lequel le mouvement des Cathares, les Troubadours, la Chevalerie et l’Ordre des Templiers avaient entamé la puissance.
    Dans son ouvrage « Initiation féminine et initiations de métier, Études Traditionnelles », René Guénon nous fait remarquer que dans la Franc-Maçonnerie moderne, nous trouvons l’existence d’une « Maçonnerie mixte », ou « Co-Masonry », comme elle est appelée dans les pays de langue anglaise, qui représente tout simplement une tentative de transporter, dans le domaine initiatique lui-même qui devrait encore plus que tout autre en être exempt, la conception « égalitaire », si chère au monde moderne, qui, se refusant à voir les différences de nature qui existent entre les êtres, en arrive à attribuer aux femmes un rôle proprement masculin »... et qui est d’ailleurs manifestement à la racine de tout le « féminisme » contemporain.
    NB : « Pour en revenir à Anderson, un journal, en annonçant sa mort en 1739, le qualifia de « très facétieux compagnon », ce qui peut se justifier par le rôle suspect qu’il joua dans le schisme spéculatif et par la façon frauduleuse dont il présenta sa rédaction des nouvelles Constitutions comme conforme aux documents « extraits des anciennes archives » ; A. E, Waite a écrit de lui qu’« il était surtout très apte à gâter tout ce qu’il touchait » ; mais sait-on que, à la suite de ces événements, certaines Loges opératives allèrent jusqu’à prendre la décision de n’admettre désormais aucune personne portant le nom d’Anderson ? Quand on songe que c’est là l’homme dont tant de Maçons actuels se plaisent à invoquer constamment l’autorité, le considérant presque comme le véritable fondateur de la Maçonnerie, ou prenant tout au moins pour d’authentiques landmarks tous les articles de ses Constitutions, on ne peut s’empêcher de trouver que cela n’est pas dépourvu d’une certaine ironie… » (R. Guénon, Études sur la Franc-Maçonnerie et le Compagnonnage, tome 2)
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    Étirév 27 novembre 2025 19:50

    Un « Plan » à Long Terme : Coincidence, Fake news, Conspiracy ?
    Il y avait, chez ceux qui entreprenaient de réaliser ce « Plan », un extraordinaire esprit de patience. Car la réussite de celui-ci ne saurait être accompli que grâce à de bien longues périodes d’années.
    Rappelons que l’UE (Union Européenne) est une organisation à vocation politique de nature supranationale, centrée sur les principes de la liberté du commerce et du libre-échange généralisé, regroupant les pays situés sur le territoire européen. Son origine remonte à la période d’après-guerre, au moment de la signature, en 1948, du traité fondateur (le traité de Bruxelles) de ce qui alors s’appelait l’Union Occidentale (UO). Cette superstructure correspond au versant civil et politique de la médaille dont le versant militaire est représenté par l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) créée en 1949. À cet égard, il importe de rappeler que l’OTAN, sous commandement américain officiel, est en réalité une « force » qui a été créée sous l’impulsion des globalistes anglais (« Fabian Society » en tête) sous la poussée d’une prétendue menace Soviétique.
    Le Plan : Dans une lettre datée du 15 août 1871, et connue depuis déjà pas mal de temps par de nombreux et « vilains » complotistes, l’écrivain maçonnique américain, Albert Pike, faisait part au révolutionnaire et patriote italien, Giuseppe Mazzini, d’un plan des « Illuminés de Bavière », ou « Illuminati », qui avaient en vue de conquérir le monde par trois guerres mondiales dans le but d’ériger un « Supergouvernement » mondial unique.
    Au sujet des « Illuminés de Bavière », précisons qu’il s’agit, d’après René Guénon, d’une organisation pseudo-initiatique qui, au XVIIIème siècle, chercha à s’emparer de la Maçonnerie « Opérative ». Profitons-en pour dire qu’il ne faut pas faire de confusion entre la Maçonnerie moderne (ou Maçonnerie anglo-saxonne) dite « spéculative », issue de la rédaction des Constitutions de la Grande Loge d’Angleterre publiées en 1723, et la Maçonnerie ancienne dite « Opérative » qui trouve son origine dans les « Mystères », c’est-à-dire dans un enseignement donné dans le secret pour continuer à expliquer les lois de la Nature. Aussi, c’est cette dernière, et non la « spéculative », qui a toujours été visée et/ou interdite par certains régimes totalitaires.
    D’après l’ouvrage intitulé « Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l’Histoire », cette correspondance d’août 1871 se trouve déposée dans les archives de « Temple House », le siège du Rite Écossais de Washington, mais elle est « off limits », c’est-à-dire de consultation interdite. Cependant, et d’après le même ouvrage, cette lettre d’Albert Pike fut exposée une fois à la British Muséum Library de Londres.
    Commençons par remplacer le terme « Illuminati », contenu dans cette correspondance, ou celui d’« Illuminés de Bavière » par ceux, un peu plus actuels de « Puissances d’argent » (« Mondialistes », « Oligarchie »), c’est-à-dire la grande criminalité au sommet de nos sociétés, et voyons.
    Première guerre mondiale : Elle devait être mise en scène pour que les « Illuminati » aient un contrôle direct sur la Russie des Tsars ; des divergences suscitées entre l’Empire Britannique et l’Empire Allemand, par des agents des « Illuminati », devaient être le « coup d’envoi » de cette guerre. Ainsi, en détruisant le régime Tsariste, les « Illuminati » permettraient l’avènement du communisme. En obtenant le contrôle d’un gigantesque territoire à l’Est, ils pourraient y tester à fond leurs théories totalitaires (qui allaient coûter des millions de vies humaines) afin d’en corriger les défauts.
    Avec WW1, les empires de type théocratique seront effacés, tandis qu’à l’Est, le Communisme, préfiguration d’un « supergouvernement » mondial, couronnera l’œuvre des « Illuminati ». WW1 donnera également naissance à la SDN (Société des Nations, « ancêtre » de l’ONU), étape provisoire vers une plus grande « intégration » mondiale.
    Les « Illuminati » souhaitaient utiliser la Russie comme la « bête noire » pour leur plan à l’échelle mondiale, c’est-à-dire comme un « outil » au service de la destruction d’autres gouvernements et de l’affaiblissement de la religion : la FAUCILLE, arme tranchante qui égalise, nivelle tout, provoque la mort ; le MARTEAU, devient ici l’objet des puissances d’« En-Bas », l’image du mal et de la force brutale, pour écraser toujours plus ; c’est aussi l’industrie ou la métallurgie qui rappelle les « génies infernaux » armés de marteaux, à l’époque où l’homme commence à travailler les métaux, et qui les faisaient servir à des arts abominables, à des crimes.
    Faisons remarquer que, peu après WW1, et malgré le terrible fardeau des réparations imposées à son encontre par le traité de Versailles (1919), l’Allemagne connaîtra une relance économique « incroyable ». Celle-ci a été rendue possible grâce à la « Haute Finance » et ses transferts massifs de capitaux cachés derrière les plans « Dawes » (1924) et « Young » (1928) ; des centaines de millions de dollars transférés dès 1924 en Allemagne constitueront la base sur laquelle le régime hitlérien construira toute sa machinerie de guerre (réarmement lourd, entraînement des troupes, etc.), ainsi que la création de trois grands cartels (largement profitables aux « investisseurs » dans le « IIIème Reich ») : celui de l’acier avec « Vereinigte Stahlwerke », celui de l’électricité avec « A.E.G. » et celui de la chimie avec « I.G. Farben » (Le siège d’IG Farben était établi à Francfort sur le campus Westend, un gigantesque quartier privé appartenant à la famille Rothschild depuis 1837 ; ce quartier privé qui ne sera jamais bombardé par les alliées durant WW2, contrairement au reste de la ville qui sera dévasté et sa population civile exterminée, deviendra ensuite le quartier général suprême des forces alliées européennes, ainsi que le siège des forces d’occupation américaines, notamment celui de la CIA, ce qui a conduit à son surnom « le Pentagone de l’Europe ». Bien que jamais bombardé lors de WW2, rappelons qu’IG Farben était tout de même censé avoir produit le « Zyklon B », le « gaz de la mort » des camps de concentration).
    Rappelons, enfin, que vers la fin des années 20, pour faire suite aux plans « Dawes » et « Young », et dans le but de faciliter le paiements des réparations pour mieux dévaliser l’Allemagne (conservant ainsi une situation instable et potentiellement explosive, dans laquelle l’Allemagne ferait office de détonateur), les banquiers internationaux créeront, en Suisse, une institution financière (amenée à avoir un « bel » avenir) dotée de la totalité des prérogatives diplomatiques d’un État (notamment en matière d’immunité de ses membres) et qui ne rendra de compte à personne : la Banque des Règlements Internationaux (B.R.I.). La B.R.I. deviendra, alors, la principale machine ouvrière de la Deuxième Guerre Mondiale.
    Précisons que la B.R.I. a été créée par une initiative, à la fois, de Norman Montagu (Gouverneur de la banque centrale d’Angleterre), John Foster Dulles (secrétaire d’État des États-Unis), J-P Morgan (banquier d’affaires) et de Haljmar Schacht (fonctionnaire subalterne auprès de l’autorité bancaire allemande créée par les alliés à l’issue de WW1 et qui devint ministre de l’Économie du IIIème Reich de 1934 à 1939). À toutes fins utiles, faisons remarquer que, malgré l’importance de sa fonction dans le régime Nazi, Haljmar Schacht fera partie des trois seuls accusés du Tribunal de Nuremberg qui seront acquittés, tous les autres seront condamnés à mort ou à la réclusion perpétuelle.
    Deuxième guerre mondiale : Elle aurait été créée de toutes pièces en manipulant les divergences d’opinions régnant, cette fois-ci, entre les nationalistes allemands et les sionistes politiquement engagés ; la destruction du nazisme aurait conduit à augmenter le pouvoir du sionisme politique et permettre l’établissement, en Palestine, d’un État souverain d’Israël, devenu depuis une source ininterrompue et grandissante d’hostilités dans la région, ainsi que l’éventuel détonateur d’un futur conflit mondial…
    Troisième guerre mondiale : Son plan serait basé sur les divergences d’opinions que les « Puissances d’argent » auraient créées entre les sionistes et les dirigeants du monde islamique…
    Une partie de cette Troisième Guerre consisterait également à confronter nihilistes et athées pour provoquer un bouleversement social qui verrait le jour après...
    De plus, une fois les grandes religions et l’athéisme réduits à néant, on présenterait à l’humanité survivante (très fortement réduite) et complètement désorientée, mais à la recherche d’un nouvel idéal, la…
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