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    Étirév 10 juin 2025 11:02

    Le véritable pouvoir auquel sont soumises les populations, maintenues dans la naïveté et l’inconscience, est économique : il appartient aux principaux détenteurs de capitaux de la planète, lesquels ont tant et si bien œuvrés depuis des centaines d’années qu’ils sont devenus propriétaires directs et/ou indirects de la majeure partie des actifs tangibles de ce monde. Ainsi, sous couvert d’anonymat capitalistique, quelques familles chapeautent tout l’édifice capitalistique mondiale.
    Un historien contemporain, Bruno Riondel, a retracé les activités politico-financières de la famille Roosevelt :
    Descendante d’un couple d’immigrés judéo-hollandais, Claes Maartenszen van Rosenvelt et son épouse Jannetje Samuels, c’est au XVIIème siècle que la famille Roosevelt vint s’intaller à la « Nouvelle-Amsterdam » (rebaptisée « New York » en 1664). En 1784, l’arrière-arrière-grand-père de F.D. Roosevelt, Isaac Roosevelt, s’associa avec Alexander Hamilton pour créer la première banque new-yorkaise, la Banque de New York (première banque centrale américaine et ancêtre de la « FED » ; elle était structurée comme la Banque d’Angleterre). Sur le plan politique, Hamilton, homme des puissances financières, partisan de la création d’une Banque centrale américaine à la fin du XVIIIème siècle, s’opposait en cela à Thomas Jefferson (futur Président des États-Unis) qui en refusait l’idée : « Je pense, avertissait-il dès 1802, que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquise ». En 1786, Isaac Roosevelt devint président de la Banque de New York et, en 1789, Hamilton devint secrétaire d’État au Trésor. En 1930, un membre de la famille Roosevelt siégeait encore au conseil d’administration de la Banque de New York, W. Emlen Roosevelt. Il y côtoyait Cleveland Dodge qui avait été l’un des artisans de l’ascension de Woodrow Wilson à la présidence des États-Unis, en 1912. Au milieu du XIXème siècle, un autre membre de la famille Roosevelt, James Roosevelt, fut un élu du Corps législatif de l’État de New York. Selon ses biographes, il aurait été un agent de liaison entre le parti démocrate et Wall Street, transmettant les directives de la Bourse aux politiciens qui en recevaient des financements, notamment de la Banque de New York, en partie propriété des Roosevelt. Théodore Roosevelt, président des États-Unis, au cours de la première décennie du XXème siècle, monta, avec l’aide de Wall Street, en 1912, un tiers parti chargé de nuire à la réélection du président Taft et de contribuer au succès de Woodrow Wilson qui fut l’homme de main des promoteurs de la Federal Reserve. Plus curieusement, un autre parent de Franklin D. Roosevelt, Clinton Roosevelt, descendant du fondateur de la Banque de New York, fut l’auteur, en 1841, d’un manifeste de nature socialiste intitulé « The Science of Government founded on Natural Law », dans lequel il imaginait la création d’un pouvoir totalitaire placé aux mains d’une élite qui serait chargée de mettre au point une législation permettant un contrôle étroit des masses.
    La famille Roosevelt est un bon exemple de ces familles liées à l’oligarchie mondialisée et qui agissent à l’interface des domaines financiers et politiques.
    Le véritable pouvoir aujourd’hui n’est donc pas à rechercher dans l’apparence des arcanes politiques, il se cache derrière l’anonymat des capitaux et dans les paradis fiscaux.
    Depuis le XVIIIème siècle, les principaux banquiers sont étroitement interconnectés entre eux et ont des intérêts communs et liés. Les activités de ces banquiers sont structurellement internationales, leurs intérêts pouvant être qualifiés d’apatrides, ou plus exactement de supranationaux, en ce sens qu’ils n’ont aucun rapport avec un quelconque « intérêt national » au sens culturel et géographique du terme « national ».
    Aussi, dans la plupart des pays du monde, l’État actuel est « l’État profond », c’est-à-dire une réelle ploutocratie, apatride et supranationale, cachée derrière une démocratie, véritable coquille vide. Cette étape, qui a souvent pris le chemin indirect et sournois du contrôle bancaire, utilise, parfois, lorsque c’est nécessaire, des méthodes plus musclées. La stratégie de la tension, les opérations ou attentats « sous faux drapeau », et la récente création et prolifération d’armées de proxy, formées de mercenaires, sont certaines des manifestations modernes de force employées par les « puissances d’argent » pour faire disparaître les États indépendants.
    Rappelons que dans le contexte d’un rapport de force et de puissance, la présence d’États au sens politique du terme, c’est-à-dire d’États souverains, sont, par construction, les pires ennemis des « puissances d’argent ». C’est ainsi que la prise du contrôle étatique par l’oligarchie n’a, historiquement, fait l’économie d’aucun coup d’État, permanent ou non.
    Ainsi, depuis le XVIIIème siècle, toutes les révolutions de couleur, de fleur ou autre nom jovial, sont une émanation de cette première tactique, consistant, pour les oligarchies (locales ou coalisées), à s’emparer des institutions étatiques des différents pays du monde. La seconde étape consistant en la collaboration des élites économiques des différents pays.
    Il est intéressant de remarquer qu’au cours de toutes ces révolutions « spontanées », les « rebelles » n’attaquent jamais les banquiers, leurs domaines ou leurs banques.
    NB : Joseph A. Schumpeter, qui a enseigné à David Rockefeller à Harvard, écrit (Capitalism, Socialism and Democracy) : « Les vrais stimulateurs du socialisme n’étaient pas les intellectuels ou les agitateurs qui l’ont prêché, mais les Vanderbilt, les Carnegie et les Rockefeller ».
    Dipe Stête



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    Étirév 10 juin 2025 07:05

    Aucune question ne présente un aussi grand intérêt que l’étude comparée de la psychologie de l’homme et de la femme. C’est dans cette étude que l’on trouve l’origine de la discorde ou des malentendus qui règnent trop souvent entre les deux sexes et gâtent l’existence.
    L’homme ne connait pas la femme dans sa physiologie et dans sa psychologie, c’est pourquoi, souvent, il la blesse sans le savoir et sans le vouloir ; la femme ignore également la nature intime de l’homme et la conduite qu’elle tient à son égard, croyant bien faire, est souvent la cause réelle de tous les maux dont ils souffrent l’un et l’autre. Il est donc de la plus grande utilité de faire connaître à tous les bases scientifiques de la « Loi des sexes », et de répandre le plus de lumière possible sur cette question qui est appelée à servir de base à la vraie morale.
    NB : Les conditions climatériques des pays divers, créent des différences ethniques, c’est-à-dire physiologiques, psychiques et, par conséquent mentales des peuples.
    Mais quel que soit le degré de leur intelligence, de leurs vertus ou de leurs vices, quelle que soit la prospérité ou la pauvreté de leur commerce, une chose les domine tous : la Loi des sexes, qui fait que partout, sous toutes les latitudes, dans les coins les plus reculés de la Terre, on trouve les deux sexes représentés et toujours suivant l’inflexible loi de leur polarité inverse.
    Donc, toutes les différences des peuples s’effacent devant cette loi générale qui les gouverne tous : Un Être de raison et de bonté vit près de l’homme pour tempérer ses passions, pour empêcher ses mauvaises impulsions, pour prévenir ou réparer ses désordres, pour lui ouvrir la voie d’un idéal que seul, cet Être peut lui donner. Sans ce concours avoué (ou inavoué) de la Femme, l’existence de l’homme est incomplète, incohérente, dangereuse même.
    Rétablissons l’harmonie sociale du monde en la basant sur la science éternelle et universelle, celle qui reconnaît et fait reconnaître par tous l’immuable « Loi des Sexes ». Cette loi porte en elle toutes les solutions sociales.
    Quand les chefs d’État comme les derniers des citoyens auront reconnu cette « Loi », quand ils comprendront les aspirations psychiques et spirituelles de tous les peuples, ils s’uniront dans une fraternité consciente pour conduire le monde nouveau à son but grandiose : L’HARMONIE UNIVERSELLE.
    L’homme a unifié le monde par son industrie qui ne connaît pas de frontière, son commerce est international, sa puissance économique est mondiale, il a créé des moyens de transport, des moyens de communication sans fil qui fait courir la pensée à travers l’espace avec la vélocité de l’éclair… Et malgré toutes ces merveilles, le désordre subsiste, les divers peuples se déchirent, la haine les divise et quand les hommes se concertent entre eux, ce n’est pas pour faire le bien, c’est pour faire le mal, pour se donner mutuellement la mort ou créer des entraves à la liberté des autres.
    Il faut changer tout cela et se mettre sur un terrain nouveau pour réaliser un accord solide entre les divers peuples, pour se concerter, en vue du Bien général sur les bases d’une vérité démontrée : la différence psychique des sexes.
    La Nature a fait deux grandes divisions dans l’Humanité : les sexes qu’elle a créés différents, leur donnant à chacun des facultés spéciales. Chaque sexe doit avoir, dans la société, le rôle que ses facultés lui assignent.
    Pour le connaître et l’accepter, les hommes et les femmes ont le devoir d’étudier « La loi des sexes ».



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    Étirév 6 juin 2025 07:57

    L’erreur du « Darwinisme »
    Toutes les questions qui agitent l’esprit humain depuis longtemps, se heurtent à des mystères qu’aucune science jusqu’ici n’avait pu expliquer : c’est que l’ordre dans les opérations intellectuelles est ce qui manque le plus. On constate des faits, mais on ne sait pas les classer. C’est ce classement qui est la science suprême, la Mathèse qui, seule, donne des résultats certains. C’est en remontant aux origines qu’on comprend les phénomènes actuels et leur devenir.
    Or, qu’a été à l’origine l’homme qui pense ?
    Il a été l’Homme-enfant.
    Mais qu’est-ce que l’Homme-enfant ?
    Est-ce le primate ou le sauvage, que le darwinisme (et même le néodarwinisme) met avant l’homme qu’on appelle civilisé ?
    Oh ! que non. Ceux qui mettent la brutalité finale au début sont des imposteurs qui renversent l’histoire ; en vertu de leur perversion cérébrale, ils voient le monde s’enfuir devant eux pendant qu’ils s’enfoncent dans le gouffre de la dégénérescence, ils voient la succession des faits dans un ordre renversé, font de l’enfant que la sexualité n’a pas encore entamé, l’image des vices longtemps satisfaits, des passions devenues triomphantes dans la bestialité, et de cette fin de l’humanité usée ils font un commencement ! Ils placent l’homme dégénéré, avec sa force de brute, dans le chétif et faible petit, et de là ils montent vers l’être perfectionné qu’ils personnifient en eux.
    Orgueilleux insensés ! vous faites ainsi marcher l’humanité de la vieillesse à l’enfance, du mal au bien, alors que c’est l’inverse que la vie réelle nous montre ! Est-ce une ruse ? Voulez-vous ainsi cacher la période de paix que vous êtes venus troubler, ou bien est-ce que votre cerveau ne peut plus voir droit ?
    Les premiers hommes qui resplendissaient de la pureté morale de l’Enfant, de sa naïveté, de sa droiture, de son exquise sensibilité, ne sont pas plus les fils des singes qu’ils ne sont le vieil Adam des théologiens fait de toutes pièces par un Dieu inconnu.
    Ces deux chemins inverses qui ont été suivis pour nous expliquer les origines, nous révèlent deux faiblesses humaines.
    Si la tradition telle qu’on nous la présente est inadmissible, c’est parce que les Écritures dans lesquelles elle est déposée ont été altérées, leur signification primitive n’y peut plus être aperçue.
    Si ces récits nous étaient parvenus dans leur forme initiale, nous y retrouverions des idées vraies, une science grandiose. Ce qui le prouve, c’est qu’à travers les interpolations et les altérations, nous apercevons encore les lueurs de la grande et simple vérité.
    La cause qui a poussé l’homme à altérer les Ecritures et à fausser l’Histoire est sa grande honte, c’est le mensonge formidable, roulé à travers les générations, et qui est le fait capital de l’évolution sociale de l’Humanité.
    Il est rappelé et dévoilé intégralement dans ce LIEN.
    La seconde faiblesse humaine est celle qui a engendré l’erreur moderne.
    L’homme veut paraître en progrès. M. Cari Vogt n’a-t-il pas dit un jour : « J’aime mieux venir d’un singe que d’un Abel dégénéré ».
    Là est la cause réelle de cette doctrine absurde, elle donne à l’homme orgueilleux l’illusion du progrès et lui cache une déchéance que son orgueil même dénonce.
    Le darwinisme est né de cette hypocrisie. Si l’humanité a marché en progressant, comment expliquez-vous ces héros hindous, égyptiens, chaldéens, phéniciens et phrygiens, aryens et chinois, qui sont au seuil de l’histoire et nous représentent la jeunesse phylogénique de l’homme ? Ce sont eux qui fondent les grandes civilisations que vous ne comprenez plus, les grandes institutions sociales que vous n’avez pas su dépasser, que vous parodiez encore, en les amoindrissant, que vous avez mesquinisées, en les réduisant à votre petite taille, eux qui, dans l’ordre industriel, inventèrent tout ce dont vous bénéficiez.
    Et ce sont ces grands ancêtres de l’homme que notre intelligente jeunesse reproduit par atavisme, que vous rapprochez des anthropoïdes, tandis que vous mettez au sommet l’homme moderne plus avancé dans l’évolution, en même temps que l’homme plus âgé, celui dont la conscience ne parle plus, celui dont l’envie insulte ou méprise les grandeurs qui le gênent, dont le verbe est une audacieuse négation de tout ce qui est vrai, le moderne enfin pour qui le vol et le meurtre sont des jeux.

    NB : Rappelons que l’élément sanguin, générateur des muscles et de la force musculaire, n’est pas donné, par l’homme, à la génération ; c’est une réserve qu’il garde pour l’édification de son propre corps, contrairement à la femme chez qui l’élément sanguin est donné à la génération (dans les menstrues et dans l’ovulation), tandis que l’élément sensitif, qui est « le principe de vie », qui n’y participe pas, contrairement à l’homme, et qui entretient les fonctions intellectuelles, constitue une réserve individuelle.
    Aussi, l’homme est poussé par le besoin qu’il ressent d’éliminer l’élément sensitif, à s’enfoncer dans une voie décroissante qui lui donne des caractères physiques qui le rapprochent de l’animal, de l’Anthropoïde (la « bête humaine »). C’est pourquoi il affirme que le singe est son ancêtre, pour justifier cette ressemblance.
    Nos véritable Origines, nos Racines notre Arbre Généalogique



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    Étirév 5 juin 2025 11:11

    « Etes-vous prêt pour la guerre ? »
    La GRANDE ou la petite ?
    Il est à noter que dans la conception islamique de la « guerre sainte » (jihad) nous trouvons l’application sociale et extérieure qui n’est que secondaire, et qui constitue la « petite guerre sainte » (jihad seghir), tandis que la « grande guerre sainte » (jihad kebir) est d’ordre purement intérieur et spirituel ; c’est la lutte de l’homme contre les ennemis qu’il porte en lui-même, c’est-à-dire contre tous les éléments qui, en lui, sont contraires à l’ordre et à l’unité. Il ne s’agit pas, d’ailleurs, d’anéantir ces éléments, qui, comme tout ce qui existe, ont aussi leur raison d’être et leur place dans l’ensemble ; il s’agit plutôt de les « transformer » en les ramenant à l’unité, en les y résorbant en quelque sorte. L’homme doit tendre avant tout et constamment à réaliser l’unité en lui même, dans tout ce qui le constitue, selon toutes les modalités de sa manifestation humaine : unité de la pensée, unité de l’action, et aussi, ce qui est peut-être le plus difficile, unité entre la pensée et l’action. (R. Guénon, Le symbolisme de la Croix, p.39)
    Notons que le mot « guérison » a la même racine que le mot « guerre », car la guérison peut s’entendre, d’une part, comme la lutte et la victoire sur le désordre corporel qu’est la maladie, et, d’autre part, comme la lutte et la victoire sur les tendances désordonnées et inférieures que l’homme porte en lui-même.
    « Les guerres extérieures ne sont que des projections et des extensions de ces guerres intérieures » nous dit Vimala Thakar (L’énergie du silence).
    Seul le combat « Intérieure » compte et construit.
    C’est pourquoi Georges Bernanos disait qu’on ne peut rien comprendre à la modernité, si l’on ne comprend pas qu’elle est un vaste complot contre « l’Intériorité ».
    Blog



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    Étirév 4 juin 2025 14:11

    « BOUDDHA vs SOCRATE »
    Autrement dit, PESTE vs CHOLÉRA. Explication :
    Après, un siècle de débauche comme celui qui vit naître les cultes phalliques (siècle « Dionysien »), il devait forcément se produire un siècle de désordre mental. C’est surtout dans les questions morales que le chaos se fit.
    « On vit bientôt apparaître, dit René Guénon, quelque chose dont on n’avait encore eu aucun exemple et qui devait, par la suite, exercer une influence néfaste sur tout le monde occidental : nous voulons parler de ce mode spécial de pensée qui prit et garda le nom de « philosophie ». ».
    Les sophistes grecs, moitié rhéteurs, moitié philosophes, cherchaient des arguments captieux pour prouver leurs erreurs.
    La philosophie, créée à l’Ecole Pythagoricienne, fut reprise et imitée par les Ecoles masculines et subit la transformation qui se produit toujours quand l’idée passe d’un sexe à l’autre. La Femme-Déesse avait créé la Sagesse. Elle était l’éternelle Sophia et son verbe s’appelait « sophisme ». L’homme vint, voulut aussi parler, et du sophisme fit le paradoxe, l’argutie, restée au fond de toutes les casuistiques. C’est cette dernière signification qui est restée attachée au mot sophisme.
    Tels étaient les représentants accrédités de la science et de la philosophie qui, appliquant leur talent de la parole à l’enseignement lucratif des sciences et des systèmes philosophiques, se donnaient à eux-mêmes et recevaient de l’admiration universelle le nom de Sages ou de Sophistes. Ces maîtres habiles étaient, d’ailleurs, plus occupés d’accroître leur gloire et leur fortune que leur savoir et leur sagesse. D’où les deux significations du mot « spéculation » : philosophie et affaire.
    Les religions masculinistes font remonter à Socrate les dogmes sur lesquels elles s’appuient : la déification de l’homme et la déchéance de la femme.
    Socrate est né en 469 ou 470. Son père, Sophronisque, était sculpteur (Remarquons que le fils ne porte pas encore le nom de son père) ; Socrate était de basse extraction par son père, mais de caste plus élevée par sa mère. Le Dictionnaire de Descubes définit ainsi ce personnage : « Socrate, déclaré le plus sage des hommes par l’oracle d’Apollon, aimait Alcibiade et Archélaüs ; il avait 2 femmes et vivait avec toutes les courtisanes. ». C’est donc par ironie qu’on l’appela le « sage » Socrate.
    C’est Socrate qui, le premier, en effet, prêcha la licence de l’homme, en même temps que la révolte contre la Divinité de la Femme. Socrate a ainsi droit à la reconnaissance de ceux qui affectionnent la forme religieuse d’un Dieu mâle, unique et surnaturel, qui règne depuis plus de 2000 ans.
    Soulignons au passage que la croix n’est devenue le signe du Christianisme qu’au VIIème siècle de notre ère, lors du Concile de Constantinople qui eut lieu de 680 à 684. Jusque-là, la religion nouvelle, c’est-à-dire le second Christianisme (le faux), celui qui triompha sous Constantin au Concile de Nicée (en 325), et qui s’édifia sur les ruines du premier (le vrai), avait pour insigne trois phallus enlacés (représentant la Trinité catholique). Le culte du « Saint Graal », « Vase sacré » des Mystères, et le « Secret de Bismillah », semblent une réaction contre ces trois phallus.
    À son époque, Socrate fut traité de blasphémateur (« Blasphème » vient de « phèma », parole, et « blapto », nuire et signifie « atteinte à la réputation ») contre les Déesses, qu’il appelait des « dieux secondaires ».
    Si les historiens ont fait une si grande réputation à Socrate (qui n’a pas laissé d’écrits), ce fut pour faire une sorte de réaction contre les grandes femmes de l’époque, les Aspasie, les Thaïs, les Phryné, qui le combattaient et qui occupaient l’attention publique bien plus que les hommes. Ce sont ces historiens qui ont cherché, plus tard, à les avilir, qui ont glorifié Socrate.
    Les leçons données par Socrate, écoutées avec avidité par les hommes, les flattaient dans leurs mauvais instincts. Chacun d’eux, après l’avoir entendu, se croyait dieu lui-même. Sa parole les enivrait de cet orgueil masculin qui perd l’homme.
    Accusé de détruire la Religion et de corrompre la jeunesse (les mœurs homosexuelles qu’il affichait, sans aucune pudeur, étaient un scandale public - voir son discours au Banquet de Platon), accusé aussi d’impiété envers les Déesses qu’il tournait en ridicule, il fut condamné à boire la ciguë.
    C’est parce qu’il a été condamné à mort sur une accusation d’impiété et d’immoralité que ce corrupteur de la jeunesse et premier fondateur de la fausse morale qui devait se perpétuer par les religions masculinistes, est devenu le père de la philosophie dans toute l’Europe et la source de toute spéculation depuis 23 siècles.
    Comment expliquer ce fait, si ce n’est par cet instinct d’opposition qui est dans l’esprit de l’homme et lui fait admirer ce que la raison saine de la Femme condamne ?
    La lutte commencée par Socrate va continuer. Platon est son élève.
    NB : Au milieu des luttes philosophiques, un mouvement social se produisit en Inde, qui ne fut d’abord qu’une révolte contre le pouvoir Brahmanique (Brahmane = Prêtre) et contre la division sociale établie par les prêtres à leur profit. C’est l’origine du Bouddhisme. Rappelons que c’est de 850 à 800 que l’on peut dater l’origine du sacerdoce brahmanique aux Indes. Après deux siècles, il devint une institution politique dans laquelle la religion fut introduite comme partie intégrante, parce que sous le premier régime théocratique la religion dirigeait le monde. Mais l’homme changea cette cause primordiale en y introduisant un élément politique qui répond à ses facultés masculines.
    Ceux qui furent les premiers auteurs de ce mouvement contre le pouvoir Brahmanique appartenaient aux castes inférieures et, comme tels, mettaient dans leur révolte plus de passion, plus de violence que n’en avaient mis les Brahmanes, dont l’usurpation avait plutôt été basée sur la ruse, les raisonnements faux. Ce furent, pour l’Inde, des temps troublés tout à fait comparables à ceux de la décadence romaine. Ils se produisirent du reste à l’époque où la décadence commençait partout.
    Le Bouddhisme n’a rien inventé, il s’est contenté de prendre la doctrine Védique et de la dénaturer. Le Bouddhisme est caractérisé par sa négation de « Dêva », et cela parce que Dêva, c’est la femme. Or la religion, c’est le lien moral qui unit l’homme à la femme. C’est pour cela que le Bouddhisme n’a pas la prétention d’être une religion, mais seulement une philosophie. A peine né, le Bouddhisme se divisa en deux Églises : celle du Nord et celle du Sud. L’Eglise bouddhique du Sud garda le système fédéraliste des Métropolitains. En Asie il fut représenté par les Grands-Prêtres, indépendants les uns des autres. L’Eglise bouddhique du Nord fut gouvernée monarchiquement. Elle avait un pape absolu, chef unique et infaillible : le Dalaï-Lama.
    L’histoire de la littérature sacrée du Bouddhisme est un chapitre de l’histoire de l’évolution mentale du Prêtre. Parti de ce commencement d’aberration qui caractérise le mauvais sentiment qu’on appelle la Misogynie, ce ne fut, d’abord, qu’une expression de révolte, une manifestation d’orgueil, c’est-à-dire un renversement des sexes et, de là, un renversement de la morale.
    Quoi qu’il en soit, dans toutes les religions se retrouve la prétention de faire mieux que les femmes, d’être plus vrais, plus savants, plus légitimes, et tout cela appuyé sur le despotisme qui impose la foi, cette autre caricature de l’adhésion que la femme demandait à la vérité qu’elle enseignait, mais sans l’imposer. Aucun régime féministe n’a créé une inquisition.
    C’est dans les religions les plus antiféministes que le sacerdoce masculin s’est constitué de la façon la plus solide. C’est le système de défense des hommes.
    SOCRATE
    vs
    BOUDDHA

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