Marcel Gauchet essaye ici clairement de remettre en cohérence les poncifs académiques (révolution française = autonomie du peuple) avec la réalité.
Sauf que c’est impossible, puisque toutes ces assertions sont des ...idéologies fumeuses
D’abord, le libéralisme est fondé sur la loi du marché. Le marxisme se fonde sur une loi de l’histoire.
En vérité, l’autonomie absolue est impossible. Déjà, il y a les lois physiques qui s’imposent aux hommes. Ensuite, toute société repose toujours sur un certain nombre de principes pour régler la vie en commun. Ceci fait que les peuples seront toujours sujet à une irréductible d’hétéronomie. Cela ne signifie pas qu’aucun choix ne puisse jamais exister. Cela signifie qu’il y aura toujours des obligations à respecter.
La première de ces obligations étant dictée par la survie.
De fait la révolution, en abolissant l’hétéronomie catholique, en installa une nouvelle : l’hétéronomie de la loi du marché : tout par le fric, rien que pour le fric.
Il n’y a donc pas eu progrès vers une autonomie, mais changement d’hétéronomie : de celles de droit divin, fondé sur l’Étre, vers celles des ploutocrates, fondée sur l’Avoir.
Hétéronomie, autonomie sont ici de pures catégories (idéales). Mais on ne peut pas dire qu’il fut un temps où les sociétés étaient totalement hétéronomes, puis que celles-ci devinrent totalement autonome.
Au moyen-âge, on ne compte pas le nombre de communautés qui se sont données leurs propres lois. Chaque corps de métier, dans chaque lieu, avait ses propres règles. Chaque seigneur, évêque, comte, baron, duc pouvait édicter ses propres lois..
C’est précisément sous l’argument d’en finir avec cette complexité que la révolution libérale en a aboli la plupart.
En vérité, le libéralisme a plutôt été facteur d’anomie.à l’époque..
Enfin, l’autonomie que la société prétendrait avoir ne peut évidemment pas s’affranchir des lois physiques. Marx lui-même, prétendait avoir trouvé des lois de l’histoire. De nos jours, la société fonctionne selon la loi de Mammon.
Donc aucune société ne peut acquérir une véritable autonomie.
@Gollum Plus précisément, le christianisme distingue deux réalités, de deux ordres differents. - la réalité spirituelle, au ciel. - la réalité matérielle, ici-bas.
L’idéologie manifeste une confusion entre la réalité matérielle et la réalité spirituelle. Soit que l’on traite des choses matérielles comme des entités spirituelles (idolâtrie). Soit que l’on traite des choses de l’esprit commes des entités matérielles (matérialisme athée)
Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées !
@Gollum Vu ton absence de faculté d’argumenter dans le domaine scientifique, ce "on" ne te concerne pas ...
Les chrétiens ne se sont pas trompés en synthétisant les antiquités juives, grecques et romaines. Ils ont produits des sociétés prospères, qui ont parcouru le monde entier et révolutionné la science. Un monde d’artisans ingénieux dans des communautés conviviales.
Tu noteras qu’à l’époque, on savait donner un nom explicite aux concepts. Aujourd’hui, ils sont nommés par leur découvreur, d’où une science opaque. La faculté du langage a suivi la perte de l’esprit. La vaine gloriole pour sacrifier l’intelligence.
Manifestement, le XXe siècle est un des siècles les plus piteux de l’histoire et le XXIe ne s’annonce pas mieux...
Mais c’est amusant. Tu te réclames de la science, mais t’y piges rien !
@Gollum Vrai que sur ce coup, le pape m’a pas semblé très inspiré. Personne n’était là pour voir comment Dieu a inspiré ces auteurs, ni comment ils y ont répondus. Et il faut aussi évoquer les inévitables arrangements politiques.
Si Dieu existe et qu’il a promis la vie éternelle, alors il n’a que faire de nous enseigner la vie dans ce monde, mais vise à la préparation des esprits pour l’au-delà. Donc les écritures sont à prendre de manière symbolique, au plan spirituel.
Et si Dieu n’existe pas, c’est parfaitement inoffensif de les prendre ainsi.
Je vous le rappelle : je fais une distinction absolue entre monde réel et monde idéel. Pour la compréhension de la matière, je ne me fie qu’à la physique.
Ma critique de la quantique n’est pas fondée sur tel passage de la bible, mais sur une publication de 2 chercheurs du MIT relayée par l’académie royal Britannique, qui affirment avoir trouvé une méthode de calcul à partir des trajectoires classiques.
Comment est-il possible que depuis 100 ans la science se fourvoie sur ce point ? C’est une bonne question... M’enfin, proposer un chat mort-vivant dans une boîte, comme un argument physique c’est quand-même l’indice d’un petit manque de sérieux, non ?
Les physiciens du XXe n’ont fait qu’enchaîner des formules mathématiques.
Contrairement aux siècles précédents, où les physiciens imaginaient d’abord un modèle physique avant de le mettre en équation, les physiciens de la MQ ont d’abord trouvés des équations, puis ont essayé d’imaginer leur modèle.
C’est la modélisation à postériori.
Slotine et Lohmiller ont un modèle parfaitement clair, qui mappe de plus très bien avec les équations : Hamilton-Jacobi est connue pour définir les plans d’onde (ou l’action est constante) perpendiculaires aux trajectoires. Ils ont retrouvé le principe de Huygens...
En fait, la fonction d’onde de Schrödinger est en réalité la somme de plusieurs flux distincts. C’est pourquoi elle n’a pas de réalité physique claire. Ce qui a une réalité physique, ce sont les flux sur chaque branche.
Schrödinger a trouvé une équation empirique sans partir d’un modèle. Il a essayé de trouver un modèle à posteriori, mais l’ennui fut qu’il avait pris une somme discrète d’éléments distincts, pour une fonction où les variables sont associées par un produit. Par conséquent, ni l’amplitude de sa fonction d’onde, ni sa phase ne représentent rien de physiques. Et donc derrière, c’est tout le modèle qui est sans queue ni tête.