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  • Premier article le 16/05/2015
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    ffi 18 août 2017 10:40

    @jeanpiètre
    La sociologie des clients ? Des gens bien positionnés dans la fonction publique ou le monde associatif, ayant la capacité d’utiliser leurs subventions pour produire des animations pour leur public, partageant avec eux un goût prononcé pour ce genre d’expérimentation économique. C’est ce que j’imagine.

    Bref, c’est fort possible que, même s’ils n’ont pas reçu de subventions en propre, ils aient servi de réceptacle final à toute une série de subventions, guidées vers leur structure par un bon réseau idéologique et militant. Les subventions de « gauche » subventionnant les structures de « gauche » en cascade, en quelque sorte.

    Leur projet aura produit un engouement idéologique. Mais l’individualisme étant très constitutif de la spiritualité de gauche, finalement, les gens de gauche sont très mal outillés pour réussir ce genre de structure... S’il n’y a plus l’ennemi bourgeois capitaliste et exploiteur pour produire l’unité du groupe, il explose... Et c’est même drôle : À un moment, l’un évoque « l’auto-exploitation »... L’ennemi, il était devenu intérieur...

    Mais, si l’on y réfléchit bien, pour pouvoir se placer à l’intérieur d’une hiérarchie, il faut savoir laisser sa volonté être guidée par les choix d’un décideur, ce qui revient à abandonner une part de son individualité, ce qui est difficile pour un militant de gauche.

    Une des solutions proposées serait d’avoir posé à priori un ensemble de règles et de procédures pour régler les différends. Cela revient finalement pour le coopérant à se placer dans une hiérarchie, ce qui est donc susceptible de contrevenir à son individualisme. De plus, à la différence du modèle naturel, le chef de cette hiérarchie n’est pas une personne humaine, mais un système normatif, décrété à priori.

    Ce genre de hiérarchie a le défaut d’être inhumain. Déjà, comme un tel système normatif est donné à priori, il ne peut s’adapter à une situation inédite. De plus, un chef compétent saura ménager les susceptibilités, faire preuve de diplomatie, prendre en compte les sentiments, autant de choses qu’un système normatif, du fait de son inertie, ne saura jamais faire.



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    ffi 9 août 2017 09:12

    @Croa
    Je confirme : On peut construire sur le sable. S’il est bien tassé, c’est même l’idéal.



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    ffi 8 août 2017 11:05

    @Gollum
    Le bûcher, c’était un supplice qui existait déjà dans l’antiquité, et aussi, à la même époque dans d’autres parties du monde. Ce genre de pratique ne dépareillait pas dans l’humanité à l’époque. Maintenant, on peut constater une évolution des usages. La condamnation a mort était déjà, en général, l’exception, réservée aux relaps.

    Mais l’ancien-régime est toujours compliqué à saisir, car les cours de justice s’y imbriquent, le seigneur d’un lieu étant souverain en matière de haute justice. D’une part, les décisions de justice avaient une grande dépendance à celui qui rendait le jugement. D’autre part, cette imbrication des pouvoirs de justice faisaient parfois entrer en concurrence les divers protagonistes, ce qui pouvait pousser certains à faire du zèle.

    De fait, à la fin de l’ancien-régime, les juridictions laïques - où le protestantisme était puissant, voulurent affirmer leur pouvoir. Elles cherchèrent à se montrer plus chrétiennes que le pape, et, ainsi, les dernières condamnations aux bûchers furent plutôt du fait du parlement de Paris ou des parlements de province, ceci alors que la réflexion dans l’église catholique avait déjà remis en cause ce genre de pratique (ex : mise au point du concept de maladie mentale et argumentation de Nicolas Malbranche). Donc aujourd’hui, ce genre d’hystérie ne serait plus possible.



  • 1 vote
    ffi 7 août 2017 14:06

    @yoananda
    1/ le catholicisme aurait ainsi donné naissance à son pire ennemi : le libéralisme

    Évidemment que non : le libéralisme est fondé sur la concurrence des vices pour - par miracle - engendrer la richesse (comme si Dieu récompensait le vice...) [La prospérité vraie est plutôt, à mon avis, le fruit de la coopération des vertus...].

    Il ne faut pas confondre le libre-arbitre et la liberté. On ne peut glisser si simplement de l’un à l’autre. Quant à la propriété, elle n’est nullement absolu selon la doctrine sociale de l’église. On trouve, il me semble des réflexions à ce sujet chez Saint Thomas d’Aquin. De fait, il existait de nombreux prés communs sous l’ancien-régime, lesquels furent abolis à la Révolution.



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    ffi 7 août 2017 13:25

    @Gollum

    « 

     tu es déjà à priori anti-catholique.

    Non. C’est à posteriori

     »

    Il me semble néanmoins que tu tiens un grande partie de ton inspiration de Nietzsche, car j’y reconnais, en tes propos, la teneur de ses discours.

    Je l’ai lu aussi, il y a longtemps, car il trônait dans la bibliothèque de mon paternel.

    Donc je fus aussi à priori anti-catholique. Cependant, à postériori, je ne lui suis plus. Mais, j’avoue, c’est toujours difficile de faire le bilan historique de telle entité agissant dans l’histoire, puisque l’on ignore ce qu’aurait été l’histoire sans l’action de telle entité.

    Le rôle de l’inquisition fut considérablement exagéré. La légende des Bûchers systématiques et à tour de bras est une fable. D’une part, si j’en juge par l’action de Bernard Gui, la plupart des bûchers étaient réalisés sur des cadavres exhumés. Les quelques uns qui avaient lieu sur des vivants concernaient les relaps. On dénombre ainsi 29 condamnation à mort, en 15 ans, sur le comté de Toulouse, c’est-à-dire 1/5 de la France. Approximativement, si on ramène, par extrapolation, sur 5 siècles, et sur la France entière, les condamnés à mort par l’inquisition se chiffreraient à moins de 5000 personnes en 500 ans. Mais c’est abusif d’extrapoler ainsi, puisque la croisade contre les cathares est une période de « fièvre », localisée à ce Comté.

    Comparativement, les fusillés et guillotinés de la révolution sous la terreur sont 37 000 personnes en 5 ans, ceci sans compter les civils massacrés en Vendée, à Nantes, à Lyon ou à Toulon (100 000 personnes).

    Tu vas me dire que ce que je vais dire est ignoble : mais si condamner à mort une cinquantaine d’agitateurs en 1789 avait pu éviter la mort de 137.000 personnes, cela eût été positif.

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