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« Français divisés, pardonnez-vous de toute votre âme ! » (Derniers mots de Jehanne d’Arc marchant au supplice)
Rappelons que, comme la somme de savoir que chacun possède est très variable, le surnaturel ne commence pas, pour tout le monde, au même point.
Par exemple, Tel fait, très bien connu et très bien expliqué aujourd’hui par la physique et la chimie, fait encore partie du domaine du surnaturel dans les pays où ces sciences n’ont pas pénétré, ou même, autour de nous, dans les classes de la société où la science n’a pas encore été « révélée ».
Le domaine du surnaturel se rétrécit en raison de l’élargissement du champ de nos connaissances.
Le surnaturel est une conception moderne qui caractérise une ère de décadence intellectuelle et d’ignorance que le genre humain a traversée mais dont nous sommes à la veille de sortir.
NB : « Par ses qualités les plus séduisantes comme par quelques-uns de ses plus dangereux défauts, la France est essentiellement FEMME. Cet éternel féminin, dont parle Goethe et qui fait le fond de notre génie, nous l’admirons élevé à sa plus haute puissance et sous sa forme la plus parfaite dans Jeanne d’Arc. » (Siméon Luce, archiviste et historien français)
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Pour s’élever à la Vérité, il faut d’abord être Libre.
L’êtes-Vous ?
NB : « L’homme démocratique se juge libre aussitôt qu’il n’est plus astreint à quelque autre contrainte que celles qui l’obligent à survivre. En échange de cette absence de contrainte, qui autorise quiconque le peut et s’y plaît à vivre sa vie de façon larvaire, l’homme démocratique consent à se soumettre à une suite presque infinie d’interdits et de limitations qui feront peu à peu de sa vie quotidienne une parodie d’existence d’une morosité et d’une grisaille telles que la mort elle-même pourra lui sembler préférable.
« Le moderne est à tel point confit en la dévotion de son esclavage que toute véritable liberté lui paraît impie et menaçante. Être libre, pour l’homme de la Tradition, est un art alors que pour l’homme moderne « être libre » est, au mieux, un « droit » dont il se satisfait en ne l’exerçant jamais. Ainsi les modernes peuples d’esclaves passent à travers les vestiges des grandeurs et des libertés anciennes avec une haine et un dédain qui sont l’avers de leur invraisemblable prétention. La morgue du moderne « égalitaire », son indifférence à l’endroit de toute recherche et défense de l’équité sont à proportion du pouvoir qui ne cessa de croître et contre lequel, bientôt, toute résistance politique sera vaine. Le Règne de la Quantité, pour s’être subdivisé en idéologies rivales n’en obéit pas moins à son fondamental labeur d’uniformisation et de massification. C’est bien l’une des ruses les plus simples et les plus opératives du Diable que d’avoir subdivisé son règne de telle sorte que les abominations et les malignités de telle idéologie n’ont d’autre effet que de nous précipiter dans une autre. Ainsi le Diable se plaît à nous faire tourner en rond, comme des animaux attachés, absurdement persuadés d’être libres alors que nous cheminons dans la sinistre circonférence qu’il nous assigne. » (L.-O. d’Algange)
La Solitude ou le goût irrésistible de la Liberté
Encore deux ou trois choses à découvrir à propos de la Chine…
Trois doctrines morales règnent en Chine :
Celle de Confucius, adoptée par les gens instruits, les masses intellectuelles.
Celle de Lao-Tseu, suivie par la bourgeoisie moins instruite, mais plus attachée aux traditions. Elle représente l’idéalisme, le spiritualisme philosophique.
Et celle, de Fo, forme du Bouddhisme qui est suivie par les multitudes ignorantes. C’est un culte grossier comparable au Catholicisme.
Une science très ancienne a précédé en Chine ces 3 doctrines.
Confucius, que l’on croit, à tort, un auteur, ne fit que mettre dans un ordre nouveau les anciens documents de l’histoire primitive de la Chine, qui remontaient à plus de quinze siècles avant lui, et il vivait au VIème siècle avant notre ère ; la preuve, c’est qu’on parle du mari et de la femme et que le mariage n’existait nulle part dans les temps primitifs.
Dans la rédaction masculine de Confucius, on sent régner la préoccupation d’effacer le plus possible le rôle de la femme, surtout celui de la mère.
Adoptant les idées d’Hermès, il trouvait aussi que « la femme est devant l’homme comme le cheval est devant la voiture », c’est-à-dire pour le servir.
Rappelons que le mot « Hermès » (prêtre) désigne le terme générique de la fonction nouvelle que l’homme prendra lorsqu’il renversera la religion primitive en Egypte.
Partout on voit les noms masculins substitués aux noms féminins, le père à la mère dans la famille, et on insiste avec force sur le respect du fils pour le père. On sent que l’idée d’affirmer la paternité domine là, comme nous la verrons dominer dans tous les pays, à la même époque. C’est le droit paternel imposé et dont on fait déjà, alors, la base du régime social, sentant bien que c’est ainsi que l’on arrivera le plus sûrement au règne de l’homme.
Les Livres réformés par Confucius n’eurent pas une longue existence. Au 3ème siècle avant notre ère, la Chine vit surgir un de ces hommes audacieux et énergiques, tels les César et les Napoléon, qui, tout d’un coup, s’imposent au pays, en l’agrandissant.
Thsin-Chi-Hoang-ti fut ce brutal fondateur de l’unité chinoise.
Il prit le titre de « 1er souverain absolu de la dynastie des Thsin ». C’est à partir de cette époque que les souverains de la Chine portent le titre d’Empereur, Ti. Jusque-là ils étaient appelés chefs (Héou) ou rois (Wang ou Ouang).
C’est le nom du primitif petit Etat de Thsin qui resta au pays : Thsina (Chine).
Ce règne de l’homme a valu à la Chine, comme à tant d’autres nations, une suite de troubles et de révolutions, qui venaient de ce que les empereurs ont toujours abusé du pouvoir et n’ont jamais considéré la puissance suprême dont ils s’étaient investis que comme un moyen de se livrer à toutes leurs « passions ».
La Chine antique
Il y a des pays qui sont des terres d’histoire. Tout l’intérêt qu’elles ont pour nous vient des événements dont elles ont été le théâtre. On ressent une vive émotion à la vue du cadre, témoin impassible, dans lequel un grand fait s’est accompli. En présence du ciel qui n’a pas changé, de la nature immuable, des pierres témoins muets des âges de l’humanité, on pense au résultat des choses accomplies.
En Judée, on a cherché la trace de Jésus, on a essayé de ressaisir le souvenir ambiant que laisse une grande personnalité dans l’atmosphère où elle a vécu… On n’y a trouvé que l’ombre de David, la place de son palais, la porte de fer qui porte son nom : « NABI-DAUD ». Rien n’y atteste le passage du Galiléen, dont on a fait l’histoire avec la légende de la grande Reine.
Et, en face de ce paysage, cette terre est celle sur laquelle elle a posé son pied divin ; c’est ici qu’elle a aimé les hommes qui l’ont tant fait souffrir ; les roses qui poussent dans ces jardins sont les rejetons des rosiers qu’elle a connus. Tous les Orientaux appellent Jérusalem la sainte et noble ville.
Précisons que le nom de « David », dont on a fait un « Roi », est la traduction du nom hébreu « Daud », nom féminin qui était celui de la dernière souveraine, Reine et Mère de Salomon, qui fut martyrisée à Jérusalem après y avoir régné 33 ans.
Le vrai motif de la Croisade ne fut pas du tout, comme le dit l’Église, la délivrance du Saint Sépulcre, mais l’idée de défendre le sanctuaire profané de Marie.
C’est pourquoi on l’appelle la Déesse des Croisés, on lui adresse des chants d’amour et d’espérance.
Le cri de guerre des chevaliers était : « En avant pour Dieu et Madame sainte Marie ».
Lorsque Godefroy de Bouillon eut été proclamé roi de Jérusalem, Tancrède, dont le Tasse a chanté les hauts faits, fut nommé gouverneur de la Galilée. Ce prince fit de somptueuses offrandes à l’église de Nazareth, consacrée à Notre-Dame de Jérusalem.
Donc, le but des Croisades fut complexe. Pendant que les sincères allaient protester contre la profanation du régime des Déesses, les prêtres de Jésus y allaient pour affirmer leur dieu et rechercher sa croix, qui n’avait jamais existé.
Pierre Loti, qui a visité la Palestine, y a cherché le fantôme de Jésus, mais il avoue qu’après avoir forcé sa pensée par autosuggestion, après s’être efforcé de se remettre en présence des souvenirs du dieu chrétien, il n’a pas vu apparaître l’émotion que donnent les réalités, il est resté insensible et froid, et, s’en rendant compte, il s’en excuse au début de son livre sur la Palestine.
Palestine. Ah ! s’il avait connu l’histoire de David, comme tout son être aurait tressailli dans ces lieux saints, quelle grande émotion vraiment religieuse il aurait ressentie ! S’il n’a pas « trompé » Jésus en Galilée et à Jérusalem, c’est parce que, bien réellement, jamais il n’y a été, aucun souvenir atavique n’en a conservé le souvenir vivant… Et l’un des critiques qui analysaient son livre disait dans le Journal des Débats :
« Il a préféré être loyal, il n’a pas cherché à nous en imposer. Nous sommes prévenus. Les efforts que le voyageur a faits pour « se mettre au ton » ont été vains. Il a parcouru le pays sans en rien apercevoir que l’aspect extérieur. La Galilée qu’il nous peint est une Galilée sans Christ. »
NB : Pierre l’Ermite organisa la première Croisade, à laquelle prit part Godefroy de Bouillon.
Pierre l’Ermite ne parvint pas en Palestine. Il mourut avant d’y arriver, le 17 juillet 1095. Il était né dans le diocèse d’Amiens ; il avait guerroyé en Flandre.
Godefroy de Bouillon fut plus heureux, il arriva jusqu’à Jérusalem et s’en empara le 15 juillet 1099, et y fonda un royaume passager.
Pourquoi ne déclara-t-il pas Jérusalem la capitale du monde chrétien, la ville sainte, la ville sacrée ? Parce qu’à Jérusalem il ne trouva pas l’ombre de Jésus, il trouva le souvenir de la Reine Daud, la tradition féministe toujours vivante.
On était mal à l’aise, dans cette ville où s’était déroulée la dramatique histoire de Daud (David), et où avaient régné les filles de Sion.
Rappelons que Daud, dont on a changé le sexe, est devenue le roi David.
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Nous serions tentés de dire que ce sont là des imaginations, d’incroyables miracles. Mais en fait, c’est très simple. Il n’y a pas de miracles, il y a une vaste harmonie qui gouverne le monde avec une précision et une délicatesse aussi grande dans la rencontre des atomes et le cycle des floraisons et le retour des oiseaux migrateurs, que dans la rencontre des hommes et l’éclosion des évènements à cette croisée du temps.
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